lundi 30 mars 2015

LES PREDATEURS DU FUTUR - UNCUT (1983)


Dans un futur plus si proche (1994), les membres de la plate-forme océanique "Echo 1" tentent de renflouer et de récupérer un sous-marin soviétique rempli de têtes nucléaires. Au cours des opérations ils découvrent une ancienne tablette recouverte d'étranges inscriptions qui révèlent à la doctoresse Kathy Earls, expressément dépêchée sur les lieux afin de traduire l'objet, que le continent perdu de l'Atlantide ne serait pas qu'un mythe. Chose qui va s'avérer correcte puisque la remontée subite du submersible russe provoque accidentellement le retour à la surface de cette ile disparue, entrainant du même coup un véritable raz-de-marée qui s'en vient engloutir la plate-forme. Les survivants sont repêchés par Mike Post et Washington, deux mercenaires en balade sur leur yacht privé qui les reconduisent sur la terre ferme. Mais tout ce beau monde va réaliser qu'il est tombé de Charybde en Scylla quand il se retrouve face à face avec les Interceptors, descendants des atlantes, qui, suite au retour du continent englouti, ont mis en branle le génocide de tous les autres peuples.


Faut-il encore présenter Ruggero Deodato, pape chevronné de l'horreur transalpine et réalisateur du mythique Cannibal Holocaust ?
Pourtant il serait injuste de résumer la filmographie de ce grand monsieur à ce seul long-métrage, même si ce dernier restera à coup sûr le point culminant de sa carrière. Hormis un premier opus cannibalesque en 1977 (Le Dernier Monde Cannibale), Deodato s'est essayé à presque tous les genres : le film d'aventure (Gungala La Pantera Nuda en 1968 et Zenabel en 1969), d'action (SOS Concorde en 69), d'érotisme (Una Ondata di Piacere en 75), policier (Uomini Si Nasce Poliziotti Si Muore en 76), au western (I Quattro Del Pater Noster en 69), au mélange action/aventure/horreur (Amazonia La Jungle Blanche en 85) et même au drame à consonance familialle (Les Petites Canailles en 1992, titre français mensonger et ridicule pour Mama, Ci Penso Io). A l'image de ses petits camarades, il va également s'adonner au repompage des grands succès américains du moment, un art auquel les italiens sont vite passés maitres de la fin des années 70 à la fin des années 80. Ruggero tourne donc une variante de La Dernière Maison sur La Gauche avec sa Maison au Fond du Parc en 1980, touche à l'Héroic Fantasy en mettant en scène comme il peut les jumeaux bovins Peter et David Paul en 1987 avec les Barbarians, s'essaient sur le tard au slasher forestier à travers son plutôt sympathique Body Count (1987) et surfe sur la vague post-apocalyptique amorcée par Mad Max 2 avec Per un Pugno di Diamanti (aka  Lone Runner-1986) et ce succulent Prédateurs du Futur en 1983, aussi connu sous les titres d' Atlantis Interceptors, Raiders of Atlantis, Atlantis Inferno, I Predatori di Atlantide, The Last Warriors ou tout simplement d'Atlantis chez les distributeurs les plus fainéants.


Ranger ce film avec des œuvres telles que 2019 Après la Chute de New-York, 2020 Texas Gladiators ou encore Les Nouveaux Barbares peut paraitre toutefois assez singulier. En effet, il n'est pas question ici d'un monde futuriste qui tenterait de survivre comme il peut à l'explosion d'une bombe nucléaire ou à la pollution généralisée occasionnée par notre négligence. Le seul aspect post-apo du machin réside purement et simplement dans le look totalement improbable des Interceptors, croisement hilarant entre les disciples d'Humungus qui emmerdaient Max le dingue dans sa deuxième aventure cinématographique et.... des Village People sous acide. On se demande bien pourquoi ces descendants de l'Atlantide ont décidé de s'accoutrer de la sorte. Si c'était ça la tenue traditionnelle des Atlantes du temps de leur magnificence on comprend mieux pourquoi leur continent a sombré corps et biens au plus profond des abysses. Surement que Dieu, en voyant la dégaine de ces clients-là, a préféré les renvoyer illico au néant plutôt que de laisser la race humaine commencer à régresser de trop bonne heure (D'ailleurs on attend toujours qu'il remette le couvert le vieux barbu). Le choix d'un tel aspect vestimentaire ne nous sera jamais donné, mais s'avère purement indispensable pour apprécier ce film à sa juste valeur. Allez, on se fait un petit défilé juste pour le plaisir avec la première apparition de nos grandes folles sous les yeux médusés des héros.

Vrouuumm vroum vroumm.... Pouêt Pouêt !!!!!!

"- Nom de Dieu, mais qu'est-ce que c'est que ces gugusses ?
 - Aucune idée, prof. A tous les coups, ce sont encore des enfoirés de représentants.
    On ferait mieux de rentrer avant qu'ils n'essaient de nous vendre leurs saloperies."

