mercredi 11 octobre 2017

RETRO WIZARD DAY 2017



Le 8 octobre dernier se tenait donc dans la douce ville de Liège le second Retro Wizard Day, convention ciné/comics/manga/etc... en passe de sérieusement concurrencer le fameux Bloody Weekend Audincourtois. N'ayant pu assister à la première édition je m'étais sérieusement fait pourrir par l'organisateur du festoche, le pourtant ultra-sympathique Pascal Gillon, lequel s'apprêtait à balancer sur la toile des montages photos de ma personne en train de trinquer avec Macron si je refusais de débouler cette fois-ci en Belgique. Connaissant le lascar il ne valait mieux pas prendre de risques (je plaisante, Pascal est une crème).


Après huit bonnes heures de route me voilà donc en terre liégeoise avec Madame pour une soirée pré-convention qui se tenait dans la salle de spectacle nommée "La Zone". Rapidement je retrouve avec une joie indescriptible tous les copains bisseux : mon frangin et partenaire aquaphile Rigs Mordo (alias ze human machine who never sleeps), Mister Videotopsie David Didelot (toujours aussi furax envers Tarantino pour avoir plagié sans vergogne le travail de Bruno Mattei), le papa ours du fanzinat Didier Lefèvre qui avait ramené pour l'occasion l'énooooorme dernier numéro de Medusa, le Fanzinophile au grand cœur Laurent Faiella et l'un des ténors de l'excellent site Monster Squad, le poto Tom Phénix. Même si cela ne faisait que quelques mois qu'on ne s'était pas revus "en vrai", on avait l'impression de s'être quittés depuis une éternité. Ensemble nous assistons à la projection de quatre courts-métrages tout spécialement sélectionnés pour l'occasion : Le Hibou de Laetitia Arquembourg avec l'actrice Vee Honoré en nouvelle quinquagénaire sur le point de sérieusement péter un câble, La Quatrième Nuit de Vincent et Stéphane Leroux, belle et délicieuse fable onirique sur fond d'enlèvement extra-terrestre, le tonitruant Revolution de Joffrey Schmitt, véritable déclaration d'amour au cinéma d'exploitation des années 80 (voir chronique sur ce même blog) et Cruelle Est La Nuit d'Alan Deprez avec ses trois activistes complètement fêlés qui s'en vont traquer un politicien véreux en pleine partouze échangiste (violence, sexe, gore... que demander de plus ?). Ambiance de feu et véritable déchaînement d'applaudissements viennent ponctuer la séance, le summum de cette folie jubilatoire ayant été certainement atteint après le passage de Revolution qui visiblement faisait l'unanimité. Occasion rêvée de pouvoir enfin discuter face à face avec son réalisateur et lui demander comment il avait pu accoucher tout seul d'une œuvre aussi bandante et aussi bien foutue. Honte à vous si vous ne l'avez toujours pas vue et honte à tous ceux qui la refuse dans leurs soi-disant festivals de courts-métrages ! Le sieur Schmitt est un gars en or et mérite bien mieux que ça ! Honte aussi de boycotter la réalisation d'autres "gars en or" : les frères Leroux. Difficile de trouver plus gentils, vous pouvez me croire. Leur immense talent mériterait vraiment d'être reconnu à sa juste valeur, et si vous les connaissiez vous aussi vous sauriez que mes propos ne tiennent nullement du banal cirage de pompes.
La soirée se poursuit avec la diffusion sur grand écran du cultissime Braindead de Peter Jackson, mais l'appel du ventre ayant pris le dessus nous décidons de nous éclipser pour refaire le monde au resto du coin. Et comme ce genre de discussion se prolonge toujours tard dans la nuit, il faut se faire violence pour lâcher prise et regagner nos chambres d'hôtel. Je tente bien de parcourir à bout de bras le dernier Medusa allongé sur ma couche mais celui-ci m'échappant des mains, m'assomme jusqu'au petit matin. A lire sur un lutrin donc.


