vendredi 27 juin 2014

Friday The 13th The series Saison 2 Episode 7


" Approchez, approchez !
Bienvenue au musée de cire des horreurs !
Vous verrez ici de vos propres yeux les pires criminels de l'histoire !
La vénéneuse Debilla qui transforma des milliers d'adolescentes en poufs lobotomisées !
L'horrible Justin Bébert qui fît exploser les tympans d'un nombre incalculable d'américaines en chaleur !
Le terrifiant Franky Bery, créature frankensteinienne qui parlait aux ballons de foot !
L'infâme Leprechaun Nico Sarkzy qui, en compagnie de son complice le wombat maléfique Francis Grollande, ont ruiné des nations entières !
Entrez, entrez !
Vous verrez en ces lieux plus d'une centaine de sombres individus qui ont réduit l'espèce humaine à l'état de moutons mongoloïdes et dont les descendants, aujourd'hui encore, peuvent vous transformer en légumes vivants !
Je vous en prie, approchez !
Heu... madame, s'il vous plait, je vous prierais de bien vouloir éteindre votre cigare.
Il est strictement interdit de fumer dans le musée.
Hé, n'approchez pas de la statue représentant Aïe-M des Anges de la télémédiocrité, vous allez la ruiner avec votre mégot !


Ah putain, trop tard !
Non, mais vous avez vu le boulot, bordel !
Hmmmm....  quoique finalement elle est peut-être pas plus mal comme ça...."

Pour visiter ce charmant musée de cire dont certaines statues semblent plus vivantes que d'autres, rendez-vous sur  la fiche de la série.
Quoi ?
Je n'ai pas parlé de l'objet maudit de la semaine ?
Oui, c'est fait exprès, vous n'avez qu'à regarder l'épisode...

mardi 24 juin 2014

SPLATTER


Avril 1990.
À l'occasion d'une sortie scolaire organisée par mon prof d'italien, je me retrouve en compagnie de plusieurs copains dans la belle ville de Sienne, en Toscane.
Après s'être fait copieusement virer de la Torre del Mangia pour avoir fait sonner la cloche du monument à 15h23 (on est vraiment cons quand on est ados mais bon, laisser accéder une bande de djeuns français au battant d'une cloche n'est pas forcément la meilleure chose à faire), nous nous retrouvons à errer dans les rues piétonnes de la cité en quête d'une éventuelle gelateria.
En passant près d'un kiosque à journaux, mon regard est attiré par un magazine exposé sur un promontoire.
Il faut dire que la couverture de l'objet particulièrement tape-à-l’œil ne pouvait pas passer inaperçue chez un amateur de films fantastiques âgé d'une quinzaine d'années tel que moi :

"Ouah la vache ! Evil Dead ! Bruce Campbell, mon idole ! Mais c'est quoi ce machin ?" m'écriai-je la bave aux lèvres.
Illico presto j'ouvre le bouquin.
À l'intérieur ça rigole pas : bandes-dessinées en noir et blanc ou le sang gicle à gros bouillon, articles sur le cannibalisme au cinéma, sur la véritable histoire du petit chaperon rouge; bref 64 pages qui charcle grave.
Décidé à acquérir la chose au plus vite, je fouille au fond de mon portefeuille à la recherche des 2500 Lires exigées (soit 5 francs et des brouettes..... heu, non, 8 francs.....enfin, je veux dire 1,30 euro) mais là horreur !
Plus une thune dans le larfeuille, et mes soi-disant copains ne m'ont même pas attendu pour que je puisse leur soudoyer quelques piécettes.
Tant pis, n'ayant pas vraiment envie d'avoir à m'expliquer au commissariat du coin pour avoir dérobé sournoisement un bouquin affichant des corps dépecés à toutes les pages (ce qui m'aurait surement valu de passer pour un ado psychotique et malsain), je repose la revue et reprend tristement mon chemin pour essayer de retrouver ma "bande" qui m'a lâchement abandonné.
Le pire c'est que, tellement emballé par la maquette agressive et les dessins gerbeux du mag, je n'ai même pas pris le temps de noter le nom de ce dernier.
Pendant quasiment 25 ans je me suis toujours demandé ce qu'était véritablement ce livre, surtout qu'il avait complètement disparu des kiosques italiens quand je suis retourné en Italie deux ans plus tard.
Mais fin 2013, de passage à Vérone, j'aperçois dans une librairie un album intitulé "Tutto il meglio di SPLATTER" (voir photo en tête de cet article).

J'ouvre le recueil composé de plusieurs histoires d'horreur en noir et blanc et je tombe dans les toutes dernières pages sur la reproduction de ma couverture evildeadesque aperçue à Sienne quelques décennies auparavant.
SPLATTER ! C'était donc ça le nom de cette revue !
Cette fois-ci, mon porte-monnaie est bien moins anémié qu'en 1990 et en moins de temps qu'il n'en faut à Jason Voorhees pour écharper deux adolescents copulant dans une tente de camping, le bouquin est en ma possession.
Alors finalement, SPLATTER, c'est quoi ?



Retour en Juillet 1989.
La maison d'édition romaine ACME sort un nouveau mensuel de 34 pages composé de trois histoires d'horreur dans le style des EC COMICS.
Mais à la différence des "TALES FROM THE CRYPT" et autres "VAULT OF HORROR", les récits de SPLATTER sont bien plus violents et les "fumetti" proposés par le magazine rital ne font pas vraiment dans la dentelle : membres arrachés, cannibalisme, tortures en tout genre, enfants assassins, tripaille, corps en décomposition, etc...
En France à la même époque nous avions la collection GORE, et tandis que nous imaginions nous-mêmes ce qu'étaient les horreurs décrites dans ces petits bouquins de poche, les italiens, eux, préféraient favoriser le "coté visuel" du genre (le terme SPLATTER étant en fait un synonyme du mot GORE).


