lundi 17 août 2015

Friday The 13th The Series-Fermeture Définitive


Eh bien voilà, c'est fini !
Avec ces deux derniers épisodes s'achève la traduction de Friday The 13th The Series. Commencée au moment où j'ai ouvert ce blog il m'a fallu un peu plus de deux ans pour en arriver à bout. J'avoue être assez satisfait du résultat, même si j'aurais aimé avoir eu des time-codes un peu moins rapides (surtout pour la seconde saison). Refaire ces derniers de manière convenable aurait pris beaucoup trop de temps,
la traduction seule des sous-titres anglais ayant déjà été suffisamment longue. J'ai rédigé mes textes de façon à être le plus près possible de ce que l'on trouvait dans la première saison en VF lorsqu'elle fût diffusée sur nos chaines il y a quelques années et, sans trop me vanter,
je pense m'être plutôt pas trop mal démerdé (enfin j'espère).
Traduire ce show était un projet qui me tenait énormément à cœur, déjà parce que j'en suis un inconditionnel de la première heure (vous aurez bien compris que ce nom de Curious Goods n'était pas dû au hasard) mais aussi parce que je tenais vraiment à le faire découvrir à un maximum de personnes. On regrettera bien entendu qu'il n'y ait jamais eu de véritable fin, le programme ayant été annulé à la va-vite malgré un taux d'audience satisfaisant, laissant ses nombreux fans dépités par les méthodes dégueulasses et régulières de leurs chaines de télé. Tant pis, il reste toujours ces soixante-douze épisodes bien savoureux que nous ne verrons très certainement jamais chez nous (bastards !). Certains m'ont déjà demandé si je comptais m'attaquer à une autre série du même genre et qui aurait été elle aussi honteusement laissée de coté chez nous. La réponse est oui. Laquelle ? Pour cela il vous faudra attendre encore un peu. Disons que j'en ai trois sous le coude et que l'une d'entre elles me tente plus que les deux autres, surement parce qu'elle nécessite moins de travail question traduction (comment ça je suis une grosse feignasse ?) et que j'ai déjà les time-codes à disposition. Mais après Friday The 13th je vais laisser refroidir mes neurones quelques mois avant de me replonger dans un taf du même genre.
Pour les dernières semaines d'aout je vais m'employer à faire un peu de ménage sur le blog et à remettre à jour tout ce qui n'est plus dispo, voire probablement faire un bon ravalement de façade à l'ensemble, ça ne peut pas faire de mal; le tout avant une réouverture en grande pompe à la rentrée où je vous annoncerai quelle sera la fameuse série qui prendra la relève de celle qui se termine aujourd'hui.
En attendant profitez bien de ces deux derniers épisodes et j'adresse encore une fois un gros merci à tous ceux qui m'ont soutenu durant cette longue traduction. J'espère que vous avez apprécié l'aventure autant que moi.
Ryan, Jack, Micky, Johnny... refermez donc la porte de la chambre-forte, verrouillez bien celle de la boutique et prenez donc des vacances, vous les avez bien méritées.

Episode 19:
https://1fichier.com/?m18g2sws6e

Episode 20 :
https://1fichier.com/?pgjm58mhes

dimanche 9 août 2015

POLTERGEIST (2015)


