lundi 30 janvier 2017

TALES FROM THE DARKSIDE : Mookie & Pookie

- Non mais sérieux Susan, tu affirmes que ton frère décédé a transféré sa conscience dans un ordinateur ?
- J'te le jure, p'pa ! Vas-y m'man, tape un truc et il va te répondre.
- D'accord ma chérie. Alors je vais écrire : " Kevinou, tu es là mon loulou ?". Voilà !

- Ça y est, regarde, il répond ! 

- Ah effectivement c'est bien lui, il n'y a pas de doute.
Mais transférer son esprit dans un ordinateur pour être toujours aussi con et aussi illettré, franchement je ne vois pas trop l’intérêt.

Voilà un épisode qui va surement donner des idées à quelques pénibles trainant régulièrement sur la blogosphère. Si vous les voyez débouler comme des malades pour pourrir vos murs ne vous étonnez pas, vous saurez où ils ont pris conseil pour hanter la toile jour et nuit.
Va falloir investir dans des anti-virus en béton, les mecs !

https://1fichier.com/?24hnnlr8ix


samedi 21 janvier 2017

JACK FROST 2 : Revenge of the Mutant Killer Snowman (2000)



Un an tout juste après avoir dézingué Jack Frost, Sam Tiler suit toujours une thérapie afin de se remettre de ses émotions. Déjà que s'il arrêtait de raconter à tort et à travers qu'il a occis un bonhomme de neige mutant il cesserait peut-être d'être la risée de tout le monde. Pour l'aider à se détendre son psy lui conseille de prendre des vacances, chose que fait illico notre shérif en embarquant avec sa moitié et un couple d'amis pour une ile tropicale. Pendant ce temps des agents du gouvernement se sont dit que ce serait une bonne idée de déterrer les bidons d'antigel emprisonnant Jack Frost, histoire de voir si le psychopathe existe toujours sous sa forme diluée. Évidement leurs magouilles débiles entrainent la résurrection du tueur qui, désormais lié génétiquement à Tiler après que son sang se soit mélangé au sien dans l'opus précédent, embarque lui aussi pour les Bahamas.
Jugeant que le climat local ne sied guère à son physique ravageur, il entreprend alors de réfrigérer toute l'ile pour mieux la vider de ses occupants, se gardant son ennemi juré pour la fin.


Allez hop, on prend les mêmes et on recommence ! Trois ans après Jack Frost premier du nom, le réalisateur Michael Cooney ressort son bonhomme de neige psychopathe du congélo et quitte les rues pleines de neige carbonique de Snowmonton pour la playa tropicale. Du moins c'est ce qu'il essaie de nous faire croire, la pauvreté des décors ne nous garantissant à aucun moment que le film ait réellement été réalisé aux Bahamas. On a bien quelques plans tournés sur une plage mais celle-ci pourrait appartenir à n'importe quelle cote américaine, surtout que si l'on scrute attentivement la végétation environnante on remarquera que cette dernière n'est pas exotique pour deux sous. N'espérez pas vous dépayser en matant ce film, vous seriez vite refroidis, chez Cooney on voyage low-cost voire carrément dans la soute à bagage. C'est surement pour cette raison que le metteur en scène s'empresse de balancer des tonnes de poudreuse un peu partout, moyen comme un autre de cacher la misère et un budget encore plus rachitique qu'auparavant. A certains moments, en voyant l'atmosphère générale du machin, on aurait presque l'impression de mater un vieux feuilleton brésilien.

 "- Et à mon psy j'lui ai dit... hic... si, si, si, le bonshomme de neige eh ben il a niqué la gonzesse d'american pie dans la baignoire ! J'vous l'jure ! Hic !
Et tu sais c'qui m'a dit c'con ? Hein, tu sais ? Hic ! Hé, tu m'écoutes quand j'cause ?
- Beuuhh.... pourquoi le petit parasol il passe pas dans ma paille ?"

