vendredi 28 novembre 2014

Friday The 13th The Series Saison 2 Episode 21


  - Alors la rouquine, quelle est ta réponse ?
  - Ben, je sais pas trop.
    Épouser Lucifer en personne ça mérite quand même réflexion.
    Il y a quand même de sacrés inconvénients.
  - Comment ça ?
  - Tu sais, moi vivre toute l'année dans un coin où il fait 50° c'est pas trop mon truc.
     Et puis avoir des mômes qui ressemblent à des gremlins enragés je te dis pas le boulot que ça demande.
     Sans parler des réunions parents-profs où je vais devoir expliquer pourquoi mon gosse a tenté d'embrocher sa maitresse
     parce qu'elle lui a filé une mauvaise note.
     Je les vois d'ici les commères quand je leur dirai que mon mari n'a pas pu venir parce qu'il est trop occupé à torturer
     de jeunes pécheresses qui ont tenté de poignarder leur petit copain sous l'emprise de la Coke.
   - Sacrebleu, tu as une imagination débordante.
     Mais ce sont des stéréotypes tout ça, nous autres démons vivons avec notre époque désormais.
     Pense à ton image : être madame Belzébuth ça en jette un peu quand même.
  - Ah oui, bon ben dans ce cas, je crois que je vais accepter.



- Formidable !
  Regarde j'ai déjà décoré notre chambre à coucher !
- Mais qu'est-ce que c'est que tous ces trucs ringards ?
  C'est ça que tu appelles vivre avec ton époque ?
  J'aurai dû écouter Ryan quand il disait que Lucifer était le prince du mensonge.
  J'imagine que ton histoire de grande queue c'est des conneries aussi ?"


Ah les histoires de mariages, ça a toujours tendance à nous tirer quelques larmes.
Si vous voulez savoir si la belle Micki va réellement se faire passer la bague au doigt par le diable, une seule solution: la fiche de la série sur la droite de votre écran.

lundi 24 novembre 2014

PARIS COMICS EXPO 2014 : Destination Gallifrey


Pour la troisième année consécutive le Paris Comics Expo a ouvert ses portes à l'espace Champerret du 17ème arrondissement de la capitale avec une organisation légèrement différente des précédentes éditions.
Si l'anarchie qui régnait en ce samedi 22 Novembre au matin au moment de l'ouverture des portes ne prévoyait rien de bon, la réaction rapide du staff afin de faciliter l'entrée du public a très vite redonné espoir à tous ceux qui poireautaient depuis des plombes alors qu'ils avaient acheté leur billet à l'avance.
Sur environ 5000 m2 s'étalaient donc les stands des éditeurs, ceux des professionnels de la vente (comics, toys, t-shirts), des fan-clubs, et surtout l'Artist Alley qui permettait pour la première fois de regarder les artistes invités travailler en toute sérénité sur des commissions prises à l'avance ou sur des sketchs limités demandés directement sur place.
Une pratique habituellement employée dans les autres pays qui permet ainsi aux dessinateurs de ne pas retrouver leurs œuvres en vente sur Ebay le soir même de leur confection comme ce fut le cas l'année dernière au PCE.
Alors bien sûr, à moins d'avoir les finances nécessaires, il était très difficile d'avoir l'opportunité d'obtenir un sketch de tel ou tel artiste, mais rien n’empêchait de se procurer gratuitement une dédicace ou une signature sur un ouvrage sans avoir à passer des heures et des heures dans les files d'attente.

Un mal pour un bien donc car il fût assez aisé d'approcher
des pointures comme ALAN DAVIS, ADI GRANOV, SARA PICHELLI, J.G JONES, TIM SALE ou PETER TOMASI, tous bien plus abordables que les invités de 2013 (Humberto Ramos à part).
Outre le petit monde du comics, était représenté également celui du cinéma et de la série TV avec la présence de quatre invités prestigieux :


- ANTHONY DANIELS et KENNY BAKER qui ont tous deux participé à
l'ensemble de la saga STAR WARS sous les traits respectifs des droïdes C3-PO et R2D2.


- L'imposant JAMES COSMO, connu pour avoir interprété Angus McLeod dans HIGHLANDER ou Campbell dans BRAVEHEART et dont l'un des rôles les plus récents est celui de Jeor Mormont dans la série à succès GAME OF THRONES.