"Bien le bonjour, braves gens ! 
Je me présente : Crystal Skull de la société Interceptor Corporation, spécialiste du matériel SM en tous genres. 
  Laissez-moi vous présenter notre nouvelle collection 2015."

"Jojo Starr, sur ma gauche, porte une magnifique paire de lunettes Goudchiott de la gamme
 Spaghetti In Follia. 
Une collection qui fait fureur en Italie actuellement."

"Honkong Fufu, là juste devant moi, arbore une magnifique tenue en véritable cuir de ragondin,
  le tout accompagné de l'indispensable paire de lunettes KarGlass à l'épreuve des balles."

"A ses cotés vous pouvez admirer une splendide moto de marque Kakasaki modèle Pénétrator.
  Admirez son appareillage avant multi-fonctions, idéal pour les virées entre copines."

"Jacky Schnouff, sur ma droite, chevauche, lui, l' Emasculator 5000.
  Matez-moi un peu ses courbes sensuelles !
  Heu... Jacky. T'évitera de mettre toute la tête dans le sac de coco la prochaine fois, hein ?"

"- Attendez... elle est à combien la paire de lunettes pare-balles ?
 - Hé, prof ! Laissez tomber, y'a Kathy qui nous fait un strip !"

"Ouh pitin, j'arrive !"

Face à cette clique "tout droit sortie de l'enfer" comme le dit si bien l'un des protagonistes, Deodato réunit une bonne brochette d'acteurs spécialisés dans la série B : Christopher Connelly, Ivan Rassimov, George Hilton, Tony King, Stefano Mingardo (alias Mike Miller), Mike Monty qui n'apparait que dix secondes avant de se faire rectifier et Bruce Baron (un habitué des films de ninja à la sauce Godfrey Ho) dans le rôle de Crystal Skull, le chef des Interceptors. Viennent s'ajouter l'incontournable Michele Soavi et, cerise sur le gâteau, les formes affriolantes de la bellissima Gioia Scola, reine des fettuccine dans le Per Sempre de Lamberto Bava ou sauvageonne dans le brumeux Conquest de Lucio Fulci. Un casting aux petits oignons donc et des personnages assez charismatiques malgré leur image stéréotypée à l’extrême: le leader baroudeur et débrouillard, le compagnon fidèle récemment converti à l'Islam qui veut qu'on l'appelle Mohamed, le pilote d'hélico bagarreur, le scientifique spécialisé en nucléaire, la traductrice en langues anciennes, le petit malfrat repenti, etc....

"- Et voilà le boulot ! T'es contente ma grande ? Comment on va faire maintenant ?
  - Hé, une minute bande de machos ! C'est pas parce que je suis la seule fille du groupe qu'il faut me mettre cet accident sur le dos. 
Et puis d'abord j'étais à l'arrière avec Ivan, moi !"

L'empathie est quasi-immédiate envers ces personnages particulièrement attachants. On est limite peiné quand certains d'entre eux se font occire par ces enfoirés d'Interceptors; le réalisateur prenant un malin plaisir dans la dernière partie du long-métrage à éradiquer froidement une bonne partie de son casting. On se consolera en se disant qu'ils ont déjà eu de la chance de tenir pendant une heure et demie après toutes les épreuves qu'ils ont traversées. Car s'il y a une chose qu'il est impossible de reprocher à cette œuvre c'est bien le manque d'action et de rebondissements. Les pruneaux volent dans tous les sens et Deodato devait surement avoir une sacrée ristourne sur le prix des bastos pour en balancer autant en si peu de temps. Les Interceptors, bien que tombant comme des mouches sous les coups de feux ou se faisant carboniser à grands coups de cocktail Molotov, ne cessent de revenir, toujours plus nombreux, chair à canon indispensable pour succomber perpétuellement sous les assauts de nos héros. Pas très futés, l'un d'eux, au guidon de sa moto, perd carrément la tête faute de s'en être servi au moment opportun.

"- Tu vas voir, Wash. Je vais tendre ce fil en travers de la chaussée et quand ces idiots 
vont se pointer en bécane ils vont se vautrer comme des merdes.
 - T'es sûr de ton coup, Mike ?
 - Mais oui mon gros, j'ai déjà vu ça à la télé."

"Tiens, les voilà. Tu vas voir l'iroquois, le vol qu'il va faire. Hé, hé, hé... On va bien se poiler."
 
"♫ Rollin' Rollin' Black Inferno ♪ Gné hé hé...."

"♫ Fallin' Fallin' Black Infe.......Heurkkkk !! Argh, je crois que j'ai bouffé un moucheron...ark !!"

"Beuarrr... beuh, pourquoi que ma moto elle se tire toute seule ?
  Et pourquoi que y'a un mec dessus ? En plus il est habillé comme moi ce con..."

"- Ouch ! Heu... je crois que tu l'as mis un peu trop haut ton fil, Mike.
 - Ah fais chier ! Vite, tirons-nous avant d'avoir des emmerdes !"

