lundi 31 mars 2014

Programme d'Avril


Après un mois de mars nanardesque, il est temps de revenir à des choses un peu plus sérieuses (mais pas trop quand même).
En Avril on se fera donc une piqure de rappel sur la collection GORE à l'occasion de la sortie du livre de DAVID DIDELOT (Videotopsie) : GORE, DISSECTION D'UNE COLLECTION, ce qui nous permettra de faire un petit tour d'horizon des long-métrages adaptés de ces romans.

Et il y aura aussi quelques bonnes bisseries ritales signées par les grands maitres BRUNO MATTEI et UMBERTO LENZI.

Bon, je crois que je n'ai rien oublié d'autre.....


vendredi 28 mars 2014

EAUX SAUVAGES (1979) et autres sorties naturistes...


Décidé à terminer ma cure de nanars en beauté, j'avais gardé ce chef d’œuvre signé PAUL W. KENER pour la fin. N'ayant jamais vu ce film, j'ai décidé de passer outre l'immonde affiche française dessinée par un gamin de 10 ans et de m'immerger pleinement dans ce long-métrage (peut-être trop long d'ailleurs, le métrage) qui semblait sentir bon le slasher. Et puis l'affiche le dit elle-même : "souvenez-vous de délivrance...", donc ça ne pouvait que charcler grave.
Mais au bout de 45 minutes (oui, je suis parfois long à la détente) j'ai vite déchanté. Car EAUX SAUVAGES c'est tout ce que vous voulez sauf un film de genre; et ce n'est peut-être même pas un film du tout d'ailleurs.

                                                  "- Tu vois,  Josiane, je sais que c'est la loose de tourner dans ce truc
                                                      mais bon, faut bien manger....
                                                   - Si tu veux m'attendrir avec tes malheurs, c'est raté coco....j'en ai rien à carrer !
                                                     Fais comme moi, picole ! Ça aide à oublier..."

En gros ça parle d'un groupe d'individus bien stéréotypés (un gros lourd, un gosse insupportable, un émir arabe, un black coiffé à la Jackson Five, deux allemands, un psy, une blondasse chaudasse, etc...) qui partent descendre une rivière du Grand Canyon en rafting. Mais parmi eux ce cache un psychopathe qui va entreprendre de les zigouiller un à un. Dis comme ça on pourrait penser qu'il va y avoir tout de même un peu d'action dans ce machin, et bien même pas, car pendant la première moitié du film, EAUX SAUVAGES c'est ça :

                                               "Alors le gilet de sauvetage, vous le passez bien par les bras, vous voyez ?
                                                Parce que si vous le passez par les jambes, vous allez boire la tasse.
                                                Alors faisez pas les cons en le mettant sinon mon assurance va encore me mettre
                                                le compte si y'en a un d'entre vous qui a la bonne idée de se noyer..."

                                               "- Ah fais chier je me suis cramé les poils du nez en allumant mon pétard !
                                                - Tant que c'est pas les poils du cul..."
                                                                                (Texte authentique. Si, si...)

                                       "- Non, mais je vous jure. On est en pleine cambrousse et ces mongolos de monos
                                          veulent que je pisse dans une tente qui fait office de Water...... j'hallucine !
                                          Tiens pour la peine, je vais lui refaire la façade à c'te cabane !
                                        - Hé, non mais s'il vous plait, c'est occupé ! Je vous serai gré d'arrêter de m'arroser...."

