mardi 28 juin 2016

CIAO BUD !



Triste journée que ce 27 juin 2016 où, à l’âge de 86 ans, ce bon vieux Bud Spencer s'en est allé rejoindre un monde meilleur. De son vrai nom Carlo Pedersoli, il avait enchanté pendant plus d'un demi-siècle des millions et des millions de spectateurs en distribuant régulièrement de bonnes grosses baffes dans la gueule des pénibles qui venaient lui chercher des noises. Et si au final bon nombre d'entre nous ne définissent l'acteur qu'à travers ses bastons mémorables, la carrière du bonhomme ne se cantonne pas qu'à ça. Chasseur de prime au far west, cultivateur de bananes au fin fond de la jungle, nounou pour gamins extra-terrestres un peu trop envahissants, commissaire de police aux méthodes expéditives, boxeur ou footballeur, il savait tout faire l'ami Bud. Et quand il s'ennuyait il trouvait toujours un copain avec lequel il pouvait s'en donner à cœur joie. Terence Hill bien entendu, éternel complice qui l'accompagna sur les plateaux de dix-huit films, mais aussi Giuliano Gemma, Tomas Milian, Philip Michael Thomas ou encore Michael Winslow....
Dépaysants, rafraichissants voire même défoulatoires, les long-métrages ou feuilletons dans lesquels apparaissaient Spencer constituaient une véritable bouffée d'air frais, des spectacles jamais ennuyeux et toujours propres à vous refiler une patate d'enfer même dans les jours les plus sombres.
Aujourd'hui la police de Miami est en deuil, celle de Naples a mis son drapeau en berne, la lampe d'Aladin est en rade et Trinita s'envoie une grosse poêlée de fayots en hommage à son frangin disparu. Le cinéma italien vient de perdre l'un de ses piliers quoi qu'en disent les mauvais langues habituelles. D'un autre coté ça nous rassure un peu de nous dire que désormais le vieux barbu là-haut va avoir de l'aide pour distribuer des baffes à tous les pêcheurs qui vont débarquer au royaume des cieux. Fais-leur pas de cadeau Carlo et commence par mettre sur ta liste le nom de François Forestier, vil scribouillard à deux balles qui a osé proclamer dans un canard (dont je tairais le nom de peur de te refiler des gaz pires que ceux que tu choppes avec tes haricots) que tu n'avais pas fait un seul bon film. Echauffe-toi l'ami, on compte sur toi ! Car si vis à vis de ce genre d'abrutis dieu pardonne... moi pas !
Malgré tout tu vas nous manquer Bambino.

A tous ceux qui désireraient profiter comme il se doit des œuvres du sieur Pedersoli je ne peux que recommander l'excellent blog d'Indianagilles, fan ultime de l'acteur et grand defenseur du cinéma italien. Allez y faire un tour, c'est une mine d'or !

http://indianagilles.blogspot.fr/

lundi 20 juin 2016

BRUNO MATTEI, ITINERAIRES BIS by David Didelot (Artus Films)


 
Le sujet avait déjà été abordé il y a quelques semaines dans la chronique du film Snuff Killer mais cette fois il n'est plus temps de parler au futur : le livre sur le truculent Bruno Mattei signé David Didelot est enfin disponible !
Et il est beau le pavé avec sa couverture rappelant celle de l'excellent ouvrage Joe D'Amato, le réalisateur fantôme de Sébastien Gayraud, sorti l'année dernière chez Artus. Incontournable fournisseur de galettes numériques tout aussi indispensables, l'éditeur provençal s'est lancé depuis quelques temps déjà dans l'impression de bouquins fleurant bon le bis transalpin et les lectures gerbeuses : Gore, Dissection d'une collection du même mister Didelot, 20 ans de westerns européens et Jess Franco ou les prospérités du bis d'Alain Petit... et dire que les objets sont magnifiques est un euphémisme !