Malheureusement pour eux, une bonne partie de ces crétins ne sont armés que de sabres ou de flèches; une défense pas vraiment proportionnée face à des pétoires qui défouraillent à 50 bastos par seconde. Mais au fond on s'en fout, l'important étant de ne pas s'ennuyer et de s'éclater comme de gros viandards devant un film où la matière grise n'est jamais mise à contribution et de ce coté-là le cahier des charges est largement rempli. D'ailleurs ne cherchez surtout pas à faire travailler vos méninges en matant ce truc, vous risqueriez de vous faire des nœuds au cerveau tellement les incohérences sont légion. On ne saura donc jamais qui sont réellement ces Interceptors, même si une scène supprimée du montage international nous laisse à penser que ce sont des péquins comme vous et moi dont les gênes atlantes auraient été réveillés par le retour à la surface du continent perdu (on en reparlera plus bas). Pas question non plus de comprendre le changement de comportement subit de certains persos comme celui interprété par Soavi, qui de victime enchainée aux motos des barbares rejoint sans raison les rangs de ces derniers. Et je ne parle pas du retour complètement ahurissant de la belle Kathy à la toute fin du film.


Ce joyeux foutoir est toutefois contrebalancé par une image soignée et des paysages de toute beauté : ville dévastée et rues jonchées de cadavres, forêt verdoyante et hostile, plage sauvage où s'est échoué un sous-marin nucléaire, temple bourré de pièges en tous genres....
Deodato part certes dans tous les sens mais exploite au maximum les décors qui lui sont confiés en nous proposant toujours plus de scènes d'action: la plate-forme océanique détruite par un tsunami, les immeubles en ruines où les héros subissent les assauts répétés des Interceptors, la course-poursuite entre le bus et l'hélicoptère, l'attaque de la jetée quand les protagonistes tentent de rejoindre l'Atlantide....


Non, comme je l'ai dit plus haut, il est préférable de débrancher son cerveau avant toute visualisation de cette merveille. Et si vous pensez que je suis trop clément en donnant le sobriquet de merveille à ce film c'est que, soit vous n'aimez pas les bisseries ritales des années 80, soit vous ne saisissez pas les réelles intentions de ce genre de production totalement décomplexée, soit vous êtes de fervents adeptes du site Allo Ciné, lieu de rencontre de pas mal d'abrutis qui ont découvert le fantastique avec Annabelle (allez jeter un œil sur les avis concernant le Massacre à la Tronçonneuse de Hooper, vous ne serez pas déçu). Les Prédateurs du Futur représente ce que l'Italie faisait de plus recommandable dans le genre à la fin du siècle dernier. Un produit 100% fun, bourré à ras-la-gueule de gunfights et de bastons en tous genres, complètement jubilatoire, du grand n'importe quoi sacrément bandant. Et tant qu'à faire, pour vous mettre dans l'ambiance je vous conseille de vous passer en boucle le score principal du film intitulé Black Inferno (♪ Rollin' Rollin' Black Inferno ♫), une chanson disco-pop totalement en adéquation avec le long-métrage et complètement kitsch. Kitsch comme le costume que l'on croirait tout droit sorti de la série TV Buck Rogers que porte la miss Scola au cœur du temple Atlante (là aussi, on ne saura jamais pourquoi le film bascule sans raison dans la SF).

"- Et moi, je te dis qu'on a pas pris le bon chemin, Mike !
  - Je ne comprends pas. Pourtant la tablette atlante dit bien de tourner à droite après le sauna."

"Ah ouais ? Ben alors explique-moi comment ça se fait qu'on se retrouve sur l'Enterprise !"

Concernant la version dite uncut du film, certains doivent déjà redouter l'aspect "piège à gogo" souvent associer à ce terme.
Combien de pellicules sont ressorties avec cette appellation, agrémentées de scènes toutes plus inutiles les unes que les autres voire parfois difficiles à remarquer ? Les presque dix minutes qui complètent Les Prédateurs du Futur n'arrangeront nullement l'aspect bordélique du long-métrage mais prolongera de manière intéressante certains passages un peu trop édulcorés.
Ainsi celui de l’atterrissage de l'hélicoptère de Bill Cook sur la plate-forme océanique est sensiblement plus long et permet à Ruggero Deodato de se taper un petit caméo aux cotés de George Hilton (on l'aperçoit quand même très furtivement dans la version "cut").

"- Ma qué yé l'impressionne qué lé temps sé gate, moi !
 - Si vous trouvez qu'une vague de quinze mètres c'est du temps qui se gâte, alors je crois que vous devriez enlever 
vos lunettes de soleil, Ruggero. On ferait peut-être mieux d'aller s'abriter."

La scène du renflouement du sous-marin soviétique présente une poignée de dialogues supplémentaires et de nombreuses images viennent accentuer l'importance du raz-de-marée qui s'apprête à déferler sur Echo 1.


