jeudi 29 mai 2014

Friday The 13th The Series Saison 2 Episode 3


"- Et maintenant, les nouvelles fraiches du jour !
   A l'institut pour débiles psychotiques PÈTOCASK, l'ex-brillante docteur Micheline Grosskiche vient d'être élue pire médecin de cet établissement à la réputation déjà peu brillante.
   Pour avoir confondu coloscopie et lobotomie, le docteur Grosskiche a transformé le violeur multirécidiviste Félix Grokiki en véritable légume.
   Cette erreur entrainera l'expulsion immédiate de cette grosse burne de toubib dés demain matin."


"- Quoi ? J'ai bien entendu ?
   Attends un peu, espèce de saloperie maléfique, t'étais censée me filer des tuyaux pour guérir les malades de l'institut et pas me faire renvoyer !
- Hé, et les 13 macchabées que je t'ai demandé ils sont où ?
  Tu crois peut-être que mes prédictions sont gratos, la blondasse ?
  J't'avais prévenu, pas d'hémoglobine pas de combine.
  Alors tu peux déjà faire tes cartons et aller pointer au pole-emploi, vieille bique !
- Non, mais.... attends, tu vas voir, sale machine de m..."



"- Holà, pas touche, mémère, j'te rappelle qu'à l'origine j'suis made in Taïwan et que j'ai un peu tendance à avoir les fils qui se touchent quand on me secoue trop fort, si tu vois ce que je veux dire...
ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT !!!!!!!!
- Aaaaahhh gagagaga..... aaaaaahhh saloooooooperiiiiiiiiiiiiiiiieee !!!!!!!"

Vous voulez connaitre les news du lendemain ?
Avoir des tuyaux pour le prochain tiercé-quinté-plus-bingo-loto-neuneumillions ?
Vous voulez savoir les résultats des prochaines présidentielles ? (Comment ? Non, ça vous en avez rien à branler ? Ah bon....)
Dans ce cas, la radio transistor de Belphégor comblera toutes vos attentes pour la modique somme de......
rien du tout, c'est tonton Lewis qui régale !

mardi 27 mai 2014

METAMORPHOSIS (1989)


Peter Housemann, jeune scientifique à l'avenir très prometteur, mène des recherches sur l'ADN dans l'université où il enseigne. Alors qu'il s’apprête à mettre au point un sérum destiné à stopper le vieillissement, il est confronté aux doyens de la fac qui ne voient pas d'un très bon œil que ce jeune prodige ne partage pas avec eux le fruit de ses recherches. Ces derniers le menaçant de lui couper les finances, il n'a alors plus d'autres choix que de tester sa formule sur lui-même avant que son projet ne soit repris en main par son rival, le professeur Lloyd.
Après une première injection, Housemann se rend compte que son sérum modifie petit à petit son organisme et le pousse à commettre des actes de plus en plus violents tout en subissant un vieillissement accéléré. Mais ces changements ne sont que le début d'une bien plus terrible métamorphose. 

                                                 "Aaaahhhhh ! Ces cons de lapins du labo m'ont refilé la myxomatose !!!"

METAMORPHOSIS, dont le titre original est DNA FORMULA LETALE, ne doit pas être confondu avec le naveton METAMORPHOSIS THE ALIEN FACTOR (1990) de GLENN TAKAKDJIAN où un savant se transformait en hideuse créature après avoir été mordu par une grenouille de l'espace (non cherchez pas...). Ici, il s'agit d'un film italien réalisé en 1989 par l'acteur GEORGE EASTMAN, connu par tous les amoureux de bis rital (voir post précédent sur BLASTFIGHTER) et qui a tourné de nombreuses fois sous la direction du grand JOE D'AMATO.
On peut d'ailleurs noter que c'est FILMIRAGE, la maison de production créée par d'AMATO en 1980 qui produit ce long-métrage.
EASTMAN en a également rédigé le scénario et même si ce dernier avait coréalisé 2020 TEXAS GLADIATORS en 1982 au coté de son copain JOE, c'est le premier film où il est véritablement crédité en tant que metteur en scène.
Alors, l'ami LUIGI (MONTEFIORI, le vrai nom d'EASTMAN) est-il aussi doué derrière que devant la caméra ? La réponse n'est pas évidente. Laissons l'intéressé répondre par lui-même via une interview qu'il avait donné sur la chaine italienne Rai Due :


