mardi 30 septembre 2014

UNE NUIT AU CIMETIÈRE (1987)


Robin, Gianni, Tina, David et Micky, quatre jeunes en virée à bord de leur van bariolé, s'amusent à piquer de la bouffe dans un supermarché. Afin d'échapper à un barrage de police, ils empruntent une route barrée qui les conduit au beau milieu d'une contrée sinistre plongée dans le brouillard.
Après que leur véhicule se soit embourbé dans une rivière, ils se retrouvent à la nuit tombée dans une vieille taverne peuplée d'étranges clients qui voient d'un sale œil (rouge) l'arrivée de cette bande de jeunes crétins. Tout en leur servant à manger, le tenancier des lieux leur parle d'un défi local qui consiste à passer une nuit entière dans la crypte située au dessous de la taverne, crypte qui selon lui serait peuplée de créatures maléfiques et sanguinaires. Celui qui réussi le défi se voit remettre un véritable trésor, à la seule condition bien entendu qu'il en revienne vivant. Espérant mettre la main sur le pactole et se disant que le vieux grigou en fait des tonnes avec tous ces "mouwaha ha ha ", les cinq copains acceptent de se faire enfermer dans la crypte sans se douter de ce qui les attend véritablement.

                                               "- Alors, j'vous sers quoi les p'tits gars ?
                                                - Pour moi ce sera un Big Mak, deux giants, une grande frite, 
                                                  un coca et un sunday fraise avec pépites de chocolat.
                                                - Hé ! Ici, on bouffe pas de cette merde !
                                                  Ce sera confit de rat crevé, salade de cloportes à la Transylvanienne, 
                                                  cervelle de singe tartare et pinard pour tous, c'est compris ?
                                                - Heu... ouais, pas de problème... c'est un peu la même chose d'ailleurs."

Comme tout le monde le sait, la fin des années 80 est représentative d'une certaine déchéance du cinéma italien en général et pas mal de réalisateurs décident de délaisser (provisoirement pour certains) les salles de cinéma afin d’œuvrer directement pour la télévision.
C'est dans cette optique qu'en 1986 LAMBERTO BAVA passe un marché avec la société de production RETEITALIA afin de mettre en boite une série de quatre téléfilms : UNA NOTTE NEL CIMITERO, LA CASA DELL'ORCO, A CENA COL VAMPIRO et PER SEMPRE.
BAVA prévoit alors de réaliser ces derniers sur deux tons bien distincts : une approche comique pour UNA NOTTE NEL CIMITERO et A CENA COL VAMPIRO et une beaucoup plus sérieuse pour les deux autres; et de coécrire les scénarios avec le légendaire DARDANO SACCHETTI, le maestro à l'origine des scripts d'une tripotée de classiques du cinéma d'horreur transalpin (L'ENFER DES ZOMBIES, DEMONS, L'AU-DELA...).


L'ensemble de ces quatre œuvres constituera ainsi la série connue sous le nom de BRIVIDO GIALLO et sera diffusée en 1987 sur la chaine italienne CANALE 5,  l'équivalent de notre bonne vieille CINQ.
Chez nous, c'est sur cette dernière que nous pûmes voir ces longs-métrages, et ce en prime time, laissant pas mal de souvenirs dans la tête des nostalgiques que nous sommes.
Pourtant, après avoir revu récemment de vieilles VHS rip en français de ces films, je dois avouer que l'image de bonnes petites séries B que j'en avais gardé s'est rapidement estompée. Les dialogues crétins et un doublage à la limite de l'amateurisme m'avaient laissé pantois.
Malgré tout, je me suis dit que visionner le tout en version originale ne serait pas une mauvaise chose.
Et là, je découvre quelque chose de vraiment différent. Sur le film en français, le doublage se tape le culot d'altérer le texte original (et pas en bien) tout en effaçant purement et simplement de nombreux dialogues. En gros, quand, dans l’œuvre originale, les acteurs s'expriment en étant hors champs, les doubleurs français se permettent de ne rien dire du tout et on se retrouve ainsi avec des blancs qui nous laissent en présence d'un montage quelque peu chaotique. Tout cela ne serait-il pas en fin de compte un pur foutage de gueule typiquement franchouillard vis à vis d'un public qui de toute façon "doit être à moitié demeuré pour regarder ce genre de machin" ?
Ma foi, il y a de grandes chances.