David Didelot c'est le gars derrière Videotopsie, l'un des meilleurs fanzines au monde, mais c'est aussi l'un des plus grands spécialistes du cinéma Bis. On le retrouve ainsi dans les bonus DVD de films comme La Proie de l'Autostop, Deep Blood, Le Massacre des Morts-vivants, etc...
Fan de la première heure de Bruno Mattei il a sué sang et eau afin de rendre un hommage bien mérité au réalisateur, loin des quolibets et autres moqueries dont fit l'objet le bonhomme toute sa vie durant. Pour beaucoup Mattei est synonyme de nanars navrants, de longs-métrages indécents et pitoyables qui feraient couler des larmes de sang à tout spectateur normalement constitué. Virus Cannibale ? Une merdouille immonde caviardée de stock-shots minables ! Les Rats de Manhattan ? Un post-apo tardif miteux avec des rongeurs en peluche et des acteurs à chier ! Zombie 3 ? Un flingage pur et simple du travail entamé par un Lucio Fulci bien fatigué ! Robowar et Strike Commando ? De vulgaires copies au rabais tournées à la va-vite pour tromper les cinéphiles imprudents !
Que répondre à cela sinon que ceux qui balancent de telles idioties n'ont absolument rien compris à l'esprit du bis transalpin. Il serait mal venu de considérer tous ces titres comme des chefs d'œuvres mais regardez-les bien, ne sont-ils pas devenus cultes au fil du temps ?



Avec ces itinéraires bis David Didelot bannit le mot nanar et tente, à travers les quelques 450 pages que constituent son livre, de présenter Mattei pour ce qu'il était réellement, à savoir un artisan des plus complet, obsédé à l'idée de tourner en permanence, touchant à tous les genres du bis italien.
Le but ici n'est ni de glorifier ou de chercher à réhabiliter un genre bien particulier mais de démontrer que durant plus d'un demi-siècle celui qui signait souvent sous le pseudonyme de Vincent Dawn s'est évertué à offrir toujours plus d'œuvres totalement décomplexées, en marge des méga- productions américaines où le pognon coulait à flots pour pondre quantité de saloperies insipides. Insipide, ce mot-là le père Bruno il connait pas. Matez n'importe quelle réalisation de ce mec-là et mettez-moi au défi de ne pas trouver au moins une séquence marquante, un passage complètement dingue à l'image de ce troufion à la masse qui danse en tutu parmi des zombies affamés dans Virus Cannibale.
Bruno Mattei c'est un peu le monsieur loyal d'un gigantesque cirque cinématographique où l'horreur, le sexe et la violence côtoient le délire le plus absolu. Et tant pis pour ceux qui sont incapables d'avoir l'ouverture d'esprit nécessaire pour reconnaitre une telle chose. Ma main à couper que ces gars-là ne connaissent pas un dixième de la filmographie du sieur Dawn.


D'ailleurs, alors qu'il n'était même pas sorti, le bouquin reçut une volée de bois verts de la part d'esprits étroits qui jugeaient l'initiative complètement ridicule."N'y a-t-il pas d'autres réalisateurs à traiter que ce tâcheron de Mattei ?", "fétichisme adulescent", etc... croyez-moi je les ai lu en "direct live" ces propos, certains proférés par des personnes se disant "spécialisées" dans le 7ème art.
Et ces commentaires laissés sur les forums de sites consacrés au cinéma d'horreur : "Comment peut-on s'intéresser à un naze pareil ?? Ça me rend fou qu'on cultifie des nullités comme Mattei ou Franco (voire D'Amato) quand y'a tant de bons réals qui subissent l'oublie. Honteux !!!" (ben mets-toi au boulot mec, on n'attend plus que toi), "Je n'ai vu que deux films de Bruno Mattei, les deux "horror cannibal" (ou Mondo cannibale et Land of death). Deux bouses infâmes." (un intellectuel qui visiblement connait le sujet... sic !), "Mattei ?, Je comprends que l'on s'y intéresse, son "œuvre" est tellement mauvaise dans son ensemble, que ça laisse rêveur...on se demande comment peut-on faire des films aussi mauvais, et aussi comment peut-on durer dans une telle nazerie !", j'en passe et des meilleurs... Faites pas gaffe aux fautes d'orthographe, le texte de ces pisse-froids est reproduit tel quel; loin de moi l'idée de massacrer de telles proses. Ouaip, ça laisse rêveur tout ça comme dirait l'un de ces charmants gais-lurons....