Si Jack Frost était au final un gentil slasher ponctué régulièrement de petites pointes d'humour dues aux taglines d'un tueur rigolard tout fier de décalquer du gogol, Jack Frost 2, peut-être par souci de vouloir proposer quelque chose de "différent", s'oriente sur une piste enneigée nettement plus hasardeuse : celle de la comédie crétine pour djeuns décérébrés. Frost, à peine débarqué sous les tropiques, prend tout son temps avant de reprendre sa forme de bonhomme de neige en plâtre mal branlé, l'ami Michael préférant se vautrer dans la gaudriole lourdingue pendant toute la première demi-heure en remplaçant son boogeyman surgelé par une carotte parlante, des glaçons pervers tout excités à l'idée de se glisser dans le bikini d'une playmate ou des congères vivantes qui tombent d'un arbre pour empaler une dinde. Sur le coup on se dit que le tueur doit finalement avoir bien du mal à se reformer tel qu'il était sous un cagnard d'enfer ? Eh bien non, une fois les premières facéties passées, Frost reprend l'aspect qui a fait sa renommée comme si de rien n'était, et semble avoir acquis toute une flopée de nouvelles capacités dévastatrices. Tel un demi-dieu asgardien maitrisant la météo, il parvient à déverser des kilos de neige sur une ile paradisiaque tout en créant des "mini-mois" qu'il expulse de son corps comme une armée de Critters albinos. Si cela peut paraitre sympathique de prime abord, la déconvenue est totale devant la qualité exécrable des effets spéciaux.
Les rejetons boules de neige de Frost font sacrément peine à voir, tantôt représentés en CGI dégueulasses tantôt incarnés par de petites peluches animées à bout de bras par des techniciens planqués dans le décor. N'est pas Chiodo qui veut mais là quand même ça la fout mal. Surtout que Cooney ne cache même pas la relation entre les bouboules blanchâtres et les bestioles de même taille qui vinrent foutre le boxon dans les salles obscures au milieu des années 80. Ainsi, tels les Gremlins de papa Joe, les minuscules avatars prennent possession d'un bar, picolent comme des trous, font la fiesta en ravageant tout ce qui leur passe entre les pognes; et comme les Crittes de Stephen Herek, dévorent leurs proies comme de véritables petits piranhas. Les clins d'œil c'est bien, encore faut-il qu'ils créent un semblant d'illusion et qu'ils ne ressemblent pas à une parodie du Muppet Show.

 "Yo Daddy, alors tu tiens le choc ?
Moi j'en suis à neuf bloody mary et cinq binouzes ! Et toi ?"

 "- Beuh.. moi je...je... BLLLLLEEEEEUUAAARGHHHHH !!!!
- Yeah, j'ai gagné ! Comme quoi, pas besoin d'avoir du coffre pour tenir la bibine !" 

Jack Frost, en comparaison de ses premières aventures, a un temps de présence à l'écran nettement plus réduit. Quelque peu relifté, le bonhomme est un peu plus mobile qu'auparavant même si son costume blanc plisse de toute part et ne fait jamais illusion. Au moins a-t-il réussi à se débarrasser de ce souci gênant qu'est l'antigel, le mixage de ses gênes avec ceux du shérif Tiler l'ayant rendu insensible au liquide en question. Alors comment les héros parviendront-ils cette fois à se débarrasser de lui ? La réponse sera purement logique, suffit de connaitre les allergies du bon shérif (oups, spoiler). D'ici là il n'aura eu aucun mal à éradiquer la quasi-totalité des demeurés venus passer les fêtes de noël sous le soleil. Et quand je dis demeurés je parle de l'intégralité du casting : des bimbos bandantes au QI aussi élevé que celui de Ribery, des ados finis à la pisse, des animateurs cons comme c'est pas possible, un directeur de Club Med sans scrupules et des héros.... complètement à la masse. Si Tiler (toujours Christopher Allport) n'avait pas inventé l'eau chaude dans le premier film, là c'est carrément la débandade : dépressif et parano il est supplanté par son épouse Anne (Eileen Seyley) qui, courageuse et mieux apte à maitriser ses émotions que son mari, n'a plus le rôle de godiche inutile qu'elle occupait dans le premier film. Ce n'est pas non plus une guerrière façon Ripley mais au moins nous ne la remercierons jamais assez d'avoir eu la bonne idée de confier son demeuré de fils à sa frangine avant de partir dans les iles. Louée soit-elle pour nous avoir épargné l'ignoble tête à claque du jeune Zack Eginton !
En plus des époux Tiler on se coltine deux autres abrutis made in Snowmonton : Marla et Joe, un couple de demeurés qui mériteraient de périr les premiers sous les coups de Frosty. Pas de bol, même le meurtrier semble ne pas en vouloir.
Et, cerise sur le gâteau, voilà que réapparait le prétentieux agent Manners qui s'était fait bouffer la tronche par le bonhomme de neige dans l'épisode précédent et qui arbore désormais un nouveau visage grâce à une bonne chirurgie plastique (le prétexte idéal pour remplacer Stephen Mendell par David Allen Brooks).


