mardi 25 avril 2017

TRANCERS 4 : Jack Of Swords (1994)



2017. Pour empêcher un groupe de Trancers de passer aux présidentielles françaises, Jack Deth remonte le temps et.....  heu......
Non attendez, c'est pas ça. Ah merde, dommage. Bon, on reprend.
Suite à un incident alors qu'il partait en mission à travers le temps, Jack Deth se retrouve sur Orpheus, un monde médiéval où la magie est reine.
Régit par les Nobles, une race de Trancers toute puissante qui se nourrit de la force vitale des humains, cette dimension parallèle sert en fait d'immense réserve de bouffe aux ennemis du vieux Jack. Égal à lui-même, notre héros refroidit le premier vampire qu’il rencontre et s'attire par la même occasion les foudres du seigneur Caliban, leader incontesté des Nobles qui voit en Jack un moyen d'accéder à un autre univers et à de nouvelles ressources en viande fraîche.


Deux ans après le basique Trancers 3, Jack Deth est de retour et il n'est pas content. Déjà qu'il est rarement d'humeur jovial mais là c'est pas le moment d'aller lui chier dans les bottes. A force de flinguer du Trancer notre bonhomme n'en a plus un seul à se foutre sous la dent et à dû se résigner à bosser pour le Conseil. Depuis il engrange mission sur mission à travers le temps afin d'éviter que le continuum ne parte en cacahuètes.
Tout juste revenu d'une escapade qui l'a contraint à enrayer l'invasion de plantes humanoïdes assez vindicatives, les Solonoïds, il se  rend compte que sa journée ne pouvait pas être plus pourrie : son side-kick cybernétique Shark s'est fait démantibuler lors du raid contre les monstres chlorophylliens, sa femme Alice a taillé la route avec l'un de ses supérieurs, Harris, et il se fait rembarrer comme un malpropre dans un bar par une superbe créature qui refuse ses avances. Seule solution pour faire passer la pilule : retourner botter des culs à travers les siècles, au moins, là, il maîtrise la situation.
Illico presto Jack va faire le plein de bastos et de gadgets jamesbondiens auprès du docteur Lyra Surrell, la nouvelle experte en la matière qu'il avait entrepris d'un peu trop près la veille au soir au bistrot du coin. Pressé de s'éloigner au plus vite de cette créature attirante mais peu avenante, Deth embarque dans sa machine à voyager dans le temps sans se rendre compte qu'un Solonoïd s'y est régénéré pendant son absence. Attaqué en plein transfert, il perd le contrôle de l'engin et atterrit en catastrophe sur un monde parallèle moyenâgeux où ses armes sont inefficaces et où pullulent de nouveaux Trancers bien plus intelligents que ceux qu'il avait l'habitude d'affronter jusqu'à présent. Sans défense (ou presque), coincé dans une dimension qui l'insupporte déjà, notre vieux briscard n'aura d'autre choix que de s'allier aux Rats de Tunnel, un groupe de résistants qui luttent comme ils peuvent contre le règne de terreur du seigneur Caliban et de sa bande de sangsues.

"- Cela vous convient-il, seigneur Caliban ?
- Hmmmm... laissez-moi tâter à nouveau ces melons appétissants.
Hmmmm.. oui, je vous prends la paire.
- Je vous les emballe ou c'est pour consommer tout de suite ?"

Si Trancers premier du nom lorgnait ostensiblement vers le film noir et les deux suivants vers la scifi cheapos, les opus 4 et 5, réalisés d'un bloc par le spécialiste en séries TV David Nutter (X-Files, Superboy, Millenium, Urgences..) donnent visiblement dans la bonne grosse comédie ainsi que dans l'aventure façon cape et épée. Tourné en Roumanie comme les trois premiers Subspecies où les forets verdoyantes et les magnifiques châteaux accordent un certain cachet à l'ensemble, Trancers 4 : Jack Of Swords pourrait toutefois décontenancer les fans les plus mordus de ce bon vieux Jack Deth. Tout ce qui représentait l'essence même des trois premiers épisodes est purement et simplement gommé.
La faute en revient au grand Peter David. Si je dis "le grand" c'est parce que c'est la pure vérité car, pour ceux qui le connaissent, David est un des ténors du comics US, son run sur le titre Incredible Hulk est probablement le plus fameux de toute l'histoire du géant vert qui voit rouge.
Son passage sur X-Factor, série dérivée des X-Men, ou sur Spider-Man ont aussi marqué tous les esprits des marteaux de super-mecs en collants. Son point fort : créer des personnages attachants et charismatiques tout en insistant pour injecter régulièrement de bonnes grosses doses de fun.
En cette année 1994 c'est avec la Full moon que David décide de bosser, en signant non seulement le script du doublé Trancers 4 et 5 mais aussi celui d'Oblivion, le western futuriste super cool de Sam Irvin. Avec cette nouvelle aventure de Jack Deth, le scénariste prend le parti de totalement délaisser le coté "film noir" initié en 1985 par Charles Band quand il mis en scène pour la première fois ce personnage qui prenait possession du corps de ses ancêtres afin de mieux traquer ses ennemis. Désormais le flic à la langue bien pendue se balade à travers le temps à bord d'une espèce de navette miniature et trimbale toute une ribambelle d'armes qui lui facilitent grandement la tâche : la montre à durée rallongée qui lui permet de ralentir le temps pendant une courte période, un couteau papillon capable de découper n'importe quoi et un mini-flingue super puissant. Malheureusement, la condition particulière de la planète Orphéus va rendre certains de ses objets totalement inutiles. L'usage de la fameuse montre temporelle va ainsi réserver de grosses surprises à son utilisateur ainsi qu'une des scènes les plus poilantes du film.

