samedi 23 janvier 2016

ATTACK OF THE BEAST CREATURES (1985)


Mai 1920 dans l'Atlantique Nord. Suite au naufrage d'un cargo, une poignée d'abrutis.... heu, de rescapés... échoue sur une ile déserte. S’improvisant candidats de Koh-Lanta avant l'heure, ils décident d'unir leurs forces pour survivre et se mettent immédiatement à la recherche d'eau et de nourriture sans se douter une seule seconde que ce sont eux qui vont servir de casse-croutes à une tribu de petites créatures à la peau rouge particulièrement hargneuses. 

 "- Regardez comme c'est magnifique ! 
Nous sommes en train d'assister à une cérémonie tribale en hommage à la déesse Goudoudou, 
une divinité pacifique vénérée par certaines tribus du Groenland.
- Oh capitaine, qu'est-ce que vous êtes intelligent !
- Taisez-vous vilaine et profitez de cet instant magique ! Écoutez ce chant apaisant !"

 "♫Agadoudoudou pousslabananémoulkafé ! Agadoudoudou onvabientotousslébouffé ♪ !"

Attention chers amis, le film que nous allons aborder ce jour est probablement celui qui justifie le mieux cette appellation de "Curious Goods" que j'avais choisie au moment de créer ce blog. Un véritable OFNI dont je ne connaissais même pas l'existence il y encore quelques semaines et qui m'a été recommandé par Monsieur Damien Granger en personne suite à une petite chronique qu'il avait rédigée pour son fameux bouquin B-Movies Posters. Je n'ai qu'une seule chose à dire : Merci Damien ! Tu m'as fait découvrir un véritable petit bijou que je ne suis pas prêt d'oublier !

 "- Mais bordel, c'est quoi ce plan de merde Robert ? Où t'as appris à tenir une caméra ?
Je me demande bien pourquoi je te paie ?
- Ben justement tu me paies pas Mike. 
Mais attends c'est normal, tu vas voir y'a un autre mec qui va entrer et alors le plan sera nickel."

"- Putain non mais sérieux, tu te fous de moi là ! 
Ça t'arracherait la gueule de cadrer plus large ?
- Oh hé, t'es jamais content ! "

Commençons par l'ouverture qui a de quoi calmer les plus courageux : avec un cadrage des plus approximatifs et une musique répétitive capable de vous faire imploser les tympans en moins de dix secondes (la même durant tout le film alors accrochez-vous), on assiste au naufrage d'une dizaine d'hommes et de femmes sur une plage déserte après qu'ils aient tenté de se repêcher les uns les autres durant le générique d'ouverture, le tout dans une flotte logiquement à même de rectifier le plus courageux des Di Caprio (on n'est pas loin du Groenland parait-il).
Bref, après quelques minutes passées sur un canot de sauvetage les voilà qui débarquent sur une ile tropicale.
Sachant que l'ensemble doit normalement se dérouler dans l'atlantique nord, plusieurs possibilités s'offrent alors à nous :
a) le réalisateur a une connaissance en géographie plus qu'approximative.
b) le capitaine du bateau avait comme fâcheuse habitude de picoler pendant le service et a méchamment dévié.
c) nos héros ont basculé dans une dimension alternative et nous font un pré-Lost du plus bel effet (Ah ah ! Je savais que J.J. Abrams n'était qu'un vil copieur !)
d) tout le monde s'en branle complètement.
La bonne réponse est d) tout le monde s'en branle complètement, un peu à l'image de cette scène terrifiante où nos joyeux naufragés abandonnent sans pitié et sans inquiétude l'un de leurs comparses à l'agonie sur le sable parce qu'il ont décidé d'aller chercher à boire et à manger au cœur de la forêt environnante.

 "- Oh mon dieu ! Le pauvre est sacrément amoché, il va lui falloir des soins au plus vite.
- Ouais t'as raison Bob, faut vite lui dégotter un toubib !"

 "- Mais avant on va bouffer un morceau ?
- Oui je la saute, j'ai vu un lièvre filer par là-bas.
- Et pour machin là ?
- T'inquiète, on lui amènera les restes."

Car il faut bien dire qu'à l'instar du Bear Grylls de Man vs. Wild nos rescapés ne pensent qu'à une chose : bouffer en permanence !
Limite obsessionnelle, cette volonté permanente de trouver à grailler est quasi-omniprésente tout au long du métrage.
Machin est en train de claquer sur la plage ? Rien à foutre, on a la dalle.
Trucmuche et bidule sont morts dans d'horribles souffrances et on risque de suivre le même chemin ? On s'en fout, faut vite débusquer de quoi préparer le repas de ce soir !
Dés lors on se farcit de longues randonnées dans les bois à la recherche de baies, de bestioles à boulotter ou de flotte, le tout agrémenté de dialogues bien gratinés :
" Hmmmm... elles sont bonnes ces baies ! "
- Attendez très cher, prenez ma chaussure pour en cueillir plus.
- Oui mais ne prenez que les noires, les autres ne sont pas mures."