                             "Moi gne comprends pas qu'on diche que cheux qui z'aiment les films d'horreur y chont débiles.
                              Regadez-moi, moi che chuis fan de Trash-Fuck-Metal et che chuis tout che qui a de plus normal.
                              Marre de ches prechuchés à la chiotte. Fuck quoi !"

D'ailleurs en parlant de demeurés, c'est exactement l'image que donne le doublage français vis à vis des cinq protagonistes de UNA NOTTE NEL CIMITERO; la palme revenant au personnage de Robin qui, de sportif courageux se voit transformé en débile profond à la voix nasillarde... du grand art. Sans parler de Gianni, le colérique du groupe qui passe son temps à proférer des insultes et dont
le "mot de la fin "est carrément absent des dernières minutes de la version française... lamentable.

                                         "- Diantre ! Moi, qui ai d'habitude un franc-parler particulièrement chatoyant j'ai été
                                            complètement dénaturé par cette langue françoise, n'est-ce point Robin ?
                                          - Gné ?"

Et encore, ce premier BRIVIDO GIALLO n'est pas celui qui a souffert le plus de cette pratique "je m'en foutiste"; A CENA COL VAMPIRO dégustera bien d'avantage (on en reparlera en temps voulu).
Bref, il était temps de réhabiliter comme il se doit chacune de ces œuvres (mineures certes) de LAMBERTO BAVA en leur permettant d'être visibles en version originale sous-titrée.
Pour traduire cette NUIT AU CIMETIÈRE j'ai commencé à travailler à partir d'un fichier srt récupéré sur un DVD néerlandais, puis je l'ai bidouillé afin d'y insérer tous les dialogues également absents de la version anglaise présente sur le disque (décidément y'a pas que chez nous qu'on s'en branle...).
Toutes les traductions ont été faites "à l'oreille" et je dois reconnaitre qu'il ne fût pas aisé de coller l'intégralité des textes dans les sous-titres sans que ce soit un bordel phénoménal à l'écran (l'italien ayant tendance à parler assez vite) . La belle marquise ci-dessous m'a donc prêté main-forte pour la rédaction du fichier srt, faut dire qu'elle en avait de sacrées paires, la coquine (Comment ça vous n'en comptez qu'une seule de paire ? Mais regardez un peu plus haut bande de vicelards !)


Mais assez parlé technique; voyons plutôt ce que donne le film en lui-même. Certes ce n'est pas un chef d’œuvre mais pour du matériel destiné à la télévision il faut quand même reconnaitre que ça reste assez chiadé. Le point fort est assurément la générosité de monsieur BAVA JR. en matière de créatures répugnantes. On y croise des zombies vicelards, des freaks attablés autour d'un festin de rats crevés, des globes oculaires facétieux, une faucheuse au look bien destroy.... et, alors que les héros passent le plus clair de leur temps à tourner en rond dans les catacombes en repassant cinquante fois dans les mêmes décors, les apparitions ponctuelles de tous ces monstres nous préservent d'un ennui certain.

                                                     "Haaaaa... mariés pendant 40 ans et pas moyen de la toucher.
                                                      Dire qu'il a fallu attendre qu'elle claque pour pouvoir en profiter...."

                                              "- Et ben non, gros viandard, même là tu peux te la carrer derrière l'oreille !
                                                 Tiens, prends ça dans ta sale gueule décrépie !
                                                 SHLAFFFFCK !
                                               - Oh bon dieu, même morte elle continuera à m'emmerder..."