Immédiatement les ventes de SPLATTER explosent et avec des ventes frisants les 30000 copies vendues, le magazine devient très rapidement culte.
Il faut dire qu'à la fin des années 80 le cinéma fantastique connait une période particulièrement prospère : les Cénobites de CLIVE BARKER envahissent les écrans, Chucky entame son bodycount tandis que Jason et Freddy poursuivent tranquillement le leur, et vampires, zombies, loups-garous et autres blobs viennent régulièrement hanter les salles obscures...... bref, les amateurs de cinéma de genre en demandent toujours plus et SPLATTER est là pour satisfaire leur soif d'hémoglobine.


Succès aidant, la revue double son nombre de pages, multiplie les articles sur les films et les réalisateurs, propose des guides pour réaliser soi-même ses propres maquillages gore, met en place un courrier des lecteurs qui va valoir à ACME  de recevoir un nombre insensé de lettres et de colis en tous genres : remerciements, encouragements, nouvelles écrites par des écrivains en herbe, dessins, photos, bestioles dégueulasses en plastique, lettres rédigées avec du sang (véridique, l'une d'elles étant d'ailleurs reproduite dans l'album "Tutto il meglio di SPLATTER)..... les italiens aiment SPLATTER et le font savoir.
Et puis, il faut dire que la qualité des fumetti made in SPLATTER a aussi largement contribué à sa renommée avec des auteurs tels que ROBERTO DAL PRA', PAOLO ALEANDRI, MASSIMO VINCENTI, PAOLO DI ORAZIO (par ailleurs cocréateur de la revue avec ALEANDRI) et des artistes comme MARCO SOLDI (à l'origine également de toutes les couvertures du mag), NICOLA MARI, ROBERTO DE ANGELIS, BRUNO BRINDISI, CORRADO ROI, GIANCARLO CARACUZZO, etc....
Ce n'est pas pour rien si l'on retrouve par la suite la plupart de ces artistes sur le légendaire fumetti "DYLAN DOG".





















Malgré tout, la durée de vie de SPLATTER ne va pas excéder 23 mois.
À l'automne 1990, outrés par tant de violences et craignant que le magazine ne transforme les charmantes têtes blondes italiennes en ersatz d'Hannibal Lecter, tous les partis politiques se tournent vers GIULIO ANDREOTTI, alors président du Conseil des Ministres italien, en demandant la censure puis l'interdiction de ce genre de revue.
La presse nationale, toujours prompte à lécher les bottes du gouvernement en place, s'acharne ouvertement sur SPLATTER et certains journaux comme "LA NOTTE" n'hésitaient pas à titrer que le magazine en question incitait ouvertement les enfants à tuer leurs parents, leurs frères ou leur baby-sitter, et leur indiquait même comment exécuter ce type de forfait en toute tranquillité.
La situation devenant de plus en plus absurde, ACME accumule les ennuis avec la justice et se voit contraint de mettre la clé sous la porte.
Le numéro 23 de SPLATTER qui sortira en mai 1991 sera le dernier.


L'aventure du comics gerbeux made in Italia aurait pu s'arrêter là si PAOLO DI ORAZIO n'avait pas décidé en 2013 de ressusciter la revue qu'il avait créée 25 ans auparavant.
Et comme à la grande époque, les fans sont toujours là.



Pour vous donner un petit aperçu de ce magazine que l'on aurait bien aimé voir traduit en français, je me suis amusé à traduire l'une de mes histoires préférées "Self-service" issue du numéro 5 de SPLATTER (novembre 1989) et signée PEPPE FERRANDINO et BRUNO BRINDISI.
Pour accompagner cette dernière vous trouverez également dans le lien ci-dessous toutes les splendides couvertures de la revue en question.

https://1fichier.com/?81as5aznwl

Bon appétit !

vendredi 20 juin 2014

Friday The 13th The Series Saison 2 Episode 6



" - Chéri, dépêche-toi, je te rappelle que nous sommes attendus chez Paris Hilton pour son 53ème anniversaire !
 - Ouais, ouais, je me bouge.
Juste le temps de me refaire une petite beauté grâce à la trousse à maquillage que m'a offert justement ta copine Paris.....
Vu le ravalement de façade que ça lui  fait, ça doit quand même pas être du bidon ce machin.
Parait qu'elle l'a acheté à un vieux sataniste ou un truc dans le genre.
Bon allez, hop, un peu de crème par-ci, un peu de fard par-là.....
J'arrive ma poulette !
Et voilà !
Alors t'en penses quoi ?



- Aaaaahhhhhhhhhhhhh  ! T'avais raison, elle l'a bien acheté à un suppôt du diable !
- Non, mais attends, c'est pas tout à fait sec.
  Voilà, regarde, je crois que c'est bon, là !



- Alors, heureuse ?
- La vache ! Jamais on jurerait qu'il y a une vraie tronche de cul sous ce faciès de playboy.....
- Connasse.....
   Bon allez, ramène ton c.., l'autre dinde va nous attendre."