 "- Êtes-vous bien certain que ce soient des baies, très cher ?
- Celles à terre près du terrier de lapin ?
Surement puisque j'ai vu Bear Grylls en manger dans une de ses dernières émissions.
Parait que c'est plein de protéines.
- Je vous rappelle que nous sommes en 1920 alors cessez de dire des âneries. C'est de la merde de lapin et puis c'est tout !
- Ah vous, tout de suite....."

Et ce n'est que la partie visible de l'iceberg car la matière grise de nos comparses semble avoir également sombré corps et biens avec leur moyen de transport initial. Face à des situations qui s’avéreraient vite cauchemardesques pour n'importe quelle personne normalement constituée, ces derniers ont des réactions incompréhensibles.
Aussi quand le premier d'entre eux connait une mort atroce et douloureuse en plongeant dans une rivière acide, la première réplique que l'on entend est celle-ci : "Il va falloir dorénavant faire attention à ce que l'on boit et ce que l'on mange". Heu... j'te rappelle que ton copain est actuellement réduit à l'état de pizza margherita mon pote ! Ah bon, c'est pas grave ? Y'aura plus à bouffer pour les autres ? Ben si tu le dis...
Tout comme cette fameuse scène où deux blaireaux retrouvent leur pote lâchement abandonné sur la plage et dont il ne reste plus qu'un squelette proprement nettoyé. Vous croyez qu'ils seraient émus ou horrifiés par une telle boucherie ? Ben non, leur principale préoccupation c'est de savoir comment le pauvre gars a fait pour être dévoré aussi vite. Eh oui, bande de buses, si vous l'aviez pas laissé derrière vous à moitié clamsé il ne serait pas dans cet état !

 Schmokeondewateurgloubouloubbouloubbbb !!!!!!!

 "Ah qu'il est con ce Phil ! Chanter Smoke on the Water la tête dans l'eau... y'a que lui pour faire ça.
Et il arrive même à faire de la fumée. Quel boute-en-train !"

Yep, ça ne vole pas bien haut et, exception faite d'un certain Morgan destiné d'avance à être le gros con de service, aucun des protagonistes ne possède de réelle consistance, tous sont plus fades et plus cons les uns que les autres d'où un sentiment "je m'en foutiste" de notre part quand ils vont commencer à gentiment se faire démastiquer. Ne passons pas par quatre chemins : Attack of The Beast Creatures souffre d'un amateurisme impressionnant, tant au niveau de la réalisation en elle-même que du jeu des acteurs. Acteurs qui n'en sont pas vraiment puisque hormis leur apparition dans la merveille qui nous intéresse aucun d'eux n'a jamais plus remis les pieds sur un plateau de tournage (croyez-moi j'ai vérifié chacun de leur profil sur IMDB).
Le metteur en scène Michael Stanley a très certainement embauché une bande de potes pour tourner dans son film. Vu que le bonhomme lui-même n'a par la suite plus rien fait de bien folichon on se dit que cette première expérience derrière la caméra n'était rien d'autre que l'envie de s'amuser entre potes et de pondre un long-métrage qui montrerait aux yeux de tous l'amour inconsidéré qu'ils éprouvaient pour le cinéma fantastique.
Eh oui, tout ici transpire l'enthousiasme ! On n'a pas de talent, pas de pognon mais on a des idées et ça, ça vaut bien tous les Paranormal Activity du monde. Heu... non en fait ça vaut largement plus. Dans Paranal Activity (y' pas d'erreur de frappe, quand on mate un des opus de cette franchise on a toujours l'impression de se faire emmancher avec un balai à chiotte en poils de Razorback) on fait bouger quelques portes pour nous faire croire que le danger est tout près alors que dans L'Attaque des Créatures Bestioles le danger en question est bien visible. Et quel danger bordel de merde !

 Wazaaaaa Wagadougou Waaaaahhhh !!!!!

 "- Nom de dieu ! Un écureuil enragé qui se prend pour Diana Ross !
- Mais oui, mais oui monsieur Morgan ! Diana Ross en 1920....
Elles vous réussissent pas les baies sauvages !"

Imaginez la poupée vaudou de La Trilogie de la Terreur de Dan Curtis qui aurait un peu trop forcé sur le gros rouge et les stéroïdes et qui aurait copulé sauvagement avec celle du Ragdoll de Ted Nicolaou (une prod Band de la dernière décennie). Résultat: toute une progéniture de petites teignes à la peau rouge vif, aux yeux phosphorescents, parées d'une longue tignasse noire et d'une mâchoire digne de celle d'un piranha. Vénérant une idole de bois, gueulant comme un chat en chaleur, sprintant plus vite que Flash (même couleur d'ailleurs), tombant des arbres à l'improviste comme un écureuil toxico afin de vous arracher la gorge, chacun de ces rase-mottes est une véritable machine à tuer. C'est à se demander si ces créatures ne seraient pas les plus originales et les plus improbables qu'il nous ait été donné de voir depuis longtemps. En plus elles sont pas si connes que ça puisqu'elles coordonnent chacune de leurs attaques et sont animées d'un esprit de groupe plutôt impressionnant.