Malgré la canicule qui règne toujours en cette période estivale et qui nous donnerait presque envie de tirer des tickets maladies pour ne pas avoir à retourner au taf, le bon sens nous ramène à la réalité et nous contraint à rejoindre nos pénates le cœur triste, la peau couleur chocolat (Galak pour ceux qui se trouvaient en Bretagne) et le foie en vrac (gare aux abus de Pina Colada). Mais au lieu de nous plaindre ayons tout de même une petite pensée pour tous ceux qui n'ont pas pu aller se faire bronzer les cacahuètes dans le sud et qui ont à coup sûr évité d'étrangler leur gosse braillard ou leur femme geignarde au milieu des centaines de kilomètres de bouchons qui ont surchargé nos belles autoroutes franchouillardes. Ceux-ci, je l'espère, ont probablement du se rabattre sur les salles obscures afin de profiter de la clim des grands multiplexes tout en matant l'un des blockbusters que l'on nous balance chaque année à la même période.
Le magazine Mad Movies titrait à la une de son numéro de juillet/Aout : "Un été de merde ?" et ses rédacteurs d'émasculer froidement des films comme Ant-Man, Jurassic World, Terminator Genisys, Poltergeist ou Insidious 3. Mais peut-on réellement parler d'été de merde ? Concernant les aventures de l'homme-fourmi et du troisième épisode de la franchise initiée par James Wan je serais bien en mal de vous en parler puisque je ne les ai pas vus. Jurassic Truc 4 est un popcorn movie dont le seul but est de divertir sans se froisser un neurone et Terminator Genisys un produit complètement débile bourré d'action à ras la gueule et qui a donné à tous les fans enragés du T800 l'impression de s'être fait labourer le fondement par une foreuse-cyborg créée par un skynet excédé qu'on vienne le réveiller tous les 5 ou 10 ans. Non, laissons de coté toutes ces œuvres plus ou moins recommandables pour nous pencher sur une qui ne l'est pas du tout : le remake de Poltergeist façon Gil Kenan, me permettant d'ouvrir par la même occasion une rubrique "Unwatchable" sur ce blog.


Durant la période 70-80, le cinéma fantastique a su nous apporter une quantité non négligeable de remakes qui le plus souvent se sont révélés bien supérieurs au matos original. Rappelons-nous du sublime Invasion des Profanateurs de Philip Kaufman, du cultissime The Thing de Carpenter, du cradingue La Mouche de Cronenberg ou du délirant Blob de Chuck Russell, des longs-métrages emballés avec soin par des réalisateurs chevronnés et avec suffisamment de respect envers l’œuvre d'origine pour ne pas en faire un simple copié-collé sans saveur à l'image du Piranha de Scott Levy réalisé en 1995.
En 2004 et 2005 sortent respectivement L'armée des Morts de Zack Snyder et La Colline a des Yeux d'Alexandre Aja, réactualisations de deux gros classiques : Zombie de Romero et La Colline a des Yeux de Wes Craven; deux chefs d’œuvres réputés intouchables et qui ont fait hurler de rage les fans de la première heure quand leurs remakes furent mis en chantier. Le résultat final en laissa plus d'un sur le cul :
le film de Snyder s'éloigne avec maestria de son modèle pour donner un petit bijou horrifique que beaucoup considèrent déjà comme un des meilleurs films de zombies de tous les temps, et celui d'Aja est un survival tendu comme un string particulièrement poisseux et dégueulasse. Malgré ses réticences prématurées le public ne se trompe pas et offre un accueil chaleureux aux deux films. Les biftons tombent du ciel, les producteurs sont aux anges et désormais la porte est grande ouverte à la mise en branle d'autres remakes fantastiques.
Si quelques uns parviennent à tirer leur épingle du jeu (Massacre à la Tronçonneuse de Marcus Nispel, Maniac de Franck Kalfhoun, Halloween de Rob Zombie, Piranha 3D d'Aja ou Evil Dead de Fede Alvarez) les autres, torchés à la va-vite pour engranger un max de thunes sans trop se casser le baigneur, s'évertuent plus à tirer le genre vers le bas qu'à lui rendre hommage : Vendredi 13, Freddy les griffes de l'ennui, Amityville, Le jour où la Terre s’arrêta, Robocop, The Fog, La Malediction, Conan... autant de purges qui nous filent une chiasse carabinée dés que s'annonce désormais un nouveau projet du même acabit. D'ailleurs commencez à trembler pauvres gens car s'en viennent de futurs sacrilèges comme ce SOS Fantômes dont les premières images balancées sur la toile donnent envie de s'ouvrir les veines avec une fourchette rouillée. Sans oublier un nouveau Freddy...aaaaaahhhhhh !!!!
Certains réalisateurs et producteurs ont quand même su garder la tête froide face à cette déferlante d'immondices et ont vite changé leur fusil d'épaule quand, après avoir annoncé des reboots/remakes de films comme Chucky, Tremors ou Phantasm, ont préféré sortir des suites directes aux derniers opus de ces différentes franchises que de courir le risque de se faire tirer dessus par des fans enragés.
Après tout ça, et pour en venir à la daube qui nous intéresse aujourd'hui, tous les amoureux du classique de 1982 signé Tobe Hooper et Steven Spielberg avaient certes le droit de craindre ce remake de Poltergeist. Et ils avaient raison les bougres ! A l'image d'un World War Z ou d'un Annabelle, le machin une fois terminée affiche clairement son objectif : celui de s'adresser à un public d'abrutis, friand de purges à la sauce Paranormal Activity et qui sont venus retrouver à l'écran des héros aussi mongolos qu'eux. Je suis peut-être un peu dur mais le fait d'être pris pour un débile en regardant un film a la fâcheuse tendance à me foutre en rogne.