Un peu plus importante est cette séquence d'une quarantaine de secondes présentant la première apparition du vindicatif Crystal Skull avant qu'il ne revête sa tenue de guerre. Les Interceptors ne seraient en fait que de vulgaires bureaucrates ? Damned !


L'attaque des Interceptors sur les héros réfugiés dans les ruines de San Pedro Island comporte quelques plans supplémentaires dont un révélant le funèbre destin de la jeune Barbara (Victime d'une flèche tirée par l'un des barbares, la version cut ne nous montrait pas la mort de l’intéressée).


Mais "LA" scène la plus intéressante est celle qui ouvre le long-métrage juste après le générique d'intro (♫ Fallin' fallin' Black Inferno ♪) et qui permet d'en savoir plus sur les personnages de Mike et Washington. Durant cinq bonnes minutes on assiste à l'assaut d'une demeure côtière par nos deux compères, lesquels semblent être chargés d'aller y kidnapper un vieux bonhomme. Leur mission accomplie, ils s'en vont livrer ce dernier à un mystérieux colonel en échange de quelques billets. Le militaire leur conseille dés lors de se faire oublier un peu et de disparaitre quelques temps, nous donnant ainsi l'explication de la balade en mer que font les deux hommes dans la séquence suivante. Séquence qui est en fait la première que nous apercevons dans la version cut.


En conclusion, même si cela n'apporte pas grand-chose à l'ensemble, la réintroduction de ces coupes s'avère un petit plus non négligeable et bougrement sympathique. Largement de quoi entrainer un nouveau visionnage de cet Atlantis Interceptors. Chose possible grâce au lien proposé par l'UFSF et qui nous renvoie sur B Movies Blog. Vous y trouverez un Repack DVD Rip en mkv d'excellente qualité (probablement la meilleure version qu'il soit possible de dégotter) auquel je joins ci-dessous un fichier srt traduisant tout ce qui n'est pas doublé. Alors faites-vous plaisir en honorant comme il se doit ce film complètement dingo et remercions la personne qui a réalisé ce magnifique repack.
Et puis, vu que ce truc est une fois de plus totalement inédit de par chez nous en DVD, il serait dommage de s'en priver.
Allez, c'est parti...♫ Fallin' Fallin' Black inferno. Rollin' Rollin' Black Inferno ♫

Le repack fourni par l'UFSF:
https://1fichier.com/?vjf3j0czy7

Les sous-titres maison:
https://1fichier.com/?e48h02ppfy                                                                          

Gioia Scola -  The Raideurs of Atlantis ? Oui, c'est un peu l'effet que ça nous fait.

Bruce Baron fait le mariole devant une affiche publicitaire des Prédateurs du Futur à Manille (Philippines).....

... tandis que Ruggero et Tonton Jack font les beaux au Bloody Weekend 2014.

vendredi 27 mars 2015

Friday The 13th The Series Saison 3 Episode 3


"- Bonjour jeune homme. Je me présente: Garatagheule, démon de deuxième classe, cuistot en chef de sa seigneurie pustuleuse le grand Lucifer. On m'a dit que votre boutique était spécialisée dans tout ce qui touchait aux sciences occultes ou autre fournitures diaboliques, et comme je dois préparer un banquet pour les 500 000 000 ans de la reine Lilith je me suis dit que je pourrais trouver chez vous tout ce qu'il me fallait pour concocter un menu d'enfer.
Alors je désirerais 400 cuisses de jeunes pucelles, une centaine de paires de testicules, 50 kilos de cloportes du sud-ouest du Sri Lanka, 40 kilos de viande d'Anaconda faisandée, une tonne de vers blancs (ça c'est pour l'apéro), une bonne trentaine de cervelles de morse, 5 kilos de mandragore fraichement cueillie par un jeune puceau asthmatique une nuit brumeuse de pleine lune un 29 février à minuit six, et neuf ou dix tonneaux de sang humain cuvée 74. Vous prenez les chèques ?


- Oh bordel. Premier jour de boulot et je suis déjà dans la panade. Moi qui croyait qu'en bossant à la boutique d'antiquités je n'aurais qu'à refourguer des saloperies aux petits vieux du quartier.... Bon... heu... il fout quoi Jack  ? "

Johnny va-t-il trouver les 100 paires de baloches exigées par son client ?
La réponse à ce suspense insoutenable est  dans la fiche de la série.

samedi 21 mars 2015

E D E N : Naissance d'une bande dessinée d'horreur.