Sans oublier celui qui fût le plus sollicité lors de cette troisième PCE : PAUL MCGANN, interprète du huitième docteur dans l'institution anglaise DOCTOR WHO et qui a débuté sa carrière dans des œuvres cinématographiques comme "L'EMPIRE DU SOLEIL"ou "ALIEN 3".
En tant que fan absolu de ce bon vieux Docteur il m'était impossible de manquer un tel rendez-vous et je dois dire que le résultat a largement dépassé mes espérances.
D'une gentillesse incroyable, plein d'humour et particulièrement attentionné envers ses fans, mister MCGANN s'est plié en quatre pour satisfaire ces derniers, allant jusqu'à participer à la conférence Dr Who donnée le samedi matin où il a répondu à pas mal de questions posées par le public.

                                                                              Marcus Hearn & Paul McGann

Une conférence où était également convié MARCUS HEARN, auteur du livre "L'ANTRE DE LA HAMMER" et du tout récent ouvrage "DOCTOR WHO LES ARCHIVES" parus tous deux chez AKILEOS et que je recommande à tout le monde tellement ces bouquins regorgent de trésors.
De véritables petits musées à eux tout seuls en quelque sorte.
La présence de l'acteur britannique a aussi permis aux membres du fan-club frenchy GALLIFRANCE de célébrer en beauté la venue en France de la star en nous présentant de somptueux cosplays.
Et un chapeau bas bien mérité pour le show assuré le dimanche après-midi.
Bref, une ambiance festive orchestrée par de véritables passionnés et qui faisait vraiment plaisir à voir.

 



















En parlant de cosplays, inutile de parler de tous ceux qui se sont à nouveau prêter au jeu en incarnant leur héros préféré; les photos ci-dessous parlent d'elles-mêmes :

 





















Et une fois que l'on avait achevé froidement son portefeuille auprès des invités ou en ayant acheté quinze kilos de comics ou des GREMLINS grandeur nature à 600 billets, il était possible d'aller calmer ses ardeurs en assistant aux multiples conférences.
Hormis celle concernant le Docteur on en trouvait d'autres abordant différents thèmes : "Les super-héros pendant la seconde guerre mondiale", "L'histoire des super-héros français", "Les vilains dans les comics", "Howard The Duck président français" (ah non, celle-là c'est pour 2017... quoique...).
Sans oublier celles tenues par les deux grandes maisons d'éditions françaises de comics: URBAN et PANINI, venues chacune annoncer leur planning pour 2015; une manière comme une autre pour les lecteurs de se rendre compte de qui est professionnel et de qui ne l'est pas (ceux qui étaient présents sauront de quoi je veux parler).


En résumé, une édition du PARIS COMICS EXPO qui a tenu toutes ses promesses.
Mieux structurée, avec des invités plus abordables, ce salon semble avoir enfin trouvé sa véritable vitesse de croisière.
Reste seulement à savoir comment il va devoir gérer l'arrivée d'une concurrente de taille pour 2015 : la massive "COMIC CON made in France" prévue pour fin octobre.
Moi j'm'en fous, le seul truc qui m’intéresse depuis ce week-end, c'est de suivre les conseils de MARCUS HEARN et de filer dés que possible à la DOCTOR WHO EXPERIENCE de Cardiff.

vendredi 21 novembre 2014

Friday The 13th The Series Saison 2 Episode 20


"- Allons, allons mon cher monsieur, ne me dites pas que vous n'êtes pas intéressé avant d'avoir vu ce que je vous propose.
- Dégage, enfoiré de parasite.
  Plein le cul des représentants de mes deux qui viennent me casser les burnes à longueur d'années en voulant me refourguer
  toutes sortes de saloperies.
  Barrez-vous ou je lâche mon Yorkshire !
- Ah, je sens que vous êtes tendu mon cher monsieur.
  Tenez, regardez attentivement ce beau pendule qui va vous apporter calme et sérénité.
  Regardez le pendule..... regardez...... regardez....... vos paupières sont lourdes..... regardez....
- Non mais qu'est-ce que j'en ai à branler de votre pend........  zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz....
- Et voilà le travail ! Merci tonton Lewis !
  Bon, alors gros blaireau, va chercher ton carnet de chèque et passons aux chose sérieuses.
  Je sens que tu vas avoir besoin de panneaux solaires, d'une assurance habitation Carrouf, d'une adhésion à vie aux témoins de Jéhovah,
  d'une cinquantaine de Tupperwares, d'un abonnement à Pictou Magazine, d'une panoplie de godes-ceintures et de vibros à têtes
  chercheuses Fuck Factory et de faire deux ou trois  dons à des organismes de bienfaisance comme  "Sauvons le morpion
  du sud du Mozambique" ou "Tous ensemble contre la Chtouille".
  N'ai-je pas raison ?
- zzzzzzzzzzz..... oui...... zzzzz... aidons le morpion..........ça fait combien ?
- Hé, hé, hé, et hop in ze pocket !"