"J'avais écris DNA FORMULA LETALE avec tellement d'amour.
On m'avait assuré que les effets spéciaux seraient faits par l'équipe de Lucas et que l'acteur principal aurait été BILL PULLMAN ou CARRADINE.
Comme d'habitude, ARISTIDE MESSACCESI (JOE D'AMATO) promettait monts et merveilles...
On est allé en Amérique et c'est notre maquilleur MAURIZIO TRANI qui s'est occupé des effets spéciaux.
Les acteurs ?
Un Top-model qui n'avait jamais fait un film et pour l'actrice principale, elle était  femme de chambre dans l'hôtel où nous étions descendus. Le film est donc devenu ce qu'il est devenu."




Ouille, sévère l'ami EASTMAN !
Et pourtant, même si ce dernier semble ne pas avoir une grande considération pour le seul film qu'il a mis en boite, le résultat n'est pas si mauvais qu'il veut bien laisser l'entendre.


Concernant les acteurs, s'il est vrai que l’héroïne est interprété par une illustre inconnue du nom de CATHERINE BARANOV, sosie au rabais de NICOLE KIDMAN et qui n'apparaitra dans aucun autre film, le scientifique Peter Housemann lui, porte les traits de l'acteur GENE LEBROCK, une ex-star du soap SANTA BARBARA que l'on retrouvera en 1990 dans le AU-DELA DES TENEBRES (aka LA CASA 5) de CLAUDIO FRAGASSO. Avec ses faux airs de CHRISTOPHER REEVE, LEBROCK se débrouille pourtant plutôt bien en jeune savant qui semble avoir un peu trop regardé LA MOUCHE de CRONENBERG. Tout comme son confrère Seth Brundle, Housemann n'a vraiment pas de chance, déjà qu'il a fort à faire avec certaines de ses élèves qui préfèrent largement devoir se taper leur prof de fac plutôt que de bosser leurs cours.

                    "Alors, miss Cruchovsky, pouvez-vous me donner le nom du savant à l'origine de la fameuse formule E=Mc2 ?"

                                       "- Heu... attendez, heu... je réfléchis. Gnniiiiiiiiiiiiii ! A bon dieu, c'est dur la réléchisation...
                                         Ah  je l'ai sur le bout de la langue. Concentration... gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!! Hoooooooo....
                                       - Ah bordel ! Mr Schmulbluck, appelez les pompiers! Miss Cruchovsky s'est encore mis le
                                        cerveau en défaut et est tombée dans le coma.
                                      - Encore m'sieur Housemann ? 
                                        Putain, elle nous a déjà fait le coup quand vous lui avez demandé si elle était présente...."

Et l’inoculation de son sérum miracle n'arrangera pas les choses. Victime de pulsions qui le contraignent tout d'abord à fracasser la tronche de la Black Emmanuelle LAURA GEMSER alors que cette dernière s'offrait toute entière à lui (ah, le con !!!!), le pauvre Peter se rend compte qu'il commence à vieillir à vitesse éclair, puis à voir son corps se métamorphoser en une espèce de lézard humanoïde tout droit sorti de V.
En réalité, son sérum a réveillé dans son ADN des racines génétiques endormies remontant à l'origine des espèces.... en bref, le savant se transforme en fossile vivant.


EASTMAN a écrit une histoire assez bien ficelée, qui, un peu comme chez le méchant professeur Lloyd du film, nous pousse à en savoir plus sur la créature que va devenir Housemann au terme de sa mutation. Les maquillages tenant pas trop mal la route quand le jeune scientifique devient un vieillard centenaire à moitié décrépi puis quand il se retrouve avec une tête de saurien à moitié humain, on se dit que le final va balancer sévère. Eh bien, détrompez-vous, c'est un véritable cauchemar qui vient malheureusement plomber l'intégralité du film.
Housemann, au stade ultime (ou presque) de sa régression poursuit l'héroïne et son gamin dans les sous-sols de l'université, ceux-ci hurlant que l'homme est devenu une chose monstrueuse. Bien sûr, on ne voit pas tout de suite le monstre en question mais quand le moment est enfin venu on se dit qu'effectivement C'EST VRAIMENT MONSTRUEUX ! La preuve en image :

                                                   "Ah mon dieu, mais.... mais quelle horreur !!!! Peter, qu'es-tu devenu ?"

