mardi 16 juin 2015

MAD FOXES (1981)


Hal Walters, fils à papa plein aux as et queutard invétéré, part en boite fêter les 18 ans de la belle Babsy, une jeune chaudière à qui il a promis une nuit d'amour torride. Mais en cours de route, il s'attire les foudres d'une bande de motards psychos qui ne tolèrent pas que le jeune homme fasse le mariole dans les rues au volant de sa superbe voiture de sport. Au cours du différend qui les oppose l'un des bikers se tue connement en perdant le contrôle de sa bécane, donnant ainsi à ses comparses le motif parfait pour exercer une vengeance impitoyable sur le couple. En sortant de discothèque, Hal est alors roué de coups et Babsy violée par les loubards. Bien décidé à ne pas laisser les choses en l'état, Hal fait appel à des amis karatékas pour coller une bonne branlée à ses agresseurs sans se douter une seule seconde qu'il vient de mettre en branle une redoutable spirale meurtrière.


Soyons clairs tout de suite: vous ne ressortirez pas indemnes du visionnage de Mad Foxes (Los Violadores en VO).
Les cinéphiles du début des années 80 devaient certainement se dire qu'ils avaient tout vu en matière de films débiles et trash au cours de la décennie précédente; mais la sortie de ce moyen-métrage espagnol (seulement 80 minutes) en 1981 leur a rappelé que l'invasion d'absurdités cinématographiques n'en étaient qu'à ses balbutiements, prémices de la multiplication prochaine des délirantes productions de Lloyd Kauffman et de sa firme Troma. Le réalisateur, Paul Grau (à ne pas confondre avec Jorge Grau; question de talent) subissait-il encore les effets de certains psychotropes consommés abusivement durant la période hippie quand il s'est décidé à mettre en boite cet OFNI ?
Nul ne peut le dire. Totalement bordélique du début à la fin, limite cartoonesque par moment, son film enchaine à cent à l'heure des situations démentes et sans la moindre logique. D'ailleurs il est inutile de chercher ne serait-ce qu'une once de logique ou de bon sens dans Mad Foxes, les personnages étant tous plus illuminés les uns que les autres et évoluant dans un univers que l'on croirait tiré d'un comics de Garth Ennis.

"- Aaaaarrhh... aa....aa...allo le samu ? Au.... au secours.... Je suis.... blessé....aarrrh....
- Comment vous dites ? Parlez plus fort, on dirait que vous avez posé le combiné sur votre crâne !
- Je... je suis blessée connasse.... peux pas parler plus fort.... ai un couteau dans la poitrine.....aaaarrhh..
- Donnez-moi votre identité complète, votre âge, votre poids, votre taille, votre nationalité, votre adresse, votre numéro de téléphone 
pour effectuer un contre-appel, votre groupe sanguin, votre numéro de sécurité sociale, le numéro de votre carte de donneur d'organes, 
celui de votre carte de séjour, la taille de la lame dans votre poitrine, la marque du couteau, si c'est un couteau papillon ou à cran d'arrêt, 
la profondeur de pénétration exacte de l'objet, la quantité approximative de litres de sang que vous avez déjà perdu, 
l'heure exacte des faits, le.... allo ? Allo ? Vous êtes là ? Allo ?"

José Gras, tout frais sorti du Virus Cannibale de Bruno Mattei, incarne l'anti-héros Hal Walters. Péteux comme c'est pas possible, suintant le pognon par tous les orifices, pensant bien plus avec sa queue qu'avec son cerveau, Hal est le connard dans toute sa splendeur, la tête de nœud par excellence que l'on croise occasionnellement près de chez soi en train de faire le kéké dans la rue au volant d'une bagnole thunée qu'il chérit bien plus que sa femme et ses gosses. Les premières minutes du film nous plongent tout de suite dans le bain : Hal fonce avec sa Corvette Stingray à travers la ville tout en bécotant sa copine Babsy, tout juste majeure, à laquelle il a assuré la perte de virginité avant la fin de la nuit. Encore une preuve que certaines jeunettes n'ont pas grand chose dans le cigare : offrir sa fleur à un crétin fini qui passe son temps à tringler tout ce qui passe à sa portée, il faut vraiment avoir le feu au cul (et puis quelle gamine attend maintenant d'avoir 18 ans pour faire ce genre de chose ?). Pour être certain de la faire passer à la casserole, Hal l'emmène donc picoler au Big Apple Disco, une boite de nuit perdue à mi-chemin entre les années 50 et les 70's où se croisent adeptes du rock acrobatique et ringards défoncés amateurs de disco, nous gratifiant par la même occasion d'interminables scènes où se trémoussent sur le dance floor toute une faune mongolo.