"- Il va falloir être très fort monsieur Bowen. Vous allez devoir affronter la terrible vérité.
    Je sais que ça va être un coup très dur pour vous et ça risque de mettre en danger la vie 
de toute votre petite famille mais je vous en prie, tenez-vous prêt à...
- Ouais ben c'est bon, crachez le morceau, bordel !
- Y'a un court-jus dans le placard de votre fille."

Inutile de perdre trop de temps sur la trame de cette bouse; remplacez les Freeling par les Bowen, enlevez-leur une bonne poignée de neurones, balancez-les dans un quartier résidentiel construit sur un ancien cimetière ou seule la baraque qu'ils ont choisie semblent être la proie d'esprits malveillants et en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "mais bordel pourquoi je mate cette merde" vous obtenez un remake 100% foireux.
Comment Gil Kenan, pourtant à l'origine d'un sympathique Monster House a-t-il pu accoucher d'un tel truc ? A se demander s'il n'a pas d'ailleurs été choisi sur le seul principe que son film d'animation était destiné à un jeune public, chose qui a assurément été clairement imposée pour ce Poltergeist (et dire que c'est Sam Raimi qui produit ! Incroyable !).
Histoire de donner une image bien frelatée de la famille lambda, le réalisateur catégorise chacun des membres de la smala Bowen de manière spécifique, n'hésitant pas à taper dans le stéréotype crétin.
Eric, le père, n'a pas inventé l'eau chaude. Quelque peu porté sur la bouteille, il a du mal à trouver un job et préfère claquer son fric en cadeaux inutiles (mais qui seront recyclés plus tard dans l'histoire pour affronter les esprits frappeurs. sic !) plutôt que de bouger réellement son derche et d’arrêter de se comporter comme un gosse. Surtout que sa moitié, la fade Amy, aimerait bien écrire un bouquin et que vu qu'elle est plutôt en panne d'inspiration en ce moment elle aimerait bien que son bonhomme ramène du blé au foyer.

 "- Beuuhh... alors elle est pas zolie notre maizon.. hic...
zai revendu toutes mes zétiquettes de bouteilles de visky pour qu'on puizze l'azeter...hic..
- Tu m'étonnes. Je suis même sûr qu'il reste un peu d'argent mon chéri.
- Ha non, z'ai tout bu le reste...hic...."