 "Ouahlala, ouahlala, makoikejevoi ?"

 "Ouahlépoto, matémoilacougare ! Ouhalala, apoillaviok ! Apoiilllll !!!!"

 "- Ougadada oussa oussalacougare ? Ouputindeputin ! Preums preums !
- Kasstoadlà, cémoikilévu ! Cémoi cémoi ougah !
- Agadagada ! 'Kulé ! 'Kuléva !"

Leur aspect kitchissime les faisant passer pour de simples figurines en plastique ou des marionnettes tenues à bout de bras ne les rend que plus attachantes. Ah ils ont dû bien se fendre la gueule pendant les scènes d'attaques tous nos pseudo-comédiens ! Difficile de garder son sérieux quand on vous balance en pleine poire, caché dans les buissons, des dizaines de poupées sensées sortir de nulle part pour vous boulotter.
Et Stanley-la-débrouille a trouvé la solution parfaite pour masquer le manque de mobilité de ces monstres : il les accroche aux fringues de son casting, demande à celui-ci de gesticuler dans tous les sens tout en braillant au maximum et filme soit dans la pénombre soit à la manière d'un alcoolo atteint de Parkinson. Ni vu ni connu j't'embrouille, la panique est totale et on y croit... ou presque !

 "- Vas-y coco, tu fais comme si tu dansais le twist. Move your body buddy !
- Non mais arrête, personne va y croire Mike !
- Tais-toi insolent, c'est moi le réalisateur. Et je te dis qu'on va casser la baraque ! Alors bouge ! "

D'un autre coté le film affiche quand même quelques effets gore du plus bel effet à l'image de cette fameuse scène dans la rivière d'acide ou un homme voit son visage fondre littéralement sous l'effet néfaste du liquide, ou encore ses plans rapprochés où l'un de nos pygmées écarlates se délecte de morceaux de barbaque prélevés à même la jambe du pénible Morgan.
Dans l'ensemble le rythme est assez soutenu. Dés leur apparition, les vilains gnomes ne cesseront de traquer sans relâche les protagonistes, ne leur laissant aucun répit, prétexte pour enchainer les scènes d'attaques et régulariser le bodycount imposé par le cahier des charges.
Un fois lancé le premier assaut, fini de se balader en cherchant à grailler, il est l'heure de prendre la poudre d'escampette et ce le plus vite possible. Les naufragés s'en sortiront-ils tous sans perdre une partie de leur anatomie ? Tiendront-ils assez longtemps sans chopper une chiasse carabinée à force de bouffer des baies ? Le moustachu de service parviendra-t-il à s'envoyer l'une des donzelles avant que les lutins ne lui passent sur le corps ?
Un tel suspense ne peut pas vous laisser de marbre et il vous faudra vous ruer sur le film pour connaitre les réponses à toutes ces questions, on ne va pas quand même pas tout vous raconter.

 "- Non mais regarde-moi la coupe de cheveux ridicule de ce machin ! Hallucinant !
C'est votre grande-mère aveugle qui vous coiffe. Mdr !
- Heu tu devrais peut-être pas te moquer d'elle...."

 " Koi cheveurdicule ? Koi ? Moa bokomtou ! Moakoiffé par Dijizairinne ! 
Lui granmasterkoiffetout ! Toakonnasse ! Toapacroirmoa ? Toamatégénérik !"

 "- Toaavoirpreuve ? Toapaskonassemintenan ? Toarigolemoin ? Gadagoudoudou !
- Ouais ben, j'y emmènerai même pas mon chien chez ton DJ coiffure !"

" Ouahgadougoudoudou !!!!!Toapamokémasterdijikoifftout ! Agh moaskalpétoa!"

Si vous êtes savez fermer les yeux sur l'aspect fauché de certaines œuvres, si pour vous l'entrain et l'enthousiasme que peut porter une équipe de tournage prévaudra toujours sur le budget accordé à un film et si vous aimez les poupées en plastique furibondes et vicelardes alors Attack of The Beast Creatures est pour vous.
La seule version existante sur le web provient d'une VHS rippée et l'image n'est au final pas si dégueulasse que ça. J'y ai ajouté quelques sous-titres faits maison qui, vous comprendrez pourquoi, ne m'ont pas pris plus de trois heures à mettre en boite.
Et je vous sers le tout via le lien ci-dessous. Savourez donc, vous m'en direz des nouvelles.

Film :
https://1fichier.com/?39rf4k760r

Srt:
 https://1fichier.com/?daxmzgf4qi


"Arrghhh ! Ah les salopes, elles m'ont eu !"

"- Heu.. non gros, c'est pas elles, t'as trébuché tout seul comme une grosse buse sur une branche.
Mais t'inquiète, je vais te remonter le moral en te montrant des jaquettes vidéo de notre film.
- Hiarffff.... rien à foutre de tes jaquettes de m......"