Malgré ce déballage de méchanceté gratuite l'ouvrage a finalement pointé le bout de son nez en mai dernier, tout frais sorti du carton lors du dernier Bloody Week-end. Que vaut-il au final ce bouquin diabolique visiblement bien plus dangereux que le Necronomicon du père Ashley Williams ?
La réponse est simple : si vous avez aimé Joe D'Amato, le réalisateur fantôme alors vous adorerez Bruno Mattei, itinéraires Bis. Hormis la biographie complète du maestro, on y trouve un préface signé Monica Seller, des entretiens avec Antonio Tentori, dernier scénariste du bon Bruno, de la belle Yvette Yzon, des témoignages de Claudio Fragasso, Margit Evelyn Newton ou Geretta Geretta, des chroniques complètes de chaque film signé Mattei, la vidéographie française du gazier, des reproductions d'affiches et de photos à la pelle, etc.... N'en déplaise aux petits coquelets vaniteux le résultat est magnifique et vaut son pesant de cacahuètes. Et le pavé ne s'adresse pas qu'aux fans, loin de là, mais aussi aux curieux, à tous ceux désireux de sortir d'un certain formatage imposé par tous les "bien-pensants de la culture cinématographique".


Si vous aussi êtes intéressés par le petit monde loufoque de Bruno Mattei vous pouvez toujours attendre qu'il sorte dans vos bonnes crémeries ou le commander dés maintenant chez les copains d'Artus: http://www.artusfilms.com/livres/bruno-mattei-itineraires-bis-216

dimanche 12 juin 2016

BUNNY THE KILLER THING (2015)



Un groupe de jeunes finlandais très largement porté sur la chose décide d'aller passer le week-end dans un chalet perdu au milieu de nulle part. Rejoints par un trio d'anglais des plus douteux, ils sont très vite attaqués par une créature sanguinaire mi-homme mi-lapin au pénis surdimensionné.
Oui, bon, c'est un peu court comme résumé mais c'est largement suffisant. Pas la peine d'en dire plus.

"Koukou ! Céki ?"

"Heu... le lapin de Pâques ? Mais on est fin décembre ! Vous avez de l'avance !"

"Oué, j'remplace Papa Noël ! Hiark, hiark, hiark ! Tiens, j'ai un chti kado !"

"Oh, une buche glacée ! Fallait pas !"

Joonas Makkonen a t-il un sévère pète au casque ? Y'a de grandes chances. En 2011 le jeune réalisateur finlandais réalise un court-métrage intitulé Bunny The Killer Thing où un lapin queutard maousse costaud s'en prenait déjà à quatre djeuns automobilistes. Qu'avait donc pu consommer le bonhomme pour avoir l'idée complètement absurde de créer une telle créature ? Haute de six pieds, costume en fourrure ringard et stoukette à l'air de trente bons centimètres, l'hybride en question gambade joyeusement dans les montagnes enneigées en faisant tournoyer son appendice tel un Rocco Siffredi qui aurait un peu trop forcé sur le viagra et les stéroïdes. Son plat quotidien : les attributs masculins qu'il arrache à pleines dents et les foufounes en chaleur, véritable obsession qui semble lui dicter le peu de mots qu'il soit capable de prononcer. Tout le monde connait l'intense activité sexuelle d'un lapin. Alors imaginez qu'on en croise un avec un homme, seule autre créature sur terre qui soit assez conne pour réfléchir plus souvent avec sa bite qu'avec sa tête. Oui, ça fait peur hein ?

"- Objectif atteint dans 5... 4... 3... 2... 1....
- Aaaaaaarrrghhhhhhhhhhhhhh !!!!! Bordel, un futal tout neuf !!!!!!!!"

Quatre ans plus tard, Makkonen ressort son civet du congélo en accouchant cette fois-ci d'un long-métrage au titre éponyme. L'idée en elle-même n'est pas mauvaise. Le metteur en scène, rejoint par le scénariste tout aussi chtarbé Miika J. Norvanto, augmente le nombre de ses protagonistes, les isole dans un coin paumé en pleine montagne et leur balance au derche sa gloumoute libidineuse créée par un scientifique bien à la masse.
Le casting ressemble à celui de n'importe quel film pour ados décérébrés: une gonzesse qui porte un masque pour cacher son herpès, un mec qui ferait n'importe quoi pour se la taper, un barbu neuneu raciste et homophobe mais qui risque de virer de bord s'il force un peu trop sur la vodka, une blonde en chaleur qui ne supporte pas l'alcool, un gamin qui passe son temps à se pignoler sur la photo d'une de ses amies laquelle est visiblement lesbienne et souffrirait de légers troubles psychotiques, etc.... que du nice people qui, vous l'aurez remarqué, ne pense qu'à une seule et même chose : s'envoyer en l'air ! A cela viennent s'ajouter des tueurs/kidnappeurs à la charge d'un savant fou, deux flics un peu trop sûrs d'eux et trois anglo-saxons pas clairs du tout.

