lundi 31 octobre 2016

HISTOIRES DE L'AUTRE MONDE (1983)


Minuit vient juste de sonner, ça y est c'est Halloween ! Enfin presque car avec ce foutu changement d'heure qui ne sert strictement à rien je ne sais plus s'il est minuit, 1h00 ou 23h00. Mais bon on s'en fout puisque de toute façon quand vous lirez ce post nous serons bel et bien le 31 octobre.

Cette année pas de film rétro des fifties comme j'avais l'habitude de balancer puisque mon filon d'inédits est épuisé, mais le lancement d'une série que j'avais déjà entamée et que je n'avais pas eu le temps de poursuivre. Un abandon regrettable dû entre autre à un sacré manque de temps libre et à l'absence de time-codes et de sous-titres existants. Certes j'avais bien mis la main sur des srt italiens mais après vérification ces derniers ne me plaisaient pas du tout : trad approximative, texte mal synchronisé avec les dialogues, etc..... et se taper 90 épisodes à traduire "à l'oreille" bonjour l'angoisse !

Et soudain, ô miracle, j'ai trouvé une petite astuce pour obtenir le sous-titrage original de chaque histoire ! Un gain de temps considérable même si je dois toujours me farcir les time-codes "à la main" (bon, sur les 20 minutes que dure un épisode ce n'est pas trop la mer à boire).
Le fait de ne plus avoir actuellement de films à traduire (il m'en reste tout de même un à terminer) m'a donc donné envie de me rabattre sur Tales from the Darkside, surtout après la quantité de coms que j'ai reçu me demandant quand j'allais enfin me pencher sur le show.
Du coup, pour faire d'une pierre deux coups et fêter dignement Halloween, je vous offre cinq épisodes. Deux d'entre eux avaient déjà été postés, Trick or Treat et Inside the Closet, mais les ayant depuis perdus il m'était impossible de les réuploader. Et comme je n'étais pas satisfait de la traduction que j'avais effectuée à l'époque je n'ai pas de regret. Les voici donc de retour, entièrement retravaillés, avec des sous-titres fidèles au texte original et en DVD rip siouplé !

Pour les accompagner déboulent également trois inédits, et pas n'importe lesquels. Tous issus de la première saison, ces épisodes sont parmi ceux qui m'ont le plus marqué lorsque je les avais matés sur Antenne 2 en 1986, avec une petite préférence pour Anniversary Dinner et sa chute... délicieuse.
Tout ceci n'est bien entendu qu'une mise en bouche avant que ne soit postée le reste de la série, même si je ne vous cache pas que cela se fera au compte-goutte. Les prochains épisodes reprendront l'ordre chronologique de la série et seront regroupés dans une seule et même fiche, à l'instar de Friday The 13th the series. D'ici là j'espère que vous apprécierez ce premier jet et que vous n'hésiterez pas à me signaler tout problème relatif à ces cinq épisodes; je dois bien reconnaitre que j'ai traduit ces derniers dans l'urgence histoire d'être prêt pour Halloween.

Maintenant il ne vous reste plus qu'à cliquer sur le titre de chaque épisode, à faire péter le pop-corn, éteindre les lumières, envoyer les mioches au lit histoire de leur piquer les bonbons qu'ils auront collectés (parents indignes !) et vous coller confortablement devant ces Histoires de l'autre monde qui se sont fait sacrément désirer.
Joyeux Halloween à tous !

Scénario de George A. Romero

Gideon Hackles est un vieux grippe-sou plein aux as qui règne en despote sur une petite bourgade grâce aux prêts qu'il accorde aux paysans du coin. 
Chaque année pour Halloween il transforme sa demeure en maison hantée et y cache toute les reconnaissances de dettes qu'il a accumulé, et ce afin de donner l'occasion aux familles redevables d'effacer leur ardoise. 
Mais pour obtenir les précieux papiers leur progéniture doit faire preuve de courage et tenir face aux fantômes bidons et autres bestioles en carton pâte qui peuplent la maison de notre oncle Picsou. Pourtant, cette année les choses ne vont pas se dérouler comme d'habitude.

Réalisé par Tom Savini. Avec Fritz Weaver.

Le Dr. Fenner, doyen d'une université vétérinaire, accepte de louer une des chambres de sa demeure à une étudiante, Gail. 
Chaque nuit la jeune fille entend d'étranges bruits en provenance d'un petit placard fermé à clef et situé à quelques mètres de son lit.
Rapidement elle doit se rendre à l'évidence : quelque chose vit dans le placard. Quelque chose qui n'a rien d'humain.