"Alors tu vois, là c'est une cover US que j'ai un peu trop laissée au soleil. Sympa non ?"

"Et là, une cover teutonne qui n'hésite pas à en faire trop. Elle déchire, pas vrai ?
Hé gros ! Tu pourrais arrêter de te plaindre et me prêter un peu d'attention.
Ah vindieu, essayez d'être sympa après ça ! Pfff ! Allez, démerde-toi, j'vais cueillir des baies, j'ai la dalle."

vendredi 15 janvier 2016

B-Movies Posters Volume 1


Pour le coup je n'ai même pas besoin de me casser le baigneur à vous parler de cet ouvrage signé "Big Dam Granger" puisque mon complice de la Toxic Crypt le fait pour moi.
Il vous reste quelques écus de vos étrennes ? Vous en avez marre d'une certaine presse spécialisée trop sérieuse à votre gout ?
Vous voulez en prendre plein les mirettes avec les plus belles affiches du genre tout en vous informant sur tel ou tel chef d’œuvre méconnu voire oublié ?
Alors le bouquin du sieur Damien vous fera grimper au rideau.
Et si l'article du copain Rigs ne vous a pas convaincu alors on ne peut plus rien pour vous.

http://www.toxiccrypt.fr/?p=7736

Et pour passer à la caisse c'est par là :
https://fr.ulule.com/b-movie/

lundi 11 janvier 2016

REST IN PEACE BOOOOOYYYYY !!!!



9 janvier 2016. Encore une triste date pour nous autres, amateurs de cinéma fantastique, Angus Scrimm disparait à l’âge plus que vénérable de 89 ans.
D'abord cantonné à des seconds rôles, cet immense acteur (1,93 m quand même) devint du jour au lendemain une figue emblématique du petit monde de l'horreur en interprétant le Tall Man, croque-mort diabolique et à première vue indestructible du film Phantasm réalisé par Don Coscarelli en 1979.
Un véritable bad-guy, aussi célèbre que ses copains Jason, Freddy et Michael Myers. Un boogeyman mystérieux, dénué de toute émotion et dont les véritables origines ne seront dévoilées qu'à doses homéopathiques par Coscarelli au fil des trois épisodes suivants.
Encore aujourd'hui toute la vérité est loin d'avoir été faite sur ce personnage et tout le monde attend avec une impatience non contenue l'ultime chapitre de la saga intitulé Phantasm: Ravager qui devrait logiquement pointé le bout de son nez dans le courant de l'année.

Hormis son statut officiel de fossoyeur à Morningside, Scrimm est apparu de manière parcimonieuse dans d'autres longs-métrages.
Pas tous des chefs d’œuvres, loin de là, mais sa présence n'a jamais manqué d'attirer l'attention du spectateur : Transylvania Twist, comédie débile de Jim Wynorski ou l'acteur parodie lui-même son personnage du Tall Man, Munchie Strikes Back du même Wynorski, Subspecies premier du nom de Ted Nicolaou, production Full Moon avec un Angus Scrimm ultra-permanenté et papa du vilain vampire Radu, John Dies At The end, dernier délire de l'ami Coscarelli, etc.....
Sans parler de ses multiples apparitions dans des séries TV comme Masters of Horror pour le segment Incident On and Off a Mountain Road (signé bien sûr Coscarelli) ou encore Alias.

Bien loin du sombre personnage qu'il interprétait à l'écran, il était réputé pour être un homme d'une gentillesse et d'une bonté exemplaires, répondant immédiatement à l'appel quand son ami de toujours Don Coscarelli lui demandait de rempiler une fois de plus dans la défroque élimée du "Croque-mort qui aimait jouer aux boules".
Aujourd'hui le croque-mort en question est définitivement parvenu à rejoindre la Dark Dimension qu'il chérissait tant, planifiant avec certitude son futur retour d'outre-tombe grâce à la prochaine sortie de ce qui sera sans nul doute possible le tout dernier Phantasm.
Après cet ultime come-back plus jamais les sphères à têtes chercheuses ne défonceront de caboches, les gnomes hargneux remiseront leurs robes de chambre et le vieux Reggie pourra définitivement foutre son pétard au placard.

Christopher Lee, Patrick MacNee, Wes Craven, Leonard Nimoy... on pourrait penser que cette foutue camarde continue à faire du zèle en 2016.
Moi je dirais plutôt que Dieu, là-haut, doit sacrément se faire chier pour nous piquer toutes nos icônes. Le fait qu'il vienne de nous reprendre Galabru et notre ami Angus ne fait que renforcer mes dires. Mais on ne lui en veut pas, faut bien aussi qu'il passe un peu de bon temps avec des hommes de goût le vieux brigand.