Pour ce qui est des personnages, chacun a son propre stéréotype : Robin est le sportif courageux et s'impose manifestement en leader du groupe, Gianni est le ronchon de service au grand cœur, Tina est la trouillarde à qui il arrive toutes les tuiles possibles, David est le farceur inconscient qui parle toujours avant de réfléchir et sa sœur Micky est une blonde sans cervelle qui semble toutefois posséder certaines capacités extra-sensorielles.
Cinq jeunes cons qui, au final, se révèlent assez attachants.

                                     "Bordel, mais qu'est-ce que je fous au milieu de ce trou puant plein de macchabées ?
                                      Hé... c'est quoi qui bouge dans la flotte ?"

                                                          "Aaaarrrr... je suis Noeinoeilus, seigneur de Troukipu !
                                                            Et je vais dévorer ton cerveau !"

                                                 "Que tu crois mon gros.
                                                  Et puisque tu sembles t'y connaitre en trucs qui puent, tiens, sens-moi ça !"

                                       "Aaaaaarr... keufff keufff... seigneur Lucifer aie pitié...
                                         L'odeur pestilentielle de cette immonde oripeau me fait tourner de l’œil.... bleuaarrrghh !"
 
Niveau casting on retiendra la présence de KARL ZINNY (David), acteur que l'on retrouve dans pas mal de films de LAMBERTO BAVA (LE FOTO DI GIOIA, DEMONS), de LEA MARTINO (Micky) que l'on aperçoit également dans le ZOMBI 3 de LUCIO FULCI/BRUNO MATTEI et de GIANMARCO TOGNAZZI (Gianni), fils d'UGO TOGNAZZI qui connaitra par la suite une carrière cinématographique assez impressionnante.
A noter aussi une petite apparition de LAMBERTO himself dans le rôle d'un patron de supérette.

                                    "- Vous pouvez vous dépêcher m'sieur Lamberto, j'ai pas toute la journée moi ?
                                     - Tais-toi pouffiasse, yé sourveille ces p'tits connards dé drogués au fond dou magasin,
                                       yé suis soûr qu'ils vont encore essayer dé mé piquer des binouzes, ces poyetrons."

                                                "- C'est bon David, j'ai les marshmallows. 
                                                    Prends la Red Bull et les Dragibus avant que Lamberto se réveille !
                                                 - Ouais trop délire. Comme on va s'mettre minable ce soir... "

La photographie est assez bonne et les passages se situant dans les ruines près de la taverne ou dans la campagne plongée dans le brouillard ont un petit aspect gothique bien sympathique. Personnellement, je ne peux pas véritablement dire de mal de ce téléfilm, peut-être à cause du coté nostalgique qui émane de lui ou de l'ambiance purement 80's qui s'en dégage (ambiance renforcée par la chanson pop un peu crétine audible en ouverture et en fermeture).
Seul reproche toutefois : la fin, que je trouve plutôt expéditive, surtout que les errances de nos héros dans les souterrains de la taverne auraient pu être un peu raccourcies, laissant ainsi plus de temps pour l'affrontement final avec la faucheuse..... dommage puisque cette dernière en perd son statut de créature invincible et malfaisante.

                                                  " Non, mais sérieux Lamberto, c'est quoi cette faux à deux balles ?
                                                    A qui je vais faire peur avec ça ? Même pas ça couperait une feuille de papier.
                                                   Comment ça on a pas assez de budget ? Rien à foutre ! Je suis la mort quand même !
                                                   Putain tout se perd...."