On assiste ainsi aux palabres interminables d'une bande d'abrutis venus s'éclater sous le soleil brulant de l'Arizona  et qui vont nous assommer pendant des plombes de théories métaphysiques complètement ahurissantes et autres conneries sur le sens de la vie.
Mais si on s'y intéresse un peu,  il est possible d'apprendre plein de choses dans EAUX SAUVAGES, comme le sens exact du mot Karma par exemple :


Après des explications si claires, si vous ne savez toujours pas ce qu'est le karma, c'est que vous le faites exprès. Eh oui,  regarder EAUX SAUVAGES c'est un peu comme si vous  vous retrouviez attaché et bâillonné dans votre salon et qu'à coté de vous des hippies sous acide vous contaient leur dernier voyage astral au pays des Schtroumpfs afin d'y faire provision de champignons hallucinogènes et de salsepareille qui fait rire.
Les acteurs nous balancent ainsi inlassablement des dialogues de sourds complètement dénués d’intérêt, mais le pire c'est qu'ils le font avec un doublage français réalisés par de purs amateurs surement choisis au hasard dans la rue. Ton monotone, hésitations, cafouillages... les doubleurs en question ont même parfois bien du mal à lire correctement leur texte. C'est lamentable mais c'est à se pisser dessus.
Mais ces beaux-parleurs, est-ce qu'ils font du rafting au moins ? Oui, un peu, et là aussi le doublage est vraiment tordant puisqu'il se compose des mêmes paroles repassées en boucle.
En gros ça donne ça (photo à l'appui) :

                                           "Wouhouuuuu. Oh là la ! Hoho ! Hôlààà ! Youhoooouuuu ! On est les premiers !"
                                     "Wouhoouu ! Olé ! J'en ai pris plein la gueule ! Hôlà ! Youhou ! J'en ai pris plein la poire !"

Et le tueur me direz-vous, où qu'il est ?
Eh bien il va pointer le bout de son nez au moment où l'on s’apprêtait à entrer dans la phase du sommeil profond et, pour son premier crime, va pousser l'un des protagonistes d'une falaise.
Le pauvre qui sniffait tranquillement sa coco se retrouve le crâne fracassé sans avoir rien demandé à personne.


Puis c'est l'escalade dans l'horreur : le mioche tête-a-claques est mordu par un crotale, l'un des guides tombe bêtement d'une paroi en voulant aller chercher de l'aide, la blonde de service est poignardée et il n'y a plus de PQ. Cette dernière tuile force donc nos randonneurs à poursuivre leur descente en rafting et on repart dans la joie et la bonne humeur à grand coup de " Wouhouuuu, ohlala, j'en ai pris plein la poire, on est les premiers, youhoooouuuu !".
Rappelons quand même qu'il vient d'y avoir plusieurs morts mais, un peu comme le spectateur, tout le monde s'en branle.


Le pire viendra toutefois lors d'un final bâclé et expédié à la vas-y-comme-j'te-torche-ça-rapidos-parce-que-j'en-ai-plein-le-c... où un incroyable twist vient remettre en question la véritable identité du tueur. Une révélation qui laissera le spectateur.......... consterné.

                                         " Quooiii ? C'est vous le tueur ? Vous monsieur D.... non attendez, ne coupez pas !"

En conclusion, il serait de bon aloi d'affirmer qu'on prend quand même pas mal son panard avec EAUX SAUVAGES : le film étant en effet filmé avec les pieds et interprété par des types qui jouent comme des pieds. DjSafe a posté il y a quelques temps sur Télécheese un excellent repack de ce bijou et c'est ce même lien que je vous propose aujourd'hui :

http://telecheese.blogspot.fr/2013/08/eaux-sauvages-repack-dvdrip-vf.html
(merci à DjSafe)

Et comme cette ultime bouse m'a bien fait roupiller pendant 1h30 et qu'il n'y avait même pas un semblant d'action ni même l'ombre d'une paire de nibards à se mettre sous la dent, je me suis dit qu'il ne fallait pas terminer ce cycle nanardesque sur une mauvaise note. Je me suis donc envoyé illico-presto une valeur sûre du cinéma français :         


A la différence d' EAUX SAUVAGES, cette perle (qui a dit perlouze ?) cinématographique de notre beau pays nous en donne pour notre argent.
Le grand PAUL PREBOIST, super-curé de son patelin, est envoyé par ses supérieurs dans un camp de nudistes de la côte d'azur pour tenter de convertir ces derniers à la parole de Dieu. On se retrouve donc en plein burlesque cher à la comédie pouêt-pouêt franchouillarde, le tout assaisonné d'une bonne dose d'exhibitionnisme et de gags à ras les pâquerettes. Mais bon dieu (pardon seigneur), comme ça fait du bien un truc pareil après s'être emmerdé pendant presque deux plombes avec ces cons de hippies rafteurs. Allez Paulo, déchaine-toi !