R.I.P Angus Scrimm (1926-2016)

video

samedi 9 janvier 2016

UOMINI SI NASCE, POLIZIOTTI SI MUORE (1976)


Au milieu des années 70 Rome n'est pas seulement la capitale de l'Italie mais aussi celle du crime et de la corruption. Sous le joug du peu jovial Roberto Pasquini, la mafia règne en maître. Les petites frappes dessoudent les passantes pour leur piquer leurs sacs, les vieilles peaux friquées sont régulièrement attaquées à leurs domiciles, les tripots clandestins ouvrent plus vite que les fast-foods, les fourgons  blindés sont régulièrement dévalisés et la Police, quand ses supérieurs ne sont pas eux-mêmes à la solde des mafieux, semblent avoir les mains liées. Afin de pallier à cet épineux problème, cette dernière met secrètement en place une unité spéciale dont les membres ont la particularité d'user de méthodes plutôt expéditives. Alfredo et Antonio font partie de cette division. 
Utilisant les mêmes façons de procéder que leurs adversaires, les deux hommes s'attirent rapidement les foudres de Pasquini, bien décidé à les éliminer coûte que coûte.


Ruggero Deodato est un maestro, ça plus personne n'en doute depuis qu'il est entré au panthéon des réalisateurs cultes et controversés après avoir tâté avec le succès que l'on connait du Cannibal movie à l'italienne. Débutant sa carrière avec des péplums, des films d'aventure ou érotique et des comédies, il s'aventure dans le poliziesco en 1968 avec Fenomenal e il Tesoro di Tutankamen et remet le couvert dés 1976 avec ce Uomini si nasce, Poliziotti si muore que l'on pourrait littéralement traduire par "On vit hommes, on meurt flics". Le succès du thriller dénudé Ondata di Piacere l'année précédente lui donne l'occasion de mettre en image ce scénario écrit par le grand Fernando Di Leo, se permettant au passage de modifier sensiblement la personnalité des deux héros, les faisant passer du statut suggéré d'homosexuels à celui de jeunes playboys qui, pétards dans le falzar, n'hésitent pas à culbuter tout ce qui bouge (sacré Ruggero). 

 "- Menicaaa ! On sonne à la porte ! Vous allez ouvrir ? Je vous paye pour quoi ?
- Pas pour que tu glandes en nuisette toute la journée pendant que j'me tape tout le ménage, sale merdeuse !
- Non mais je vous en prie ! En plus j'étais aux toilettes en train de lire le dernier Spirou !
- Rien à foutre, t'as qu'à te torcher avec et aller ouvrir la porte !
- Ah non mais j'vous jure, les bonniches ne sont plus ce qu'elles étaient !"

 "- Oui, c'est pour quoi ?
- Police ma p'tite dame ! C'est pour une perquisition. Parait que vous planquez des armes de séduction massive.
- Mais... mais vous devez faire erreur, je suis une honnête femme moi !
Je vous en prie, faites donc, vous verrez que je n'ai rien à cacher."


 "- Ah ah ! Effectivement vous n'avez rien à cacher ! Et ça c'est quoi ?
Comment expliquez-vous la taille de ces obus ?
- Franchement je ne sais pas quoi dire monsieur l'inspecteur.
- Ah ma belle, pour ça vous allez prendre cher !"

Les rôles en question il les confie à deux des plus beaux bellâtres du cinéma transalpin. Le brun Antonio est incarné par le français Marc Porel, acteur talentueux trop tôt disparu à l'âge de 34 ans. Les fans de Fulci se souviendront tout particulièrement de sa remarquable interprétation d'un prêtre pas très catholique dans La Longue nuit de l'Exorcisme en 1972 (il retrouvera également le sieur Lucio dans L'Emmurée Vivante cinq ans plus tard). Pour le blond Alfredo, que devait à l'origine interpréter Al Cliver (Deodato l'avait dirigé dans Ondata di Piacere) avant que celui-ci ne se désiste
(il jugeait le script trop violent), c'est Ray Lovelock qui s'y colle et autant dire que personne n'y a perdu au change. Déjà bien rodé au petit monde du poliziesco et du giallo, Lovelock est absolument impeccable et s'offre ici un petit plaisir personnel en guise de bonus, celui d'interpréter les chansons d'ouverture et de clôture du long-métrage, à savoir respectivement Maggie (splendide !) et Won't Take Too Long. Il peut bien se le permettre lui qui  poussait déjà la chansonnette en 1966 avec une autre figure emblématique du policier spaghetti, Tomas Milian (dans le Tomas Milian Group).
Le choix de ces acteurs pour incarner les deux antihéros mi-flics mi-voyous constitue indéniablement la pierre angulaire du film.
Froids, impitoyables, sadiques, Lovelock et Porel, tellement en symbiose qu'il est impossible de leur attribuer une personnalité propre à chacun, se mettent dans la peau de deux jeunes policiers qui semblent profiter de leur statut pour libérer leurs pulsions les plus viles, ne reculant devant rien pour se débarrasser de la racaille qui arpente les rues de Rome.

 "- Les mains en l'air crapule ou je t'oblige à lire mon canard !
- Mama mia ! Non, pas le nouveau detective ! 
Le seul torchon qui te pousse au suicide une fois que tu l'as en main ! Je me rends !"