Chez Curious Goods on parle pas mal de bisseries en tous genres, de séries télé fantastiques ou de bouquins gerbants. Il arrive que l'on parle également de comics, de fumetti, de bande-dessinées. Et s'il en est une, de bande-dessinée qui mérite bien l'appellation de "biens curieux" (ça c'est pour les traducteurs en herbe accros à gogol translate) c'est celle-ci : E D E N. Écrite et dessinée par le talentueux Holden Slave, E D E N n'est pas une BD comme les autres puisque vous ne la trouverez dans aucune librairie. Inutile donc d'aller foutre le boxon au Decitre ou à la Fnac du coin sous prétexte qu'ils ne connaissent pas l'album en question. Non, le seul endroit où vous pourrez mettre la main sur ce petit bijou c'est sur le blog du sieur Holden en personne. Le bonhomme, via également sa page Facebook, a pris le parti de nous faire découvrir au fur et à mesure de leurs réalisations toutes les planches de son œuvre: les esquisses, l'encrage, la colorisation, le lettrage, etc...  Émiettant ici et là les photos de son travail, il nous tient en haleine jusqu'au moment fatidique où il se décide enfin à nous en livrer le résultat au travers de segments regroupant une dizaine de planches. Et là, une fois les yeux posés sur ces dernières, le choc visuel est tel qu'il est impossible de rester de marbre.
Inutile de nier qu' E D E N est sombre, très sombre, et nous transporte au cœur d'une petite cité du 19ème siècle crasseuse à souhait. Un lieu puant, dégueulasse, constamment plongé dans les ténèbres et où se côtoie toute la fange d'une société corrompue et décadente. Un endroit de perdition étouffant où règnent le jeu, la luxure, et surtout la mort. Et quand il s'agit de cette dernière Holden Slave n'y va pas avec le dos de la cuillère; suffit de voir ses premières planches mettant en scène une pauvre femme qui, après avoir donné naissance à son enfant, se retrouve réduite en charpie avant d'être donnée à manger à des cochons. Surtout que le dessin ne nous épargne rien, l'artiste ayant sa manière bien à lui d'intensifier toujours plus la tension et la douleur qu'il cherche à représenter. Alors que les passages dits "calmes" sont découpés de manière classique et ordonnée, les scènes-choc, elles, font voler le cadrage en éclat, faisant parfois ressembler ce dernier à une toile d'araignée. Les onomatopées débordent allégrement des cases, les gouttes de sang giclent sur les bords de page.... sans parler de tous ces objets qui, à la manière de cette 3D qui nous ruine actuellement les mirettes dans nos salles de ciné, jaillissent dans notre direction, accentuant de manière incroyable cette impression de relief forcément voulue par le dessinateur. Bref, E D E N nous en balance plein la gueule sans nous filer une migraine carabinée.
Mais E D E N ce n'est pas que ça. C'est aussi et surtout un graphisme de toute beauté, détaillé à l'extrême par un trait fin et précis, rappelant parfois celui employé dans le manga. Malgré l'aspect extrêmement sombre de l'ensemble, l'artiste parvient à mettre en valeur les décors qu'il exploite. Eh oui, l'ami Holden ce n'est pas Rob Liefeld; les cases sont généreusement remplies et ce malgré l'atmosphère ténébreuse qui pourrait donner l'opportunité de barbouiller les arrière-plans en noir afin de gagner du temps. Ici le dessinateur le prend, son temps, peaufine ses personnages et leur environnement, choisit les tons adéquats en fonction des situations.....Rien ne semble être dû au hasard quand on regarde le travail d'Holden Slave: c'est précis, c'est original, les couleurs sont de toute beauté, que demander de plus ?
Qu'un quelconque éditeur n'ait pas décidé de publier un tel travail relève encore de l'incompréhensible. En attendant ce jour qui viendra sans nul doute à un moment ou à un autre, je ne peux que vous conseiller d'aller visiter le blog d'Holden Slave ainsi que sa page Facebook.
Si vous êtes amateurs de BD cradingues et originales à mi-chemin entre un univers à la Dickens et le From Hell d'Alan Moore et Eddie Campbell, alors vous ne serez point déçus.

Le blog E D E N:
http://holdenslave.over-blog.com/2015/03/lire-la-bd-segment-2.html