 "Maintenant que je suis chef de la sécurité, fini la rigolade bande de burnes !
On m'a signalé une vacancière écrasée par une enclume géante, vous avez vu quelque chose ?"

 "- Heu...non, non m'sieur Manners. Que dalle.
- Et ça devant vous, c'est quoi ?
- Un requin qui a trop bouffé et qui est venu dégobiller dans la jungle ?"
 
"Hmmmm.... soit ! Je veux bien, ça se tient après tout.
Mais ça par contre, vous l'expliquez comment ?
Des globes oculaires sur une pince à barbecue, vous trouvez pas ça bizarre peut-être ?"

 "- Non, pas du tout. Ce sont des yeux de phacochères, on les fait griller au barbecue, une spécialité locale.
- Sont balèzes vos phacochères !
- Ah ça, à force de bouffer de la gerbe de requin à tout bout d'champ !"

A croire que le club choisi par les Tiler pour passer les fêtes est exclusivement réservé aux handicapés mentaux puisque les autres vacanciers qui ne servent au final qu'à élargir un peu plus le bodycount voulu par le réalisateur méritent tous le sort qui les attend. Franchement, si vous même vous partez dans les iles avec l'espoir de vous faire bronzer la couenne et que soudainement vous vous réveillez avec 20 centimètres de neige et un froid hivernal, vous auriez quand même bien les nerfs ! Surtout au prix du billet d'avion ! Eh bien dans Jack Frost 2 les vacanciers sont tout contents de voir de la blanche poudreuse recouvrir leur petit paradis, et entament illico batailles de boules de neige et constructions de bonshommes.
Être débile à ce point c'est pas dieu possible. Vite Jack, tu n'as qu'une heure et demie pour nous débarrasser de cette plaie !

 "No problem, mon Jacquot, y'a qu'à demander ! Allez hop ! Bataille de boules de neige !"

 "Et vlan ! Dans la gueule !"

Si ce Jack Frost 2 semble s'annoncer sous les plus mauvais augures, on constate toutefois que Cooney a accordé un soin tout particulier aux meurtres de son bad-guy, faisant parfois preuve d'une imagination assez déconcertante comparé à la médiocrité ambiante. Parmi les plus fendards nous retiendrons une enclume géante faite de glace qui tombe d'un palmier pour écrabouiller une jeune donzelle en chaleur, une pouf énuclée par des pinces à barbecue, une langue collée à un poteau arrachée à pleines mains, une tête qui explose littéralement après que sa propriétaire ait ingurgité un "glaçon frostien", des membres arrachés par des boules de neige balancées à vitesse mach 5 et une quantité non négligeable d'empalements à l'aide de congères. Graphiquement ces carnages sont de très bonne qualité avec des maquillages corrects et de la barbaque à foison.

 "Autre spécialité locale : la langue de blaireau ! 
Un poteau gelé, un blaireau et le tour est joué !"

Comble du bonheur, une jolie paire de lolos vient même crever l'écran avec cette belle asiatique qui se défeuille intégralement pour aller faire quelques brasses dans une piscine. Cooney s'amuse comme un pervers à filmer la jeune fille sous (presque) toutes les coutures avant que Frost ne se décide à geler le bassin et à la laisser se noyer sous la glace. Enfoiré de psychopathe qui s'amuse à dégommer le plus vite possible toutes les belles plantes du film !

