mercredi 27 mai 2015

ROBOWAR (1988)


"Jamais deux sans trois" a-t-on l'habitude de dire. Comme il ne faut jamais aller à l'encontre des vieux dictons et que l'abus de produits italiens est toujours bon pour la santé (Mais non, ne commencez pas à sniffer du parmesan !) on va se refaire une petite virée avec le regretté Bruno Mattei pour un machin bien chtarbé comme lui seul savait nous en offrir.
Un an après Strike Commando, le réalisateur profite de sa "superstar" Reb Brown et de la jungle philippienne mise à sa disposition pour mettre en boite cette fausse suite des aventures du soldat Ransom (la vraie étant Strike Commando 2 mais vu que Brown y est remplacé par Brent Huff ça ne compte pas) tout en pillant légèrement (fortement vous dites ? Ah peut-être...) le Predator de John McTiernan sorti un an plus tôt. C'est que ce n'est pas un italien pour rien notre bon vieux Bruno; les tribulations du chasseur extra-terrestre ayant fait carton plein dans les salles de ciné il serait quand même bien dommage de ne pas profiter de ce que la bête soit encore chaude pour lui faire les poches.
Mattei, en compagnie de son complice Claudio Fragasso et de la scénariste Rossella Drudi (ayant déjà collaboré à l'écriture des scripts d'un nombre incalculable de films réalisés par nos deux larrons), pondent sans trop se fatiguer une histoire quasi-similaire à celle du long-métrage mettant en vedette Arnold Schwarzenegger. Robowar se veut un plagiat pur et simple de Predator; Mattei ne s'en étant jamais caché même s'il signe le tout sous son pseudo préféré: Vincent Dawn.

 "- Bon les mecs, tenez-vous prêts. On va jeter un œil sur le scénar du film pour lequel Bruno nous a embauchés.
    Heu.. Dites-voir, il lui arrive quoi à l'autre buse derrière moi ?
Pourquoi qu'il est à moitié coincé comme ça et qu'il tire la langue ?
- C'est à dire qu'il a déjà lu le scénar, chef, et que depuis il semble avoir perdu une partie de ses fonctions cérébrales."

Un groupe de mercenaires mené par le major Murphy Black se retrouve sur une petite ile perdue afin d’exécuter ce qui leur semble être une simple mission de routine. Accompagnés de Mascher, un scientifique, ils découvrent les cadavres de plusieurs guérilleros affreusement mutilés et constatent rapidement qu'une mystérieuse menace rode autour d'eux. Celle-ci porte le nom d'Omega 1 et se présente sous l'aspect d'un soldat cyborg quasi-indestructible et très lourdement armé; un soldat créé par Mascher lui-même et qui échappe désormais à tout contrôle. Un à un les bidasses deviennent les proies de celui qu'ils ont surnommé le chasseur.

 "- Hé, Véronique, elle est où ta copine Davina ? Arf, arf, arf !!!
- Beeuaargh, t'es con toi ! Range pas tes lunettes le nabot, j'crois que tu vois pas bien.
- Hé, hé, ben non, moi je crois pas. 
  Aïe ! Mais il m'a pété le nez ce con!"

Une jungle luxuriante, des militaires avec tout un arsenal à leur disposition, des Viet-Congs crétins qui tombent sous les bastos américaines sans lever le petit doigt, un ennemi surhumain qui joue les chasseurs embusqués.... nul doute n'est permis: Predator au rayon "bisseries ritales" ça se prononce Robot Di Guerra ou plus communément Robowar. A la seule différence qu'ici l'alien rasta est remplacé par un ersatz militaire de Robocop, un troufion tombé au combat dont certaines parties du corps ont été utilisées pour créer de toutes pièces le soi-disant soldat parfait. Sauf qu'il est loin d'être parfait le soldat en question. Déjà, regardez un peu la dégaine qu'il se trimballe le pauvre :

Ah merde, je me suis trompé de photo. Faut dire qu'ils se ressemblent ces cons-là.
Allez... ♪, one more time ! ♫

Voilà, c'est mieux !

