samedi 23 janvier 2016

ATTACK OF THE BEAST CREATURES (1985)


Mai 1920 dans l'Atlantique Nord. Suite au naufrage d'un cargo, une poignée d'abrutis.... heu, de rescapés... échoue sur une ile déserte. S’improvisant candidats de Koh-Lanta avant l'heure, ils décident d'unir leurs forces pour survivre et se mettent immédiatement à la recherche d'eau et de nourriture sans se douter une seule seconde que ce sont eux qui vont servir de casse-croutes à une tribu de petites créatures à la peau rouge particulièrement hargneuses. 

 "- Regardez comme c'est magnifique ! 
Nous sommes en train d'assister à une cérémonie tribale en hommage à la déesse Goudoudou, 
une divinité pacifique vénérée par certaines tribus du Groenland.
- Oh capitaine, qu'est-ce que vous êtes intelligent !
- Taisez-vous vilaine et profitez de cet instant magique ! Écoutez ce chant apaisant !"

 "♫Agadoudoudou pousslabananémoulkafé ! Agadoudoudou onvabientotousslébouffé ♪ !"

Attention chers amis, le film que nous allons aborder ce jour est probablement celui qui justifie le mieux cette appellation de "Curious Goods" que j'avais choisie au moment de créer ce blog. Un véritable OFNI dont je ne connaissais même pas l'existence il y encore quelques semaines et qui m'a été recommandé par Monsieur Damien Granger en personne suite à une petite chronique qu'il avait rédigée pour son fameux bouquin B-Movies Posters. Je n'ai qu'une seule chose à dire : Merci Damien ! Tu m'as fait découvrir un véritable petit bijou que je ne suis pas prêt d'oublier !

 "- Mais bordel, c'est quoi ce plan de merde Robert ? Où t'as appris à tenir une caméra ?
Je me demande bien pourquoi je te paie ?
- Ben justement tu me paies pas Mike. 
Mais attends c'est normal, tu vas voir y'a un autre mec qui va entrer et alors le plan sera nickel."

"- Putain non mais sérieux, tu te fous de moi là ! 
Ça t'arracherait la gueule de cadrer plus large ?
- Oh hé, t'es jamais content ! "

Commençons par l'ouverture qui a de quoi calmer les plus courageux : avec un cadrage des plus approximatifs et une musique répétitive capable de vous faire imploser les tympans en moins de dix secondes (la même durant tout le film alors accrochez-vous), on assiste au naufrage d'une dizaine d'hommes et de femmes sur une plage déserte après qu'ils aient tenté de se repêcher les uns les autres durant le générique d'ouverture, le tout dans une flotte logiquement à même de rectifier le plus courageux des Di Caprio (on n'est pas loin du Groenland parait-il).
Bref, après quelques minutes passées sur un canot de sauvetage les voilà qui débarquent sur une ile tropicale.
Sachant que l'ensemble doit normalement se dérouler dans l'atlantique nord, plusieurs possibilités s'offrent alors à nous :
a) le réalisateur a une connaissance en géographie plus qu'approximative.
b) le capitaine du bateau avait comme fâcheuse habitude de picoler pendant le service et a méchamment dévié.
c) nos héros ont basculé dans une dimension alternative et nous font un pré-Lost du plus bel effet (Ah ah ! Je savais que J.J. Abrams n'était qu'un vil copieur !)
d) tout le monde s'en branle complètement.
La bonne réponse est d) tout le monde s'en branle complètement, un peu à l'image de cette scène terrifiante où nos joyeux naufragés abandonnent sans pitié et sans inquiétude l'un de leurs comparses à l'agonie sur le sable parce qu'il ont décidé d'aller chercher à boire et à manger au cœur de la forêt environnante.

 "- Oh mon dieu ! Le pauvre est sacrément amoché, il va lui falloir des soins au plus vite.
- Ouais t'as raison Bob, faut vite lui dégotter un toubib !"

 "- Mais avant on va bouffer un morceau ?
- Oui je la saute, j'ai vu un lièvre filer par là-bas.
- Et pour machin là ?
- T'inquiète, on lui amènera les restes."

Car il faut bien dire qu'à l'instar du Bear Grylls de Man vs. Wild nos rescapés ne pensent qu'à une chose : bouffer en permanence !
Limite obsessionnelle, cette volonté permanente de trouver à grailler est quasi-omniprésente tout au long du métrage.
Machin est en train de claquer sur la plage ? Rien à foutre, on a la dalle.
Trucmuche et bidule sont morts dans d'horribles souffrances et on risque de suivre le même chemin ? On s'en fout, faut vite débusquer de quoi préparer le repas de ce soir !
Dés lors on se farcit de longues randonnées dans les bois à la recherche de baies, de bestioles à boulotter ou de flotte, le tout agrémenté de dialogues bien gratinés :
" Hmmmm... elles sont bonnes ces baies ! "
- Attendez très cher, prenez ma chaussure pour en cueillir plus.
- Oui mais ne prenez que les noires, les autres ne sont pas mures."