"Allez ma belle, on fait vite ! Avec ce tueur fou qui rode sur l'ile faut pas trainer.
Vas-y, prends la pose  !"

 " Oui, voilà, comme ça, parfait ! Ah que tu es belle, ah là là.....
Attention, ne bouge plus, le petit oiseau va..."

 SCHHPPLLAAAAAAATSCHHHHHH !!!!
"Merde, trop tard !"

Jack Frost number one vous avait déjà cramé une bonne quantité de neurones ? Alors attendez-vous à ce que cette suite termine la lobotomie entamée. Certes l'ensemble reste divertissant et évite la somnolence sans que l'on ait besoin de le visionner avec une perf de red bull, mais les dégâts cérébraux et auditifs que vous encourez risque de vous handicaper pour le restant de vos jours.
Okay j'exagère, on a vu largement pire depuis; le remake de Poltergeist ou le dernier Paranormal Machintruc sont hautement plus nocifs.
Pour les plus courageux qui auront réussi à tenir jusqu'au bout, ne zappez pas les crédits sous peine de rater une petite scène plutôt sympa qui parodie le genre Kaiju et qui laissait supposer un éventuel troisième opus. Celui-ci aurait pu s'appeler Jackzilla mais ne verra jamais le jour, surement que les spectateurs les plus tolérants ont été plus que refroidis par ce Jack Frost 2 et lui ont réservés un accueil... glacial.


Tentez votre chance si vous voulez avec le lien partagé par Quentin Dubois, que les copains Petertaste et Dj Safe avaient traduits et mis en ligne il y a quelques temps, mais évitez absolument de vous envoyer les deux épisodes coup sur coup, je vous aurai prévenus.

 http://uptobox.com/a7t5y6e9qsa1

jeudi 12 janvier 2017

TALES FROM THE DARKSIDE : The Odds

"- C'est toi Tommy Vale, le mec qui accepte toutes sortes de paris ?
- Yep ! J'en ai jamais refusé un. Qu'est-ce que t'as à me proposer ?
- Je parie 50 000 $ que tu tiens pas devant le prochain Touche à mon poste demain soir sur C8 
sans faire un AVC ou un arrêt cardiaque."

" Ah la vache ! Tu fais pas dans la dentelle toi.
Ok, pari tenu !"

"Hin, hin, hin... me suis jamais fait autant de pognon aussi facilement."

Selon vous Cyril Hanouna aura-t-il raison de Tommy Vale ? Va t'il lui faire avaler son bulletin de naissance ? 
Toutes les réponses dans ce nouvel épisode d'Histoires de l'autre monde.

 

lundi 2 janvier 2017

En 2017... on plonge !


Et voilà, une année de plus en moins ! Happy new year à vous bande de dégénérés avides de séries B, Z et autres conneries du même acabit !