                                                        "Coucou, les n'enfants, eh oui c'est moi le chainon manquant !"

Bon ok, c'est pas vraiment ça et je vous laisserai voir par vous-même si je suis loin de la vérité ou pas. Croyez-moi, CASIMIR aurait été plus effrayant que le machin qui nous est balancé.
Hormis ce triste incident, METAMORPHOSIS reste hautement recommandable dans son ensemble et même si la belle LAURA me soutiendra le contraire, il reste assez timide question violence.

                                                       "J't'en foutrai moi de la violence timide ! Enfoiré de Tonton Jack !"

Ne vous fiez donc pas trop aux dires de GEORGE EASTMAN et si ça vous tente allez faire un tour chez DjSafe.

vendredi 23 mai 2014

Friday The 13th The Series Saison 2 Episode 2


"- Robert ! Bordel de bordel ! Qu'est-ce que c'est encore que cette merde que tu ramènes à la maison ?
   Toi et ta collection d'objets débiles vous commencez sérieusement à me les briser !
   On n'arrive pas à boucler les fins de mois et Môssieur se permet encore de claquer ses thunes en achetant  un machin tout moche qui va 
   encore prendre la poussière !
   La semaine dernière c'était cette statue merdique de Demis Roussos en tenue d'Adam qui a d'ailleurs pété le carrelage en tombant de
   l'étagère et aujourd'hui c'est un masque à la con qui ressemble vaguement à un gros lézard ! Non franchement, c'est n'importe quoi !
   Combien t'as encore payé cette saloperie ?
- 425 billets, ma doudoune.
- QUUUUOOIIII ?! Non mais t'es pas bien ? Et comment on va payer la stérilisation de choupinette ?
- M'en fous de la stérilisation de ton clébard ! Il déchire trop sa race ce masque de serpent que j'ai trouvé chez ce vieil antiquaire sénile au
  coin de la rue.
- Un masque de serpent ? On dirait plutôt un gros iguane obèse sous acide !
  Où t'as vu ce que ça ressemblait à un serpent, gros crétin ?
- Ben là, regarde de plus près !


- Coucou la voilà la grosse bébête !

- Arrrrgh ! C'est bon, c'est bon, mon bichounet d'amour, tu peux le garder ton joli masque, argh....
  Je m'occuperais moi-même de la stérilisation de Choupinette, arfff... "

Ce bel objet vous fait envie ?
Vous aussi vous aimez les grosses bébêtes toutes moches qui vous prennent à la gorge ?
Vous en avez marre que bobonne vous casse les bonbons avec vos lubies de geeks ?
Alors le masque de serpent haïtien de tonton Lewis est fait pour vous !
Pour obtenir rapidement cet article rendez-vous sur la fiche de la série.

lundi 19 mai 2014

BLASTFIGHTER (1984)


Tiger Sharp, ex-super flic, sort de zonzon après avoir purgé une peine de 10 pour avoir abattu froidement l'assassin de son épouse et de son co-équipier. Soucieux de commencer une nouvelle vie loin des crapules de bas quartiers et autres bureaucrates véreux, il retourne dans son village natal, un petit patelin de montagne qui vit principalement de la chasse. Mais sur place il se heurte rapidement à une bande d'allumés de la gâchette qui ont transformé les bois environnants en stand de tir aux pigeons. Il se retrouve également à devoir gérer une fille qu'il n'a jamais connu et qui est venu rappeler au pauvre Sharp qu'il pourrait quand même assumer un tant soit peu son rôle de père. La situation va très vite dégénérer quand les chasseurs mongolos vont décider de s'en prendre à la jeune fille, métamorphosant du même coup l'ex-policier en véritable machine à tuer.

                                                 "Bronson ? Un rigolo ! Déjà qu'il a repompé ma moustache ce charlot...."