Vous aussi vous avez envie de rejoindre le cercle très fermé des stars hollywoodiennes pleines aux as ?
Vous désirez ardemment rencontrer des gens cultivés et de bon goût qui vous jugeraient pour votre physique d'Apollon ou votre gueule d'ange et non pas pour la personne que vous êtes réellement ?
Une seule solution : la boite à maquillage offert par tonton Lewis et qui vous assurera l'apparence d'un vrai peigne-cul prétentieux et arrogant pour de nombreuses heures.
Elle est pas belle la vie ?

lundi 16 juin 2014

DELIRIUM (LE FOTO DI GIOIA) - (1987)


Gioia, ex-modèle de charme, est l'éditrice du magazine PUSSSYCAT, spécialisé dans les photos de jolies pépées très dénudées. Un soir, son voisin handicapé qui passe ses journées à mater par la fenêtre, l'informe qu'il vient d'apercevoir l'un de ses mannequins, Kim, se faire sauvagement assassiner; le corps ayant été balancé dans la piscine de la résidence. Mais en se rendant près du bassin, Gioia ne découvre aucun cadavre et enrage contre le jeune paraplégique qui ne cesse de la harceler téléphoniquement.
Le lendemain la directrice en second de PUSSYCAT, Evelyn, se voit remettre une photo représentant le corps de Kim exposé devant un poster de Gioia. Le cliché en question ne laisse planer aucun doute : un maniaque en a après la belle éditrice.


Réalisé en 1987, LE FOTO DI GIOIA (DELIRIUM en France) devait à l'origine être réalisé par DARIO ARGENTO (mais cela reste une légende, il faudrait demander à Dario lui-même pour en être sûr) sous un scénario de LUCIANO MARTINO, mais plusieurs remaniements du script et de nombreux micmacs avec la production fait que le maestro italien abandonnera rapidos le navire qui sera repris en main par LAMBERTO BAVA.
Suite à cela, seront également crédités en tant que scénaristes aux cotés de MARTINO, GIANFRANCO CLERICI (CANNIBAL HOLOCAUST, LA LONGUE NUIT DE L'EXORCISME et DANIELE STROPPA (le nullissime ATTAQUE DES MORTS-VIVANTS aka KILLING BIRDS).
Et comme toujours, un scénario rapiécé à tout bout de champs ne peut que très rarement donner quelque chose d'excellent, ce qui est malheureusement le cas ici.
Plusieurs petites choses présentes dans le long-métrage restent sans explication tandis que d'autres semblent ne pas servir à grand chose : par exemple le tueur qui voit ses victimes comme d'horribles créatures sans qu'on ne sache vraiment pour quelle raison, Flora, l'adversaire la plus farouche de Gioia dont on ne comprend pas le véritable rôle dans toute cette histoire si ce n'est élargir un peu plus la liste des suspects possibles; idem pour Alex, l'ex-fiancé qui magouille on ne sait trop quoi...
C'est bien dommage car LE FOTO DI GIOIA, même s'il est loin d'être déplaisant, aurait pu être un très bon giallo.



Le rôle principal échoit à la sublimissima SERENA GRANDI, dont les charmes ne peuvent pas être mieux mis en valeurs. A se demander même si le film n'a pas été écrit tout spécialement pour la diva italienne. Elle retrouve ici son compagnon d'ANTROPOPHAGOUS, GEORGE EASTMAN qui, tout comme dans le classique de JOE D'AMATO, aime toujours autant s'introduire dans le corps de la belle (mais cette fois ce n'est pas pour lui dévorer le polichinelle).
La ravissante SERENA n'est pas la seule belle plante à ne pas être avare de ses charmes, le film du généreux LAMBERTO étant manifestement un défilé incessant de beautés surpoumonées; la présence de l'ex-chanteuse des 80's SABRINA SALERNO ne faisant que confirmer cette impression.
Et si vous avez toujours regretté de ne pas en avoir vu assez de la part de la jeune chanteuse italienne quand elle se trémoussait dans une piscine en appelant du mâle en rut ("Boys, boys, boys, I'm looking for a good time" clamait-elle inlassablement alors que les représentants de la gent masculine présents sur les lieux du délit ne faisaient que la mater comme de gros frustrés sans bouger le petit doigt.... ah les cons !!), alors rassurez-vous, votre attente sera récompensée (Petertaste, si tu nous lis...).

                                       "Bon, j'avais entendu dire que mes fans de l'époque étaient désormais de vieux croulants,
                                        mais là c'est quand même un peu abusé."

Mais assez parlé de toutes ces chaudières ambulantes qui vont en affoler plus d'un,  il y a quand même d'autres acteurs à ne pas négliger dans ce film.
Tout d'abord, nous trouvons l'ex-madame ARGENTO, DARIA NICOLODI (TENEBRES, INFERNO et plein d'autres classiques signés par le papa d'ASIA) qui interprète Evelyn, l'assistante et la meilleure amie de Gioia; un rôle pas vraiment à sa mesure...


On aperçoit également la grande actrice française CAPUCINE (L'AIGLE A DEUX TETES, LA PANTHERE ROSE) dans le rôle de la vindicative FLORA, ennemie jurée de Gioia qui aimerait quand même bien se taper la belle éditrice (comprenez par là : ....heu, en fait non, je ne dis rien; on est quand même sur un blog sérieux, merde !).
Les amateurs de BAVA JR. reconnaitront aussi l'acteur KARL ZINNY que LAMBERTO a employé dans pas mal de ses films: DEMONS, la série des BRIVIDO GIALLO.... et qui se retrouve cette fois-ci contraint de se pignoler sévère dans un fauteuil roulant tout en matant à la longue-vue le fessier rebondi de sa voisine Gioia.