Tout de cuir vêtu, épaulières de footballeur américain vissées autour du cou, coiffé d'un casque de motard customisé, l'Omega 1, à la différence de l'Omega 3, n'est pas vraiment bénéfique pour la santé du péquin moyen. Armé d'un fusil laser qui lui sert tout aussi bien à faire exploser des hélicoptères qu'à pulvériser des villages entiers, le cyborg réduit ses victimes à l'état de carcasses liquéfiées plus vite que n'importe quel régime Weight Watcher. Il dispose également d'un tentacule télescopique préhensile façon Docteur Octopus qu'il dissimule on ne sait où (je dirais dans son futal mais ce n'est qu'une supposition) et qui lui permet de saisir ses proies quand celles-ci se trouvent à bonne distance ou à moitié plongées dans la flotte. Doté d'une force colossale et d'une précision hors pair, il est toutefois grandement handicapé par une vision thermographique sacrément mal branlée.
Regardez-moi un peu ça:

Comment vous voulez y voir quelque chose sérieusement ?

Bon ok, c'est vrai qu'on est dans une production italienne à petit budget et qu'investir dans ce genre de matériel peut vite couter un œil mais il faut quand même reconnaitre que la vision de notre super chasseur pixelise un max. Imaginez vous balader en pleine brousse avec un tel bordel devant les yeux; croyez-moi vous allez vite vous retrouver le crane encastré dans un palmier.
Autre handicap de taille: cette putain de manie qu'à notre Robocop au rabais de se parler à lui-même en permanence et de commenter tout ce qu'il fait sur une voix nasillarde ridicule que l'on croirait passée à l'hélium. En gros ça donne ça: (bouchez-vous le nez et prenez le ton le plus aigu possible avant de lire ce qui suit à voix haute)

"Présence humaine à proximité - Reçu.
Localiser la cible - Reçu.
Ennemi en vue - Reçu.
Destruction de la cible - Reçu- Reçu.
Feu - Feu."

Pas facile avec ça d'avoir un semblant de crédibilité ou de faire preuve d'un minimum de discrétion dans certaines situations:

"Nécessité urgente d'effectuer une vidange - Reçu.
Nécessité de trouver lieu adéquat - Reçu.
Localisation rocher conforme pour dissimulation - Reçu.
Présence de cavités dans le rocher permettant éventuel aperçu 
de la tuyauterie de vidange par l'ennemi - Reçu.
Nécessité de trouver lieu adéquat - Reçu. "

Contrairement à son confrère d'outre-espace, l'Omega 1 ne dispose que d'un dispositif de camouflage très relatif. La méthode dite du caméléon, lui, il ne connait pas; la seule dont il est doté a une efficacité qui résulte principalement du degré d'intelligence de ses ennemis.

"- Regardez, là ! Vous le voyez ?
- Quoi, ton doigt ?
- Meuh non, lui là-bas !
- Je vois rien avec ton doigt !"

"- Et là, vous le voyez mieux ?
- Qui ? Le gros arbre ?
- Non, juste à sa droite.
- Quoi ? L'autre gros arbre juste devant nous ?
- Non, ça c'est à gauche. A l'autre droite !
- Oui, le gros arbre au milieu, c'est ce que je dis !
- Bon, laissez tomber j'abandonne. Allez, tirons-nous !"

C'est vrai qu'au niveau cérébral, ses adversaires envoient du lourd. Normal me direz-vous avec un groupe dont le chef (logiquement le plus intelligent) est interprété par notre blondinet de Strike Commando, Reb Brown; le mec qui passe plus de temps à brailler comme un goret qu'à réciter son texte. Mattei semble pourtant lui avoir demandé de mettre la pédale douce sur les grognements bestiaux  même si bien souvent le naturel revient au galop. Aucun doute Murphy Black est le frère jumeau de Michael Ransom.

BEEEEUUUUARRRGGGHHHHHHH  !!!!!!!!!

JAAAAKOOOODAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!!!!!

"- Où ça Jakoda ? Où ça ? Aaaaahhhhhhhhhhhhh !!!! Sors enfoiré de coco !
- JAAAKOOODAAAA !!! Tu vas payer pour le p'tit viet, enculéééééé !!!!!!
- Ma dou calme, bande dé cons. Ma che Strike Commando c'est fini, on est sour Robowar !
- Beeuuaahh... Roboquoi, Bruno ? Et Jakoda il est là ou pas alors ?
- Mama mia, c'est la dernière fois qué yé fais oune film avec cet abrouti !"