"Hic ! Mais... mais qu'est-ze que z'est que ze bordel ? Hic !

  - Hic.... zé dingue. Ze zais pas c'que t'as mis dans mon verre mais alors za déchire gravos. 
Quand je regarde la pizte... hic... zé l'imprezion d'être dans les années 50.
- T'inquiète Sophie Marceau, c'est le GHB qui fait ça. Tu verras, ça va vite passer.

- Hic....ah ben ouais, za y est, za pazze.... hic... j'vois plus que des gros beaufs bourrés sous acides qui s'dandinent zur la piste... hic....
- Ah bon ? Surement un effet secondaire de la coco que j'ai mélangé à ton champagne. 
Pas grave ma poule, tu vas voir, Tonight is your night ! 
Par contre évite de gerber sur mes pompes en croco ça m'arrangerait."

Une fois sa copine bien imbibée, notre fils à papa se décide à la ramener chez lui afin de tenir la promesse qu'il lui a faite.
Lui aussi bien pochetronné, il ne verra pas venir la bande motard barjots avec laquelle il s'était fritté quelques heures plus tôt et qui vont s'occuper personnellement du dépucelage de la nunuche Babsy. A partir de là le reste du métrage ne sera plus qu'une succession de scènes de vengeance entre les deux parties : Hal embauche des potes karatékas pour péter la gueule aux loubards/les loubards entreprennent de lui rendre la monnaie de sa pièce en s'en prenant à sa famille/pour les punir de ce massacre, Hal s'en va les buter un par un/pour venger ses potes, le dernier loubard tend un piège à Hal. Voilà en gros le schéma directeur du film.
Dans Mad Foxes, l'adage de tendre l'autre joue à celui qui nous a frappé n'est pas vraiment de mise, ce serait plus du "œil pour œil, dent pour dent" ou du "tu violes ma meuf, je te coupe la bite", l'escalade de la violence se faisant jusqu'à l'inévitable point de non-retour.
Ici on ne fait pas dans le sentimental et, malgré les multiples passages érotico-cucul, les relations amoureuses sont quasi-inexistantes. Chez Paul Grau l'amour ça n'existe pas; les hommes et les femmes ne se rencontrent que pour baiser, un point c'est tout. Et notre héros bourré de thunes l'a bien compris, lui qui, entre chaque baston avec les loulous enragés, ramasse des donzelles à droite et à gauche dans le seul objectif de leur passer dessus. Faut dire que ces dernières ne se font pas prier. On n'est pas chez Dorcel mais presque. La preuve en est cette scène surréaliste où une auto-stoppeuse accompagnée de son petit copain abandonne lâchement celui-ci sur le bord de la route pour aller se faire tringler le plus naturellement du monde par le beau Hal qui vient de l'embarquer à bord de sa rutilante caisse à savon.
Un passage stupéfiant où la blondinette prénommée Lily accepte d'accompagner chez ses parents un type qu'elle ne connait ni d'Adam ni d'Eve et qui vient de la ramasser sur un trottoir avec la ferme intention de la déboiter dans les grandes largeurs dés que l'occasion se présentera. Aussi hallucinant que le fait qu'au bout de vingt minutes de film Hal ait complètement oublié la pauvre Babsy qui végète depuis son viol à l’hôpital. Idem pour cette mystérieuse femme qu'il rejoint dans son lit juste après le combat dans l’amphithéâtre; n'aurait-il pas dû plutôt aller s'enquérir de l'état de santé de sa copine hospitalisée ? Eh ben non, il s'en carre le coquillard et préfère aller se vider les baloches auprès de quelqu'un de frais et dispo. Une belle enflure je vous dis !
Preuve d'un montage chaotique, le moindre temps mort est donc prétexte à une scène de cul, offrant à cette œuvre des allures de film érotique de bas étage comme on en voyait si souvent en troisième partie de soirée sur la chaine M6. Et ne comptez pas sur moi pour vous refiler quelques screen-shots de ces passages dégradants, je vous rappelle que nous sommes sur un blog sérieux !