 "- Êtes-vous bien certain que ce soient des baies, très cher ?
- Celles à terre près du terrier de lapin ?
Surement puisque j'ai vu Bear Grylls en manger dans une de ses dernières émissions.
Parait que c'est plein de protéines.
- Je vous rappelle que nous sommes en 1920 alors cessez de dire des âneries. C'est de la merde de lapin et puis c'est tout !
- Ah vous, tout de suite....."

Et ce n'est que la partie visible de l'iceberg car la matière grise de nos comparses semble avoir également sombré corps et biens avec leur moyen de transport initial. Face à des situations qui s’avéreraient vite cauchemardesques pour n'importe quelle personne normalement constituée, ces derniers ont des réactions incompréhensibles.
Aussi quand le premier d'entre eux connait une mort atroce et douloureuse en plongeant dans une rivière acide, la première réplique que l'on entend est celle-ci : "Il va falloir dorénavant faire attention à ce que l'on boit et ce que l'on mange". Heu... j'te rappelle que ton copain est actuellement réduit à l'état de pizza margherita mon pote ! Ah bon, c'est pas grave ? Y'aura plus à bouffer pour les autres ? Ben si tu le dis...
Tout comme cette fameuse scène où deux blaireaux retrouvent leur pote lâchement abandonné sur la plage et dont il ne reste plus qu'un squelette proprement nettoyé. Vous croyez qu'ils seraient émus ou horrifiés par une telle boucherie ? Ben non, leur principale préoccupation c'est de savoir comment le pauvre gars a fait pour être dévoré aussi vite. Eh oui, bande de buses, si vous l'aviez pas laissé derrière vous à moitié clamsé il ne serait pas dans cet état !

 Schmokeondewateurgloubouloubbouloubbbb !!!!!!!

 "Ah qu'il est con ce Phil ! Chanter Smoke on the Water la tête dans l'eau... y'a que lui pour faire ça.
Et il arrive même à faire de la fumée. Quel boute-en-train !"

Yep, ça ne vole pas bien haut et, exception faite d'un certain Morgan destiné d'avance à être le gros con de service, aucun des protagonistes ne possède de réelle consistance, tous sont plus fades et plus cons les uns que les autres d'où un sentiment "je m'en foutiste" de notre part quand ils vont commencer à gentiment se faire démastiquer. Ne passons pas par quatre chemins : Attack of The Beast Creatures souffre d'un amateurisme impressionnant, tant au niveau de la réalisation en elle-même que du jeu des acteurs. Acteurs qui n'en sont pas vraiment puisque hormis leur apparition dans la merveille qui nous intéresse aucun d'eux n'a jamais plus remis les pieds sur un plateau de tournage (croyez-moi j'ai vérifié chacun de leur profil sur IMDB).
Le metteur en scène Michael Stanley a très certainement embauché une bande de potes pour tourner dans son film. Vu que le bonhomme lui-même n'a par la suite plus rien fait de bien folichon on se dit que cette première expérience derrière la caméra n'était rien d'autre que l'envie de s'amuser entre potes et de pondre un long-métrage qui montrerait aux yeux de tous l'amour inconsidéré qu'ils éprouvaient pour le cinéma fantastique.
Eh oui, tout ici transpire l'enthousiasme ! On n'a pas de talent, pas de pognon mais on a des idées et ça, ça vaut bien tous les Paranormal Activity du monde. Heu... non en fait ça vaut largement plus. Dans Paranal Activity (y' pas d'erreur de frappe, quand on mate un des opus de cette franchise on a toujours l'impression de se faire emmancher avec un balai à chiotte en poils de Razorback) on fait bouger quelques portes pour nous faire croire que le danger est tout près alors que dans L'Attaque des Créatures Bestioles le danger en question est bien visible. Et quel danger bordel de merde !

 Wazaaaaa Wagadougou Waaaaahhhh !!!!!

 "- Nom de dieu ! Un écureuil enragé qui se prend pour Diana Ross !
- Mais oui, mais oui monsieur Morgan ! Diana Ross en 1920....
Elles vous réussissent pas les baies sauvages !"