La page Facebook d'Holden Slave:
http://holdenslave.over-blog.com/


vendredi 13 mars 2015

FRIDAY THE 13TH THE SERIES SAISON 3


Aujourd'hui vendredi 13 Mai, jour idéal pour vous présenter la troisième et dernière saison du show produit par Franck Mancuso Jr, Friday The 13th (en français.... Samedi 32). Une saison qui, à l'époque, sentait d'avance le roussi après que l'acteur John D. LeMay ait fait part de son désir de quitter la série à la fin de la deuxième année. Parallèlement la petite sœur de Friday The 13th, War of the Worlds, connait de sérieux problèmes d'audience après la diffusion des derniers épisodes au printemps 89. Pas réellement catastrophique non plus mais largement de quoi inquiéter la Paramount qui décide de confier la seconde année au père Mancuso Jr. Pour tenter de rebooster les aventures des petits martiens créés par H.G Wells, le producteur décide de liquider d'entrée de jeu deux des personnages principaux et de propulser les autres dans un monde futuriste à la Brazil tout en les confrontant à une nouvelle vague d'extra-terrestres plus aptes à prendre apparence humaine (ce qui permet de gratter un peu plus sur le budget alloué). La série devient alors noire, très noire, et c'est à se demander si Mancuso n'a pas voulu adopter les même caractéristiques pour la troisième saison de Friday The 13th (à moindre dose heureusement).
Bien que désirant voguer vers d'autres horizons John D. LeMay accepte toutefois de participer à un ultime épisode intitulé The Prophecies afin de "régler son compte" au personnage de Ryan Dallion.
Le 25 septembre 1989, à 20h00, via la petite lucarne, The Prophecies fait entrer le diable dans les chaumières ricaines. D'une durée de 90 minutes (bien plus long si on y ajoute la quantité astronomique habituelle de pubs propres aux chaines US), l'épisode ne fait pas dans la dentelle: Jack se rend seul à Marie-Mère, petit village français semblable à Lourdes, pour enquêter sur les mystérieux pouvoirs de Sœur Adèle, une religieuse qui aurait aperçu la sainte vierge durant son enfance et qui s’apprête à bénir bon nombre de malades venus des quatre coins du monde. C'est ce moment précis qu'a choisi le démon Astaroth pour venir foutre le bordel à Marie-Mère en mettant en branle six prophéties censées ramener Satan sur Terre et tirées d'un grimoire maléfique. Les choses partent rapidement en cacahuètes après la mort de plusieurs nonnes et suite à une mauvaise rencontre avec Astaroth le vieux Jack se retrouve en piteux état sur un lit d’hôpital. Accourant à sa rescousse, ses associés débarquent en France mais Ryan, déjà fortement influencé par les puissances démoniaques à la fin de la saison précédente, succombe rapidement aux maléfices du démon et bascule irrémédiablement du coté obscur.
Après avoir commis l'irréparable, le jeune homme semble impossible à sauver et le diable en personne se retrouve bientôt à deux doigts de mettre un sabot dans notre monde. L'arrivée en renfort de Johnny Ventura parviendra-t-elle à changer la donne ?


Un épisode très sombre donc pour ouvrir cette troisième année, pleine de pessimisme et de désespoir; Ryan déprime suite à ses précédentes mésaventures et est constamment hanté par le souvenir de son jeune frère. Persuadé d'être responsable de la mort du gamin, il ne parvient pas à refaire surface et le retour de sa mère disparue depuis des années semble ne pas arranger les choses. Facile dés lors pour Astaroth de profiter de l'état psychologique de notre héros pour le transformer en l'un de ses serviteurs. Tout laisse dés lors à penser que Ryan se dirige vers un destin dramatique. Que va-t-il lui arriver ? A vous de le découvrir, je ne vendrai pas la mèche.
En janvier 1990 le magazine Vendredi 13 dans son numéro 15 (le dernier d'ailleurs) nous pondait quand même l'article suivant :


Ryan Dallion massacré par un chien de l'enfer.... hmmmm m'ouais.... Spoiler ou pipeau de la part d'un journaliste qui n'a même pas regardé l'épisode en question ? L'article ci-dessus, surfant sur l'esprit Mad qui régnait à l'époque (en beaucoup moins bien quand même) est bourré de fautes (Marcuso au lieu de Mancuso, Prophesies au lieu de Prophecies) accentuant toujours plus le manque de sérieux du rédacteur. Mais bon, je vous laisse seul juge de tout ça en regardant The Prophecies (avec un C), peut-être l'un des meilleurs épisodes de la série mais aussi celui qui va sonner le glas de cette dernière. En effet The Prophecies emprunte pas mal de choses à L'Exorciste ou à La Malédiction, ainsi qu'aux thrillers sataniques qui pullulaient dans les années 70. La religion y est sévèrement malmenée et jamais le combat entre Dieu et Lucifer n'a autant été mis en valeur dans une série TV. Les bonnes sœurs de Marie-Mère sont tour à tour possédées par le démon, tentent de tuer leurs collègues, se font massacrer par des animaux ou des aliénés pendant que le prêtre en fonction semble peu à peu perdre confiance en sa foi. Bref ça ne rigole pas du tout et le fait de diffuser ce genre de programme à une heure de grande écoute ne va pas plaire à certains groupes religieux qui demandent l'annulation pure et simple de la série.
Mais malgré la colère de tous ces grincheux et le départ de John D. LeMay, Friday the 13th conserve une excellente audience et poursuit son petit bonhomme de chemin. Le show se permet même pas mal de changements qui viennent redonner un bon coup de fouet à l'ensemble.