Dimanche matin, Centre Culturel de Chenée, ouverture à 10h00 d'un Retro Wizard Day qui s'étale sur deux immenses salles. Des exposants à foison, du DVD, des goodies, des auteurs, des acteurs, des cosplayers et nous-mêmes, tous installés à nos tables respectives afin de présenter le matos que nous avions ramené. Rigs et ma pomme présentons l'ultime micro-tirage de notre fanzine Black Lagoon, même si au final nous avons passé plus de temps à papoter à droite et à gauche, laissant la charge du stand à Tata Jack. Il faut dire que ce genre d'événement est l'occasion ou jamais de rencontrer à la fois nos lecteurs (big thanx à Ruben, Vincent, Lucas, Stéphanie et tous les autres) mais aussi de retrouver d'autres personnes chères à notre cœur : Romuald et Patrice le duo d'enfer d'Uncut Movies, le romancier tatoué Eric Palumbo (Les Ténèbres de l'Aube que je ne cesserai jamais de recommander chaudement), Richard Duquet et son étal démentiel de galettes numériques en tous genres, Lemmy Lemonhead, Luis, Patrick et Christian du Boulevard du Cinéma, etc... etc... Un panard d'enfer !


Il y a surtout ceux que l'on n'espérait pas. Petertaste, pilier incontestable de la blogosphère et maître chevronné en traduction de péloches improbables vient me serrer la pogne ! Si je m'étais attendu à ça ! Autour d'une bonne bière (la prochaine tournée est pour moi mon pote !) nous nous remémorons les films sur lesquels nous avons travaillé, du plus recommandable à la plus sinistre des daubes. Sans parler du temps passé à essayer de décrypter tel ou tel dialogue. Que de souvenirs !


Et pendant que le sieur Mordo partait jouer les tyrans en tant que membre du jury cosplay (T'étais en stormtrooper, t'avais perdu d'avance), je lâche encore une fois mon stand pour aller glaner quelques revues de presse made in Empire auprès de la charmante Hélène Merrick, sympathique "fille de Starfix" et de quoi nourrir mon lecteur DVD/BR chez les dangereux comparses d'Uncut et le sieur Richard. Dangereux pour mon portefeuille j'entends bien.

"Cette fois-ci, Mr. Mordo, si vous n'aimez pas le déguisement de cette jeune fille, évitez de le montrer avec autant d'entrain. 
Ne faites comme avec le candidat précédent, celui qui est assis tout penaud dans le fond.
Les parents apprécient moyennement de retrouver leurs bambins avec un couteau de boucher planté dans le crane."

Quand vient l'heure de quitter tout ce beau monde on en a gros comme dirait Perceval, on remblaye tout son matos dans le coffre de la bagnole en se disant que la journée est passée bien trop vite à notre gout. Comme le Bloody Weekend, le Retro Wizard Day s'est imposé à son tour comme un lieu unique de rendez-vous pour tous les passionnés du genre. Une bouffée d'air frais au milieu du train-train quotidien. Une occasion inespérée de se retrouver entre potes et de laisser de coté pour un temps les Facebooks et autres Messengers qui pallient au fait que nous habitons tous loin les uns des autres. A l'heure où je tape ces lignes, ces mecs-là me manquent déjà énormément. Pour ça et pour tout le reste, merci Pascal ! Tu as bien fait de me faire chanter pour venir à ta convention ! ;)


Alors si vous aussi vous avez l'occasion l'année prochaine d'aller faire un tour à Liège n'hésitez pas à venir au RWD. Non seulement c'est pour la bonne cause (l'ensemble des bénéfices a été reversé à CAP 48, organisation belge permettant de récolter des fonds à destination des personnes handicapées) mais c'est aussi parfait pour vous rebooster jusqu'au prochain événement du même acabit.

See you next year comme qui dirait !

 Quelques liens bien pratiques pour visionner certains des courts-métrages cités ci-dessus : 



Le Hibou

3 commentaires:

  1. Sympathique compte-rendu. Ça donne envie d'y aller l'année prochaine !

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  2. Clair et concis, je pense que tu as bien retranscrit la pensée de nombreux visiteurs et futurs accros, je sui prêt à le parier ainsi que l'ambiance qui régnait dans ces étranges allées peuplées d'êtres improbables.....
    N'ayant pu participer à la soirée, c'est super sympa d'avoir mis les liens pour les courts.... curieux de découvrir "révolution" qui apparemment à fait plus que l’unanimité.....
    A l'année prochaine devant une ( voir plus si c'est madame qui conduit ) bonne bière.....
    Ciao camarade et sache que le fait de t'avoir ( enfin ) vu en "vrai" m'a énormément fait plaisir..... ( David et Rigs, ça compte pas je les avait déjà vu l'année dernière ;-)
    a+

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    1. Tout le plaisir était pour moi, l'ami ! A très vite !

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