                                                                "Oh mama, je ne sais plus à quel sein me vouer !"

                                                                   "Terminé les robes noires toutes tristounettes.
                                 Maintenant les curés sont habillés par Bernadette Chirac et les bonnes sœurs par Lova Moor !"

                                                  "- Oh mama, mais ma fille, je suis un homme d'église !
                                                   - Et Eve, elle se baladait en combinaison de ski ?
                                                   - Ah oui, c'est vrai. Ah ben ça va alors..."

                                " En tant qu'homme d'église, je suis très à cheval sur l'alcool au volant. Faut pas rigoler avec ça !
                                  Moi, quand je dois prendre la 2 CV et que je veux picoler, et ben je fais conduire Georgette.
                                  Comme ça si on se fait choper par les gendarmes, je suis pas emmerdé et ils peuvent la garder pour la bouffer !"

                              " Bon là je conduis, Georgette ! Le pétard, ça n'a aucun effet sur moi. Le seigneur m'a immunisé."

                              "- Ha, ha, ha, tremblez misérables car le saint Molotov va vous mener tout droit à notre seigneur !
                               - Bon dieu, Paulot, pose ce truc, c'est dangereux !
                                 Et merde, c'est à chaque fois pareil quand il fume des herbes de provence !"


Dans mon CURE CHEZ LES NUDISTES il y a tout ce qu'il faut pour passer une bonne soirée entre copains : des gonzesses à poil (et des mecs aussi, y'en faut pour tous les gouts), du suspense (comment Paulo va t-il réussir à convertir les Tounus ?), une histoire d'amour comme on les aime (la fille du chef des Tounus pourra-t-elle épouser le fils du paysan qui a déclaré la guerre aux nudistes ?) et des flingues.


Alors, vous aussi, qui avez fait une bonne sieste devant EAUX BARBANTES, vous pouvez accompagner le bon père Paulo dans ses aventures au pays des gentils Tounus grâce au lien ci-dessous.

DVD RIP :
http://uptobox.com/c3x817sg4iku

Pour terminer ce cycle nanar je me prépare également à me farcir un autre film culte : LE FÜHRER EN FOLIE que je...


Moralité : Si tu n'arrêtes pas le nanar à temps, tu finiras par devenir dépendant.....

dimanche 23 mars 2014

CROCODILE FURY (1988) - TINTORERA (1977)


Un peu à l'image du thon, dans le naveton tout est bon. Et comme je suis un gros gourmand je me suis enfilé d'un seul bloc deux plats bien consistants qui sentent bon la marée (ou l'eau vaseuse plutôt).
Le premier c'est CROCODILE FURY réalisé en 1988 par un certain TED KINGSBROOK.
Ne vous demandez pas qui peut bien être ce gars-là, il n'existe probablement pas et ne serait qu'un pseudo utilisé par un faire-valoir de la société de production asiatique FILMARK, qui s'était spécialisée vers la fin des années 80 dans le film dit du "2 en 1". Le "2 en 1" c'est le nom qui est donné à un long-métrage composé la plupart du temps de deux films qu'on a unifié pour pondre une grosse daube. Dans le cas présent, on récupère un obscur film thaïlandais nommé KRAI THONG 2 qui raconte une vague histoire d'êtres humains se réincarnant en crocodiles, on le charcute par ci par là, on y incruste quelques scènes d'actions avec des acteurs ricains ou européens, on double le tout afin que les dialogues donnent un semblant de cohérence à tout ce micmac et hop, l'affaire est dans le sac ! A la seule différence, c'est que dans CROCODILE FURY, eh ben, la cohérence on peut se la carrer où on pense.

