vendredi 19 mai 2017

TRANCERS 5 : SUDDEN DETH (1995)



Toujours coincé sur Orpheus, monde parallèle régit par la magie, Jack Deth n'a pas perdu de temps depuis ses dernières aventures et a occis la quasi-totalité des Nobles, les Trancers qui y régnaient en maîtres. Toujours désireux de quitter au plus vite cet univers, il entreprend en compagnie de Prospero une quête qui le conduit jusqu'au Château de l'Implacable Terreur, endroit diabolique d'où personne n'est jamais revenu et où se trouverait un cristal magique capable de le renvoyer dans ses pénates. Pendant ce temps, Lucius, l'âme damnée de Caliban a trouvé un moyen de ramener son seigneur. Accompagnés tous deux des derniers Trancers encore en vie, ils lancent un ultime assaut contre les Rats de tunnel, bien décidés à reprendre ce qui leur a été enlevé de force.


Quand nous avions quitté Jack Deth à la fin de Trancers 4, il venait tout juste de se débarrasser du leader incontesté des Nobles, le tout puissant seigneur Caliban. Le peuple d'Orpheus semblait en avoir terminé avec le tyran et notre antihéros préféré pouvait enfin traîner au plumard avec sa nouvelle conquête, l'ancienne esclave Lyra, surnom donné en référence au glacial docteur Lyra Surell qui l'avait envoyé bouler comme un malpropre dans son monde. Mais Jack s'emmerde. La Lyra d'Orpheus se comporte comme un brave toutou bien soumis et ça, ça l'insupporte au plus haut point. Lui ce qu'il veut c'est de la jument de compétition, sauvage, difficile à dompter... et pour cela il n'a pas trente six solutions : il doit vite-fait dégoter un moyen de regagner sa dimension et retrouver l'alter-égo de sa dulcinée actuelle. Seul le Taillmant (Tiamond en vo), objet mystique en forme de gros diamant, peut lui permettre d'arriver à ses fins, même si pour cela il doit survivre aux horreurs que semble abriter le Château de l'Implacable Terreur, endroit légendaire et craint de tous, même de Caliban. C'est via une peinture le représentant que ce dernier parvient à rejoindre notre plan astral, bien décidé à régler ses comptes avec Deth et à reconquérir son royaume. Comment est-il parvenu à un tel tour de passe-passe ? On n'en sait rien et franchement on s'en fout, la présence de Clabe Hartley dans le rôle du seigneur des Nobles était d'avance indispensable pour conclure comme il se devait cette aventure extra-dimensionnelle. Histoire de ne pas faire comme tous les pénibles qui chient ouvertement sur les opus 4 et 5 de la franchise, il faut savoir visionner ces derniers avec un certain état d'esprit, mettre de coté les "pourquoi" et les "comment".
Le but principal de ces B-movies est avant tout de nous distraire pas de nous retourner la cervelle.

"- Non mais sérieux, Lucius ! C'est quoi cette vieille croûte que t'as récupéré chez Caliban pendant l'assaut du château ?
T'aurais pas pu embarquer des armes ou un truc utile plutôt.
- Ben quoi ? Moi je la trouve jolie cette toile. 
Au moins grâce à elle notre magnifique seigneur sera toujours un peu parmi nous."

"- Regardez un peu comme il est sexy ! Aaah mon seigneur, que vous êtes beau !
- Bon, moi je me casse ! Cette fois c'est clair,  les Nobles sont foutus ! Ciao les folles !"