Mais bon, c'est pas trop mon truc les vœux alors on va commencer en souhaitant bon vent à 2016 qui fût tout aussi pourrie que sa frangine 2015 !
Allez vous faire foutre toutes les deux qui n’avez apporté que tristesse et malheur en cette sinistre décennie où l’être humain ne semble attendre qu’une seule chose : l’espoir. L'espoir surtout de pouvoir mater un feu d’artifice avec ses enfants sans qu’un fou de dieu ne vienne lui passer dessus avec un semi-remorque; surtout que Dieu n’existe pas sinon il enverrait tous ces demeurés se faire rôtir les roustons chez son ange déchu. Mais rassurez-vous, vous qui tremblez dans vos chaumières, vous aurez la consolation de ne pas voir, une fois réduit en charpie, vos enfants harcelés par tous les vautours médiatiques, salivant à l’idée de pouvoir interviewer « à chaud » de pauvres orphelins dont le corps des parents gisent à leurs pieds. Tout cela vous écœure ? Pourtant je fais soft, je suis très loin de la vérité, ceux qui matèrent B(urnes)FM l’été dernier savent de quoi je parle. Et inutile de compter sur nos dirigeants pour relever le niveau, ces têtes pensantes bien vides qui ne réfléchissent que dans leur propre intérêt et dont la seule préoccupation, à chaque massacre organisé, est de brasser toujours un peu plus d’air, espérant ainsi galvaniser quelques futures voix de la part de moutons franchouillards élevés par leur poste de télévision. Gauche, droite, centre…. et hop, tir au but directement là où ça fait mal ! Vous avez du mal à vous asseoir ? Alors nul besoin de vaseline, le meilleur remède est encore de rester chez vous en mai prochain.
Car oui, au milieu de toutes les bonnes résolutions que vous avez dû prendre le soir du 31 celle-ci est prioritaire. Laissez tomber les promesses bidons que vous ne tiendrez jamais, franchement combien se disent chaque année « promis, dés le premier je me fous au sport et j’arrête de m’empiffrer devant la téloche » et constatent douze mois plus tard que l’assise de leur canapé s’est effondrée sous le poids d’un postérieur digne de celui d’un pachyderme boulimique ? Vous emmerdez pas avec ça, la seule bonne résolution à prendre est la suivante : « Boycottez les rois de la désinformation, restez chez vous mater la messe le jour des élections et prenez soin des vôtres au lieu de perdre votre temps à palabrer sur des demeurés qui au final n’en ont strictement rien à foutre de votre tronche ». Tant qu’on en est à parler de temps, celui-ci défile à vitesse grand V et il n’est jamais trop tard pour profiter enfin de la vie sans que celle-ci soit parasitée non-stop par toutes sortes de crevards.

J’en vois déjà qui se disent « ouah, quel rabat-joie ce Jack ! Il nous souhaite encore ses vœux en nous foutant le moral à zéro ! ».
Que nenni mes amis ! Cessez de vous abrutir, pensez un peu à vous ! Comme disait un troubadour blondinet des années 80 : « Aimons-nous vivants, n’attendons pas que la mort nous trouve du talent ! ». Car la camarde guette, toujours plus active, toujours plus vicieuse.
Elle s’attaque même depuis quelques années à nos idoles, celles qui nous remémoraient notre enfance et tous les instants de bonheur qui allaient avec. 2015 a été un carnage, 2016 fût une hécatombe. Musique, cinéma, littérature… la faucheuse ratisse large et ne fait pas dans la dentelle : Bud Spencer, Hershell Gordon Lewis, David Bowie, George Michael, Prince, Fritz Weaver, Robert Vaughn, Carrie Fisher, Debbie Reynolds, Michèle Morgan, Claude Gensac, André Ruellan, Pierre Tchernia, Steve Dillon, Tonino Valerii, , etc... une boucherie sans nom qui nous plombe un peu plus le moral. Alors ok, je veux bien que Lady Death ait besoin de compagnie mais là ça commence à bien faire ! Qu’elle patiente encore un peu, merde !

Bon allez, maintenant que j’ai bien craché mon venin (il m’en reste encore un peu), passons à des choses plus gaies et tachons de nous dire que 2017, peut-être, nous laissera souffler un peu.
Les amateurs de ciné bis pourront déjà se consoler comme il peuvent, les éditeurs français mettant les bouchées doubles pour leur offrir toujours plus de galettes savoureuses. Les copains du Chat qui Fume nous ont concocté un premier semestre aux petits oignons avec les sorties respectives de La Longue Nuit de l'Exorcisme, d'Amuck, de Tropique du Cancer et de trois chefs d'œuvres de Michele Soavi, Dellamorte Dellamore, Sanctuaire et La Secte, le tout en Blu-Ray. Ecstasy of Films de  leur coté annoncent des versions tip-top des deux premiers Re-Animator, de Zeder, de Le cynique, l'infâme, le violent... bref que du tout bon. Sans oublier Artus, Uncut Movies, Bach et Elephant dont les plannings 2017 n'ont pas encore été révélés dans leur intégralité mais risquent d'être balèzes comme d'habitude. S'il y en a un qui va combler toutes les attentes des amoureux de grands classiques de l'horreur c'est bien ESC avec leurs éditions ultra collector Bluray des trois premiers Hellraiser et surtout de l'intégrale Phantasm.
Alléluia ! Il était temps ! Les platines vont carburer un max et les portefeuilles morfler comme jamais ! Tant pis, nous on jubile comme des malades !
Et puis ça nous changera de ces putains de bêtisiers affligeants qu'on vient de se coltiner ces quinze derniers jours !