A vous de vous faire une idée sur ce premier volet de la série des BRIVIDO GIALLO.
Pour le DVD il faudra vous tourner vers l'édition italienne parue en 2006 chez No Shame (?) et qui propose un master des plus recommandables.
Personnellement, après avoir fréquenté la version originale je suis sûr et certain de ne plus jamais revoir celle en français.
                                                                                              TRAILER

Et pour les masos qui souhaiteraient voir le film en VF, voici un lien Youtube qui leur permettra de constater l'étendue des dégâts : https://www.youtube.com/watch?v=JAyhv20JRpU

                                                                          La prochaine fois chez tonton Lamberto :

20 commentaires:

  1. Merci beaucoup, j'adore votre blog, Toujours des oeuvres differentes avec une presentation où on apprend plein de choses. Encore merci.

    RépondreSupprimer
  2. BONJOUR
    TOUT D'ABORD VOTRE BLOG EST TOP ET MERCI POUR LE TEMPS QUE VOUS NOUS CONSACREZ !!!!
    JE VOULAIS SAVOIR SI C'ETAIT POSSIBLE D'AVOIR LA VERSION FRANCAISE DE CE FILM, AUSSI MAUVAISE SOIT ELLE.
    MERCI D'AVANCE ET BONNE SEMAINE A VOUS

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci à vous.
      J'ai ajouté le lien Youtube qui vous permettra de visionner le film en VF.

      Supprimer
  3. Merci beaucoup pour ces belles découvertes !

    RépondreSupprimer
  4. Merci oncle jack, j'adore lamberto bava, j'ai déjà un repack vf de ce film de je ne sais plus qui donc je passe mon tours.

    RépondreSupprimer
  5. dommage, j'aurai voulu le télécharger en vf
    merci quand meme
    bonne soirée

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Voici une solution gratuite et très pratique ;)

      http://www.commentcamarche.net/download/telecharger-34082814-youtube-downloader-hd

      Supprimer
  6. vu il y as longtemps!!
    je prends !!
    merci oncle jack

    RépondreSupprimer
  7. Sacré Lamberto qui nous prend une fois de plus pour des poires^^
    Car ce scenar est tout droit sorti de "Scoubidou" ce qui est plutôt sympa.
    On appréciera le traitement déviant du sujet à sa juste valeur.
    Une VF surement enregistré le jour du beaujolais nouveaux .
    Encore un coup d'éclat de Bordelo Bava (pour les intimes:)

    RépondreSupprimer
  8. Un chouette téléfilm qui m'avait en effet beaucoup plu lors de sa diffusion à la télévision, quand j'étais ado.
    J'avais notamment beaucoup apprécié la musique du début également, ainsi que l'histoire qui m'était restée en mémoire assez longtemps.

    Hélas, l'ayant recherché puis revu plus tard, je n'y ai trouvé que des défauts ou presque, un peu comme toi...

    Cette série, avec le Château de Vladek, Outre-tombe puis l'Ogre connut un véritable succès en Italie sur les chaines de Berlusconni.
    Aussi il fut commandé une nouvelle salve à des réalisateurs comme Fulci et Lenzi mais le résultat à l'écran, trop violent, repoussa la diffusion de ces films !

    Merci pour ton travail ainsi que ta présentation toujours au top !