Leur progéniture est composée de Madison, la petite dernière, gamine pouponne qui s'amuse à répéter comme un âne toutes les injures qu'elle entend et qui semble doter de pouvoirs psychiques qui, s'ils ne la rendent pas plus intelligente, lui donnent au moins la capacité de communiquer avec les morts. Dans l'ordre croissant vient ensuite son rouquin de frangin Griffin, pleurnichard et trouillard comme c'est pas possible, qui fait dans son froc dés qu'il voit quelque chose qui le perturbe : des escaliers, des lignes à haute-tension, un placard, le dernier clip de Fréro Delavega (quoique là on l'excuse)....
Et, cerise sur le gâteau, l'ainée du lot, Kendra; caricature parfaite de l'ado ingrate et pourrie, pouffattitude prononcée, portable greffé dans la main, râlant en permanence, tapant une crise quand son phone tombe en rade, se plaignant pour un rien, adepte de la téléréalité, accusant ses parents de l'avoir éloignée de ses autres copines poufs et que puisqu'ils sont contre elle et qu'ils lui pourrissent la vie eh ben elle va fuguer et que même ils mourront de chagrin et que ce sera de leur faute si elles finit toxico sous un pont ou à se faire emmancher par des lamantins sur un plateau de films zoophilo-porno underground et que.... Ah zut, je m'emporte mais je dois bien reconnaitre que cette petite connasse m'a vraiment donné des envies de meurtre pendant 90 minutes. Tellement débile qu'elle trouve encore le moyen de faire de l'humour dans les moments les plus dramatiques ou de mouiller sa petite culotte devant son idole de la télé, Carrigan Burke, exorciste médiatisé, quand celui-ci viendra prêter main-forte aux Bowen au moment de la disparition de Madison.

 "Ouais hein ! Trop de la balle ! Ça y est j'ai enfin trouvé où je pouvais avoir du réseau dans cette baraque pourrie. 
Hé les vieux, aménagez ma chambre dans la caisse !"

Exit ici la petite médium magistralement interprétée jadis par Zelda Rubinstein, c'est l'anglais Jared Harris qui prend la relève dans la peau d'un chasseur de fantôme que l'on croirait tout droit sorti d'Insidious ou de Conjuring et qui se la joue Crocodile Dundee du surnaturel en exposant à ses clients les blessures qui lui ont été occasionnées par des spectres vindicatifs lors de ses dernières interventions. Les autres "experts" qui l'accompagnent nous rappellent eux aussi les trois chasseurs de fantômes de la trilogie Insidious, ce qui vient flinguer tout semblant de crédibilité quand au sérieux des personnages. Mais de toute façon Kenan n'en a rien à foutre d'être sérieux et préfère expédier le script le plus rapidement possible et dilapider au maximum la partie du budget alloué aux effets spéciaux pour en foutre pleine les mirettes.
Après avoir rapidement présenté sa famille de dégénérés dans une scène d'intro ou tout ce beau monde se plaint de l'odeur pestilentielle dégagée par la galette que le fiston a posé la dernière fois qu'il a joué au jeu vidéo dans la voiture (ça vole haut), le réalisateur, après 5'30 de métrage en vient illico à l'essentiel en faisant converser la petite Madison avec les esprits cachés dans le placard de sa chambre.
Adieu suspense et bonjour brindilles sortant toutes seules du parterre fleuri, jouets qui s'allument sans raison, appareil à steps qui pédale dans le vide et cuillères tordues. Les vilains revenants sont là et ils n'ont pas envie de rigoler. Je plaisante bien entendu tellement ces futilités sont ridicules, le réalisateur l'ayant surement lui aussi bien compris puisqu'il nous balance des jump-scares à foison basés sur des actions banales et ce histoire de nous rappeler qu'on est quand même dans un film censé foutre les miquettes. Mais bon dieu, comment ne pas hurler (de rage) devant cette scène ridicule où le père essaie d'ouvrir un placard en bondissant sur la porte de ce dernier et en secouant la poignée comme un hystérique, le tout dans le seul but d'effrayer le fiston qui se trouve à proximité ? 

"- Maman ! J'ai peur ! Y'a un drôle de bruit dans le placard ! Ça fait comme les grognements d'un gros ours qui respire fort ! 
Je suis sûr qu'il va me sauter dessus si j'ouvre. Mamaaaann !!!!
- Mais non mon bichoco, tranquillise-toi, c'est surement ton père qui doit cuver à l'intérieur."