Son unité d'élite se nomme les B.A.M ce qui signifie en VO "Big Ass Motherfuckers" (soit grosso-merdo dixit gogol trad "enculés au gros popotin") et en VF  "Bêtes A Manger de la fange". Pour une fois la traduction française est plus près de la vérité que la signification originale; surtout que ces atrophiés du bulbe sont loin d'être de véritables professionnels. Il faut les voir crapahuter au milieu de la jungle et canarder à l'aveuglette tout ce qui les entoure dés qu'ils entendent une feuille tomber. Petit conseil: ne croisez jamais leur chemin sans vous annoncer à des kilomètres à l'avance sinon vous risquez de vous recevoir une volée de pralines dans les gencives avant d'avoir eu le temps de leur dire bonjour. Ils font également un usage régulier de certains produits peu recommandables, ce qui ne permet pas non plus d'avoir vraiment les idées claires. Alors quand on a déjà une déficience en neurones, je ne vous dit pas le résultat.

"- Yeah mec, sois pas radin et fais tourner.
- Tiens, c'est de la bonne. Trois taffes et je vois déjà des mecs zarbis fringués façon gay pride des années 80."

Passons à la présentation de ces gentlemen:

L'athlétique Romano Puppo interprète le caporal Neil Corey. Aperçu dans bon nombre de longs-métrages comme Le Bon, la Brute et le Truand de Sergio Leone, Le Temps du Massacre de Lucio Fulci, Le Grand Racket, La Mort au Large et Les Guerriers du Bronx 2 d'Enzo G.Castellari, 2019 après la chute de New-York et Le Grand Alligator de Sergio Martino, Puppo est un visage incontournable du cinéma bis italien puisqu'il a touché à pas mal de genres tout au long de sa carrière (le western spaghetti, le poliziesco, la comédie, le fantastique) et est apparu dans plus d'une centaine de films avant de nous quitter prématurément en 1994.

"Bloody hell ! C'est quoi cette pétoire ? Elle fait un barouf de tous les diables et elle fume un max. 
T'as trouvé ça dans une épicerie philippine, Bruno ?"

Massimo Vanni (aussi connu sous le pseudonyme d'Alex McBride) incarne quant à lui le bondissant soldat Larry Guarino (aka "Diddy Top"). Cet acteur se spécialisera durant toutes les années 70 dans le film policier italien avant de se retrouver la décennie suivante dans plusieurs Mad-Max like, certains réalisés par son cousin Enzo G.Castellari (Les Guerriers du Bronx 1 et 2, Les Nouveaux Barbares) et d'autres par Mattei (Les Rats de Manhattan). On l'apercevra en 1984 dans le Blastfighter de Lamberto Bava avant que le duo Mattei/Fragasso ne se l'accapare entre 1988 et 1996 (Zombi 3, Cop Game, Shocking Dark, After Death, etc...).

"Sont où les viets ? Hein ? Hein ? Sont où... sont où ?"

Jim Gaines, que l'on avait déjà présenté dans The Jail où il jouait le rôle du gouverneur, endosse les traits de Sonny Peel surnommé aussi "Blood", l'expert en arts martiaux qui au final ne nous fera jamais démonstration de ses talents. Gaines, spécialiste du film d'action toute catégorie, avait également un petit rôle dans Strike Commando.

"- C'est bon chef ? Je les ai tous eus ?
- Ouais, nickel Sonny. Tu peux ouvrir les yeux et arrêter d'arroser dans tous les sens maintenant."

L'acteur philippin Max Laurel, interprète en 1985 et 1987 de la version live du super-héros verdâtre Zuma, enfile les frusques de Quang, un rescapé du Viet-Nam passé maitre dans l'art de pister l'ennemi et d'étrangler du Viêt-Cong.

"Alors où y sont les prisonniers ? Allez, parlez ! 
Parlez bon dieu au lieu de tirer la langue comme des débiles ! Quoi ? J'entends rien !"