Eh ben, si même les casse-bonbons se fournissent chez Lewis on n'est pas dans la mouise.
Va falloir y réfléchir à deux fois avant d'ouvrir notre porte désormais.

lundi 17 novembre 2014

ZOMBEAVERS (2014)


Oublions cette semaine les habituelles bisseries ritales pour nous pencher sur une petite nouveauté suffisamment débile pour que l'on trouve le temps de s'y attarder.
Alors que nous sommes depuis déjà pas mal d'années constamment bombardés de séries B ou Z (la deuxième lettre étant plus fréquemment utilisée que la première) qui pendant les 90 minutes réglementaires nous balancent à la tronche toutes sortes de bestioles vindicatives, lesquelles s'acharnent à boulotter tout ce qui ressemble à un être humain; voilà que de temps à autre émerge du lot une petite production qui vient chambouler le train-train monotone imposé par le genre en question.
On nous avait jusqu'à présent servi du requin à deux têtes ou croisé avec une pieuvre, du piranha format 747, du piaf écolo-carnivore, du mouton mutant, de l'ours mal léché, de l'araignée hargneuse, du morpion sous stéroïde, de l'insecte atteint de gigantisme, du chat et du chien blasés de leurs croquettes, du calmar farceur, etc...
Même les médias s'amusent avec nos amis les bêtes en cherchant à nous foutre les miquettes avec des tigres-fantômes ou des dindes lanceuses de couteaux.
Mais s'il reste un animal qui jusqu'à présent n'avait pas eu l'honneur de se retrouver sous les projecteurs c'est bien le castor. ZOMBEAVERS est donc là pour combler cette lacune.
 
                                « – Ça commence à bien faire, Zoé !
                                   A chaque fois qu’on va se baigner tu nous fais le coup du ‘j’ai perdu mon haut en plongeant’.
                                 – Ouais mais d’habitude c’est parce qu’il y a des mecs dans le coin.
                                   Là je suis sûre d’avoir vu une loutre se barrer avec mon soutif entre les dents.«

Soyons francs, le scénario de ce film tiendrait sur un timbre (à condition d'écrire toupitipiti).
Mary, Zoé et Jenn, décident de passer le weekend ensemble dans un chalet perdu au milieu des bois, et ce afin de faire oublier à l'une d'entre elle que son petit ami l'a trompée.
Malheureusement (ou heureusement pour la plus nympho des trois), leurs copains respectifs, dont les cerveaux se situent juste au dessous de la ceinture, refusent de passer deux jours sans faire bosser popaul et se sont décidés à aller les rejoindre.
Les festivités initiées par tout ce beau petit monde viennent toutefois perturber le quotidien d'une meute de castors contaminée par des déchets toxiques.
Les bestioles, zombies de leur état, décident de faire des provisions pour l'hiver à venir en dépeçant les jeunes décérébrés.
A ces derniers donc de rappeler aux rongeurs quel animal est au sommet de la chaine alimentaire.
Seul petit souci, comme chez tout bon mort-vivant qui se respecte, une simple morsure entraine une contamination immédiate.

                                         "- Ah, bravo Jenn !
                                            Je savais que t'étais pas douée pour la cuisine mais alors là bonjour le bordel !
                                          - T'es marrant toi !
                                            Comment tu veux que j'arrive à rentrer ce truc-là dans le four !"

Passé l'intro et le générique à la Scooby-Doo, les premières minutes de  ZOMBEAVERS n'annonce pas le film sous les meilleurs auspices, les trois héroïnes n'en finissant pas de nous conter leurs déboires sexuels et leurs peines de cœur. L'arrivée de leurs fiancés ne vient pas relever le niveau et nous fait même nous demander ce que ces trois gazelles peuvent bien trouver à de tels dégénérés.
Bref, on est presque dans du AMERICAN PIE et l'envie d'éteindre la télé commence à se faire ressentir. Heureusement, au bout d'une vingtaine de minutes, l'arrivée des rongeurs zombies vient relever le niveau de manière conséquente. Entièrement réalisés en animatronique, les castors affichent quand même un petit coté rétro qui nous change de tous les CGI pourris qui viennent habituellement polluer la majorité des films du même acabit.
Cette volonté de la part du réalisateur JORDAN RUBIN vient accentuer encore plus le coté comique du moyen métrage (oui, 80 minutes, c'est un peu court pour un long-métrage) et jamais bébête à poil n'aura autant ressemblé à ..... une marionnette digne des studios de JIM HENSON.
Sans être dans FRAGGLE ROCK, la crédibilité des castors est grandement remise en compte et on en vient à se demander pendant un bon moment si cela ne tend pas vers le foutage de gueule pur et simple.
Pourtant, c'est peut-être bien ça qui fait tout le charme de ZOMBEAVERS; l'envie de nous proposer un film fantastique "à l'ancienne", hommage aux glorieuses années 80, avec des bestioles qui ont bien plus tendance à nous faire marrer qu'à nous faire chier dans notre froc.