                                                 " - Allo, Gioia ?
                                                   - Oui, c'est moi.
                                                   - Je t'enc.... Gioia, je te prends, je te retourne contre le mur, 
                                                     je te baise par tous les trous, je te défonce Gioia !!!!"

                                             "- Hmmmm... quel programme alléchant... on dit chez moi dans dix minutes ?
                                              - Heu.... ben..... heu...."

Toute cette tripotée de personnages est surtout là pour brouiller les pistes quant à la véritable identité du psychopathe qui veut nuire à la pauvre Gioia.
Est-ce donc son assistante qui semble trop gentille pour être honnête, son frangin qui a l'air d'un peu trop apprécier ses charmes, son voisin paralysé qui aimerait l'emmener faire un tour sur ses genoux, la méchante Flora qui la verrait bien se mettre à quatre pattes devant elle, son boyfriend Alex qui réapparait comme ça mystérieusement , son assistant photographe homosexuel, le commissaire à rien chargé de l'enquête, etc.... la liste est longue et aucun d'entre vous ne devinera qui est réellement l'assassin tant les raisons de ce dernier pour découper de la dinde s'avèrent quelque peu tirées par les cheveux.


Pourtant, malgré les incohérences scénaristiques, le film de LAMBERTO BAVA est particulièrement savoureux, et pas seulement pour ces charmantes actrices très souvent dévêtues.
Précisons également que la musique est signée SIMON BOSWELL qui avait déjà participé aux bandes originales de PHENOMENA, DEMONS 2, BLOODY BIRD et que SERENA GRANDI elle-même interprète plusieurs des chansons présentes dans le long-métrage.

Je passerai sur l'immonde version française du film, totalement imbuvable et dont les traductions semblent avoir été faites par un jenfoutiste complètement à la ramasse (croyez-moi, j'ai fait la comparaison). Si vous voulez le DVD il vous faudra chercher du coté de nos voisins italiens sinon c'est par là :

Film :http://uptobox.com/i0a8oemhxspz
Srt : http://uptobox.com/qs6sdqj51om2

Et puis, comme je n'ai pas trouvé de trailer pour le film je me suis dis qu'un petit clip sentant bon les vacances ferait tout aussi bien l'affaire.
Vas-y, Sabrina, move your body baby !!!

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vendredi 13 juin 2014

Friday The 13th The Series Saison 2 Episode 5


"- Alors comme ça c'est vous qui vous amusez à jouer du violon à deux plombes du mat' sur le toit de l'immeuble !
Ça commence à bien faire ces conneries !
Depuis une semaine vous nous niquez les tympans avec votre instrument à la con !
En plus vous feriez mieux de prendre des cours parce que bonjour la cacophonie, jamais entendu quelqu'un jouer aussi mal !
Alors vous allez me remballer vite fait votre machin et arrêtez de nous casser les oreilles et les c...... !
J'ai bien appelé les flics mais ces derniers en ont rien à carrer.
Ils disent que je passe mon temps à râler et que de toute façon la musique adoucit les mœurs !
J't'en foutrai moi...
- Les meurtres....
- Quoi ?
- Vous avez mal compris.... c'est "la musique adoucit les meurtres"....
- Hein ?"


"- Heu...non, ben finalement elle est bien sympa votre musique... je vous en prie, continuez....c'est quoi comme air ?
- La marche funèbre de CHOPIN."


"- Arghhhhh....  
CRRZZZIIIIIINNNGGGGZZZ !
- Ah, quelle douce mélodie que celle de l'archet sur la cage thoracique...
- Arf, putain, qu'ils sont cons ces musicos.....arrghhh...."

Cette semaine donc, culturons-nous un peu avec de la bonne zik ringardos que j'étais pas né quand elle est sortie en matant ce nouvel épisode sous-titré avec les doigts (et un peu aussi avec les oreilles) et que la fiche à droite elle te permet d'obtenir sournoisement le downloadeuh que même t'as pas le droit de le faire parceke c pa bien....

Si vous trouvez que la phrase précédente est claire comme de l'eau de Seine alors passez votre chemin, ce nouvel épisode pourrait vous sembler difficilement compréhensible voire carrément barbant.

mardi 10 juin 2014

I TRE VOLTI DEL TERRORE (2004)


Carlo, Marco et Sandra, tous trois passagers d'un train, voient débarquer dans leur compartiment un vieux bonhomme un peu loufoque, le professeur Peter Price, hypnotiseur de profession. Afin de démontrer ses talents il invite les jeunes gens à regarder à l'intérieur d'une sphère métallique de sa conception, laquelle aurait la capacité de sonder les tréfonds de l'âme humaine et de lire dans le passé.
A tour de rôle Carlo, Marco et Sandra vont vivre (ou revivre) une histoire singulière et terrifiante.


L'ANNELLO DELLA LUNA
Marco et son copain Fabio sont des pilleurs de tombes. Après s'être aventuré dans une ancienne sépulture étrusque, Marco est entré en possession d'un anneau représentant une tête de loup; un objet très encombrant qu'il n'arrive plus à retirer de son doigt.
Rapidement, le jeune homme devient de plus en plus violent et après qu'il ait sauvagement explosé le crane de Fabio, commencent à se manifester les prémices d'une effroyable métamorphose.


UN VISO PERFETTO
La belle actrice Sandra accompagne sa meilleure amie Barbara chez le docteur Fisher, un éminent chirurgien esthétique. Bien qu'elle soit très belle, Barbara est décidée par dessus tout à ressembler trait pour trait à sa copine. Si cette dernière trouve cela plutôt dérangeant, elle finit toutefois par se ranger à l'avis du médecin qui lui démontre qu'il n'y a aucun mal à vouloir avoir le même physique que quelqu'un d'autre. Mais, l'étrange toubib a des méthodes d'opérer très particulières.