"- Nom mais tu vois ce que je vois ? J'en reviens pas, ce petit saligaud se secoue la nouille devant la photo de.... de.....
- Ha, ha, ha ! Le petit enfoiré ! Je savais que c'était un pervers mais alors là !"

"Heu... vous faites erreur les mecs, c'est pas ce que vous croyez... heuuuu... ah merdasse !"

Dans Bunny The Killer Thing tout tourne autour du cul. Quoi qu'il se passe, quoi qu'il arrive aux persos, le sujet revient en permanence sur la table, les quidams n'étant au final pas bien plus évolués que l'incroyable créature qui va les pourchasser pour leur exploser la rondelle.
L'intelligence du finlandais moyen se situerait-il en fin de compte au dessous de la ceinture ?
Pour répondre à cette question prenons l'exemple du premier de nos blaireaux à entrer en contact avec le Bunny. Pris en chasse, le gazier traverse des kilomètres de sous-bois pour sauver son arrière-train avant de trouver refuge dans un autre chalet paumé. Il entre pour s'y abriter et là, qu'y trouve-t'il ? Un mec torse-poil en train de faire la fiesta avec toute une tripotée de donzelles dénudées et peu farouches. Première réaction logique de notre fuyard ? Demander de l'aide ? Mais non, voyons ! Brancher une des filles bien sûr !  Tout comme notre mutant en rut, lequel, après avoir fièrement exhiber sa matraque, se jette illico sur la première poulette qui passe devant son missile à tête chercheuse (certaines scènes sont filmées comme si le pénis du monstre était muni d'une caméra). Du pur délire ! L'expression "avoir une bite à la place du cerveau" prend ici tout son sens.


A partir de là vu qu'il est impossible d'éprouver la moindre once d'empathie pour les protagonistes tellement ils sont demeurés, il ne nous reste plus qu'à attendre patiemment le moment où ils passeront à la casserole. Trois ou quatre d'entre eux sortiront quand même du lot, histoire d'avoir quelques survivants pour nous tenir en haleine jusqu'au final. Un final complètement débile qui répondra à cette question cruciale : pourquoi un savant fou s'amuserait-il à kidnapper des gens pour les transformer en lapins géants fornicateurs ?
Parce qu'il est fou ? Assurément. Mais pas seulement.

"- Hé Annuka, qu'est-ce que tu mates sur mon ordi ?
- Le blog de Tonton Jack. Y'a un article sur un lapin géant avec une teub de malade !
- Quoi ? Vindiou va falloir que je signale ça à Gougoule, c'est inadmissible de telles insanités. 
  Non mais t'as vu ces photos dégueulasses, je suis outré !
Allez, lâche ces conneries et viens faire la fiesta avec nous. Tiens d'ailleurs t'as pas chaud en soutif ?"

Pourvu d'un budget nettement plus conséquent que le court original, Bunny The Killer Thing ze movie conserve toutefois l'apparence originale du monstre en titre, à savoir un colosse coincé dans un costume de lapin ridicule qui nous rappelle le déguisement craignos que pourrait revêtir un père de famille pour égayer la fête d'anniversaire de son mioche ou le comique de service dans une soirée de réveillon. Pas vraiment handicapant pour le métrage puisque cela apporte une petite touche bien fendarde à un spectacle qui visiblement n'est pas là pour se prendre au sérieux.
Seul regret : que Makko le barjot n'ait pas gardé l'une des meilleures idées du court original, à savoir la capacité qu'a le monstre de contaminer n'importe quel autre animal et de le transformer à son tour en bipède à longue queue.

"- Tirez les gars ! Faut qu'on arrive à dérouler cette corde sinon vous pourrez jamais me tracter jusqu'à la prochaine pompe !
- Arrête Sara ! Je sais bien que t'as paumé tes lunettes mais je te répète que c'est pas une corde !
- Mais si, mais si ! Regardez j'ai déjà gagné 40 centimètres !"