"En garde, espèce de gros blaireau ! 
Grâce à l'art ancestral du jtiniktout je vais te rétamer la ganache !
Ouyaaaahhhhh !!!!"

"Hmmmm... mais que fait-il, ce gueux ?
A voir son air pincé je soupçonne un évident problème gastro-intestinal."

"- Ooouubaaahhh !!!
- Vous faites erreur, mon seigneur, il s'agit tout simplement d'un cas prononcé de débilité profonde, un mal récurent chez les terriens.
- Ah oui, effectivement mon cher Lucius."

Ça déconne donc plein pot dans Trancers 4 et Tim Thomerson, comme toujours excellent, s'en donne à cœur joie. Grande gueule, injurieux, dragueur, lourdingue, alignant les punch-lines aussi vite que les mandales... pas de doute : Ash Williams et Jack Deth sont frangins. Et les similitudes entre les deux ne s'arrêtent pas là tant l'aventure qui nous intéresse aujourd'hui nous rappelle L'Armée des morts de Sam Raimi, troisième volet de la saga Evil Dead où Bruce Campbell partait combattre les démons en plein moyen-âge. Ici aussi Deth a droit à une prophétie certifiant l'arrivée d'un élu en provenance d'un autre monde, élu destiné à délivrer les pauvres opprimés du joug du mal. Et tout comme son homologue au bras-tronçonneuse, il va accumuler gaffe sur gaffe à force d'être trop sûr de lui dans un univers qui n'est pas du tout à sa convenance. Surtout que cette fois, ses chers Trancers ne sont plus de vulgaires zombies ramollis du bulbe, ils font preuve d'intelligence et certains possèdent même des pouvoirs surnaturels. 

"- Les mains en l'air, bande d'enfoirés !
- Fais gaffe, y'a de l'orage, Jack !
- Quoi ? Qu'est-ce tu.... ouaaaaaaiiiillllllllllllllaaaahhhhh !!!!!!!!

Caliban est l'exemple parfait du Trancer suprême : force herculéenne, capacités télékinésiques, un peu télépathe sur les bords et faisant preuve d'un sang froid hors norme en toute situation, il représente un sacré challenge à lui tout seul. Même si sa carrière d'acteur n'est pas forcément restée dans toutes les mémoires, Clabe Hartley est parfait dans ce rôle de badguy aux allures chevaleresques et on regretterait presque que le grand blond passionné d'arts martiaux ait préféré par la suite ne se consacrer qu'à son bistrot, le Cow's end cafe sur Venice Beach. Ce qui n'est pas le cas de Mark Arnold, un comédien hyper prolifique qui campe ici Lucius, le sous-fifre lèche-bottes et sadique de Caliban qui ferait tout pour liquider le propre fils de son seigneur, le rebelle Prospero (Ty Miller), jeune homme réservé qui refuse en bloc sa condition de vampire prout-prout.

"Arrête de faire ta chochotte, Prospero. 
C'est pas parce que tu as une tronche qui filerait les jetons même à Ribery qu'il faut que tu chiales comme une gonzesse."

Comme dans tout bon Trancers qui se respecte le casting féminin tient une importance capitale. Après Helen Hunt, Megan Ward ou Barbara Crampton  c'est au tour des sublimes Stacie Randall et Terri Ivens de jouer les Jack Deth girls. La première dans un double rôle, celui du docteur Lyra Surell et de son sosie vivant sur Orpheus (une esclave que Jack renommera également Lyra histoire de ne pas se faire chier) et la seconde en guerrière, chef des Rats de Tunnel, Shaleen, qui voit Jack deth comme le nouveau messie. Avec également un maître d'armes, bras droit de Shaleen, interprété par Alan Oppenheimer, Peter David créé tout un petit univers composé de personnages plus ou moins charismatiques et aligne sans temps morts scènes de baston et rebondissements en tous genres. Ça fighte dés que l'occasion se présente, les filles font tomber le haut au moindre geste du sieur Caliban et on s'amuse bien avec les conneries du père Jack.... alors pourquoi faire la fine bouche ?
Certes on est loin de l'ambiance des trois premiers films, mais contrairement aux pisse-froids de la toile qui se sont fait un malin plaisir de cracher leur venin sur les deux opus signés David Nutter, il est inutile d'être de mauvaise foi : Trancers 4 et 5 sont cools et c'est tout ce qui compte.

"Putain, z'avez pas honte d'afficher des tableaux avec la gueule de ce vieil enfoiré de Ben Laden.
C'est quoi ce monde de tarés ?"

"C'est le seigneur Caliban qui vénère tous ces personnages diaboliques.
Dans sa chambre il y en a un d'un gros sac franchouillard tout graisseux en slip kangourou."

Pour vous faire une idée voici un DVD Rip sous-titré par ma pomme. En attendant un Trancers 5 : Sudden Deth qui nous révélera si notre héros va enfin pouvoir regagner ses pénates et se taper la belle docteur Surell.

Lien : https://1fichier.com/?cc0sffxolf

19 commentaires:

  1. gros merciiiii je vais l'ajouter a ma collection :-)

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  2. héhé :) en commençant à te lire, j'étais tout déçu (comment?, c'est un film français?^^)

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  3. Merci bien pour le boulot et le partage de ces quatrième aventure de ce bon vieux Jack

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  4. Un grand merci pour ce partage ;) :)

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  5. Oh, que Oui !
    Un grand Merci pour cette trad Jack !

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  6. Un grand merci le 4 manquais a mon palmarès

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  7. Extra !! Merci beaucoup !!!

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