Réalisé par Michael Gornick sur une histoire de Stephen King. Avec Bruce Davison.

Coincé avec une épouse vénale et un ado égoïste, l'écrivain Richard Hagstrom mène une vie pitoyable. 
Son neveu Jonathan, qui vient de décéder dans un accident de la route, lui lègue un beau jour une machine à traitement de texte qu'il a créé de toutes pièces. Richard se rend compte dés la première utilisation que l'appareil présente des fonctions très particulières. 

Histoire de Robert Bloch. Avec Christian Slater.

Le vieux Titus Tolliver est une vraie tête de mule. Toute sa vie il n'en a fait qu'à sa tête et n'a jamais toléré qu'on lui dicte ce qu'il avait à faire.
Ainsi le jour où il passe l'arme à gauche, il refuse de reconnaitre qu'il est mort au grand désarroi de sa famille, celle-ci ne supportant plus de voir le vieil homme déambuler comme si de rien n'était pendant que son corps ne cesse de se décomposer.

Episode 13 : ANNIVERSARY DINNER

Henry et Elinor Colander recueillent chez eux une jeune fugueuse avec laquelle ils tiennent absolument à faire partager le repas qu'ils ont préparé pour leurs 25 ans de mariage.

Et petit cadeau supplémentaire, l'ami Polo a posté aujourd'hui même sur l'UFSF une dizaine d'épisodes en VF ! Elle est pas belle la vie !
http://muaddib-sci-fi.blogspot.fr/2016/10/histoires-de-lautre-monde-tales-from.html#comment-form

jeudi 20 octobre 2016

HALLOWEEN IS COMING !


Halloween approche à grands pas et comme chaque année le blog va fêter ça en grandes pompes !
Cette fois pas de film rétro inédit, mon filon est épuisé, mais une petite surprise qui je pense fera plaisir à pas mal de monde.
D'ailleurs si vous avez l'esprit vif regardez bien la photo ci-dessus, elle cache un indice qu'il est impossible de manquer.
D'ici là vous pourrez toujours vous rabattre sur le méga uploadage que j'ai effectué ces dernières semaines et qui m'a permis de remettre en ligne une grande partie des films postés depuis la création du blog. Certes il en manque encore quelques uns mais ils ne devraient pas tarder à revenir pointer le bout de leur nez.

Bon allez je me remets vite au boulot sinon je ne serai jamais prêt d'ici une semaine....
Rendez-vous donc le 31 Octobre à minuit pétante pour l'ouverture des hostilités !

vendredi 7 octobre 2016

METAMORPHOSIS The Alien Factor (1990)