    RépondreSupprimer
  9. Un téléfilm que j'ai découvert comme beaucoup d'entre vous du temps de feu la 5.
    Il m'avait laissé un souvenir fort en raison de son bestiaire généreux et de son ambiance.
    J'avais particulièrement apprécié cette idée des lieux dans les lieux, les héros se retrouvant littéralement dans un autre univers à l'intérieur même de leur univers. C'est ce que j'avais aussi apprécié dans un autre téléfilm : Les Fantômes de Hurlevent de Margheriti.
    Pendant des années j'ai cherché L'Antichambre de l'Enfer en VF ou en VOSTF... mais en vain... que ce soit en DVD ou sur la toile... Jusqu'à ce que je finisse par le trouver il y a quelques mois de cela.
    La déception a été à la hauteur de l'espoir que j'avais de le revoir.
    Le doublage, comme pour beaucoup d'autres téléfilms de cette époque, est une catastrophe.
    Les personnages et le scénario ne brillent pas par leur finesse.
    Les mêmes décors sont recyclés effectivement à l'envie, renforçant un manque déjà évident de budget.
    La fin fait effectivement quelque peu expédiée.
    A bien y regarder les péripéties vécues par nos jeunes écervelés manquent cruellement de substance.
    Mais malgré tout le téléfilm possède certaines qualités.
    Son ambiance et son bestiaire généreux comme je le disais précédemment. Et les décors et les maquillages sont plutôt efficaces pour l'époque. Et ce téléfilm fleure bon une époque révolue de notre vie durant laquelle les films, téléfilms et séries savaient flatter notre imagination.
    Je suis heureux d'avoir eu l'occasion de le revoir, ne serait-ce que pour confronter mes souvenirs et étancher cette soif nostalgique qui m'agitait ! lol
    Et je suis heureux que tu puisses permettre à d'autres de découvrir ou redécouvrir ce téléfilm.
    A l'occasion peut-être je lui donnerai une nouvelle chance en VOSTF.
    Merci encore une fois Oncle Jack. :)
    Poyepolomi75

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Rien de plus à ajouter Poyepolomi75, tu as tout dit.
      Merci à toi.

      Supprimer
  10. Génial Oncle Jack !! franchement ta présentation m'a bien fait marrer et m'a donné envie de découvrir cette pépite tv ! en tou cas je l'ai raté celui ci et je m'en veux car les films se déroulant en partie dans les cimetières, ca donne toujours un tas d'idées propices a y touner, meme si ici on est surement loin d'un must en la matiere, mais enfin pas grave ca a l'air chouette a decouvrir Biensur pour ma part le chef d'oeuvre du genre reste a mon gout "Dellamorte dellamore" un modele unique de poésie d'amour et de mort.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "Dellamorte dellamore" inspiré de la fameuse BD "Dylan Dog" (le film du même nom de 2011 raté de chez raté)
      Un must !!!!!

      Supprimer
    2. Oui, le film DYLAN DOG est une bouse immonde.
      En tant que fan de cette BD italienne je suis devenu dingue en voyant ce que les ricains en avaient fait.
      Seul le look du perso est fidèle, le reste c'est de la m....
      Et puis d'abord, il n'y a que Ruppert Everett qui peut interpréter l’enquêteur en cauchemar.

      Supprimer
    3. C'est normal il n'y à que les italiens qui savent cuisiner italien....ses gents là on du gôut ;)
      Alors que les Ricains leur tambouille soit elle est fadasse ou immangeable^^

      Supprimer
  11. Dellamorte Dellamore, "LE" chef d’œuvre de Michele Soavi.
    J'adore ce film; surtout qu'il est la seule œuvre cinématographique qui retranscrit au mieux l'ambiance du "fumetti" DYLAN DOG.

    RépondreSupprimer
  12. Excellent aussi de Soavi moin connu dans un autre genre sombre "Arrivederci amore, ciao"
    Jamais compris que ce film impitoyable n'est pas mieux marché?????

    RépondreSupprimer
  13. je me le suis ingurgité hier soir.
    ça m'a débouché le nez direct!!!!!!!
    Ah ce début en hommage à papa super Mario avec ce corbillard noir au milieu du faux brouillard!!!!!
    Et qu'elle fin !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    le "happy end" de my life^^
    Sans parler de tes sous titres fait avec amour avec tes petites oreilles qui donne une dimension bien plus confortable ;)
    Entre l'oeil sur le bouillon (réutilisé dans "Delirium") de et le kids qui explique aux autres microcéphales ce qu'est l'effet d'optique à là Eicher.........pour ceux qui ont pas vu Labyrinth (chance que je n'ai pas eu:(
    Ya pas que le van Ford custom qui fume!!!!!!!^^

    http://youtu.be/ZYEIFIZZXTs

    RépondreSupprimer