Tourné la même année que le génial Apocalypse dans l'Océan Rouge (oui, oui, génial), Blastfighter est le cinquième film réalisé par Lamberto Bava et assurément l'un de ses meilleurs. Surfant volontairement sur la vague post-Rambo, l'ami Lamberto concocte ce qui pourrait indéniablement passer pour l'un des ersatz les plus acceptables des aventures de l'ex-bidasse incarné par Stallone. Ici, Sly est remplacé par le très Terencehillien Michael Sopkiw, tout frais sorti du 2019 Après la Chute de New-York de Sergio Martino. Même s'il n'a connu qu'une très très brève carrière (seulement 4 films), il faut bien reconnaitre que cet acteur a su laissé son empreinte dans le cinéma bis transalpin et qu'aujourd'hui encore, alors qu'il a abandonné les plateaux de cinéma pour s'occuper de l'import de bouteille en verre spécial permettant de protéger certains produits pharmaceutiques de la lumière du soleil, son visage reste reconnaissable entre milles (du moins chez tous ceux qui se tapaient des VHS nanardesques à la pelle dans les 80's).
Dans Blastfighter tout comme dans 2019, il ne fait pas dans la dentelle le sieur Michael, et faut vraiment pas le faire chier. Écolo dans l'âme et ami des bêtes plus que des  humains, l'agent Sharp veut qu'on lui foute la paix et n'aime pas les petits branleurs qui viennent lui casser les bonbons quand il va acheter du lait pour le faon qu'il a recueilli après que des gros cons de chasseurs prétentieux aient froidement abattu sa mère (Ben oui, Tiger, il a détesté Bambi).
La preuve:

                                              "Feck ! 4 Dollars le carton de lait ! Ils se pignolent vraiment dans ce bled !"

                                                  "- Oh vas-y enc...., aboule ton lait !
                                                   - Hé, lâche-moi, ça coute un œil ce truc-là !"

                                                  "Par contre si tu veux, je peux te filer quelques pains si t'as la dalle....
                                                   Tiens, déguste !"

                                             "- Vindiou, on s'en fout de ton pain, on veut juste du lait pour notre p'tit frère !
                                              - Ah ouais, ben fallait le dire tout de suite.
                                                Si c'est pour aider un p'tit bouseux y'a pas de problème...."

                                                    "Tiens, attrape, et essaie de pas en perdre une goutte, l'péquenaud !"
                                                                                       SCHPLAAAFFFFFFFF !

C'est vrai qu'ils en tiennent une sacrée couche ces chasseurs du dimanche.
Élevés à la bière, imbus d'eux mêmes, canardant comme des malades les bestioles dans le seul but de s'amuser comme des crétins ou de se faire un max de pépètes, on les croirait sortis tous droits d'un sketch des Inconnus tant ils sont abrutis.
Il faut dire qu'un chinois sans scrupules leur propose un bon paquet de biftons pour toute carcasse ramenée, carcasse qui sera transformée en produits cosmétiques pour vieilles dindes ravalées de la façade et autres cachetons pour pervers pépères dont le Popol n'arrive plus à lever la tête. Et ça, Tiger Sharp il en veut pas dans son patelin.

                                           "- Hé Walter, on s'la trouve c'te gallinette cendrée ? J'ai l'canon en ébullition, moi !
                                            - Ouais, ben, calme-toi Billy ou tu vas encore tacher ton fute."

Le gros souci c'est que tous ces flingueurs en folie sont à la solde de Tom Baron, un vieil ami de Tiger.
Big Boss de la scierie du village, Tom est l'un des hommes les plus puissants du coin et à bien plus d'autorité que le shérif local; pas facile donc d'essayer de calmer les tensions. Et qui d'autre que le grand George Eastman (alias Luigi Montefiori) aurait pu interpréter cet individu ?
Cannibale psycho du sublime Anthropophagous de Joe D'Amato et Big Ape dans 2019 où il côtoyait déjà Michael Sopkiw, Eastman est ici égal à lui-même et en impose un maximum.


En plus de tous ces braves péquenauds, l'ancien policier va également avoir maille à partir avec sa fille Connie, interprétée par Valentina Forte (Amazonia La Jungle Blanche et Bodycount de Ruggero Deodato), laquelle tient absolument à gagner l'amour de son père, même si pour cela elle doit lui faire rentrer ça dans le crane à grands coups de fer à repasser.


Tout cela tournera au survival pur et dur après que la jeune fille ait manquée de se faire violer par le frangin de Tom Baron, lequel ne s'est pas privé de dessouder deux des amis de la donzelle (dont l'un est par ailleurs interprété par Michele Soavi).