Hé toi là, j'ai dit quoi ?!
"- Mais non monsieur Tontonjack, vous vous méprenez. 
Sous mes allures de motard membre du Fuckin' Blue Boy je suis en réalité chirurgien plastique. 
Cette charmante jeune fille me demandait de vérifier la symétrie de ses implants mammaires, 
lesquels par ailleurs, si vous regardez attentivement, ne sont pas parfaitement dans l'axe. 
Voyez ce travail de goret entre les deux seins !
- Ah bon, vous êtes sûr docteur ? Ils m'ont pourtant couté une blinde ces nibards !"

Si je vous ai parlé d'Hal le queutard et de ses conquêtes en chaleur mais pas encore du gang de bikers cinglés, c'est parce que je tenais à garder les meilleurs pour la fin. Baignants constamment dans l'alcool, la drogue et la luxure, ces six loubards (sept si on compte celui qui claque dés les premières minutes du film) sont de véritables bêtes totalement dénuées de sentiments et de matière grise. Pervers, sadiques et vicieux, chacun de leurs membres est un phénomène à lui tout seul. Regardez-moi un peu ces visages qui respirent l'intelligence :


Et encore leur leader n'est pas sur la photo. Look !


Ce Gérard Jugnot rachitique et survolté, tout droit sorti d'un dessin animé de Tex Avery, nous fait un véritable one-man à chacune de ses apparitions. Dans sa tenue qui ferait pâlir de jalousie n'importe quel membre des Village People, il ne peut s'exprimer sans en faire des tonnes et sans grimacer à outrance façon Michel Courtemanche. Même se faire trancher le pénis par des karatékas en colère ne suffira pas à l'envoyer au tapis. Trois autres membres du gang parviennent également à imposer leur charisme hors du commun:

un chevelu cagoulé aux faux airs de Michaël Youn...

 ...un barbu toxico friand de Fräulein en cuir...
"Ouah la loose ! C'est quoi c't'arnaque ? Hé, moi j'ai payé pour une Fräulein nazie avec des big boobs comme sur l'affiche du film, 
pas pour une planche à repasser ! Non, mais c'est quoi ça ? 
Ma poule, tu ressembles plus à Jane Birkin qu'à Dyanne Thorne ! Ha, ha, ha !"

"Arh ! Ezpèze de zous-merde hippie ! Che fais t'apprendre à rezpecter le troizième Reich moi !
Tiens, prends za dans ta gueule !
SCHHHLLAAAFFFFF !!!!

- Mais aïeuh ! T'es pas bien Gretchen, ça fait mal ton truc !
- Halt die klappe, mizérable fermine ou je t'enfonze ze fouet dans ton ridikule popotin de femmelette !

- Non, non, pardon maitresse Gretchen, je ne le ferai plus j'vous jure !
- Arh ! Et puis mets zette kagoule zur ta zale faze, tu me donne enfie de fomir !"

....et surtout Stileto (le seul dont j'ai retenu le nom), un copycat de Freddie Mercury fringué comme un bidasse qui passe les trois quarts du film à se balader à poil. A se demander si son interprète, Eric Falk, ne se croyait pas encore dans les films de cul teutons où il apparaissait les années précédentes et que Grau ne le payait pas ici au temps passé à exhiber ses attributs. Et dire que ce type est quand même apparu dans le magnifique Le Corps et le Fouet ! Heu... attendez... en fait il s'agit de Le Corps et le Fouet réalisé en 1980 par Erwin C.Dietrich, un WIP avec Brigitte Lahaie. Ah ben non, finalement l'honneur est sauf !

"- Hé les mecs, z'avez vu ? Stileto a encore oublié de se fringuer en se levant ! Mort de rire !
- Comment ça, chuis pas habillé ?! Hé, j'ai mis mes rangers quand même ! 
Et puis là c'est l'heure du p'tit dèj alors faites pas chier ! 
Allez hop, rien de tel qu'une bonne rasade pinard pour se mettre en forme !

- Et avec ça, quelques exercices physiques pour bien débuter la journée ! Un, deux ! Un, deux !
- Ouah putain, casse-toi ! Déjà que niveau hygiène corporelle c'est pas la joie mais en plus se farcir 
la vue de ta merguez de grand matin, ça me fout un peu la gerbe, mec !"

Bien que très performants quand il s'agit d'étriper des domestiques, de flinguer des vieilles en fauteuil roulant ou d'exterminer toute une tripotée de disciples de Bruce Lee à la sulfateuse, nos motards s'avèrent par contre de bien piètres pilotes quand ils doivent chevaucher leurs bécanes ou conduire une voiture. La preuve avec ces quelques gifs qui mériteraient d'être vus avec le thème principal de Benny Hill en fond sonore afin de les apprécier à leur juste valeur. De sérieux concurrents pour Video Gag !