Le premier d'entre eux est incontestablement le remplacement de Ryan par Johnny Ventura, personnage introduit dans la saison 2 et interprété par Steven Monarque. Que les fans de la première heure se rassurent, Johnny n'est en aucun cas une resucée du jeune Dallion, loin de là. N'ayant aucune expérience dans le domaine de la chasse aux objets maudits, il n'a pas réellement conscience du véritable danger que représentent les babioles vendues par Lewis Vendredi et ne vas pas hésiter à en utiliser certaines soit à son propre profit soit pour aider autrui. Grande sera sa désillusion quand il s'apercevra que le diable n'a pas fait les choses à moitié quand il a jeté un sort sur la vieille boutique d'antiquités (Les épisodes Crippled Inside et Bad Penny sont ainsi consacrés au dur apprentissage du jeune homme).

"- Laissez-moi faire les copains. 
   J'vais vous le ramener vite fait le vibro maléfique du marquis de Sade.

  - Tu es sûr Johnny ?
    Parce que j'en ai ras-le-bol d'aller tous les jours au commissariat pour payer ta caution".

Autre trait de caractère intéressant du personnage: son coté casse-cou et bagarreur qui va lui jouer des tours mais aussi permettre à ses compagnons de se tirer de pas mal de guêpiers. Johnny est un fonceur, une tête  brulée qui distribue les coups à la moindre occasion, se fritte avec des démons dégueulasses (Demon Hunter), combat des arbres carnivores (Tree of Life) et joue du fleuret face au marquis de Sade en personne (The Charnel Pit). Le sieur Ventura apporte un vent de fraicheur indéniable et évite avec brio le piège facile et habituel du remplacement de personnage principal par une copie conforme sans saveur.

"- Alors, p'tit con, si tu le veux ce vibro va falloir venir le chercher !
 - Hé, normalement y'a pas la fonction fouet sur ce genre d'objet !
 - Tu sais au moins qui c'était Sade ?"

A ses cotés Jack Marshak et Micki Foster restent identiques, même si la belle rousse va avoir du mal à se remettre de la disparition de son cousin et se retrouver cette année encore dans des situations pas possibles: piégée dans un film noir et traquée par des gangsters (Femme Fatale), transformée en serial-killer par un stylo satanique (Mightier than the sword), capturée par deux frangins débiles qui ont empaillé leurs parents (The Long Road Home), projetée en 1790 où le marquis de Sade veut lui coller de bonnes fessées (The Charnel Pit) et même confrontée une nouvelle fois à la pièce de Zaecles, objet qui l'avait tuée dans la saison précédente (Bad Penny).

" Franchement, monsieur le Marquis, à mon époque on ne maltraite plus les chevaux
   à grands coups de cravache comme vous le faites. C'est inhumain."

"- Eh ben, à mon époque la rouquine, chevaux ou pouliches, c'est kif-kif bourricot, 
   cravache et fouet trois fois par jour.
 - M'en fous, j'ai lu 20 fois 50 nuances de Grey et mon grand-père est un Cénobite, 
   alors tes joujoux minables me font bien marrer."
   
Heureusement, elle peut compter sur son nouvel associé, lequel ne cache nullement ses sentiments pour elle. Si une love-story était impossible entre elle et Ryan en raison des liens du sang, ce n'est plus le cas cette fois-ci et après l'épisode The long Road Home les choses ne seront plus jamais les mêmes entre les deux jeunes gens.
Tout un programme attend donc nos héros et parmi les nouvelles saloperies envoutées par Satan on trouvera au hasard un fauteuil roulant qui soigne les paraplégiques, un appareil auditif qui permet de lire dans les pensées, un autoradio offrant la possibilité de retourner dans les années 50, une amulette transférant l’âme d'une personne dans un autre corps, une télévision servant à communiquer avec les morts, etc..... Bien entendu ces bibelots nécessitent obligatoirement de faire couler un peu de sang frais avant toute utilisation.
Si vous vous êtes déjà enfilés les deux premières saisons vous avez certainement dû vous demander comme les antiquaires parvenaient à remiser tout ce qu'ils récupéraient dans leur chambre-forte, endroit somme toute conséquent mais pas au point d'accueillir des trucs maousses comme un tréphinateur (épisode Brain Drain de la saison 1), une chaise électrique (The Electrocutioner) ou une broyeuse (Root of All Evil). L'épisode Demon Hunter vous apportera cette réponse et renverra la chambre-forte en question à l'état de cagibi.

"- Bon allez, aidez-moi à pousser la porte de la chambre-forte. 
   En forçant un peu on devrait arriver à la refermer.
 - Mais, puisqu'on vous dit qu'elle est pleine Jack. 
  Surtout depuis qu'on y a fourré cette vieille moissonneuse-batteuse qui transforme les gens en blé.
 - En blé ? C'est débile comme malédiction ça !
 - Je parlais de pognon, abruti."

La troisième saison s'offre quelques variantes avec des épisodes qui ne présentent aucune antiquité maudite (Midnight Rider) ou encore des objets qui ne proviennent pas du magasin de Lewis (The Charnel Pit), prolongeant d'autant plus l'univers créé par les scénaristes et permettant d'éviter tout ennui en diversifiant les scripts.
Le bestiaire est également plus varié que d'habitude avec la présence de créatures sorties tout droit des enfers, de vampires, de zombies, de samouraïs immortels, de femmes-chiens ou de druidesses meurtrières; sans oublier les habituels voyages dans le temps (au nombre de deux cette fois-ci).
 