Pourchassés par les chasseurs avides de sang frais qui tiennent à se débarrasser de tous les témoins gênants, Sharp et sa fille vont tenter de survivre par tous les moyens possibles. Mais quand Connie finira de façon tragique, son papa reprendra les armes dans le seul et unique but de zigouiller tous ses poursuivants (soit une bonne cinquantaine de blaireaux). Armé d'un fusil révolutionnaire qui balance tous types de munitions, Tiger fait un carnage dans les rangs des bouseux, explosant aussi bien les jeeps que les corps humains.

                                            " Beuh... moi j'aime bien sortir mon gros engin pour m'éclater avec mes potos."

                                                                    "Quelle marrade quand on va à la chasse !
                       Même si y'a dés fois des balles perdues qui finissent dans les bagnoles, on s'éclate comme des gosses !"

                                 "Mais comme d'hab, y'a toujours des mauvais joueurs qui râlent parce qu'ils ont perdu un œil 
                                  ou un bras durant la partie, mais bon.... c'est pas ma faute si y ressemblent à des gorets !
                                  Et qu'ils se plaignent pas trop, cette fois-ci on n'a flingué aucun des chiens de chasse....
                                  Bon allez, c'est l'heure du ricard...."

Pour ceux qui en douteraient encore, il est important de bien débrancher son cerveau afin d'apprécier ce film à sa juste valeur.
On est ici dans le gros bourrinage à base de grosses pétoires qui font voler les quidams en éclats et d'explosions en tous genre; ça pète, ça charcle et on se surprend même à en redemander tellement on jubile pendant que Tiger Sharp met une bonne branlée à toute cette tripotée d'abrutis. Pourtant, au milieu de tout ce carnage (gentillet quand même le carnage, faudrait quand même pas trop exagérer) on aurait aimé que la jolie Connie s'en sorte et coule des jours paisibles au coté de son père, lequel après avoir vu mourir sa femme et passé 10 ans en taule, méritait quand même bien qu'on le laisse tranquille. Si cela avait été le cas y'aurait pas eu de film, mais bon, mine de rien, c'est qu'on s'attacherait presque au perso interprété par Michael Sopkiw; comme quoi Lamberto Bava n'est pas si mauvais que ça (quelqu'un en douterait-il encore ?).


Personnellement, j'affectionne tout particulièrement ce film. Avec ses acteurs charismatiques (ou pas c'est selon), son action quasi omniprésente, sa musique typiquement eighties signée Fabio Frizzi (L'enfer des Zombies, Frayeurs) et son scénario signé par le grand maitre Dardano Sacchetti (à l'origine des scripts de presque tous les films fantastiques de Fulci, Bava JR.), Blastfighter est assurément l'un des fleurons du "copié-collé"  à la sauce ritale, une savoureuse série B dont seuls les italiens ont le secret.
En France, ce film est, une fois n'est pas coutume, injustement inédit en DVD alors qu'il est facilement disponible en Italie chez General Video (mais seulement en VO avec des sous-titres italiens). Vous pouvez quand même trouver un superbe repack chez l'ami DjSafe.

http://contrebandevhs.blogspot.fr/search?q=blastfighter


A gauche, l'affiche originale du film, peu conforme à l’œuvre elle-même.


A droite une copie brésilienne de cette même affiche qui servira pour le dernier film tourné par Michael Sopkiw : Massacre dans la Vallée des Dinosaures.


Dans les deux cas, difficile de trouver une quelconque ressemblance entre le cow-boy présent au premier plan et Sopkiw.


mardi 13 mai 2014

FRIDAY THE 13TH THE SERIES SAISON 2


Le 30 septembre 1988, la série Friday The 13th entame sa seconde saison à la télévision américaine.
Suite aux excellents taux d'audience de la première année, le show gagne cette fois-ci sa place en primetime au grand bonheur de ses nombreux fans. Composée une nouvelle fois d'une livraison de 26 épisodes, cette saison scandaleusement inédite en France, se révèle d'une qualité supérieure à la première.
Alors bien sûr on retrouve toujours les deux cousins Ryan et Micki qui, en compagnie du vieux sage Jack Marshak, pourchassent interminablement les antiquités maudites que leur défunt oncle Lewis a sournoisement lâché dans la nature pour exécuter la volonté de Satan lui-même; mais on pourra noter que cette nouvelle saison se révèle bien plus structurée et moins brouillonne que la précédente, tout en mettant en place un fil conducteur qui annonce les changements à venir pour la troisième année.
Certains protagonistes comme Rashid, aperçu dans l'épisode Bottle Of Dreams, réapparaissent immédiatement dans le premier épisode de cette nouvelle fournée; tout comme le maléfique tonton Vendredi qui ne recule devant rien pour revenir semer le boxon dans le monde des vivants.