Imaginez la poupée vaudou de La Trilogie de la Terreur de Dan Curtis qui aurait un peu trop forcé sur le gros rouge et les stéroïdes et qui aurait copulé sauvagement avec celle du Ragdoll de Ted Nicolaou (une prod Band de la dernière décennie). Résultat: toute une progéniture de petites teignes à la peau rouge vif, aux yeux phosphorescents, parées d'une longue tignasse noire et d'une mâchoire digne de celle d'un piranha. Vénérant une idole de bois, gueulant comme un chat en chaleur, sprintant plus vite que Flash (même couleur d'ailleurs), tombant des arbres à l'improviste comme un écureuil toxico afin de vous arracher la gorge, chacun de ces rase-mottes est une véritable machine à tuer. C'est à se demander si ces créatures ne seraient pas les plus originales et les plus improbables qu'il nous ait été donné de voir depuis longtemps. En plus elles sont pas si connes que ça puisqu'elles coordonnent chacune de leurs attaques et sont animées d'un esprit de groupe plutôt impressionnant.

 "Ouahlala, ouahlala, makoikejevoi ?"

 "Ouahlépoto, matémoilacougare ! Ouhalala, apoillaviok ! Apoiilllll !!!!"

 "- Ougadada oussa oussalacougare ? Ouputindeputin ! Preums preums !
- Kasstoadlà, cémoikilévu ! Cémoi cémoi ougah !
- Agadagada ! 'Kulé ! 'Kuléva !"

Leur aspect kitchissime les faisant passer pour de simples figurines en plastique ou des marionnettes tenues à bout de bras ne les rend que plus attachantes. Ah ils ont dû bien se fendre la gueule pendant les scènes d'attaques tous nos pseudo-comédiens ! Difficile de garder son sérieux quand on vous balance en pleine poire, caché dans les buissons, des dizaines de poupées sensées sortir de nulle part pour vous boulotter.
Et Stanley-la-débrouille a trouvé la solution parfaite pour masquer le manque de mobilité de ces monstres : il les accroche aux fringues de son casting, demande à celui-ci de gesticuler dans tous les sens tout en braillant au maximum et filme soit dans la pénombre soit à la manière d'un alcoolo atteint de Parkinson. Ni vu ni connu j't'embrouille, la panique est totale et on y croit... ou presque !

 "- Vas-y coco, tu fais comme si tu dansais le twist. Move your body buddy !
- Non mais arrête, personne va y croire Mike !
- Tais-toi insolent, c'est moi le réalisateur. Et je te dis qu'on va casser la baraque ! Alors bouge ! "

D'un autre coté le film affiche quand même quelques effets gore du plus bel effet à l'image de cette fameuse scène dans la rivière d'acide ou un homme voit son visage fondre littéralement sous l'effet néfaste du liquide, ou encore ses plans rapprochés où l'un de nos pygmées écarlates se délecte de morceaux de barbaque prélevés à même la jambe du pénible Morgan.
Dans l'ensemble le rythme est assez soutenu. Dés leur apparition, les vilains gnomes ne cesseront de traquer sans relâche les protagonistes, ne leur laissant aucun répit, prétexte pour enchainer les scènes d'attaques et régulariser le bodycount imposé par le cahier des charges.
Un fois lancé le premier assaut, fini de se balader en cherchant à grailler, il est l'heure de prendre la poudre d'escampette et ce le plus vite possible. Les naufragés s'en sortiront-ils tous sans perdre une partie de leur anatomie ? Tiendront-ils assez longtemps sans chopper une chiasse carabinée à force de bouffer des baies ? Le moustachu de service parviendra-t-il à s'envoyer l'une des donzelles avant que les lutins ne lui passent sur le corps ?
Un tel suspense ne peut pas vous laisser de marbre et il vous faudra vous ruer sur le film pour connaitre les réponses à toutes ces questions, on ne va pas quand même pas tout vous raconter.

 "- Non mais regarde-moi la coupe de cheveux ridicule de ce machin ! Hallucinant !
C'est votre grande-mère aveugle qui vous coiffe. Mdr !
- Heu tu devrais peut-être pas te moquer d'elle...."

 " Koi cheveurdicule ? Koi ? Moa bokomtou ! Moakoiffé par Dijizairinne ! 
Lui granmasterkoiffetout ! Toakonnasse ! Toapacroirmoa ? Toamatégénérik !"

 "- Toaavoirpreuve ? Toapaskonassemintenan ? Toarigolemoin ? Gadagoudoudou !
- Ouais ben, j'y emmènerai même pas mon chien chez ton DJ coiffure !"

" Ouahgadougoudoudou !!!!!Toapamokémasterdijikoifftout ! Agh moaskalpétoa!"

Si vous êtes savez fermer les yeux sur l'aspect fauché de certaines œuvres, si pour vous l'entrain et l'enthousiasme que peut porter une équipe de tournage prévaudra toujours sur le budget accordé à un film et si vous aimez les poupées en plastique furibondes et vicelardes alors Attack of The Beast Creatures est pour vous.