                                                                "Hé, les filles, y'a une marmotte enragée à la porte !"

Si les rongeurs en titre font un peu cheap, les maquillages  relatifs à la zombification de certains protagonistes s'avèrent plus convaincants, surtout que conformément au fait qu'une banale morsure de mort-vivant nous transforme illico en cadavre ambulant, celle de nos castors a  non seulement les mêmes vertus mais a aussi la particularité de nous changer en hybride humain-castor.
Une petite variation sympa des règles de base du film d'infectés.
Grandes quenottes, grosse queue plate, mains griffues... pas terribles comme nouvelles caractéristiques physiques; surtout chez la gent féminine (un demeuré va d'ailleurs en faire la triste expérience).

                                                              "- Aaahh putain non, Jenn, mets pas les dents...
                                                                 Pas les dents !!!
                                                                 AAAAAAAAAHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!
                                                               - Ah merde, Jenn, t'es vraiment pas douée pour ça."

La preuve que les castors ne bouffent pas que du bois; même si les spécimens présents ici sont de véritables scies sauteuses sur pattes. Tout y passe : planches, radeau, porte, troncs d'arbre, plancher, fils électriques... de quoi mettre au chômage toute une entreprise de menuiserie. Organisées, vicelardes et sadiques, les bestioles se cachent dans les endroits les plus insolites pour piéger leurs victimes.

                                                                        "ZOE ! Tu viens rincer la baignoire !
                                Ras-le-bol de passer derrière toi pour nettoyer la broussaille que tu perds à chaque douche !"

En parlant de piège, on a même droit à un mini-remake du sketch "Le Radeau" issu du CREEPSHOW 2 de MICHAEL GORNICK; la flaque d'huile carnivore ici remplacée par des boules de poils de régime équivalent.

                                                 "Hé, Buck !
                                                  Tu as vu le mignon petit ragondin qui nage près de toi ?
                                                  Il est trop mignon avec sa petite frimousse et ses petits yeux malicieux."

                                       "Haaaaa.... jamais vu un canard aussi gros... shlurrp... miam...
                j'vais commencer par les pattes, c'est le meilleur.... shlurrpppp..."

                                               "- Ouah les mecs, j'vous avais dit qu'on prendrait notre pied ce weekend !
                                                - Heu... Buck...
                                                 J'veux bien que tu sois à 15 grammes mais c'est ton pied que tu tiens dans la main.
                                                - Ah ouais ? 
                                                  Putain, il est costaud ce mélange Rhum/Vodka/Destop..."

                                              "- Bon alors faut se décider.
                                                 Voilà ce que je propose : on laisse Buck sur le radeau, les filles plongent par devant
                                                 pour rejoindre la rive tandis que nous on file par derrière. Ça vous va ?
                                               - Et si on poussait plutôt Buck à la flotte et qu'on se barrait tous par derrière ?
                                               - Vendu ! T'es prêt Buck ?"

S'y on ajoute quelques dialogues renvoyant directement aux DENTS DE LA MER et une situation équivalente à celle de LA NUIT DES MORTS-VIVANTS avec ces quidams acculés dans une demeure par des revenants amateurs de chair fraiche, on se dit que le doute n'est plus possible : ce film est indéniablement un pur produit de divertissement destiné à tous les aficionados du genre.
Car même si ce n'est pas un chef d’œuvre, s'il est réalisé avec des bouts de ficelle et qu'on ressent un léger amateurisme au niveau de la mise en scène, ZOMBEAVERS se veut avant tout totalement décomplexé, ne cherche à aucun moment à nous faire réfléchir (manquerait plus que ça) et enchaine plein pot les situations les plus démentes les unes après les autres.
On assiste ainsi à des castors découpés en morceaux qui continuent à se mouvoir pour s'attaquer à la petite culotte de la blonde de service, à l'apparition d'un gigantesque "ours-castor-zombie", à des alliances castors/humains zombifiés pour faire chuter des arbres... bref du bon gros n'importe quoi qui fait plaisir à voir.
De quoi faire mourir de jalousie le sympathique LLOYD KAUFMAN.