Petite curiosité que les plus attentifs d'entre vous ne manqueront pas de remarquer : les svastikas ornant les brassards portés par les bikers lors des scènes en intérieur disparaissent comme par magie quand ces derniers se retrouvent en extérieur.
L'équipe du film aurait-elle craint d'éventuelles représailles juridiques si un tel emblème avait été aperçu en pleine rue par le péquin moyen ?
Le fait que nos loulous arborent fièrement toutes ces croix gammées et semblent vouer un culte plus ou moins fidèle au troisième Reich a par ailleurs un coté bien plus amusant (voire affligeant) que menaçant. N'ayant pas véritablement le look de l'aryen moyen, ils ne semblent vénérer l’œuvre du vilain moustachu autrichien que pour satisfaire leurs instincts les plus vils. Un peu comme une certaine jeunesse dorée actuelle qui fait dans le gangsta rap en agressant des petites vieilles pour se donner un minimum d'importance, la bande à Stileto s'empare d'un défunt (?) mouvement vindicatif et meurtrier sans réellement en connaitre le sens et les origines. Du moment qu'ils peuvent trucider, niquer et picoler au nom de l'idéologie facho ça leur convient parfaitement. Un point que Paul Grau tient à mettre en évidence, insistant sur l'ignorance et l'endoctrinement des classes les plus pauvres du système tout en les opposant à celles plus aisées mais pas forcément plus intelligentes.
Le personnage d'Hal représente l'image même de cette aristocratie coincée, prétentieuse et méprisante du petit peuple; à partir de là la partie du film se déroulant dans l'immense propriété des Walters en devient ainsi proprement écœurante. Les domestiques zélés, les maitres de maison qui se complaisent dans le luxe et qui ne pensent qu'à leurs investissements du moment, la volonté d'Hal d'en coller plein les yeux à sa dernière conquête en lui faisant profiter de tous les avantages qu'offre la vie de millionnaire; tout est fait pour ne pas nous émouvoir du sinistre destin qui sera réservé à ces gens-là quand débarqueront les Hell's angels fachos. Et pour en remettre une couche, Grau se complait à filmer les longues déambulations de la Corvette du héros à travers les cités espagnoles, un peu comme s'il tenait à bien mettre en valeur le contraste flagrant qui existait à l'époque entre les différentes classes.
La Stingray, circulant dans les rues grises au milieu de véhicules archaïques et obsolètes, ressemble à un engin futuriste dont la présence s'avère complètement surréaliste au milieu des décors urbains choisis par le réalisateur. On se surprend à ardemment désirer la destruction de la voiture tant cette dernière donne l'image d'une preuve de supériorité absolue des classes bourgeoises sur les autres moins chanceuses. C'est marrant, ça me fait penser à un certain ministre qui s'en allait récemment assister à un match de foot à Berlin à bord d'un jet privé tous frais payés alors que de pauvres hères ont dû économiser des mois durant pour effectuer la même démarche au volant de leurs vieilles caisses déglinguées qui leur coute très certainement les yeux de la tête. Mad Foxes un film d'anticipation ? Assurément.

"- Je suis désolé monsieur Hal, je ne savais pas que vous débarqueriez à l'improviste.
Il ne restait dans le frigo qu'un peu de homard, de foie gras et de caviar que nous avons ouvert hier.
- Quoi ? Du caviar ouvert la veille ? Mais vous me prenez pour qui, Consuela ? Je ne suis pas une poubelle !

- Donnez donc ces saloperies à la "sans-dent" que j'ai ramenée. Ces gens-là ingurgiteraient n'importe quoi. 
Et puis pour une fois qu'elle peut goûter à de la vraie nourriture elle ne va pas faire la difficile, n'est--ce pas très chère ?"

Malgré ce coté critique bienvenu, il est toutefois impossible de prendre Mad Foxes au sérieux; Paul Grau (ici sous le pseudo de Paul Gray, mais on l'a reconnu) semblant incapable de maitriser sa réalisation. Les dialogues sont répétitifs, creux et navrants; certaines scènes inutiles débarquent à l'improviste comme un cheveu sur la soupe (la vieille qui bouffe des biscuits en regardant par la fenêtre de son salon, les danses endiablées dans la discothèque...), le scénario regorge d'incohérences (tout le monde semble savoir où tout le monde se trouve) et les scènes d'action sont d'une mollesse qui feraient passer un épisode de Derrick pour une production Michael Bay (l'affrontement entre les karatékas et les bikers est un brassage d'air absolument navrant).