Makkonen apporte un soin tout particulier à l'esthétique de son œuvre, la photographie est somptueuse et le réalisateur fou exploite au maximum les décors enneigés de son pays natal. Certains acteurs ont ainsi dû sacrément se peler les miches à gambader en sous-vêtements dans la poudreuse. Heureusement l'interprète du lapin, lui, est bien au chaud dans son costume en fourrure même si ses parties, soumises aux températures négatives, devaient être loin de ressembler à l'énorme prothèse qu'il a entre les jambes. Coté maquillages, effets gores et compagnie, là aussi rien à redire et comme le film semble se concentrer sur les services trois pièces il est normal que ce soit ceux-ci qui ramassent en priorité : émasculation avec les dents ou les mains, zigouigoui en érection qui perfore le pare-brise d'une voiture de flic avant d'être arraché à son propriétaire, etc.....
Autres victimes préférées du réal: les écureuils ! Ne me demandez pas pourquoi, c'est comme ça. Le père Joonas doit avoir la phobie de ces petits rongeurs pour les démastiquer à la pelle comme il le fait.

"- Ralentis mec sinon on va encore se manger une bestiole !
- Ouais, ben si je pouvais cartonner cet enfoiré de lapin pervers !"

SCCCHHPLAAAFFFFFFFFFF !
"Ouah le coup de bol, regarde je l'ai eu ! Je l'ai eu !!!!!"

"- Putain, les gens avaient raison, regarde-moi le braquemart dégueulasse qu'il se trimballe !
Ça en a pété le pare-brise !
- Heu.. je crois que tu fais erreur, il s'agit pas vraiment d'un lapin là !
- On s'en fout ! J'ai une vieille fourrure dans le coffre. Avec un peu de glu, tout le monde y verra que du feu !
- Tu l'as pris pour Cetelem le mecton ! Doit pas refourguer beaucoup de crédits à la consommation avec un gourdin pareil !"

Un lapin tueur et violeur, de jeunes obsédés complètement crétins qui ne pensent qu'à forniquer et se bourrer la gueule, des écureuils explosés, une ambiance bon enfant... tout semble réuni pour offrir un spectacle bien jouissif. Malheureusement, même si l'on ne s'ennuie pas une seconde, on se dit très vite que Bunny The Pineur Thing, avec son pitch complètement barré, ne va pas au fond des choses (sans mauvais jeu de mots).
En regardant le trailer on s'imagine tout de suite quelque chose de démentiel à base de viols à tire-larigot ou de meurtres bien cradingues; après tout les pays nordiques ne sont pas réputés pour faire dans la dentelle. Pas de bol, l'ami Bunny, comme vous pouvez le voir sur la photo un peu plus haut, bande sacrément mou et l'ensemble reste trop timide pour nous refiler une trique d'enfer. Nous ne sommes pas des pervers et nous ne nous attendons certes pas à visionner un porno zoophile mais quand même y'a un minimum ! Et puis le bodycount, pourtant très généreux, présente un sacré handicap : trop fréquemment il ne nous est pas permis de voir ce qu'il arrive réellement à certaines victimes; le comble pour un film d'horreur aussi amusant soit-il. Ouaip, pas de doute, c'est pas assez couillu et c'est fort dommage ! Faudrait peut-être lui faire grignoter du bois bandé à ce sale rongeur !

" Hé les mecs, venez voir ! Vince est tellement bourré qu'il a encore raté sa bouche en buvant une binouze !"

Bunny The Killer Thing est au final une bonne grosse comédie horrifique qui permet de passer un bon moment grâce à quelques séquences sacrément loufoques. Ce n'est pourtant pas lui qui va révolutionner le genre, son aspect un peut trop "propre sur soi" ne lui permettant pas de tenir toutes ses promesses. Mais mater un tel ofni ça change des navetons pour lobotomisés qu'on se farcit actuellement et rien que pour ça ce serait un crime que de le snober. En espérant que Makkonen et Norvanto retiennent la leçon pour une hypothétique suite comme le laisse présager les dernières images du métrage. Pour info ne ratez pas la séquence post-générique finale, laquelle révèle le destin du petit branleur amoureux de la lesbienne.


Lien DVD Rip vostfr par la Team Tamère (un grand merci à Petertaste pour m'avoir permis de découvrir ce truc) :

https://1fichier.com/?0b43ol7qkf

Et n'hésitez pas à aller faire un tour sur Youteub pour mater le court original.

TRAILER
video