                                         "- Beau travail mon gros, pour un humain tu t'es bien démerdé !
                      On va pouvoir t'accepter chez les Castors Juniors.
                                          - Merfi, m'fieur !"   

Concernant le casting, autant faire l'impasse tout de suite sur les représentants du sexe masculin qui ne sont là que pour servir de pitance aux castors, et attardons-nous plutôt sur les trois actrices principales.
La sulfureuse Zoé, brunette nympho qui n'hésite pas à tomber le haut dés que l'occasion se présente, est interprétée par la magnifique CORTNEY PALM, une jeune donzelle particulièrement active puisqu'elle est apparue dans pas moins d'une douzaine de films pour la seule année 2014.


Peu avare de ses charmes, les amateurs de ciné qui tache se rappelleront de son incroyable performance dans le SILENT NIGHT de STEVEN C. MILLER où papa noël lui faisait connaitre un sort atroce tout ça parce qu'elle avait été surprise à poil en train de tourner un film de cul (voir les posts de noël dernier).
                                                                                 Ah, qu'il est con ce Santa...

Dans le rôle de Jenn, la blonde cocufiée par son idiot de petit ami, nous trouvons Miss Illinois 2014 en personne LEXI ATKINS; une toute jeune artiste dont ZOMBEAVERS est l'un des premiers films.


Et nous terminons avec RACHEL MELVIN, actrice apparue dans plus de 500 épisodes du soap pour mémères "DES JOURS ET DES VIES" et dans le nouveau volet de DUMB AND DUMBER (2014).


Du beau monde venu ajouter "la" touche d'érotisme indispensable entre deux giclées de sang.
En résumé, ZOMBEAVERS est probablement l'un des trucs fauchés les plus recommandables que l'on ait vu depuis longtemps, une comédie qui aurait tendance à se moquer ouvertement des productions Asylum ou SCI-FI par son coté rétro et décalé et qu'il est impossible de lâcher une fois passé le cap des vingt premières minutes particulièrement lourdingues.
Quant à la scène finale post-générique, elle laisse facilement deviner le titre d'une éventuelle suite.
ZOMBEES ?

Je tiens donc à remercier l'ami zomblard Anacho qui m'a permis de découvrir ce film et vers qui je vous renvoie directement via le lien ci-dessous.

http://zomblardsfromouterspace.blogspot.fr/2014/11/zombeavers.html

Et pour vous procurer cette merveille dans notre beau pays il faudra patienter jusqu'au 17 février 2015, date à laquelle le film sortira en DVD et BLURAY.
Mon exemplaire est d'ores et déjà réservé.

                                                                                           
                                                                    Et le mot de la fin revient à JORDAN RUBIN
                        Franchement, moi, le genre de réalisateur qui s'amuse à pondre des films hautement
                        intellectuel en omettant  de mettre en valeur le physique avantageux de ses actrices, ça me fout la gerbe.
                        C'est d'ailleurs ce que je démontre pleinement dans ZOMBEAVERS et je ne peux que 
                        vous conseiller d'acheter ce film afin de me filer plein de pognon pour que je réalise
                        une autre œuvre du même style et vous montrer encore plus de marmottes en tous genres.
                       Après tout, Frank Drebin, philosophe des années 80, ne disait-il pas " Mais quelle belle fourrure !".

vendredi 14 novembre 2014

Friday The 13th The Series Saison 2 Episode 19


"- Dites donc Herr Mueller, fous êtes fraiment zûr de fouloir rezuziter lé bras droit du Führer ?
- Arh, ya que zen zuis zûr !
  Nous zommes la raze zuprème et le troizième reich doit renaitre de zes zendres !
  Zette amulette que z'ai commandé zur le zite Curiouz Goodz va réalizer ze miracle !
- Ya mais n'oubliez pas à quelle époque nous fifons dézormais.
  Y'a de grandes chanzes pour que  fotre noufeau Führer prenne des mezures radicales zur zertaines chozes actuelles.
  Imachinez : terminé les zéries télé cradingues, fini les comicz US et les Playboy dans les kiosques allemands,
  kaputt les bordels berlinois et les pétites pépées pas farouches que notre Führer fa fouloir ze garder pour lui tout seul...
  zans parler qu'il fa falloir encore ze lever à point d'heure tous les chours pour aller péter la gueule aux autres pays.
- Scheiße ! Ye n'y afais pas penzé !
  Ma karte dé fidélité à "La Fraulein Gourmande" fa être foutue.
- Ya, zurtout qu'ils fiennent d'en embaucher une noufelle. Régardez !