Qui n'a pas déjà fouiné dans les bacs d'enseignes bric à brac comme la Foir' Fouille, Cash Converters ou Affair's dans le but d'y trouver le film rarissime qui se serait égaré on ne sait trop comment ou le machin récent bradé par un vendeur qui n'y connait visiblement rien à ce qu'il fout en rayons ?
Bien entendu on tombe plus souvent sur de bonnes merdes vendues moins de deux euros, des prods Syfy ou Nu Image sur fond de grosses bestioles en CGI gerbantes, des flying jaquettes nous promettant un vieux bis rital qui se transforme une fois dans le lecteur en nanar US diffusé en boucle sur M6 à la fin des années 2000, des classiques du fantastique au master immonde, etc.....
Qui parmi vous n'a jamais aperçu ces piles entières de Maniac Trasher ou d'Humanoïds Terreur Abyssale en se disant que ces trucs-là devaient être sacrément à chier pour ne pas trouver preneur au prix dérisoire auquel ils sont proposés ? Forcément autant d'exemplaires du même titre n'encourage pas à lâcher ne serait-ce qu'un seul brouzouf, surtout au vu des jaquettes ignobles qu'arborent généralement ceux-ci. Et pourtant...
Chaudement conseillé par un ami qui m'assurait qu'Humanoïds, fausse suite/remake des Monstres de la Mer de William Martin, était au final fort sympathique je décidais de tenter ma chance et  déboursais la somme faramineuse de 0.90 centimes d'euros pour l'obtention du DVD. Et comme je me sentais ce jour-là grand seigneur je claquais un euro de plus et j'embarquais le disque de Metamorphosis, sombre produit du début des nineties qui n'a strictement rien à voir avec le film homonyme de Georges Eastman, dont j'avais entendu parler bon nombre de fois (et pas en bien).
Une fois avalées les aventures des poiscailles sur pattes à tête de choux et à la queue frétillante je tentais le visionnage du metamophotrucmuche après être allé préalablement me renseigner sur le net. IMDB lui colle la note de 4,3/10, Nanarland le définit comme un "sous alien dans un couloir"....
bref je passe sur tous les noms d'oiseau que l'on peut lire un peu partout sur la toile et qui ne laissent aucun doute : ce film est assurément une grosse purge. Je file donc la galette à bouffer à mon lecteur et je me prépare un bon kawa, l'expérience risquant à coup sûr d'être ultra soporifique voire affligeante de nullité. Un film édité par une boite nommée Cactus Films ça doit forcément piquer les rétines, non ?
Après un looooooong générique assommant qui nous balade dans le vide spatial on entre tout de suite dans le vif du sujet avec le meurtre brutal d'un agent de sécurité au sein même de l'entreprise Talos, visiblement spécialisée dans le bidouillage génétique en tous genres et autres trucs du même acabit. Le sang gicle à gros bouillons, on ne voit pas grand chose mais on se doute bien que l'auteur de cette première boucherie n'a rien d'humain.
Et effectivement les flashbacks que nous content la laborantine Nancy Kane confirment bien notre impression.
Tout commence quand la Talos Corporation se voit confier des tissus d'origine extra-terrestres par on ne sait trop qui. Rapidement le docteur Michael Foster, bellâtre spécialiste en génétique, et son assistante et dulcinée Nancy Kane commencent à injecter les cellules aliens dans tout ce qui leur passe sous la main et s'éclatent comme des gosses devant les résultats : un géranium se transforme en plante carnivore, un gentil toutou en clébard difforme et hargneux, un poisson en mini requin aux dents acérées, un bulot en futur président français, etc.....

 "Alors Canaille, comment il va mon joli toutou aujourd'hui ?"

 Grrrrr... ouaf ouaf... grrrrrrrr.. ouafouafouafouafouafffff... grrrrrrrrrrr!
"Hi, hi, qu'il est taquin ce toutou. Il porte vraiment bien son nom."

Le souci avec la Talos c'est que la boutique est entièrement composée de bons à nibs et forcément ce qui devait arriver arrive. Alors qu'il faisait le guignol avec sa donzelle, le sieur Foster plante par inadvertance une aiguille dans l'œil d'une grenouille mutante échappée du Muppet Show laquelle lui boulotte une paluche, les pauvres gants en plastoc qu'il porte et qui servent d'ordinaire à récurer les waters ne le protégeant pas en grand chose.
Le voilà illico presto contaminé par une bactérie spatiale qui va le transformer petit à petit en une créature abomifreuse (oui, oui, c'est bien le terme approprié) qui va entreprendre de démastiquer tout le casting. Chose aisée puisque le casting en question n'est composé en tout et pour tout que d'une dizaine de clampins tous plus idiots les uns que les autres. Allez hop petit tour d'horizon de nos joyeux drilles:

- Le docteur Foster donc, savant imprudent et irresponsable qui tripatouille des substances dangereuses sans la moindre précaution.
Sa négligence lui occasionnera un supplice des plus éprouvants avant de troquer son look de playboy contre un autre assez peu ragoutant.

 "- Coucou mon roudoudou ! C'est qui ?
- C'est bon Nancy, ça fait onze fois que tu me fais le coup aujourd'hui.
- Oui hi hi hi, mais c'est qui mon kiki ?
- Ah putain, mais quelle cruche...."

 - Le docteur Nancy Kane, dulcinée de Foster et aussi crétine que lui. Comment a-t-elle eu ses diplômes ? Mystère. On a bien une petite idée sur le sujet  mais bon.... Elle atteint son niveau de connerie maximale quand, après avoir copieusement aspergé la main de son boy-friend avec de l'acide sulfurique pour tenter de le désinfecter suite à la morsure de la grenouille alien, elle lui demande tout naturellement s'il va bien.
Le pauvre gars doit sacrément se retenir de ne pas lui coller une grosse beigne en pleine face, c'est certain.

 "- Aiiiie ! Bordel de m...... ! Avec tes conneries de "devine céki" je me suis fait gnaquer par cette saloperie de grenouille !
- Meuh non mon doudou ! Faut pas en vouloir à Kermitt, il est tout trognon. T'as du lui faire mal.
- Ah parce que moi j'ai pas mal là peut-être, espèce de c..... !!!!!"