"- Hé, Jacky Chan, tu veux voir ma bite ?
- Ha non, hein ! Ras-le-bol de te voir te balader la teub à l'air ! Tiens, encaisse enfoiré !
  Après ça elle va tellement tripler de volume que tu pourras plus la sortir de ton froc !
- Ouillouillouillouie ! Mais t'es con toi !"

Rien d'étonnant donc à ce que Paul Grau n'ait pas véritablement fait carrière par la suite, le reste de sa filmographie se limitant à une comédie sexy teutonne sans grand intérêt. Pourtant, malgré son incompétence évidente, il parvient avec Mad Foxes à nous offrir un spectacle tellement déjanté qu'il est impossible de s'y ennuyer. L'enfilage frénétique de scènes gores et de passages érotiques où la plastique de la quasi-totalité du casting féminin est scruté dans le moindre détail par la caméra (sauf la mère d'Hal, faut quand même pas déconner) a un coté hypnotique digne du pire des nanars franchouillards. Ajoutez à cela une bande originale sévèrement burnée proposée par les groupes Krokus et The Jackys (la caisse du héros n'a-t-elle pas d'ailleurs la "Jacky's touch" ?) ainsi qu'un thème disco bien sympa propre à chacune des apparitions des motards en folie et vous prendrez à coup sûr un pied phénoménal.

"- Non mais c'est pas possible ! Tout est bon pour s'exhiber la stoukette !  
Allez, les mains en l'air, je te fais arrêter pour exhibition sexuelle !
- M'enfin mec, chuis aux chiottes là....
- Rien à foutre, vil pervers ! Cette fois tu as dépassé les bornes !"

Mad Foxes pourrait être rangé dans plusieurs registres tellement il bouffe à tous les râteliers: le rape and revenge, le home invasion, le vigilante movie; mais son coté bordélique en fait plutôt une œuvre inclassable. Mixe improbable entre le cinéma Grindhouse, le porno soft des années 70, les délires gores du début des 80's et les films d'action Bronsonien du moment, il ne représente pas vraiment ce que le septième art espagnol a fait de mieux mais demeure au final un machin sacrément bandant et parfaitement jubilatoire de par son coté démentiel.
La meilleure façon de vous en rendre compte est de vous procurer le combo Bluray/DVD sorti en Autriche.

Mais que vois-je ? Nous sommes le 16 juin ! Ça fait donc deux ans pilepoil que j'ai ouvert ce blog ! (Z'avez vu comme je feins bien d'avoir l'air surpris ?) Bon dieu, mais il faut fêter ça !
Allez, j'avais bien dit un peu plus haut que ce blog était un endroit sérieux mais au fond.... on s'en fout un peu, non ?!
Pour l'occase Mad Foxes nous offre deux gifs qui vont surement m'obliger à remettre un avertissement pour contenu adulte sur la page d'ouverture. Vas-y Hal, c'est à toi !

"- Dis-donc mon gros, elle est pas un peu jaune la flotte ?
- Shut up Josette and move your body !"

"- C'est pas vrai, tu es vraiment insatiable mon gros minet !
- Mais non Josette, c'est juste pour que tonton Jack puisse coller des gifs de cul sur son blog débile.
- Ah bon, ben dans ce cas-là vas-y mon minou !"

26 commentaires:

  1. Bon ben heureux anniversaire à Ze Curious Goods! Tu fêtes ça avec un film bien taré, qui te permet de sortir une chronique fabuleuse! Je me suis bien poilé, comme d'hab quand je débarque ici, et j'ai bien évidemment choppé le fichier! Faut faire connaissance avec Stileto, il semble si sympathique! (et en effet, y en a un qui ressemble à Youn, le pauvre!)

    RépondreSupprimer
  2. J'ai remarqué une musique entendue dans plusieurs Jess Franco à 8 min 40 précisément (dans plusieurs films de sa période Dietrich). Les réalisateurs se connaissaient sûrement, bien que le style soit très différent...