Un autre personnage récurrent va également faire son apparition : Johnny Ventura, interprété par Steven Monarque qui se lancera lui aussi dans la chasse aux objets maléfiques et qui remplacera Ryan l'année suivante (on en reparlera en temps voulu).


Quelles nouvelles saloperies sataniques attendent donc nos héros cette fois-ci ?
Eh bien, autant dire que le choix est vaste :
- Un masque vaudou qui vous saute littéralement à la gorge.
- Une pièce en argent qui redonne vie aux cadavres.
- Une montre qui arrête le temps.
- Une veste qui rend celui qui la porte invisible.
- Une lanterne qui ouvre une porte vers le passé.
- Une boutonnière qui donne vie à une marionnette... afin de lui donner l'occasion de mieux vous poignarder.
- Une boite de maquillage qui transforme n'importe quel laideron en star sexy du cinéma.
- Une cuvette de chiotte  permettant de couler des bronzes en or.... heu, non, je m'emballe là....
Bref, pas mal de trucs au potentiel fort attrayant mais qui nécessitent bien évidemment la mise à mort de quelques malheureux quidams pour fonctionner correctement.


Encore une fois le quotidien de notre trio d'antiquaires va être sacrément chamboulé, et même s'ils dégustent un peu moins que lors de la première saison, leur tâche va une fois de plus démontrer que pour eux toute vie sociale ou privée un tant soit peu normale est totalement exclue: les petites amies de Ryan connaissent toujours un destin tragique, les vieux camarades de guerre de Jack se font occire par un nazi ressuscité, le père de Johnny est froidement assassiné par l'un des utilisateurs des antiquités maudites.....
Quant à Micki, elle va connaitre des moments particulièrement difficiles : elle manque de se faire violer par un maniaque sexuel, tombe amoureuse d'un psychopathe grimé en vedette hollywoodienne, sera victime d'un médecin fou qui la transformera en furie sanguinaire, sera promise en mariage à Lucifer himself et passera même de vie à trépas.... bref, la belle rousse va en prendre pour son grade.


Hormis toutes ces réjouissances, on notera une volonté des scénaristes de varier les épisodes en "mixant" les personnages principaux, permettant ainsi de mieux approfondir la personnalité de ces derniers. Si dans la première saison Ryan et Micki officiaient à plusieurs reprises en tandem, cette fois-ci la donne change. On se retrouve donc avec des épisodes mettant en vedette Jack et Ryan, Jack tout seul, Johnny et Micki, Johnny d'un coté et notre trio vedette d'un autre, etc....
Bref, toutes ces modifications évitent l'aspect routinier qui aurait pu nuire au bon déroulement du show et empêche ainsi l'installation d'un ennui progressif dont ont été victimes bon nombre d'autres séries TV.


Autre fait marquant de cette nouvelle saison : les clins d’œil évidents au cinéma de genre dans son ensemble.
L'épisode Symphony in B# nous fait indubitablement penser au Fantôme de l'Opéra, Read My Lips présente une marionnette tueuse du même style que celles aperçues dans des classiques comme La Quatrième Dimension, Scarlet Cinema se la joue Loup-Garou avec Lon Chaney JR., sans parler des autres sorciers, zombies, démons qui viennent également mettre leur grain de sel dans la chasse aux objets maudits.

Et bien sûr, pas de saison de Friday The 13th sans voyage dans le temps. Après avoir poursuivi un vampire au 19ème siècle dans Baron's Bride, Ryan se retrouve cette fois-ci propulsé en pleine guerre civile américaine aux cotés du général Lee afin d'arrêter un autre antiquaire aux méthodes plus que douteuses (Eye Of Death).


Vous l'aurez compris, impossible de s'ennuyer avec ces 26 nouveaux épisodes.
J'accorderai pour finir une mention toute spéciale à celui intitulé The Playhouse qui traite du dramatique problème des enfants battus et kidnappés et qui a la particularité d'être le seul épisode de toute la série ou personne ne meurt.
Magnifique !

                                                     "Personne ne meurt... personne ne meurt... ouais, ben, c'est vite dit.
                                         Je te rappelle que ces petits crétins sont sur le point de nous immoler, tonton Jack !"