Question moralité et respect du code de déontologie, là aussi on reste dans l'abstrait : les compères foutent le feu à des voitures stationnées devant l'un des clubs de Pasquini, piquent le pognon sur les tables d'un tripot appartenant là aussi au mafieux, flinguent à tout va et mettent rapidos les voiles une fois tout le monde refroidi... c'est simple on croirait deux grands gosses qui, nourrit aux séries télé policières et avec une inconscience démesurée, considèrent leur job comme un immense terrain de jeu. Un terrain de jeu qui leur donne l'occasion de descendre des crapules sans arrière-pensées et sans le moindre remord, tout protégés qu'ils sont par leur supérieur (Adolfo Celi), qui lui même, et bien qu'il prétende le contraire, utilise les mêmes méthodes que ses sous-fifres.
Alfredo et Antonio, justiciers invincibles, sont un peu les fils cachés d'Harry Callahan et de Paul Kersey mais en plus frimeurs et plus insouciants, ils tirent avant même d'entamer un semblant de discussion et n'hésitent pas à tringler la moindre suspecte, du moment que celle-ci a des arguments percutants. Et si la suspecte en question fait sa difficile elle prend deux beignes en pleine face et roule ma poule !
On va pas quand même pas s'emmerder en préliminaires !

 "- Mais puisque je vous dis qu'on a rien à cacher ici !
Ça fait déjà la deuxième fois que vous venez perquisitionner ici, ça commence à bien faire !
Et puis jm'en fous, faites comme chez vous, moi je prépare la pasta !
- Ouais m'dame Menica, on va faire comme ça.
D'ailleurs je vais commencer par la chambre à coucher."

 "- Ah putain non, Antonio ! Y'en a marre que tu te tapes toujours les perquises en premier !
- T'inquiète bro', j'suis mort. Prends la relève, j'ai pas eu la temps de terminer la fouille en entier."

La seule femme qui semble être en mesure de leur tenir tête est la secrétaire même de leur boss, Sonia, à laquelle la magnifique Silvia Dionisio, à l'époque épouse de Deodato, prête son physique de déesse. Quelle beauté mama mia !
Et en plus elle n'est pas venue seule la coquine puisque sa frangine Sofia est aussi de la partie. Se baladant à chacune de ses apparitions en nuisette (qu'elle ne gardera pas longtemps rassurez-vous), elle interprète Lina, la sœur complètement nympho de Pasquini.
Vous vous imaginez bien que nos deux poulets vont avoir de quoi s'occuper pendant un bon moment avec cette cocotte-là.
En parlant de Pasquini, il ne faudrait pas non plus oublier l'immense acteur qui incarne le mafieux en question, à savoir Renato Salvatori, frangin de notre Alain Delon national dans Rocco et ses Frères et mari d'Annie Girardot.
Ouais, le futur Monsieur Cannibale sait visiblement s'entourer de beau monde.

 "- Tiens belle Sonia, on t'a acheté cette magnifique plante qui fera très bien sur ton bureau.
- Ben voyons ! A tous les coups vous avez piqué ça lors de votre dernière perquisition.
- Mais enfin, pour qui nous prends-tu ?
- Ah ouais ? Alors pourquoi y'a une capote usagée dans le pot ?"

Catégorisé en tant que poliziesco, Uomini si nasce, Poliziotti si muore est pourtant assez différent des autres œuvres du même acabit, d'habitude plus sérieuses et plus noires. Ici, on a bien plus l'impression d'avoir affaire à un buddy-movie décomplexé qu'aux mésaventures traditionnelles de flics sérieux, honnêtes et droits. On pourrait même y trouver une petit coté fumetti, tant certaines scènes semblent déconnectées de la réalité.
Deodato, les contextes politiques de l'époque et les thématiques propres au genre, il s'en bat les coglioni. Lui il veut en foutre plein les yeux, que ça défouraille, que le sang gicle à gros bouillon, que les filles se foutent à poil le plus vite possible, que les bagnoles et les motos se cartonnent à qui mieux-mieux..... bref, les temps morts il connait pas, tout ça pour notre plus grand plaisir.
D'ailleurs les douze premières minutes nous mettent illico dans l'ambiance : Alfredo et Antonio, témoins d'une agression commise par des motards, poursuivent en deux roues les lascars à travers toute la ville. Une course-poursuite incroyable que le réalisateur a gardé de coté pour la toute fin de son tournage, ne disposant en vérité d'aucune autorisation de la municipalité ou de la police pour filmer la scène au milieu du trafic urbain déjà bien dense pour l'époque et des passants. Et quand on voit le bordel que nous foutent nos motocyclistes pendant presque un quart d'heure on imagine aisément la prise de risque que ce fût de réaliser cette séquence. L'équipe de tournage passait son temps à décaniller le plus vite possible dés que les forces de l'ordre pointaient le bout de leur nez, alertés par des riverains mécontents de voir un chauffard débouler comme un mongol sur la terrasse où ils sirotaient tranquillement leur cappuccino. Si c'est pas du cinéma comme on l'aime ça !