    RépondreSupprimer
  3. zous-merde hippie !!!! :)))
    Encore une présentation qui dérape au plafond

    https://youtu.be/uYcCldfayHU

    Avec des st maison !!!! je vais y rejeté un oeil....
    Dear Uncle tu en auras fais des bêtises en deux ans ^^

    https://youtu.be/OtXB2mDByzs

    RépondreSupprimer
  4. Quel film pas possible ! Je n'avais jamais rien lu sur lui ! Une découverte incroyable en vue, donc !

    Merci Oncle Jack !

    RépondreSupprimer
  5. BRAVO pour ta seconde d'un site qui a vraiment mérité !
    Des festivités, un esprit corrosif, ainsi que d'excellents reportages en comics aussi bien qu'en fumetti !

    Nobody does it better !

    Sinon, je viens de voir ce film et j'avoue que c'est puissamment Z tendance Bruno Mattei !
    Comme tu l'as si bien décrit, que rajouter de plus si ce n'est qu'il est fun à regarder !

    Pour moi, le barbu me ferait plutôt penser à...Peter Jackson période jeune, disons Bad Taste !

    Encore bravo pour ta seconde année bien remplie !

    RépondreSupprimer
  6. Une belle rareté une fois de plus pour ces 2 ans! :) merci!!!

    RépondreSupprimer
  7. Merci à vous tous pour ces compliments qui font bien chaud au cœur !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En attend de recevoir les notes des psychiatres du collectif des victimes de ce blog.....
      Voici le concert de soutien ^^:

      https://youtu.be/PKNF6hCWu0w


      Supprimer
    2. Oui, l'Uncle Jack Band, comme tu as pu le voir, n'attirait pas les foules. C'est pour cela que je me suis reconverti dans le Craignos Movie, un genre qui semble toucher un bien plus large public.

      Supprimer
  8. du bis pur jus, à ce que j'ai pu en juger en regardant quelques morceaux. en plus, inédit chez nous, même en salles si ne me trompe pas. merci pour cette pièce rare

    RépondreSupprimer
  9. Merci beaucoup oncle jack pour cet ofni et surtout pour le travail de trad, t'as l'art de nous dénicher des " improbables" ;-)

    RépondreSupprimer
  10. Je devrais pas être surpris que ce film ressort dans une qualité aussi splendide, mais tout de même, ça fait bizarre !
    Très beau déterrage de gemme avec ce film taré qui, encore une fois (après Zombi Holocaust) m'évoque ces Fumetti italiens totalement barge, paru chez nous via Elvifrance.

    Des punks, des meurtres, du cul, du fétichisme, aucun bon goût, aucune morale, tout dans l'excès. Décidément une époque révolue.

    (la filiation avec Garth Ennis est très bien vue, même si j'aurai tendance à penser à du Mark Millar)

    RépondreSupprimer
  11. Merci beaucoup pour ce film, j'ai hâte de le regarder; félicitations pour tes deux ans Oncle Jack ;)

    RépondreSupprimer
  12. Apres le hellfest il me faut maintenant plusieurs jours pour la recup, avec ce film rien de tel merci et bonne anniversaire au blog
    oncle jack

    RépondreSupprimer
  13. Un peu en retard mais bon comme le dit le proverbe mieux vaut queutard que jamais et bon' anniv' Jack ! toujours aussi poilant de te lire ! et merci pour ce film enfin ce truc ....

    RépondreSupprimer
  14. Excellente chronique pour ce film que je ne connaissais pas. Ca semble bien barré et foutraque comme le confirment les photos et les très bonnes images animées. Et, tant que j'y suis, bonne anniversaire à ton blog !

    RépondreSupprimer
  15. est-ce possible d'avoir les sous-titres seuls? on trouve le film 1080p

    RépondreSupprimer
  16. Désolé, suite à certains problèmes survenus à l'ouverture du blog je ne partage plus les fichiers srt.

    RépondreSupprimer
  17. Rien que pour la réf à Garth Ennis je prend tousuite, merci tonton Jack!

    RépondreSupprimer
  18. Un grand merci pour le partage de ce film taré et pour les sous-titres maisons.
    Bon boulot ;-)

    RépondreSupprimer
  19. merci pour ce film totalement barré comme on les aime.

    RépondreSupprimer
  20. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  21. Merci beaucoup pour cette perle rare !
    Mais les liens sont morts...
    Possible un Re-UP ?

    RépondreSupprimer
  22. Je le vois sur un autre blog, beaucoup trop de gigas par là-bas, je recherche et que vois-je ? Ton partage antique que j'avais négligé à l'époque. Merci.

    RépondreSupprimer