Le cinoche aussi semble nous promettre de beaux spectacles : le nouveau Kong a l'air très appétissant, les Aliens se préparent à un retour fracassant sous la houlette de Ridley Scott, Wonder Woman n'aura aucun mal à nous faire oublier le pitoyable Suicide Squad tandis que Wolverine, Spider-Man, Thor et les Gardiens de la Galaxie s'efforceront de faire perdurer la franchise Marvel sur grand écran. Sans oublier Annabelle qui déboulera une fois de plus pour que tous les branleurs lobotomisés puissent ravager des salles obscures. Coté télé même topo : entre les nouvelles saisons de Sherlock, Doctor Who, Ash vs. Evil Dead et surtout Twin Peaks, on n'est pas prêts de s'ennuyer !


A présent parlons un peu de Curious Goods. Vous avez dû vous rendre compte que les posts se faisaient de moins en moins fréquents, faute de temps libre pour traduire des films ou des séries mais temps surtout accaparé par un projet qui nous tient particulièrement à cœur mon copain Rigs Mordo de la Toxic Crypt et moi-même. Depuis le temps que nous râlons sur la pauvreté de la presse professionnelle consacrée au cinéma fantastique, nous avons décidé d'imiter nos potos de Medusa, Videotopsie et compagnie et de nous lancer à notre tour dans l'aventure du fanzinat. A ce jour notre future revue est terminée à 95% et nous cherchons déjà un imprimeur pour une sortie prévue en mai 2017, pilepoil pour le Bloody Week-end. Baptisée Black Lagoon en hommage à qui vous savez, elle comptera une bonne centaine de pages bourrées à ras-la-gueule de dossiers, chroniques, le tout lié bien évidemment à ce genre de cinéma que nous aimons tant. Notre cible première : ce que les pros ne veulent pas ou n'ont pas envie d'aborder, du bis rital, du gore, de la SF, des bouquins qui tâchent et surtout beaucoup de gloumoutes qui vont vous faire sortir les yeux des orbites. Black Lagoon c'est un peu un mélange entre Famous Monsters of Filmland et les Craignos de JPP... à notre modeste niveau bien entendu (il faut bien reconnaitre que nous plongeons en eaux troubles et que nous ne savons pas où cette aventure va nous mener). Un an et demi de boulot pour parvenir à nos fins mais ça en valait la peine, surtout que nous avons fait ça dans la joie et la bonne humeur, respectant à la lettre le ton que nous avons imposé sur nos blogs...  avec ça, pas facile de trouver du temps pour alimenter un blog aussi souvent qu'auparavant.


Voilà pourquoi je ne peux me permettre d'accepter les éventuelles traductions que l'on me demande. Ce n'est pas que je n'ai pas envie d'aider les amis mais si je le fais je serais contraint de mettre entre parenthèses mes épisodes d'Histoires de l'autre Monde et les autres petits films inédits que j'aimerais continuer de balancer au compte-goutte.
Pour 2017, hormis la série citée ci-dessus, Curious Goods ce sera principalement des news, des chroniques de films qui méritent la peine qu'on leur rende hommage et quelques inédits traduits pas bibi (du Full Moon, du rital, des purges... comme d'hab quoi). En fin de compte, à bien y regarder,  ça fait tout plein de projets qui donnent du baume au cœur et qui font oublier la morosité du quotidien.
 
Je vous souhaite une excellente année, une santé de fer, de gagner plein de pépettes à l'heureuxmillion, de continuer à mater un max de bonnes choses, de forniquer comme des lapins et de bruler des cierges pour que la faucheuse revoie ses choix.
Si elle veut des noms on peut lui en filer à la pelle !

PS: promis l'année prochaine j'évite de rédiger des vœux avec les programmes télé qui tournent en fond sonore, ça ne me réussit pas des masses...