IL GUARDIANO DEL LAGO
Marco, sa petite amie Anna et le futur amant de cette dernière Paolo (?), décident de camper aux abords d'un lac dont l'accès est strictement interdit. Malgré la mise en garde d'un vieux maboul qui leur demande de partir au plus vite, le trio décide quand même de rester dans le coin pour y passer la nuit. Ils vont alors devenir les proies d'une créature gigantesque tapie dans les profondeurs du lac.

                                                   "Non, sérieux, Paolo, arrête la picole....
                                                    Je vois bien deux ou trois nudistes, un cadavre qui flotte, un aileron, 
                                                    mais des tentacules, et dans un lac en plus, là t'abuses grave...
                                                    Paolo, tu m'entends ?"

Vous l'aurez compris, I TRE VOLTI DEL TERRORE se veut un hommage au chef d’œuvre de MARIO BAVA : LES TROIS VISAGES DE LA PEUR (1963), film également composé de trois histoires bien distinctes et mettant en scène des stars telles que BORIS KARLOFF ou MICHELLE MERCIER.
Pourtant, c'est plutôt du coté d'une autre anthologie que lorgne le film ici présent, en l'occurrence celle réalisée par FREDDIE FRANCIS en 1965, LE TRAIN DES EPOUVANTES avec PETER CUSHING, CHRISTOPHER LEE, DONALD SUTHERLAND et MICHAEL GOUGH.
En effet, le fil rouge reliant les sketchs entre eux est quasiment le même que celui du film produit par la firme AMICUS dans les années 60 : un mystérieux scientifique va, à travers le rêve, faire revivre des situations bien particulières à plusieurs personnages, des rêves qui auront au final un impact fatidique sur la destinée des protagonistes.


I TRE VOLTI DEL TERRORE est le second film réalisé par le génie italien des effets spéciaux SERGIO STIVALETTI, qui nous avait déjà gratifié d'un somptueux MASQUE DE CIRE en 1997 avec ROBERT HOSSEIN dans le rôle principal.
Pour ceux qui l'ignoreraient encore, rappelons que STIVALETTI est quand même à l'origine des trucages de petites perles italiennes telles que le diptyque DEMONS de LAMBERTO BAVA, le SANCTUAIRE et le DELLAMORTE DELLAMORE de MICHELLE SOAVI, le PHENOMENA de DARIO ARGENTO, etc...
Autant dire qu'avec un tel palmarès à son actif et malgré un budget tout riquiqui, STIVALETTI nous offre dans ce second long-métrage des effets spéciaux d'excellente facture : un loup-garou assez convaincant (avec une métamorphose lorgnant manifestement du coté de DEMONS), du gore chirurgical du meilleur effet et une créature aquatique assez majestueuse.

                                                   "- La vache, qu'est-ce que ça sent le chien mouillé !
                                                      À tous les coups c'est encore ce con de Yorkshire de la voisine qui a sauté dans la piscine...
                                                    - GRRRRRRRR.....
                                                    - Qu'est-ce que je disais.... 
                                                      Kiki ! Viens là espèce de saloperie que je m'occupe de ton cas..."

Mais à travers cette anthologie, le bon SERGIO semble surtout avoir voulu faire plaisir aux amateurs de  cinéma fantastique et ce, en glissant ici et là de nombreux clins d’œil au genre : la scène du premier sketch ou une jeune fille enfermée dans sa voiture est menacée par un loup-garou rappelle furieusement le HURLEMENTS de JOE DANTE, la deuxième histoire a de gros relents des YEUX SANS VISAGE de GEORGE FRANJU, la troisième fait immédiatement penser au segment du radeau de CREEPSHOW 2 (MICHAEL GORNICK) voire aux DENTS DE LA MER 2 pour le coup du câble électrique.....
Et cerise sur le gâteau, le réalisateur s'octroie même la présence de guest-stars avec le joyeux LAMBERTO BAVA que l'on aperçoit sur le tournage de.... DEMONS 7 (ah, si seulement...) ou le compositeur CLAUDIO SIMONETTI qui prend du bon temps au bord d'une piscine en compagnie d'une charmante donzelle.

                                              "Ma cé pas possiblé, Ginetté ! Sergio i m'a dit qué y'allais fairé DEMONI 7 et yé 
                                               mé retrouve  avec seulément 30 sécondes à l'imagé. Cé quoi cé bordel ?"

                                             "- Ma si poupée, CLAUDIO SIMONETTI ! Lé GOBLIN c'était moi. 
                                                SOUSPIRIA, ZOMBIE, LES FRISSONS DÉ L'ANGOISSE... quand même, tou dévrais connaitre...
                                              - Ah oui, hi, hi, je me souviens ! L'AUTRE ENFER de BRUNO MATTEI, c'était bien toi, non ?
                                              - Ah, maledizione....."

Il y a aussi un acteur que l'on retrouve avec plaisir et qui nous quittera malheureusement quelques années plus tard, mister DIABOLIK en personne : JOHN PHILLIP LAW (LA MORT ETAIT AU RENDEZ-VOUS, BARBARELLA, LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD...).
Ce dernier, outre le personnage loufdingue du professeur Price, tient un rôle dans chacun des segments : il est le milliardaire Monti dans le premier, le toubib chtarbé du second et le vieux borgne du troisième. A chaque fois, grimé de manière différente, LAW incarne des individus haut-en-couleurs et cela de manière tout à fait savoureuse; la palme revenant au trop souriant plasticien d' UN VISO PERFETTO.