- ARH ! Foutez-moi zette zaloperie d'amulette à la benne et fonzons à "La Fraulein Gourmande" !
- Yavol, Herr Mueller !"

Cette semaine, ambiance teutonne donc chez Curious Goods avec l'amulette nazie qui réanime les fachos pas frais.

mardi 11 novembre 2014

L'AUBERGE DE LA VENGEANCE (1987)



Linda, manipulée par son amant Carlo, décide de se débarrasser de Luca, son mari de qui elle attend un enfant. Après l'avoir occis en lui faisant ingurgiter un café empoisonné, les deux assassins l'enterrent près d'un lac.
Huit ans plus tard, Linda et Carlo ont repris l'hôtel-restaurant tenu par Luca et travaillent comme des turcs pour assurer le meilleur service possible à leurs clients. Mais la vie n'est pourtant pas toute rose pour le jeune couple déjà bien bancal : Carlo est de plus en plus jaloux, Linda regrette amèrement d'avoir refroidi son ex tandis que son fils Alex rêve toutes les nuits d'un homme mutilé qui sortirait de terre pour s'en prendre à lui. L'arrivée par un soir d'orage d'un mystérieux auto-stoppeur venu leur demander le gîte et le couvert ne va pas arranger les choses. Ce dernier, prénommé Marco, s'impose rapidement comme un élément indispensable dans la gestion de l'auberge, reléguant petit à petit le colérique Carlo au rôle de larbin de service. Sans parler du fait que le bel inconnu semble en savoir long sur le passé de nos deux amants diaboliques et que Linda lui trouve pas mal de ressemblance avec Luca.


L'AUBERGE DE LA VENGEANCE est, comme vous l'avez surement déjà deviné, le dernier chapitre de la série "BRIVIDO GIALLO" signée LAMBERTO BAVA et DARDANO SACCHETTI.
Le titre original est "PER SEMPRE" (POUR TOUJOURS) et convient bien mieux au long-métrage que celui imposé en France ou que le "UNTIL DEATH" (JUSQU'A LA MORT) que l'on trouve dans les pays anglophones.
En effet, il serait trompeur d'affirmer que l’œuvre en question soit une énième histoire de revenant revanchard qui sortirait de sa tombe pour dessouder ceux qui l'ont envoyé bouffer les pissenlits par la racine. L'AUBERGE DE LA VENGEANCE est certainement le "moins fantastique" des quatre téléfilms de notre ami LAMBERTO, ce dernier évitant ici de mixer horreur et humour comme dans UNE NUIT AU CIMETIERE et ce concentrant sur un seul genre : le thriller, saupoudré toutefois de quelques touches de paranormal. Des touches illustrées en majeure partie par les cauchemars du petit Alex qui, chaque soir, est témoin dans son sommeil du retour de son paternel décrépit, lequel tente inlassablement de l'emmener avec lui. 


                                                    "- Arghhh ! Coucouuu Alexxx.... c'est papaaaa....
                                                        Tu  viens avec moi à la pècheeee.... j'ai des vers à revendreeee.... arrrghhhhhh...
                                                     - Heu... je sais pas trop là.
                                                       Vu comme tu fouettes tu risque de faire fuir les poissons.
                                                     - Arrrrr...... p'tit con, va...."

Et même si on dit au pauvre bambin qu'il n'a rien à craindre, il faut quand même reconnaitre que son papa-zombie se plie en quatre pour lui filer sa dose quotidienne de frissons nocturnes, en apparaissant à chaque fois de manière impromptue. Que ce soit accroché à l'hameçon de la canne à pèche du minot, enfoui sous une balançoire ou emmuré dans une chambre à coucher, Luca le revanchard n'est pas un manche dans l'art de foutre les jetons aux mioches.


                                                                               Scrounch ! Scritch ! Scratch !

                                                                                     "Garde ton calme Alex.
                                                        Maman a dit qu'il y avait surement des souris dans les murs."

                                                                               "Nom de Dieu, elle avait raison  !
                                                                              Regardez-moi la taille de ce mulot !"