Si je parlais un peu plus haut de ces remakes qui ont su s'éloigner de leurs modèles afin d'offrir quelque chose de différent, sachez que Poltergeist 2015 ne s'embarrasse pas avec ce genre de choses et repompe les scènes marquantes de son ancêtre tout en piétinant du pied tout ce qui en faisait l’intérêt et l'impact visuel. Le film de Hooper suggérait autant qu'il montrait, accentuant par la même occasion le sentiment d'angoisse qui gagnait le spectateur, ce dernier ne sachant jamais quel objet allait prendre vie ou a quel moment allaient se manifester les spectres.
Pour illustrer cela faisons une poignée de comparaisons entre l’œuvre originale et sa copie frelatée via ces quelques visuels:

1/ L'univers mystérieux dans lequel se retrouve piégée la petite Carol-Anne en 1982 et qui ne sera jamais montré au spectateur devient en 2015 une dimension peuplée d'âmes hurlantes s'entremêlant comme dans une gigantesque partouze nécrophile et qui n'hésitent pas à surgir du placard si besoin est.

"Hé les mecs, j'ai trouvé la sortie ! "

 "Yeeahhh salut les gonzesses ! "

 "- Mamaaannnn !!!!!!! Y'a des vieux tout moches dans mon placard !
- Ma chérie, ne parle pas comme ça de ton père !
- Mais non je te jure !!!!!!!"

2/ Si la même Carol-Anne discutait avec des êtres qu'elle était seule en mesure d'apercevoir, ceux qui traquent la petite Madison ne prennent même pas la peine de se cacher.

 "Papier ! J'ai gagné, tu viens avec moi cocote !"

"- Dis maman elle vient d'où la télé déjà ?
- D'une boutique d'antiquités appelée Curious Goods mon ange. Parait qu'elle appartenait à un vieux pédophile.
- Je comprends mieux. Je peux allez chez mamie quelques temps ?"

3/ Des chaises s'empilent toutes seules chez les Freeling, des comics s'entassent jusqu'au plafond chez les Bowen.



4/ Si le clown qui s'attaquait au jeune Robbie Freeling a foutu les foies a plus d'un spectateur, celui qui tente d'étrangler Griffin Bowen en jouant les zébulons hystéros fait vraiment peine à voir.

Si vous vous demandez ce que fait le clown sur cette photo je tiens à vous rassurer, il essaie seulement de tuer le jeune Robbie.

Dérangeant cette manie qu'ont les clowns de toujours vous surprendre par derrière.

5/ Un type s'imagine en train de s'arracher le visage chez Hooper, un autre voit des vers lui sortir par les orifices chez Kenan (des fois ça s'appelle un ténia mais bon...)



6/ Dans Poltergeist 2 de Brian Gibson, Craig T. Nelson gerbait une immonde créature après avoir un peu trop abusé du sky, dans Poltergeist cuvée 2015 Sam Rockwell crache du pétrole puis de la vermine. Ça coute moins cher et ça choque moins.

 "- Pousse mon chéri ! Pousse ! Ça y est presque !
- Beu.. beuuaaa...putain mais ferme-la bor..... beeeuuaargghhh !!!"

 "- Eva ! Le visky tu l'as auzzi acheté chez Curiouz Goodz ? Hic ! 
- Oui, c'est une nouvelle marque qui s'appelle Viper."

Et les exemples du même type sont légion, comme le fait de remplacer la mère (ou le père je sais plus) supposée pénétrer dans la dimension parallèle pour sauver sa gamine par le fiston sous le seul prétexte que cela va lui donner l'occasion de surmonter ses phobies. Hiark !
Le summum du ridicule étant atteint quand la scène où Jobeth Williams se retrouvait à nager au milieu de cadavres en décomposition dans le film de Hooper se transforme trente ans plus tard en une rapide apparition style train fantôme d'un squelette enterré dans le jardin.
Du pur foutage de gueule !

1982

 2015

Arrêtons ici les frais. Vous l'aurez compris, Poltergeist 2.0 est un produit purement commercial a destination d'un public élevé aux bouses soi-disant fantastiques, qui ne s'emmerde pas à développer un tant soit peu ses personnages et son intrigue et ne pense qu'à faire sursauter des ados en mal d'émotions fortes à grands coups d'artifices tape-à-l’œil ou de jump-scares à répétition.
La morale bienséante où la triste expérience vécue par les héros aura servi à les libérer de leurs démons et de leurs craintes respectives, le tout servi par les pires clichés du genre (papa arrête la picole, maman est un peu moins cruche qu'avant, fiston est devenu courageux, l'ainée s'excuse d'être une pouffe...), achève de rendre le long-métrage particulièrement nauséeux.