John P. Dulaney, acteur américain qui officia principalement en Italie, est le médecin du groupe Alfred Bray alias "Papa Doc".
Dulaney est aussi un habitué du poliziesco made in 70's qu'il côtoya à de nombreuses reprises, principalement dans des films dirigés par Bruno Corbucci (la série des Squadra....). On l'aperçoit également dans quelques westerns dont le sympathique Le Retour de Sabata avec Lee Van Cleef. Il faut bien reconnaitre qu'il ne connu en majorité que des rôles de second (voire de troisième) couteau et ce malgré sa bonne bouille. Il disparut des écrans peu de temps après Robowar. Un commentaire à ce sujet, John ?

Ah ben trop tard. Pendant qu'on parlait de ses copains, Papa Doc s'est fait rectifié par l'Omega 1.
Bah, tant pis ! De toute façon il servait à que dalle.

A ces p'tits gars sympas vient s'en ajouter un autre un peu moins cool: le savant fou Mascher, créateur de l'Omega 1 et qui n'hésite pas à dire tout le bien qu'il pense de l'armée US. C'est Mel Davidson qui se met dans la peau de ce salopard qui au final tentera de racheter ses erreurs de manière assez suicidaire. Davidson ne connu qu'une brève carrière d'acteur (seulement cinq ans) et on retiendra surtout de lui son rôle de méchant dans Strike Commando 2.

"- Hé Mascher, y'a un motard masqué qui danse le twist juste derrière toi !
- Très drôle, enfoiré de bidasse ! 
L'Omega 1 je le connais moi et je peux le repérer à des kilomètres à la ronde. Alors me prends pas pour un con."

Dans cet univers gonflé à la testostérone il fallait quand même bien y ajouter une petite touche féminine non dénuée de charme.
C'est la blonde Catherine Hickland qui s'y colle; même si franchement son personnage n'apporte pas grand chose à l'ensemble. Ex-madame David Hasselhoff, visage régulier du soap On ne vit qu'une fois entre 1998 et 2012 et habituée des séries TV de tous poils, elle prête ses traits gracieux et ses formes affriolantes à la journaliste Virginia, rescapée d'un massacre organisé par des guérilleros et qui tentera tant bien que mal de survivre au milieu de tous ces beaux mâles lobotomisés qui tiennent absolument à l'entrainer dans une partie de cache-cache endiablée au cœur de la forêt tropicale. Heureusement le méchant cyborg veille afin d'éviter tout éventuel débordement.

"- Hiiiii au secooourrs ! Viendez vite nous sauver ! Au secooouurrrs !!!
- Beeuuuuaaaïe ! Fais gaffe la blondasse, tu viens de me décoller une mandale !"

Bon voilà, je crois que j'ai présenté tout le monde. Ah non, attendez... j'ai gardé le meilleur pour la fin: le bad guy en personne, le super-soldier né du croisement d'un biker bourré et d'une machine à laver de la mère Denis (tant que c'est pas la mère Denis elle-même ça va), l'Omega number one lui-même, le Robowar, incarné par ........ (attention roulement de tambour)...... par...

...CLAUDIO FRAGASSO himself, crédité sous le nom de Clyde Anderson !!!!

Toutefois, certains affirment que l'intéressé nierait complètement le fait d'avoir endossé un jour une tenue de motard pour aller faire le mariole en pleine jungle philippienne.
Alors qu'en est-il de la véritable identité de notre droïde carburant à l'hélium ? Peut-être le saurons-nous jamais...
Sur fond de musique savamment orchestré au synthé Bontempi et par quelques bons riffs de guitare électrique, nos pieds nickelés vont donc, durant presque 90 minutes, se faire facilement écharper par un motard bionique qui connait à la lettre le scénario du film de McTiernan. Comme dans celui-ci, il va pousser les bidasses vers un petit village viet où nos viandards de service ne pourront pas résister à l'envie d'y flinguer tous les occupants, puis séparer sans trop de difficultés les membres les moins intelligents (?) du groupe pour mieux les dessouder avant de finir par contraindre leur chef à l'affronter mano à mano lors d'un final explosif légèrement différent de ce que l'on pouvait toutefois attendre. Beaucoup diront que Mattei n'est qu'un voleur qui s'accapare volontairement les scénarios des autres pour se faciliter la vie.
Moi je dirais que des réalisateurs comme Marc Forster ont de la chance que là où il est maintenant, ce bon vieux Bruno ne leur fasse pas de procès pour le remake foireux qu'ils ont fait de son Virus Cannibale. Ben oui, World War Z que ça s'appelle et pour un blockbuster récent c'est nettement moins fun qu'un bon vieux bis rital (ou qu'une zèderie-spaghetti diront certains).
Pour apprécier Robowar à sa juste valeur il est indispensable, une fois n'est pas coutume, de mettre sa matière grise sur off et de se laisser porter par des images qui ne manqueront pas, soyez-en certains, de vous offrir des moments de pure jouissance cinéphilique. L'attaque du village en est l'exemple parfait: les bidasses ricains se défoulent comme des fous furieux en employant fusils mitrailleurs, grenades, bazookas, machettes, couteaux,  high kicks ou y vont carrément à grands coups de pompe dans les burnes de l'ennemi, se permettant au passage des répliques bien cinglantes appuyées par quelques œillades qui semblent dire au spectateur:

"Hé, on est chez Bruno, l'oubliez pas !"
"Alors keep cool and enjoy !"

Distribué par la Floria Film, Robowar marque l'une des premières collaborations entre Bruno Mattei et le jeune Giovanni Paolucci (ici directeur de production), lequel, sous le label de sa boite La Perla Nera, produira tous les films du maestro italien réalisés à partir de 2001.
Les plus attentifs remarqueront que les décors utilisés ici peuvent également être aperçus dans d'autres merveilles signées Vincent Dawn ou Fragasso. L’hôpital abandonné où débarquent Black et Virginia ressemble comme deux gouttes d'eau aux petites bâtisses dans lesquelles échouent les protagonistes du Zombie 4 : After Death signé par notre poto Claudio. Et ces fameuses chutes d'eau visibles en fin de métrage quand Black affronte Omega 1 sont les mêmes que Jakoda franchissaient à pieds joints dans Strike Commando (et peut-être même la miss Jennifer dans The Jail).
Bon, vous vous en foutez peut-être mais au moins, si vous allez faire du tourisme aux Philippines, vous pourrez faire les cadors devant les autres gogos en balançant fièrement, une fois au sommet de cette cascade, que c'est ici que le grand Bruno Mattei à tourné Strike Commando et Robowar. Prenez quand même un maillot de bain, on ne sait jamais les réactions que peuvent avoir les gens.

Robowar

Strike Commando

Ultime curiosité: le générique final où nous sont présentés les différents acteurs du film ainsi que leurs rôles respectifs est complètement à l'ouest. Reb Brown interprète ainsi Marphy Black, Catherine Hickland est Virgin (alors que le père Hasselhoff assurait tout le contraire à l'époque), Massimo Vanni et Jim Gaines ont interverti leurs identités et Omega 1 se nomme Robowar alors que tout le monde sait très bien que c'est en réalité un type comme tout le monde. Surement quelques sachets d'herbes qui devaient trainer ici et là au moment de la finalisation du film.
Mais tout cela renforce un peu plus notre façon de voir Robowar comme la réponse italienne à Predator, soit un produit complètement fêlé du cigare, bourré d’exagérations plus ou moins volontaires mais surtout divertissant à 100% sous condition que l'on adhère à ce genre de cinéma.
Pour visionner de nos jours Robowar il n'y a pas trente-six solutions. Soit on ressort son vieux magnétoscope du placard pour lui faire ingurgiter la VHS éditée par Delta Vidéo à l'époque, soit on maitrise l'allemand comme un pro et on se procure le DVD sorti par Best Buy Movies chez nos voisins teutons, soit on va faire un tour chez Humungus qui nous propose un rip VHS et dont vous trouverez le lien ci-dessous.
Va chercher bonheur chez Humungus

TRAILER

Jaquette VHS grecque

Une autre complètement à coté de la plaque en provenance d'Allemagne

Et on termine en musique !

"Mise en fonction appareil MP4 appartenant au soldat Black - Reçu.
Emanation sonore importante - Reçu.
Identification émanation sonore - Reçu.
Saltimbanques français connus sous le nom de Daft Fuck - Reçu."

"Emanation sonore extrêmement nocive pour senseurs auditifs - Reçu.
Saturation des senseurs auditifs - Reçu. Reçu.
Saturation du système cérébro-neuronal - Reçu.
Cerveau électronique en surchauffe - Reçu - Reçu.
DANGER ! DANGER ! DANGER ! - Reçu.
Supplice intolérable - Déclenchement processus d'auto-destruction - Reçu.
Fin de transmission - Reçu."