                                                                         I QUATTRO VOLTI DEL SIGNOR LAW

A la différence des anthologies habituelles, STIVALETTI ne révèle la chute de chacune des histoires qu'à la toute fin du long-métrage, cela afin de préserver jusqu'au bout le destin qui attend les trois passagers du train. Ont-ils rêvé ? Sont-ils morts comme dans le TRAIN DES EPOUVANTES ?
N'en disons pas plus sinon que la manière dont est monté le film dans son ensemble est des plus originales.


Si vous fouillez sur la toile, vous vous apercevrez rapidement que I TRE VOLTI DEL TERRORE se fait descendre en flammes un peu partout.
Il est vrai que l'âge d'or du cinéma fantastique italien est, en 2004, mort et enterré depuis belle lurette mais considérer ce film-là comme une véritable daube est quelque peu exagéré.
Même si l’œuvre en question à des allures de téléfilm produit par la télé ritale pour combler les plages horaires de fin de soirée et que les trois sketchs ne se valent pas tous (le moins bon restant le deuxième), on passe tout de même un bon moment.
D'une durée respectable de 90 minutes, assez bien construit, sans temps morts, I TRE VOLTI DEL TERRORE aurait largement mérité une sortie chez nous. Reste donc à vous procurer le DVD italien si vous voulez posséder ce sympathique petit film.

                                                                                                 TRAILER
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vendredi 6 juin 2014

Friday The 13th The Series Saison 2 Episode 4


"- Alors comme ça, ma p'tite rouquine de chez CRAIGNOS GOODS, c'est ceci que tu veux ?
La pièce de Zoacles ?
- Absolument vil suppôt de Satan !
- Ne me traite pas de suppo !
Ce n'est pas parce que j'ai une tête de phallus qu'il faut te moquer de moi !
Vous ne savez pas ce que c'est, vous autres petits bourgeois pleins aux as, la vie d'adorateur du diable !
Obligés de s'habiller comme des bites cramoisies, de se terrer dans des catacombes pour y accomplir nos cérémonies religieuses sous peine de se voir condamnés au bucher par des cul-bénis intolérants, d'égorger des chèves qui chlinguent et dont le sang vous saloppe les fringues en moins de deux...
Non, franchement, c'est pas facile tous les jours.....
Et je ne vous parle même pas du bordel que c'est quand il faut dégotter une vierge pour un sacrifice.
Faut se lever de bonne heure de nos jours pour trouver une vierge encore fraiche....
Bon, allez, je vais être sympa, je te fais cette pièce à pile ou face.
Pile je vis, face tu meurs.
Tu choisis quoi ?
- Heu...... pile ?

 - C'est pile....... bien joué !
MOUAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!"


Mazette, quel suspense !
Pour connaitre la suite, une seule solution :  la fiche de la série en question.

mardi 3 juin 2014

BLOODY WEEKEND 5


Tous les vrais fans de films qui tachent seront d'accord avec moi pour dire qu'à l'heure actuelle le cinéma de genre connait quand même des heures particulièrement sombres : les blockbusters foireux gavés à ras-la-gueule de CGI indigestes transforment les djeuns actuels en zombies décérébrés (merci World War Zed), les remakes inutiles et nullissimes des classiques du genre donnent envie de s'ouvrir les veines en cours de visionnage (merci FREDDY, LES GRIFFES DE L'ENNUI version 2010), la presse préfère encenser un long-métrage incompréhensible mis en scène par un réalisateur méprisant narrant la vie d'un couple qui semblent se poser des questions existentielles en se baladant à poil alors qu'un chien fait ses besoins dans la nature tout en regardant les feuilles d'un arbre tomber et que.....(ok, j'arrête là) et descendre en flammes le prochain ELI ROTH alors que celui-ci n'est même pas sorti (merci PREMIERE)...
Pourtant, au milieu de tout ce gâchis, il y a encore quelques passionnés qui entendent bien ne pas laisser mourir les vraies valeurs du cinéma fantastique.
C'est le cas de LOÏC BUGNON qui depuis cinq ans, organise le FESTIVAL DU FILM FANTASTIQUE D'AUDINCOURT : le BLOODY WEEKEND. Ayant regretté de ne pas m'y être rendu l'année précédente, je me suis décidé cette fois-ci à faire le trajet jusque dans le DOUBS pour vérifier si ce festival était tel qu'on me l'avait rapporté (chaleureux, convivial, etc...).
Je m'attendais à un petit truc sympa qui m'aurait permis de voir sur grand écran quelques films cultes tout en achetant deux ou trois DVD pas chers..... mais j'allais prendre une sacrée claque dont j'ai encore du mal à me remettre à l'heure où j'écris ces lignes.



                                 VENDREDI 30 MAI : MONSIEUR CANNIBALE, ZIZOU ZOMBIE ET LES JOYEUX TRASHEUX.

C'est ce jour-là, à 14h00 que le BLOODY WEEKEND ouvre officiellement ses portes sous la présentation de l'homme tatoué en personne PASCAL TOURAIN.
Je fonce illico presto à l'espace exposants où les éditeurs ARTUS FILMS, UNCUT MOVIES et LE CHAT QUI FUME achèvent froidement mon compte en banque avec les tonnes de DVD qu'ils mettent à ma disposition. Tous plus passionnés et plus sympathiques les uns que les autres, j'apprends à connaitre tous ces" faiseurs de bonheur" qui ne m'étaient jusqu'à présent représentés que par des images de gros nounours, de matous toxicos ou de grands blessés tenant leurs tripes entre leurs mains.