Malgré ce petit inconvénient, la belle Linda et le moins beau Carlo auraient pu couler des jours heureux à la tête de leur auberge. Les clients sont sympas, le décor est idyllique, la pêche est bonne et la patronne cuisine la pasta comme une vraie déesse. D'ailleurs les fetuccine doivent être les pâtes préférées de LAMBERTO puisque celles-ci sont quasi omniprésentes et vous apprendrez par ailleurs que la meilleure façon de les cuisiner c'est "al dente" et avec une touche de gingembre dans la sauce. 
Ne rigolez pas, cela pourrait vous servir quand vous inviterez des potes à la maison pour une future soirée bis rital devant votre poste télé.


                                                   "- Vous prendrez bien quelques coquillettes avec votre cacao ?
                                                    - Heu.. maman... elles ont six semaines ces pâtes...
                                                    - Tais-toi ! Ici, pas de gâchis !  J'vous en sers une plâtrée Marco ?
                                                    - Ben... heu, oui... mais dites-moi, pourquoi elles essaient de sortir de mon assiette ?"

Et puis quand on voit le physique affriolant de la charmante Linda, laquelle passe tout son temps à déguster ce genre de plat, on se dit que ça ne peut pas être mauvais pour la santé.

                                         "- Et voilà ! Pendant que moi je me démène comme un bagnard, 
                                             madame se la coule douce en bouffant des pâtes toute la journée.
                                            J'te jure, viens pas te plaindre que tu ressembles à une grosse vache après ça.
                                          - Et alors, à ce que je vois tu as l'habitude de te promener avec des barriques, non ?" 

Quelle grosse buse ce Carlo !
On se demande d'ailleurs pourquoi notre charmante aubergiste perd son temps avec un tel abruti.
Colérique, parano, violent, lâche, jaloux, bête, méchant comme une teigne, adepte du slip kangourou tue-l'amour, ce pauvre Carlo collectionne à lui seul toutes les tares du genre humain.


                                      "- Allez mon Loulou, t'en fais pas, ça arrive à tout le monde ce genre de problème.
                                         Un jour ou l'autre, tous les hommes se voient obligés de porter des slips-kangourous
                                         taille couvre-lit pour masquer l'atrophie de leur engin.
                                         Tu le sais bien que j'adore les nouilles. Et même les gnocchis d'ailleurs...
                                       - Je te hais...."

L'arrivée du séduisant Marco va toutefois faire prendre conscience à Linda des piètres qualités de son concubin, métamorphosant par la même occasion leurs parties de jambes en l'air habituelles en matchs de free-fight.
Et ils ne font pas semblant les bougres !


                                                                "Comment ça t'as oublié de mettre la bière au frais ?
                                                                 Ouh pitin, tu vas déguster salope !"

                                                  "- Lâche-moi grosse poche où je te jure que... 
                                                   - Où tu quoi ? 
                                                     Essaie seulement de te dégager de cette fameuse prise du "casse-bras" que je voie ça."

                                                               "- Ah ouais ?! Et la prise du casse-noix, tu connais ?
                                                                   SCROOOOOUNNNCHHHH !!!
                                                                - Aaaaaahhhh, mes gnocchis !!!!"

                                                      "Tiens, bouffe un peu de fer, ça va t'aider à les faire redescendre !"
                                                                                            SCHPAFFF !!!!

                                                      "Et voilà le travail ducon.
                                                       Ce soir tu vas passer la nuit dans le congélo, ça va te faire les pieds.
                                                       Tu voulais de la bière fraiche ? Eh ben tu vas en avoir."

Pourquoi un tel débordement de tendresse me direz-vous ?
La faute au mignon Marco qui, surgi de nulle part, est venu semer la zizanie de façon assez passive; Carlo se chargeant tout seul de jeter de l'huile sur le feu d'un ménage bien embrasé en accusant l'auto-stoppeur d'être un flic et de vouloir l'envoyer au trou pour le meurtre de Luca.
Les deux-tiers du film sont ainsi axés sur les relations explosives entre le couple Linda-Carlo, les cauchemars récurrents du petit Alex et l'attitude étrange de Marco. Il faudra attendre le dernier quart d'heure pour connaitre enfin les motivations de celui-ci et savoir si ce dernier est réellement un spectre ou un simple profiteur.
Vous qui avez lu ce qui précède vous devez vous demander ce que peut bien valoir cette histoire d'onirisme morbide sur fond de crise conjugale ? Pour ma part je dirais que ce téléfilm se regarde sans déplaisir, sans ennui, en jetant de temps en temps un petit coup d’œil sur le décolleté ou sur la croupe aguichante de la bellissima GIOIA SCOLA (interprète de Linda), une actrice déjà aperçue dans LES PREDATEURS DU FUTUR de RUGGERO DEODATO, dans le CONQUEST de LUCIO FULCI et qui posa en cette même année 1987 dans les pages de Playboy Italie.
Allez hop, photo !