"Arrghhh ! Ah les salopes, elles m'ont eu !"

"- Heu.. non gros, c'est pas elles, t'as trébuché tout seul comme une grosse buse sur une branche.
Mais t'inquiète, je vais te remonter le moral en te montrant des jaquettes vidéo de notre film.
- Hiarffff.... rien à foutre de tes jaquettes de m......"

"Alors tu vois, là c'est une cover US que j'ai un peu trop laissée au soleil. Sympa non ?"

"Et là, une cover teutonne qui n'hésite pas à en faire trop. Elle déchire, pas vrai ?
Hé gros ! Tu pourrais arrêter de te plaindre et me prêter un peu d'attention.
Ah vindieu, essayez d'être sympa après ça ! Pfff ! Allez, démerde-toi, j'vais cueillir des baies, j'ai la dalle."

27 commentaires:

  1. que dire ? Oeuvrette séléctionnée avec finesse pour son côté Z ! D'autant plus que nous ne la connaissions guère que par un visuel dans les notules lunaires d'un vieux Mad Movies !

    Présentation inspirée et fun, comme à ton habitude, bien que montrer ces horrible créaturettes casse un peu la baraque !

    En tout cas, bravo !!!

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    1. Merci. Pour les bestioles rassure-toi, j'avais hésité à faire un gif les montrant en train de détaler dans la pampa mais j'ai préféré laissé la surprise pour le spectateur.Crois-moi les photos sont bien en deçà du fun que procure ces sales gnomes en pleine action. ;)

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  2. En voila une curiosité !

    Merci beaucoup

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  3. Encore une fois merci Oncle Jack ! Ca fait plaisir de voir de tels inédits 80's apparaîtrent chez nous (de manière non officielle malheureusement). Tu es sans conteste mon blog référence en matière de vostf, les autres se concentrant surtout sur de péloches trop récentes à mon goût.

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  4. roooooooooooooo putain, il n'y a que toi ( et moi ;-) ) pour sortir des improbables de ce gabarit, soit béni mon ami .............. les découvertes Z ont encore de beaux jours devant elles .....

    Un tout grand merci oncle Jack .

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    1. De rien, il serait dommage que des trucs pareils tombent dans l'oubli.

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    2. découvertes "Z" ........
      Un jour viendra où il faudra réinventer un alphabet dédié à un genre "au-delà du Z et beaucoup plus loin encore". Double merci, pour le film et la présentation.

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  5. Ah chouette, merci pour ces nouvelles bestioles inconnues et apparemment un poil teigneuses.Une zéderie comme on aime cela ne pouvait que se trouver ici. Bravo et encore merci.

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  6. "Une île tropicale sachant que l'ensemble doit normalement se dérouler dans l'atlantique nord "
    Et alors il y a bien la jungle à calais !!!!
    Là les pygmées font plus penser à des carottes tueuses rastas....certainement la rivière d'acide qui leur à cuit la tronche et les a fait rétrécir ?
    Bref ça sent bon l'aventure genre "eaux sauvages" aux pays des craignos poupées cannibales.
    Je savais qu'il existait mais je pensais pas pouvoir le voir un jour ?
    Voilà qui va changer des films idiots qui se prennent au sérieux alors qu'il ne sont que sérieusement chiant^^
    Merci pour ce folklore tropical à deux balles

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  7. trop fort! jamais vu! merci pour l'exclue!!!

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  8. Quels sauvages! C'est la super classe merci! Vive le Z.

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  9. oula du mega lourd oncle jack! du nanar puissance 1000 comme on le aimes!!!

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  10. merci pour cette decouverte!!!

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  11. Merci, je sens que je vais bien m'amuser devant ça.

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  12. Je ne connaissais pas ce film mais visiblement ça vaut son pesant de cacahouètes. Merci pour la découverte. Je le note sur ma liste !

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  13. Merci uncle jack pour ce film sortis de l'abysse et pour toutes tes trads sur les autres blog.

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  14. Merci pour cette belle petite rareté traduite par tes soins. Effectivement, c'est du lourd !

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  15. Merci Beaucoup pour ton taf Oncle Jack !
    La trad est très bonne, je me suis régalée devant ce film.
    Une belle découverte complètement malade et décomplexé... à la limite d'une production "Troma" !
    Un film culte pour ma part !-) Thanks

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  16. Merci pour ton travail,cet opus serait sans ton intervention resté à tout jamais sur cette ile déserte !

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  17. j'aurais bien aimé voir ces petites marionettes en action aussi, mais le lien est mort.. :(

    est-ce qu'un ré-up serait possible? merci a l'avance

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  18. Bonjour,
    j'adorerais voir ce film, un reup est-il envisageable?

    Merci d'avance!

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