Après un petit tour au stand rafraichissement (comprenez par là la buvette), je tombe nez à nez avec MICK GARRIS, le créateur de la série MASTERS OF HORROR, réalisateur de CRITTERS 2, LA NUIT DECHIREE et d'autres adaptations de romans du KING, qui accepte de poser avec moi pour une photo tout en me demandant de ne pas l'appeler Mr. GARRIS mais MICK... ce gars est une crème !

                                                                            L'équipe allemande des FRIGHTGUYS.

Arrêt suivant  les éditions TRASH avec un seul but : faire dédicacer les romans en ma possession par leurs auteurs respectifs. Je rencontre ainsi ROBERT DARVEL, JULIAN C.HELLBROKE aka DEGUEULUS, SCHWEINHUND et la ravissante NELLY CHADOUR et je dois avouer que là aussi j'allais tomber de haut. J'appréhendais que cette joyeuse tribu ne m'accueille en me balançant tripes et abats mais à ma grande surprise (j'exagère bien sûr), les membres de l'équipe TRASH sont d'une gentillesse hors norme, leur seul dessein étant de faire plaisir aux amateurs de bouquins gerbeux.
Nous passons un bon moment à échanger nos impressions sur les romans d'horreur publiés à l'époque par DANIEL RICHE dans la collection GORE tout en abordant également les futurs titres de leur label. Et comment ne pas avoir un petit pincement au cœur quand SCHWEINHUND me lance un "Hé, mais c'est pas toi qui a ce blog sympa là.... CURIOUS GOODS ?"
Ah, la vache... ça fait tout drôle.


A force de papoter il est déjà 18h00 et c'est l'heure de la première séance consacrée aux courts-métrages et au moment que tout le monde attend : l'arrivée du grand RUGGERO DEODATO dans le jury. A peine installé dans la salle, je constate que sont assis juste derrière moi BENJAMIN ROCHER, RENÉ MANZOR, MICK GARRIS et  PHILIPPE NAHON lesquels plaisantent entre eux comme le ferait le simple spectateur lambda. Et c'est l'arrivée du réalisateur de CANNIBAL HOLOCAUST, accompagné de la belle BARBARA MAGNOLFI sous une salve d'applaudissements.


Juste le temps de nous préciser que tout le monde en Europe le surnomme "MONSIEUR CANNIBALE" que cette légende du cinéma d'horreur transalpin prend place parmi les autres membres du jury. La séance de courts-métrages terminée on passe à la projection de GOAL OF THE DEAD, le nouveau film de THIERRY POIRAUD et BENJAMIN ROCHER tandis que volent à travers le public ballons de foot dédicacés par le réalisateur (qui par ailleurs est lui aussi éminemment sympathique), tee-shirts et casquettes à l’effigie du long-métrage.


Étant dans l'ensemble assez réfractaire aux œuvres cinématographiques françaises actuelles, je dois reconnaitre que ce GOAL OF THE DEAD  avec ces zombies footballeurs est un pur bijou totalement fun à l'image de SHAUN OF THE DEAD. A voir absolument !
Chapeau bas messieurs ROCHER et POIRAUD, vous m'avez convaincu que les français pouvaient faire de bons films fantastiques quand ceux-ci étaient mis en boite par de vrais amoureux du genre.
Sitôt terminé, on embraye directement sur CANNIBAL HOLOCAUST introduit par son metteur en scène. RUGGERO DEODATO nous expose les multiples aléas du tournage et les tracas judiciaires qu'il a connu lors de la sortie du film avant de nous laisser apprécier son chef d’œuvre sur grand écran.
Complètement claqué à 01h30 du matin, je n'assisterai pas à la projection de HUMAN CENTIPEDE 2 en présence de son acteur culte LAURENCE  HARVEY... pas envie d'avoir la tête dans le cul pour le second jour !



                                                       SAMEDI 31 MAI : DEDICACES, SUPER 8 ET RUGGERO SHOW


11h00. Cette seconde journée commence avec une petite session de courts-métrages bien meilleure que la première (petit coup de cœur pour le DO de Marc Lahore qui ne donne pas envie de refoutre les pieds dans un fast-food), puis retour à l'espace exposants pour enfin rencontrer le sieur DAVID DIDELOT, auteur du fanzine VIDEOTOPSIE et surtout du fameux bouquin GORE : AUTOPSIE D'UNE COLLECTION qu'il vient présenter en exclusivité. 

Les mots me manquant pour décrire ce dingue de bis rital et grand amateur de la filmographie de JOE D'AMATO, je ne dirai que ces trois mots-là : merci l'ami !
Et puis son livre est une véritable tuerie que se doit de posséder tout fervent admirateur de la défunte collection du FLEUVE NOIR (et même ceux qui désireraient la connaitre d'ailleurs, il n'est jamais trop tard pour bien faire).