 "- Attends je vais te désinfecter ce petit bobo.
- Petit bobo ? Non mais t'es bigleuse, cette merde m'a à moitié arraché la main !"

 "Bouge pas ça va picoter un peu."
PPPFFFCCHHIIIIIIIIIIIIIIIIIIITTTTTTTTTTTTTTTTT !!!!!!!!!

 "- Aaaaaaaaaaaaahhhhhh ! La pu..... de sa mère de fils de p........ !!!!!!! 
Mais putain avec quoi tu désinfectes ça ?
- Oups, je m'a trompée, j'ai pris la bouteille d'acide sulfurique. Quelle cruche, hi, hi ,hi !
- Ouh putain !!  Appelle le vigile à l'entrée et dis-lui de m'apporter son flingue !"

- Le docteur Stein. Là aussi on se demande quelle école de médecine il a fréquenté celui-là. Appelé au secours par la Kane pour tenter de soigner Foster, le gars va tranquillement installer son malade en pleine mutation dans un lit tout ce qu'il y a de plus banal. Des liquides suintent de partout et lui giclent en pleine face ? Pas grave ! Des espèces de proéminences armées de dents et crachant du venin se détachent de Michael et volent de partout dans la pièce ? Bah, suffit de les éviter au bon moment ! Le pauvre patient hurle de douleur, se tord dans tous les sens comme un damné, voit des tentacules répugnants sortir de lui et fouetter l'air environnant ? Rien à foutre, le père Stein fait la sourde oreille et détourne le regard.
Et nul ne s'étonne quand il sera le premier à se faire croquer par la créature. Ouaip, s'il n'y a pas un sacré problème de professionnalisme là !

 "- Tu crois vraiment que Michael va mieux ? Je le trouve un peu palot.
- Meuh non, regarde il reprend déjà des couleurs"
 
 "- Aaaarrrhhhhh.....tueeeeeeeeez-moiiii !!!!!
- Ah oui tu as raison, il va nettement mieux.
 Hi, hi, hi je suis vraiment trop conne, je m'inquiète pour rien.
- Oui c'est bien vrai ça.
- Que je m'inquiète pour rien ?
- Non, que tu es trop conne."

- Et question professionnalisme voici le champion toute catégorie du je-m'en-foutisme le plus absolu : le docteur Viallini, big boss des labos Telos, qui semble un peu trop vénéré l'homme à la cigarette de la série X-Files. Comment un tel bon à rien a-t-il pu se retrouver à la tête d'un centre consacré à la recherche génétique et d'expériences qui en temps normal devraient rester secrètes ? Parce que même s'il prône l'ultra sécurité des lieux et le silence absolu sur ce qu'il s'y déroule, il fait tout le contraire : la surveillance du labo est assurée par un seul gardien, un ordi débile et inutile passe la quasi totalité du métrage à raconter toutes sortes de conneries incompréhensibles, la bestiole gigantesque et affamée se balade tranquillement dans les couloirs sans que cela ne l'inquiète le moins du monde (il organise même des réunions dans son bureau histoire de noyer le poisson et prend tout son temps avant de se décider à traquer le monstre), des bestioles mutantes errent dans les couloirs au nez et à la barbe des vigiles (pardon... du vigile), n'importe qui pénètre n'importe comment chez Telos, bref c'est la fête du slip dans la boutique ! Viallini est une belle ordure bien feignasse obnubilée par le pognon mais pas par le travail.
Si vous ne me croyez pas jetez un œil à la photo du gazier ci-dessous; c'est pas une belle tronche d'enfoiré qu'on a là ?

"Si je vous ai engagés messieurs Jarrett et Mitchell, c'est parce que notre très performant service de sécurité 
est actuellement overbooké et qu'un de nos cobayes se balade tranquillement dans le labo.
Je vous demanderais donc de bien vouloir nous donner un petit coup de main.
Comment ça notre service de sécurité sont des branquignoles ? 
Attendez je vais vous démontrer que vous faites erreur."

"Voyez donc si je vous raconte des conneries ! 
Notre vigile, monsieur Lartigues, est actuellement en pleine réflexion et cherche activement un moyen d'attraper notre élément perturbateur.
Huit heures qu'il se triture les méninges ! Si c'est pas être consciencieux ça !"

 "J'ai comme la vague impression que vous vous foutez de notre gueule docteur Viallini."