BAAAOOOUUMMMMMMMM !!!!!!!!!!!

8 commentaires:

  1. Manifestement, tu as fort bien rattrapé ton retard en sous-rambo avec ce diptyque SC I et Robonanar !

    Pauvre Bruno qui devait sans doute tourner à toute vitesse, avec des acteurs sympathiques, et cela tandis que Fragasso allait tourner en vitesse, de nuit, l'assez risible et décodé Zombi 4 !

    Pas du grand cinéma mais, quand même, elles nous manquent quelque peu ces séries C italiennes hautement improbables !

    A noter qu'il te reste un petit sommet du genre, made in Flora film & Mattei, le redoutable Schoking dark aka Alien III (un temps, car la Fox fit feu !) et qui contient tout l'art du pompage de Mattei ainsi que ses fameux tics de réalisation !

    Il me semble qu'il fut proposé dans notre communauté il y a déjà quelques années (Où ? Par qui ?) mais je n'ai plus une très bonne mémoire !

    amicalement

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    1. Mais par moi, l'ami ! J'avais en effet réalisé la traduction de cette merveille il y a quelques temps. Annoncé au début comme Alien 3 ce film fût ensuite retitré Terminator 2 avant que Mattei n'essuie les foudres des majors américaines et ne le renomme Shocking Dark. C'est une copie conforme d'Aliens le retour qui incorpore également un cyborg à la Terminator question de surfer sur deux vagues en même temps. Tu peux retrouver la fiche quelque part sur le blog.
      ;)

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    2. Ah ! C'&était toi ? Alors la sénilité me guette déjà ?!

      Je ne savais même plus si cela datait du temps de la Caverne des introuvables ! C'est dire !

      Enfin, tu peux le reprogrammer sous peu, tellement cela complète le triptyque de Sr Mattei !

      A noter qu'un ami italien l'avait interviewé vers 2001, avant que B.Mattei aille tourner ses films de cannibales en Argentine, et Bruno lui a avoué, le plus tranquillement du monde, qu'il revoyait Cannibal Holocaust !
      Par ailleurs, contrairement à la légende très Ed Wood, il n'avait pas la prétention de révolutionner le cinéma !

      Autre détail encore, il avait réalisé un Scalps assez dingue, terriblement ordurier au niveau des dialogues, si fait que j'avais arrêté de visionner ce film !

      Enjoy qui peut !

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  2. Un petit moment que j'avais pas lu une chronique aussi "édulcorée" sur du Z , un moment que je n'avais autant ris en lisant une chro ....un moment que je n'étais pas passé par ici , en fait....bon ben Zé bien ris, normal avec du Mattei , du coup je reviendris (putain , je deviens poéte . poéte .Ouf ce n'était qu'un sursaut littéraire ).
    Bon ben les gars en tout cas , smiley du pouce énorme et de de la joie communicative (putain , ces Commodore !!!)

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    1. Merci à toi. Content que tu aies passé un bon moment en lisant mes conneries.

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  3. Comme toujours, tu n'as pas ton pareil lorsqu'il s'agit de causer du vieux Bruno! Excellente chro, très fun, avec un petit plaisir que tu t'offres régulièrement et qui me fait toujours rire: le démolissage de World War Z! En tout cas, Mattei pourrait aussi attaquer les Daft Punk en justice, tu viens de nous ouvrir les yeux!

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  4. Cette revue de Robowar est l'un des meilleurs que je l'ai jamais lu. Vous avez fait un très bon travail.
    Vous avez demandé ce qui est arrivé à ma carrière de cinéma après Robowar ... Je fait 4 films aux Philippines pendant le temps de Robowar et plus tard retourné à ma propriété en Italie, puis nous sommes retournés à la Californie où je commencé une entreprise de commerce électronique. Je l'ai fait faire un film à Cinecittà ', Rome en 2010 juste pour le plaisir. Merci, John P. Dulaney (Papa Doc)

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    1. Thanks a lot Mr Dulaney for all these informations. I have a friend, David Didelot (I think you know him), who wrote a book on Bruno Mattei and I will transfer him your message, he will be very pleased (we love Robowar).
      It was an honor to have been read by you. I wish you all the best for the future.
      Friendly.
      Jerôme.

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