Pour reluquer également sous sa jupe, nous trouvons dans le rôle de Marco, l'acteur URBANO BARBERINI auquel LAMBERTO BAVA avait confié le rôle principal de ce qui restera à coup sûr son meilleur film : DEMONS.
Le bel URBANO y découpait des créatures hargneuses et écumantes à grands coups de sabre tout en chevauchant une moto à fond les bielles, le tout dans une salle de cinéma dévastée suite à la chute d'un hélico (eh ouais, il rigole pas le bellâtre).
Suite à PER SEMPRE, il fera un petit tour du coté de chez DARIO ARGENTO et LUIGI COZZI pour OPERA (1987) et LE CHAT NOIR (1989) et délaissera définitivement le cinéma en 2004 afin de se consacrer exclusivement à la télévision et au théâtre.


                                                    "- Mais dites-donc, c'est mon cul que vous matez comme ça ?
                                                     - Pas du tout, je reluquais seulement sous votre robe.
                                                     - Ah bon, ça va, j'ai eu peur."

Carlo le blaireau porte les traits de DAVID BRANDON que LAMBERTO réutilisera dans LE FOTO DI GIOIA la même année et que l'on a également aperçu (pour rester dans le bis transalpin) dans des œuvres comme ATOR de JOE D'AMATO  (1982), BLOODY BIRD de MICHELE SOAVI  (1987) ou AU-DELÀ DES TÉNÈBRES de CLAUDIO FRAGASSO.
Également auteur et metteur en scène, il est à l'origine de plusieurs pièces de théâtre et de divers livres sur l'opéra et la poésie. Toujours actif au cinéma, on le retrouve en 2013 à l'affiche de NEVERLAKE, un film fantastique signé RICCARDO PAOLETTI. Dernier acteur et également mascotte à temps partiel de LAMBERTO BAVA: le tout jeune MARCO VIVIO. Sale gosse dans LA MAISON DE LA TERREUR (1983) ou mini-vérole aux dents longues dans DEMONS 2 (1986), le petit MARCO poursuivra une carrière cinématographique et télévisuelle particulièrement riche, allant jusqu'à œuvrer dans le doublage de films d'animation ou de jeux vidéo.


                                                    "Ça y est maman, j'ai trouvé comment nous débarrasser des souris !
                                                     Regarde ! Après ça elles sont pas prêtes de revenir !"

Ni pire ni meilleur que les précédents volets de la série BRIVIDO GIALLO, cette AUBERGE DE LA VENGEANCE se consomme donc comme un bon téléfilm du lundi soir sur LA 5; case horaire que ce film a connu pour avoir précédé l'une des émissions de la vénéneuse SANGRIA.
Pas gore pour deux sous, pas très flippant, mais suffisamment attachant pour être suivi sans ennui.... 
Et puis merde quoi, y'a GIOIA SCOLA !!!!!


                                                            "Ah Gioa, quand je te vois je deviens un autre homme !"

Cette fois encore pas de VF, j'ai créé un fichier srt de mes petites mains pour ne pas avoir à supporter cette dernière (que je n'ai pas d'ailleurs); et je ne m'étendrai pas à nouveau sur les doublages catastrophiques des quatre téléfilms même si celui de L'AUBERGE DE LA VENGEANCE est probablement le moins pire de tous (quoique ça reste tout de même bien niais).
A noter qu'à l'image de ses trois petits frères, PER SEMPRE est dispo en DVD italien auprès de NO SHAME.

VOSTFR:
https://1fichier.com/?vxupyixrxs

Et pour terminer ce cycle BRIVIDO GIALLO, vous trouverez ci-dessous un fichier rar contenant l'intégralité de l'album sorti en 1988 en Italie chez Cinevox (format mp3).
Merci à Ghost Dog pour cette trouvaille, le matériel original étant devenu introuvable à la vente.
Petite précision : l'éditeur n'a pas jugé bon d'y inclure le thème principal de LA MAISON DE L'OGRE, pourtant l'une des meilleures compositions de BOSWELL.


https://1fichier.com/?103s06tzr7

Une affiche allemande repiquant carrément l'un des persos du ROBOCOP de VERHOEVEN.
Et après on dira que ce sont les italiens les rois du repompage.


Je vous souhaite donc un bon séjour chez l'amie Linda en espérant que mes sous-titres vous conviendront.