- Mitchell et Jarrett, les faire-valoirs de Viallini, aimables comme des portes de prisons et payés pour liquider le docteur Foster. Mais affronter un alien haut comme un tractopelle avec de simples pétoires à six coups n'est pas forcément chose aisée. Quel radin ce Viallini ! L'un des deux sbires retournera sa veste vers la fin pour porter secours à Sherry et Kim mais un ultime manque de précaution lui vaudra de finir de la même manière que son comparse.

 "Mais enfin mesdemoiselles, puisque je vous dis que je suis le docteur Foster.
Élu trois années consécutives le savant le plus sexy de l'année."

 "J'ai comme la vague impression que vous vous foutez de notre gueule docteur Foster."

- Sherry et Kim puisqu'on vient d'en parler, les deux filles du vigile qui se fait écharper au début du film. Aussi intelligentes que des brosses à chiotte elles vont pénétrer illégalement chez Telos pour découvrir ce qui est réellement arrivé à leur paternel et se frotter à la gloumoute écumante qui se balade dans les couloirs. Elle seront accompagnées dans leur mésaventure par Brian, le petit ami de Sherry, binoclard demeuré qui n'est là que pour amuser la galerie en faisant tomber tout ce qui se trouve sur son chemin et en balançant des répliques qui ne font rire que lui. Le bonhomme est si indigeste que même la bestiole, après y avoir gouté, le recrachera, préférant lui laisser la vie sauve plutôt que de chopper une chiasse d'enfer une fois digéré.

 "- Hiiiiiiiiii !!! Y'a une grosse araignée sur le mur d'en face !
- Non mais t'es vraiment une gamine Kim ! Faut grandir un peu !"

 Bleeuuuuaaarghhhhh !
"- Ouh putain !
- Tu vois qu'elle est grosse cette araignée !
- T'es certaine de ne pas être la frangine du docteur Kane toi ?"

Avec une telle brochette de neuneus le spectateur encore hésitant quant à la vision de Metamorphosis pourrait illico balancer le DVD à la benne.
Et il aurait tort car si en effet tous les acteurs (inutile de parler d'eux, ce sont des inconnus et ils le resteront) sont de parfaites truffes, les personnages qu'ils composent en deviennent vite attachants compte tenu du QI au ras des pâquerettes dont ils semblent dotés. On se surprend à sourire plus d'une fois devant leurs réactions complètement illogiques, leurs dialogues à se pisser dessus (la VF y est pour beaucoup) ou leur non-réaction face à des situations périlleuses. Que dire également de ces décors ultra-minimalistes dans lesquels évoluent tout ce beau monde ? Un labo, un bureau, un salon, deux couloirs et une salle accueillant un canon à rayon atomique, voilà tout ce qui nous est proposé. On ajoute un nombre incroyable de scènes bourrées d'erreurs que ne feraient pas un gosse de dix ans (le monstre est soumis à de fortes radiations dans une pièce et il est le seul à morfler,
les gonzesses près de lui ne font que se protéger en se cachant les yeux.... mdr) et dés lors tout semble en place pour reléguer le long-métrage dans la rubrique "nanars rigolos", donnant raison aux sites internet et autres blogs qui l’ont descendu en flèche. Malgré tout, alors que se déroulait devant mes yeux le générique de fin, ma première réaction à chaud fût celle-ci "Fecking hell ! Putain mais c'est qu'il est cool ce bordel finalement !
Je ne regrette pas d'avoir investi un euro là-dedans !".

 "- Vite, achevez-moi avant que ne me reviennent à l'esprit les images de ce maudit film.
- Quel film ? Metamorphosis ?"

 "- Hi,hi, ah non vous avez dit le titre ! Metamor.... ha, ha, ha, ha....pho....hiark ah ha ha ha ha haaaaa !
- Nom de dieu, vu comme il se fend la gueule ça doit être quelque chose ce film !"