Il est également bon de préciser que deux épisodes de cette saison (Scarlet Cinema et The Sweetest Sting) ont été récompensés en 1989 par des Silver Plaques (prix récompensant des œuvres télévisuelles d'excellente qualité) aux Chicago International Film Festival Television Awards.
Ah, et pour ceux qui se demande encore où est passé le poudrier en or massif de la première saison :


Comme pour la première saison, vous trouverez ici les 26 épisodes qui composent cette deuxième année, le tout en version originale et accompagné de sous-titres faits maison. J'espère que mes traductions seront à votre convenance; le fait que je n'ai pas eu de retours négatifs sur la saison précédente me laisse penser que je ne me suis pas trop mal débrouillé la première fois.

Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, je tenais à ajouter deux petits bonus:
- Tout d'abord le lien permettant d'obtenir la bande originale des deux premières saisons de la série.


 - Puis un petit clip de la belle Louise Robey qui, rappelons-le, est aussi une excellente chanteuse.
Le premier volume de l'anthologie consacré à sa carrière musicale est d'ailleurs disponible en téléchargement sur la Mazone.com.

One Night In Bangkok - Louise Robey
video

SAISON 2

- Episode 1 :  Doorway To Hell

- Episode 2 : The Voodoo Mambo

- Episode 3 : And Now The News

- Episode 4 : Tails I Live, Heads You Die

- Episode 5 : Sympony In B#

- Episode 6 : Master Of Disguise

- Episode 7 : Wax Magic

- Episode 8 : Read My Lips

- Episode 9 : 13 O'Clock

- Episode 10 : Night Hunger

- Episode 11 : The Sweetest Sting

- Episode 12 : The Playhouse

- Episode 13 : Eye Of Death

- Episode 14 : Face Of Evil

- Episode 15 : Better Off Dead

- Episode 16 : Scarlet Cinema

- Episode 17 : The Mephisto Ring

- Episode 18 : A Friend To The End

- Episode 19 : The Butcher

- Episode 20 : Mesmer's Bauble

- Episode 21 : Wedding In Black

- Episode 22 : Wedding Bell Blues

- Episode 23 : The Maestro

- Episode 24 : The Shaman Apprentice

- Episode 25 : The Prisonner

- Episode 26 : Coven Of Darkness


"- Nom de dieu, Jack, ces geeks s'apprêtent à se procurer de façon frauduleuse la suite de nos aventures alors que Paramount à sorti de superbes coffrets DVD US regroupant l'intégralité des trois saisons.
 - Ben oui, Micki, mais nos amis français n'ont pas eu l'honneur  de voir ces épisodes dans leur triste contrée et encore moins dans leur langue natale. Pas vrai, Ryan ?
- Hallucinant ! Bordel, je prends mon fusil et je vais aller distribuer un peu de gros sel à tous ces blaireaux responsables des chaines télé franchouillardes ! 
Ça va chier ! Être obligé de télécharger la série pour pallier à l'incompétence des ces c..., c'est lamentable ! "

dimanche 11 mai 2014

Maggio con Lamberto

Après un petit séjour au pays de tonton Dario il est temps de rouvrir la boutique.
Surtout que je vous ai ramené quelques bonnes gâteries made in Italy que je me ferai un plaisir de vous offrir une fois les traductions effectuées.
Vous aurez ainsi droit à une tripotée de longs-métrages signés LAMBERTO BAVA et je profite d'ailleurs de l'occasion pour savoir si quelqu'un aurait par miracle des sous-titres pour le film PER SEMPRE, alias UNTIL DEATH alias L'AUBERGE DE LA VENGEANCE alias DEUX AMANTS DIABOLIQUES.
Je ne recherche par forcément des srt français mais surtout le timecode de cette oeuvre.
Donc si vous avez ça de coté pensez à moi, ça me permettra de gagner pas mal de temps.
Merci d'avance.

                                         "Ma, si vous n'aidez pas zio Jack, moi yé mé strangoule la testa avec mes films !"

Outre ces bisseries sauce spaghetti, vous pourrez retrouver à partir de vendredi, et à dose hebdomadaire, les épisodes en vostfr de la deuxième saison de FRIDAY THE 13TH the series..... et il y aura même quelques petits bonus pour aller avec.

Buona settimana a tutti !