 "Za y est, on arrive à la maizon les zenfants. Z'avez vu comme papa y conduit bien depuis qu'il boit plus ? Hé, hé, hé !"

 "- Allez zortez, on est zarrivés ! Hic !
- Heu... le garage était à droite de la porte d'entrée, mon chéri..."
 
Atteint du syndrome "Annabelle", le film de Kenan, malgré des effets spéciaux convaincants, aligne comportements crétins, dialogues navrants et se complait à fuir toute logique. La preuve en est le départ précipité des Bowen alors que leur maison part en cacahuète et dont l'explosion ne semble même pas alarmer les autres résidents du lotissement.



"Hé p'pa ! T'as vu ? Notre baraque est en train de péter dans tous les sens !
Y vont être contents les voisins !"

"Tu parles, y z'en ont rànafoutre tous zes cons. Hic... regarde ils zont même pas dehors !"

Certains trouveront du charme à ce remake adressé avant tout aux djeuns peu regardants et friands de spectacles au rabais, prétextes idéals pour se balancer des seaux de popcorn en pleine poire ou pour grignoter la mousse des sièges avant de se faire éjecter de la salle de ciné à coups de pompes dans le cul par des vigiles excédés. Personnellement ce genre de truc qui a tendance à prendre le public pour des débiles, ça me donne envie de descendre une bouteille entière de bourbon afin de me nettoyer le cerveau et d'oublier au plus vite que de telles immondices sont réalisées de nos jours. Oui je suis remonté comme une pendule mais à l'heure où le cinéma fantastique n'arrive plus à se renouveler, produire de telles horreurs ne va certes pas aider à arranger les choses.
Allez Sam, reviens-nous en forme avec ta future série Ash vs. Evil Dead et évite à l'avenir de nous refiler des étrons pareils.
On t'avait pourtant bien dit qu'une malédiction planait sur la franchise Poltergeist.

jeudi 6 août 2015

Friday The 13th The Series Saison 3 Episode 18


"- Allez monsieur Marshak, approchez-vous un peu plus près. Regardez l'incroyable qualité d'image de notre nouveau téléviseur Satanik. 
Son option 3D est absolument bluffante !
- Lâchez-moi, vil usurpateur. Je la reconnais cette télé ! Elle a été vendue par Lewis et ne propose que des émissions de téléréalité. 
Son pouvoir de destruction cérébrale est absolument incontrôlable !
Fuyez pauvre fou inconscient avant qu'elle ne libère d'horribles créatures décérébrées !

Aaaahhhhh.... cervooooooooooooooooooss............ ceeeeeeeeeervooooooooooooooooos !!!!!!!!!!!!!!!!!
- Aaaaaaaaaaaaaaah !!!!!!! Trop tard !!! Les voilà !!!!! Nous sommes perdus !!!"

Si vous voulez aider le pauvre Jack à repousser l'invasion des têtes creuses en provenance de l'ignoble boite à cons vendue par Lewis, une seule solution : la fiche de la série sur votre droite !
Surtout faites vite avant de voir débarquer l'une de ces choses chez vous !

D'ailleurs Tonton Jack a été appelé en renfort pour combattre ces immondes esprits et à dû abandonner sa retraite prolongée au soleil.
Il vous contera bientôt une expérience terrifiante qu'il a vécue en visionnant un film qui semble l'avoir profondément traumatisé et qu'il vous déconseillera de voir sous peine de vous retrouver avec un cerveau aussi liquéfié que ceux des abrutis ci-dessus.

PS: Rendez-vous également Vendredi 13 Aout... heu non, 14 Aout pardon (merde, à un jour près ça le faisait) pour les deux derniers épisodes de Friday The 13th.