La série ose donc le changement, modifie sa présentation (désormais l'épisode débute avant le générique) et s'autorise une ambiance un peu plus sombre qu'à l'accoutumée. Pas au point quand même d'oublier l'aspect 100% fun qui en a fait son succès; certains segments, malgré le quota de cadavres imposés, s'avèrent purement distrayants (My Wife as a Dog ou Repetition).
Quelques guest-stars viennent apporter leur contribution à cette dernière saison : la belle Tia Carrère en femme d'affaire japonaise (Year of the monkey), le vétéran Fritz Weaver dans le rôle d'Asteroth, Colm Feore en écrivain barjot (Mightier Than The Sword), Monika Schnarre (Epitath For a Lonely Soul), sans oublier les indispensables Denis Forest, Angelo Rizacos et Kate Trotter.


Tout était fait pour que le show se poursuive sous les meilleurs auspices mais début 90 les choses ont vite tourné au vinaigre. La pression constante des groupes religieux ne tolérant pas un tel programme en prime-time ainsi que les réactions négatives de certaines associations bien pensantes après la diffusion de l'épisode Hate on your Dial où apparaissaient des membres du Ku Klux Klan en train de molester des gens de couleur ont commencé à lourdement peser sur les épaules de la Paramount.

"Moi qui suis monté dans une bagnole qui voyage dans le temps en pensant rencontrer d'anciennes bombes hollywoodiennes des 50's , 
je me retrouve à la bonne époque mais avec des fachos encapuchonnés.
Finalement, ils sont peut-être vraiment maléfiques ces objets."

Au même moment la série War of the Worlds, dont les audiences n'ont fait que chuter malgré les changements voulus par Mancuso Jr., voit sa seconde saison subitement annulée. Comme les deux shows se tournaient dans les mêmes studios, la fin prématurée de l'un à fini de persuader la production d'annuler également le second. Malgré le soutien des fans toujours aussi nombreux, Paramount devant tant de pressions et de bâtons dans les roues jette l'éponge. Le 14 Mai 1990 est diffusé le 72ème épisode de Friday The 13th intitulé The Charnel Pit. Ce sera le dernier. Après trois ans de bons et loyaux services, la boutique Curious Goods ferme définitivement ses portes sans qu'une véritable conclusion ne soit apportée aux tribulations de ses gérants.


Reste donc 20 épisodes (The Prophecies compte pour deux). 20 épisodes d'excellente qualité pour un show qui ne disposait que de peu de moyens et en qui personne ne semblait vraiment croire à ses débuts. Mais le public a su très vite apprécier les indéniables qualités de celui-ci et lui a accordé toute sa confiance durant trois ans. Bien plus que chez nous en tout cas où seule la première saison fût traduite et diffusée sur la cinquième chaine. Petite curiosité: l'épisode The Prophecies fût doublé et édité en VHS chez CIC Vidéo mais encore fallait-il savoir qu'il s'agissait d'un épisode de Friday The 13th.

























Dernière petite précision pour les fans de John D. Le May: l'acteur tiendra en 1993 le rôle principal dans le neuvième volet de la saga Vendredi 13, Jason va en Enfer, assurant indirectement le lien que tous les fans attendaient entre la série TV et les films de la  Paramount.

" Aie, mais lâche moi gros sac !
  Bon dieu, j'commence à regretter les bibelots maudits, moi."

Voici donc en VOSTFR les derniers épisodes de cette série. J'espère que les sous-titres vous conviendront, ils ont été réalisés à partir d'un time-code US. Profitez-donc bien de cette fournée parce que ce sera la dernière (snif).

SAISON 3 

Tous les sous-titres de la saison sont disponibles à l'adresse suivante :
https://www.opensubtitles.org/en/search/sublanguageid-fre/pimdbid-92357/season-3

- Episode 1-2 : The Prophecies

- Episode 3: Demon Hunter

- Episode 4 :  Crippled Inside
- Episode 5 : Stick It In Your Hear
- Episode 6 : Bad Penny
- Episode 7 : Hate On Your Dial
- Episode 8 : Night Prey
- Episode 9 : Femme Fatale
- Episode 10 : Mightier Than The Sword

- Episode 11 : Year Of The Monkey

- Episode 12 : Epitah For a Lonely Soul

- Episode 13  : Midnight Riders

- Episode 14 : Repetition

- Episode 15 : The Long Road Home

- Episode 16 : My Wife As a Dog

- Episode 17 : Jack-In-A-Box

- Episode 18 : Spirit Of Television

- Episode 19 :Tree Of Life

- Episode 20 : The Charnel Pit


Petit clip de 1979 avec une toute jeune Louise Robey.
video