 "Ouh putain !!! Barrez-vous les pochetrons ! Police ! Laissez-moi passer !"

 "- Ma quésse qué tou fous stronzo ? 
- Tirez-vous, vous voyez pas que je poursuis un suspect ?
Et puis vous foutez quoi en terrasse au lieu d'être au boulot ?
- Ma va fanculo !!!! Hé, où qu'il est mon ticket dé Totocalcio ?"

 "Mais cassez-vous bande de cons ! 
Oh putain je le vois il est juste devant moi, j'vais pas le rater ce con !"

"Allez parle ordure ! Il est où Pasquini ?
Tu vas pas me dire que c'est un simple pot d'échappement de bécane planté dans le bide qui va t'empêcher de parler ?"   

Une fois passé cette intro mémorable, le reste du film s'écoule tranquillement de manière épisodique en alternant différentes interventions réglées à chaque fois avec perte et fracas par nos duettistes à la gâchette facile (la légitime défense ? Cékoiça ?): prise d'otage, attaque à main armée, fusillade, interrogatoire musclé, etc....

 "- Bon c'est compris ? Vous pénétrez dans les lieux et vous interpellez les suspects sans les descendre.
On veut juste qu'ils parlent alors je vous préviens, à la moindre trace de coup je vous fais suspendre.
- Ok m'sieur le procureur !"

 "- C'est bon Antonio. Ça fait déjà cinq fois qu'ils crachent tout. Faut y aller maintenant.
- Oh allez, encore une fois. Et puis regarde, aucune trace de coup.
- Ouais mais si on les refile au proc avec les bollocks comme des pastèques tu vas voir qu'il va encore gueuler. 
Déjà qu'il est furax pour le coup avec la bécane."

Tout cela pour finir par l'inévitable affrontement final avec le méchant en titre, seul point noir peut-être de l'ensemble puisque expédié en deux temps trois mouvements; Deodato avait surement dû atteindre la durée réglementaire du film, on sait pas trop...
Mais bon, chipotage mis à part, l'ensemble reste vachement bandant et pas ennuyeux une seule seconde tant le réal fou s'applique sur l'esthétisme et le rythme effréné de son long-métrage.
Sans parler des multiples clins d'œil disséminés ici et là et que sauront repérés sans trop réfléchir n'importe quel habitué du cinéma bis transalpin : apparition de Ruggero himself (mais ça c'est quasiment récurrent dans ses films), petit caméo d'Alvaro Vitali égal à lui-même, etc...

 "- Tutto va bene Renzo. Yai lé pognon pour lé film dé cannibales qu'on veut tourner. Andiamo !
- Ma Ruggero, perché l'alarmé dé la banca elle rétentit commé ça ? Et perché lé guichetier il est ficelé ?
- Ta gôle cretino et vieni qui."

 "- Hé, t'as vu c'est Alvaro ! Dois encore être en train de mater une revue porno celui-là.
- Ouais surement. Viens on va lui demander l'adresse de la Fenech pour faire une perquise."

Non, Uomini si nasce, Poliziotti si muore, c'est du divertissement cinq étoiles. S'en est à regretter qu'il n'ait jamais connu de suite, on aurait bien aimé retrouver notre duo de flicards loubards dans d'autres aventures.
Sorti dans les salles italiennes le 11 Mars 1976, il connut un certain succès et ce malgré les critiques assassines de  la presse qualifiant comme à son habitude le poliziesco comme un étant un genre violent et fasciste. Le futur réalisateur de Cannibal Holocaust n'y prêtera même pas attention puisque les recettes du film lui permettront de réaliser l'année suivante sa première œuvre horrifique Le Dernier Monde Cannibale, prémices aux futures atrocités qui allaient définitivement lui valoir son surnom de Monsieur Cannibale.

L'excellente maison d'édition britannique 88 Films a sorti tout recemment un Bluray de grande qualité du film dont nous parlons aujourd'hui. Malheureusement au grand détriment des cinéphiles qui n'y pigent que Tchi à l'italien ou à l'anglais.
De plus les seuls sous-titres dispos sur la galette ne sont qu'anglo-saxons.
Mais que ces derniers se rassurent, l'ami Dj Safe a posté sur son blog un rip agrémenté de sous-titres frenchy réalisés par Omnio85.
On dit merci qui ? Merci Dj !

http://contrebandevhs.blogspot.fr/2015/12/uomini-si-nasce-poliziotti-si-muore.html

 Ray Lovelock - Maggie
video


"Vous venez pour une perquisition messieurs les policiers ? Mon oncle Jack m'a prévenu que vous alliez passer. 
Je vous en prie, faites. Moi non plus je n'ai rien à cacher."


vendredi 1 janvier 2016

HAPPY NEW YEAR !