Tourné directement à la suite de Trancers 4 dont il n'est en fait que le prolongement logique, Sudden Deth propose en toute logique un casting identique. Pas de surprises donc, les personnages ne changent pas, même si Lyra accède désormais au statut de nouvel oracle des Rats de Tunnel et Prospero gagne petit à petit la confiance de Deth en se positionnant comme nouveau side-kick officiel du chasseur de Trancers. Les deux compères vont dés lors affronter toutes sortes d'épreuves diaboliques avant de pouvoir enfin accéder au cristal convoité : hordes de playmates en chaleur, doubles diaboliques, mendiants psychos.... et au final on se doute bien que Jack va trouver un moyen de rentrer chez lui. Pourtant le scénario, assez habilement, fera en sorte que son voyage une fois terminé laisse une trace indélébile à la fois sur Orphéus mais aussi dans son propre monde.
Et dire qu'il était au départ chargé de réguler les anomalies temporelles notre gazier !

"Bienvenue fiers aventuriers au château de l'implacable terreur !
Votre châtiment : une éternité de luxure avec les plus torrides chaudières d'Orpheus !"

"Heu.... on est venus chercher quoi déjà ?"

Le réalisateur David Nutter n'est pas vraiment un type qui impressionne par son travail, mais il livre au final un résultat soigné et pas ennuyeux un seul instant. Peter David, toujours au scénario, joue comme toujours avec ses personnages, leurs motivations et leurs sentiments : la Lyra d'Orpheus est une soumise qui se découvre des dons inopinés, Prospero et Shaleen tombent amoureux l'un de l'autre tout en sachant que leur relation est foirée d'avance, Jack se remet en question plus d'une fois quant à son caractère de merde, Lucius n'est plus que l'ombre de lui-même, etc....
Seul Harson, le second de  Shaleen reste tel quel et demeure peut-être le protagoniste le moins intéressant du film.

"Rassurez-vous, bande de cloportes ! A l'heure qu'il est Deth doit souffrir mille morts au cœur du château de l'implacable terreur !
Ce crétin a fait tout le sale travail pour nous ! Ah, ah, ah ! Je n'aimerais pas être à sa place"

"Encore 37 d'entre vous à satisfaire et vous me filez le diamant ? 
No problem, par ici mes poulettes ! Chais pas si je vais repartir du coup."

Encore une fois les effets spéciaux, sans être mirobolants, tiennent plutôt bien la route. Comparés à ceux que Band nous balancent actuellement dans ses dernières prods c'est même carrément Byzance.
Malgré une intro un peu longuette qui insiste pour nous résumer les points importants de l'opus 4, Trancers 5, en même pas 1h15, est un DTV hyper fun qui permet de passer un sacré bon moment et nous ramène à un temps où la Full Moon, toujours secondée par la Paramount, savait encore nous faire rêver. Sept ans plus tard Charles Band produira un sixième opus à la franchise Trancers mais sans Tim Thomerson. Il est préférable de ne pas aborder le sujet.

"- Ah la vache, Jack, je suis complètement claqué. Les épreuves de ce château sont un millier de fois plus éreintantes que les 12 travaux d'Hercule.
- Yep, j'suis cuit aussi. Comment il s'appelait déjà le blaireau qui a construit ce palace ?
- Rock Hossy Freh' Dy.... un truc comme ça."

Dernier film traduit qu'il me restait de coté, Trancers 5 est donc dispo via le DVD Rip ci-dessous. Le temps libre pour ce genre de travail étant de plus en plus rare je ne me contenterai plus, pour le moment, que de traduire des épisodes de Tales from the Darkside. Bon film !



12 commentaires:

  1. Merci pour le travail et surtout temps que ca a du te prendre...

    RépondreSupprimer
  2. Une saga plutôt sympa.Un grand merci pour numéro 5

    RépondreSupprimer
  3. Yeaah merci Jack, pas encore lu ton article par contre, je le garde sous le coude en cas de petite déprime ! Et vivement la suite des Tales from the Darkside.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci. Je me remets à Tales from the Darkside dés que j'ai un peu de temps, le zine m'accapare pas mal en ce moment.

      Supprimer
  4. et beinh voilà, la saga est enfin complète grâce à ton taf! grand merci pour ce 5eme opus en vostfr!

    RépondreSupprimer
  5. Top un grand merci pour ce partage

    RépondreSupprimer