 

12h30 : la cérémonie d'ouverture du festival permet à LOÏC BUGNON de nous présenter les différents invités et pendant que l'infatigable RUGGERO assure le spectacle au milieu du décor cannibalesque installé sur le podium principal, j'en profite pour accoster un petit bonhomme à l'air réservé qui se tient à l'écart de ses confrères, lesquels sont assaillis par une horde de fans désireux de se faire photographier en leur compagnie.
Le p'tit gars en question c'est l'incroyable LAURENCE HARVEY, personnage à des années-lumière du barjot qu'il incarne dans le second volet des aventures du mille-pattes humain, d'une gentillesse phénoménale et qui, alors que nous discutons tranquillement de son rôle de MARTIN LOMAX me rassure quand même quand à la santé mentale du réalisateur TOM SIX.
Je me jette ensuite sur BARBARA MAGNOLFI (mais pas trop violemment non plus, faudrait pas que je me fasse lourder par la sécurité) laquelle m'accueille à bras ouvert pour une séance photo inoubliable.
Merci également à RENÉ MANZOR pour son accueil. Mon seul regret : ne pas avoir eu le temps d'approcher PHILIPPE NAHON et BENJAMIN ROCHER.

                                            "- Hé, Laurence, yé té propose oune nouveau concept pour oune foutour film : 
                                               lé mille-patte cannibale. A la fin tout lé monde s'est entrebouffé, yénial no ?
                                             - Si tu veux Ruggero, mais qui bouffe le cannibale en queue du mille-pattes ?
                                             - Ma toi, mon Laurence !
                                             - Heu, je suis plus très sûr, du coup....."

Et là, chose que l'on ne voit pas souvent dans un festival, les invités se mêlent au public en toute quiétude, sans être constamment harcelés par de quelconques fans en délire.
RUGERO fait même quelques emplettes et s'arrête sur un stand pour y acheter le bluray français de CANNIBAL HOLOCAUST, à la grande joie du vendeur qui ne doit toujours pas en revenir.
Le maestro me dédicace quelques jaquettes et ne se gène pas pour embrasser un maximum de représentantes de la gent féminine..... c'est qu'il n'a pas perdu sa fougue légendaire, le gaillard !
Au cours de l'après-midi, tous ces artistes se consacreront pendant plus de trois heures à dédicacer tout ce que leurs fans leur mettront sous la main: bouquins, jaquette VHS et DVD, affiches de films, etc...

                           "- Hé, Barbara, tou n'as pas des photos dé Amazonia en plous, yé souis à sec pour lé dédicaces ?
                            - Démerde-toi, Ruggero, vu le sort que tu m'avais réservé dans ce film..."

18h00 : c'est l'heure du documentaire SUPER 8 MADNESS de FABRICE BLIN qui nous ramène aux bonnes vieilles années 80 et aux turbulents festivals du SUPER 8 menés à l'époque par notre JPP national.
Je fais ensuite l'impasse sur 3615 PÈRE NOËL de RENÉ MANZOR, fringale oblige, puis à 23h00 c'est le clou de la journée avec la projection d' AMAZONIA LA JUNGLE BLANCHE en présence de RUGGERO DEODATO et de BARBARA MAGNOLFI.
Inutile de dire que la présentation de l’œuvre par les deux intéressés vaut son pesant de cacahuètes, le maestro n'a pas la langue dans sa poche et n'hésite pas à gentiment bâcher la belle BARBARA quand cette dernière le reprend un peu trop souvent. Hilarant !
La soirée se termine à plus d'une heure et là aussi je fais l'impasse sur le dernier film (MANIAC NURSES) dont je n'ai strictement rien à carrer.



                                                          DIMANCHE 1ER JUIN : DERNIERS MOMENTS D’ÉMOTION

Ce dernier jour est assurément le plus tranquille du lot, la fatigue accumulée n'arrangeant probablement pas les choses.
Après d'ultimes emplettes qui feront à coup sûr péter un fusible à mon banquier dans les jours à venir, j'assiste à un timide concours de cosplay animé par PASCAL TOURAIN. Timide car peu de volontaires se sont prêtés au jeu malgré la présence de nombreuses personnes costumées (honte à vous). Heureusement, une fois de plus, mister DEODATO vient mettre son grain de sel là-dedans en partageant sa bonne humeur avec le public (et en grattant encore pas mal de bécots).

                                                                           "Ma che bellissima ragazza ! Un bacio ?"

Suivra l'intéressante conférence d'ARNAUD BORDAS à propos de son livre "DE CHAIR ET DE SANG" à laquelle  BENJAMIN ROCHER et ses acolytes survoltés, présents dans le public, viendront ajouter une petite touche comique.
Le long trajet de retour qui m'attend m’empêchera d'assister à la projection de LA NUIT DÉCHIRÉE aux cotés de MICK GARRIS et surtout à la cérémonie de clôture que l'on m'a rapportée comme étant des plus émouvantes.


Ce que je retiendrai de ces 3 jours ?
La disponibilité et la gentillesse des invités (comme je l'ai déjà dit, ce n'est pas toujours chose courante dans les festivals), les exposants tous plus sympas les uns que les autres et surtout les multiples rencontres que j'ai faites avec de vrais fans du genre, avec lesquels je me suis engagé dans des discussions endiablées sur le cinéma bis (ou pas) et qui sont au final devenus de véritables amis.
Je crois que question convivialité j'aurai été plus que servi durant tout ce week-end.
Un grand merci à monsieur BUGNON et à tous ceux qui l'ont aidé pour cette convention !

                                                      Les invités improvisent un french cancan (photo de Nicolas Billing).

Quand on quitte Audincourt après un tel festival, on a la tête pleine de souvenirs, un petit pincement au cœur de devoir quitter tout ce beau monde et une envie furieuse d'y retourner l'année suivante.
Et à moins de me retrouver en tant que maillon du mille-pattes humain (pas facile de conduire dans cette position) ou d'être dévoré par un groupe de cannibales issus du fin fond du terroir, je ne raterai pour rien au monde le sixième BLOODY WEEKEND.
Bordel, qu'elle va être longue l'année à venir.......