Feck feck feck 2015 !
Feck 2015 et ses horreurs devenues bien trop réelles pour nous autres pauvres hères habitués à regarder habituellement la boucherie télévisée persuadés que ce n'est que de la fiction.
Feck 2015 et ses foutues conjonctures astrales foireuses qui ont manifestement fait péter les plombs à bon nombre de quidams !
Feck 2015 et ses exigences de demande de resultat à une faucheuse qui a un peu trop tendance à prendre son travail à coeur.
Laisse tomber vieille camarde ! Faire du chiffre à outrance ne te permettra jamais de troquer ton manteau noir contre un sweat à capuche Eden Park. Ce n'est pas parce qu'on a refusé que tu tournes dans un sixième Destination Finale que tu dois nous embarquer toutes nos icônes !
Oui feck 2015, tu ne nous manqueras pas année merdique et rassure-toi on fera de notre mieux pour t'oublier  le plus vite possible.
2015 is dead ! Here comes 2016 !
Alors meilleurs vœux à vous tous les copains ! Que cette nouvelle année vous apporte bonheur, santé, réussite, amour, etc... etc... et que chacun puisse surtout trouver ce qu'il mérite. Si cela se réalise, certains vont être sacrément gâtés et d'autres risquent de déguster grave.
Mais dans l'ensemble je sais de source sûre que vous êtes tous de braves gars alors ne vous inquiétez point et continuez à profitez pleinement de ce que la vie peut vous offrir de mieux; qui sait de ce que demain sera fait.
Je renouvelle encore une fois toute ma gratitude et mes amitiés les plus sincères à ceux qui m'ont soutenu durant ce second trimestre assez chaotique et je n'ai qu'une chose à leur dire : " Merci les mecs (et les filles), se savoir aussi bien entourés, putain ça fait chaud au cœur !"
Aujourd'hui, à l'aube d'une nouvelle année, la tempête semble enfin s'être apaisée même s'il restera pendant quelques mois encore quelques turbulences à même d'occuper une bonne partie de mon temps libre.
Je continuerai d'alimenter le blog de manière régulière mais il me sera par contre difficile de balancer plus fréquemment les trads de chefs d’œuvres introuvables ou inédits, faut dire que de réaliser celles-ci de A à Z comme je le faisais récemment encore prend sacrément des plombes. Aussi me contenterai-je de pondre des fiches bien débiles sans y ajouter de lien, ou alors redirigées vers du taf effectué par les copains. Je dis ça mais je me connais, si je tombe sur un film qui me botte je ne pourrai m’empêcher d'en assurer une éventuelle traduction alors....
J'avais promis des sous-titres pour la série Tales from the Darkside et je m'y tiendrai, même s'il va vous falloir être patient, vu le nombre important d'épisodes ça va demander des heures et des heures de boulot (mais bon là, les time-codes existent déjà donc....).
Et puis (et surtout) un projet en commun avec le sieur Rigs Mordo de la Toxic Crypt (excellent blog que je ne peux que vous recommander) va également m'accaparer durant toute cette année 2016. Mais chut, c'est classé Top Secret !

Bon nombre d'entre vous m'avaient demandé des réuploads de liens morts,  j'ai donc profité des vacances pour mettre à jour la quasi totalité de ces derniers; ceux qui ne le sont pas ne le seront malheureusement jamais car disparus lors du crash malencontreux d'un disque dur externe trop obsolète pour contenir tant d'obscénités.
Je me souviens d'avoir remis en ligne les œuvres suivantes :

- Les fruits de la passion
- Puppet Master 4 ,5, Axis of Evil, Axis Rising, Puppet Master vs Demonic Toys
- Demonic Toys 2
- Dollman vs Demonic Toys
- Terreur sur le Green
- La maison de l'ogre
- Le chateau de Yurek
- Une nuit au cimetière
- L'auberge de la vengeance
- Dylan Dog Vittima degli Eventi
- I was a teenage werewolf
- I was a teenage frankenstein
- Jody
- Paperboy
- Le masque de Satan
- Mikey
- Nosferatu à Venise
- Paganini
- Octaman
- Douce nuit sanglante nuit (uncut)
- Douce nuit sanglante nuit 3, 4 et 5.
- Silent night
- Birdemic
- Black Demons
- Paganini Horror
- Shocking Dark
- Le foto di Gioia (Delirium)
- Annihilator
- Terreur sur le green
- Le cauchemar aux yeux verts
- La reine des hommes-poissons

Et je crois que c'est à peu près tout. Je n'ai pas vérifié les liens de Friday The 13th The Series mais rassurez-vous ceux-ci sont toujours à ma disposition.

Pour terminer je renouvelle mes vœux les plus sincères à votre attention. Vous les copains, les blogueurs, et même certains acteurs du petit monde du bis qui ont un jour eu la gentillesse de passer en ces lieux. Que 2016 soit un cru mémorable à défaut d'être exécrable comme sa petite sœur fraichement trépassée. Que la passion du cinéma de genre (ou du reste d'ailleurs) vous anime encore pendant très longtemps.

HAPPY NEW YEAR !!!!