A l'heure où pullulent les productions indigestes avec des persos finalement pas plus évolués que ceux dudit film, Alien Factor constitue une bonne bouffée d'air frais. Quel bonheur de retrouver de bon vieux sfx à l'ancienne, mélangeant à la fois stop-motion plutôt bien foutue et trucages old school.
La forme finale adoptée par le doc Foster au terme de sa métamorphose rappelle immédiatement la chose du Deadly Spawn de Douglas McKeown sorti en 1983, une œuvre sur laquelle Takakjian officiait déjà au sein des équipes de production et des effets spéciaux.
A l'origine le réalisateur voulait accoucher d'une suite non officielle de Deadly Spawn, idée renforcée par le fait que le producteur des deux œuvres est le même : Ted A. Bohus. Pour mettre confortablement sur pied Metamorphosis Bohus a eu recours à toute une flopée de partenaires financiers et inévitablement le tournage fût victime de pas mal de disputes entre ceux qui avaient refilé les pépettes et ceux qui réalisaient le projet. Difficile de dire exactement qui a fait quoi dans tout ce micmac mais l'ambiance tendue a forcément eu une influence extrêmement négative sur le résultat final.
Bohus n'était pas de mauvaise foi et voulait également offrir à Deadly Spawn un ersatz digne de ce nom; il avait ainsi tout misé sur les effets spéciaux, s'entourant de talents comme Dan Taylor, Alan Hoyt ou Evan Campbell et construisit une espèce de grand reptile visqueux très convaincant. Trainant son gros popotin dégueulasse dans les couloirs de la Talos Corporation grâce à deux énormes pattes disproportionnées, l'alien également pourvu de tentacules rétractiles et capables de propulser des disques vivants comme le chasseur de l'espace du Terreur Extra-Terrestre de Greydon Clark, a plutôt fière allure et son animation est un bon exemple de la maestria dont pouvaient faire preuve les maquilleurs à une époque ou les CGI n'étaient pas encore utilisés à tort et à travers. Les meurtres parfois assez gores et la lente transformation du docteur Foster sont parfaitement maitrisés et fileraient presque la nausée à certains moments. Même la fin est vraiment cool et aurait pu permettre un second opus aussi barré que le premier. Malheureusement tout est contrebalancé par l'amateurisme du montage, le manque de talent des acteurs et le coté miséreux et ringard des décors.
Un gâchis qui a dû dégouter Takakjian de refoutre un jour les pieds derrière une caméra, Metamorphosis The Alien Factor restant à ce jour sa seule et unique réalisation. Nombreux sont ceux qui affirment que c'est lui-même qui inscrivit la phrase culte "I don't get paid enough for this shit" au bout du générique de fin. Le père Glenn poursuivra sa carrière en faisant des apparitions ici et là dans des productions plus ou moins fauchées avant de se consacrer à la web séries Superseven, les aventures ultra kitsch d'un super catcheur, espion à ses heures perdues. Tapez superseven sur Gogole et allez mater les trailers, vous allez vous poiler je vous le garantis.


En conclusion, et sans vouloir défendre coute que coute le film en question, Alien Factor fait preuve d'une connerie ambiante digne d'une prod Troma (sauf que chez Kaufman c'est volontaire), se prend au sérieux alors que tout est contre lui : montage, réalisation, photographie.... Et pourtant si l'on passe sur quelques scènes un peu moues du genou, on ne s'ennuie pas un moment. Les inepties sont tellement nombreuses, les dialogues tellement pitoyables, les SFX tellement bien foutus qu'on ne sait plus vraiment ce que l'on est en train de regarder. Un nanar pur jus ? Une série B sympa sabordée par des producteurs sans scrupules et irrespectueux ? On ne le saura surement jamais mais une chose est certaine : malgré tout le venin craché sur sa gueule, Metamorphosis est mille fois plus bandant et divertissant que bon nombre de saloperies actuelles, n'en déplaise à certains !

 A choper pas cher dans tout bon magasin vendant du DVD d'occase !

 Mais non Glenn, on l'aime bien ton film !

mardi 4 octobre 2016

Retro Wizard Day : réaction à chaud du sieur Mordo


Le Retro Wizard Day c'est fini ! Et pour une première édition il semblerait que le rendez-vous fût à la hauteur des attentes !
Comme je n'ai pas pu faire la looooongue route qui m'aurait mené jusque chez mes copains belges je ne suis donc pas en mesure de donner mon propre avis sur l'évènement. Toutefois les réactions des copains qui eux ont eu la chance de fouler le sol du centre culturel de Chênée ne laissent aucun doute : le RWD c'était d'enfer !
Cet empaffé de Rigs Mordo, dont la Toxic Crypt se trouvait en fait à proximité de Liège, est allé trainer ses guêtres au festoche et emmerder quelques exposants en leur affirmant qu'il lâcherait sur eux le démon lubrique de Handjob Cabin s'ils ne voulaient pas lui faire de ristournes. Du coup c'est lui qui se tape le résumé de cette première édition du Retro Wizard Day et c'est par là: La review du père Mordo