CROCODILE FURY : ou comment avoir tous les effets du champignon
hallucinogène sans en ingurgiter.

L'histoire n'est pourtant pas très compliquée. Tout commence avec l'attaque d'un village thaïlandais par un méchant croco géant qui dévore les villageois à pleines dents. La bestiole particulièrement agressive  semble avoir consommé certaines substances plus qu'illicites puisqu'elle ne se gène pas pour grimper aux arbres, escalader des mats, voler au dessus des barques ou traverser des toits afin de choper ses proies.


Puis on passe à une scène où des mercenaires se foutent sur la tronche tandis qu'un mystérieux moustachu se fait agresser par un crâne facétieux avant de dégobiller une poignée d'asticots (les champignons cités plus-haut ne devaient pas être frais).


Cet individu se rend en fait chez Monica, une sorcière flashy qui brasse de l'air en faisant d'incessants moulinets avec les bras tout en poussant des "manamanamanamana" et qui est à la tête d'une armée de vampires.Enfin, c'est elle qui parle de vampires, parce que les créatures en question ressemblent bien plus à des zombies craignos évadés d'un film de BRUNO MATTEI qui auraient été croisés avec des lapins (oui, leur façon de se déplacer en sautillant est assez intrigante) qu'à des suceurs de sang.
Mais ne rigolons pas, ces zombies-lapinous sont de redoutables karatékas qui ont également le pouvoir de cracher des poissons et.... de les ravaler (non, cherchez pas à comprendre).

"Mana-mana-mana-mana. Monica a dit : le poisson tu avaleras !"

Pfffff, ça va durer encore longtemps ces conneries de bouffer de la poiscaille ?
Hé Momo, nous autres zombies on bouffe de la bidoche!
T'as jamais regardé LA NUIT DES MORTS-VIVANTS ?"

Monica va alors lancer ses sous-fifres aux trousses de Bruce, un mec qu'on sait pas ce qu'il fout là mais qui aime bien convertir les bouddhistes au catholicisme et qui fighte du démon pendant son temps libre. Car en fait Bruce veut empêcher la vilaine sorcière de s'acoquiner avec le maléfique Monsieur Cooper, le maitre des crocodiles, lequel s'amuse à transformer des personnes décédées en sauriens et ce dans le seul but de devenir le maitre du monde (mouwahahaha.... ah non, merde c'est pas le bon film). Voilà pourquoi les crocos s'attaquent aux pauvres villageois.
Mais les sauriens taquins n'ont aucun mérite : les péquins leur servant de festin sont tous plus crétins les uns que les autres et semblent trouver un certain plaisir à se jeter directement dans la gueule de l'animal.



Et ce n'est pas tout !
Les sacs à main tueurs peuvent également reprendre forme humaine, ce qui n'est pas du gout du jeune Jack qui se rend compte que sa défunte fiancée Maria est devenue une croqueuse d'homme au sens propre du terme.

"Je t'en prie, ma chérie, laisse-le.
Je sais qu'il n'aurait pas du t'offrir un sac à main mais enfin bon, essaie de te calmer..."

" Tu verras ma crocounette, on partira dans un endroit ou la zoophilie est tolérée
et où nous pourrons exprimer notre amour en toute liberté.... smack smack my love !"

"- Oh, jacqouille, tes baisers m'ont enfin rendu forme humaine, oh comme je t'aime !
- Bordel de bordel ! Mais moi, c'est le croco que je voulais, c'est quoi cette arnaque ?
- Ne t'inquiète pas, je n'ai pas tant changé. Regarde j'ai gardé ma grande queue !
- Bleeeuuuuarrrrgh !!!!"

Vous m'avez bien suivi jusqu'à présent ? Comment ça non ? C'est pourtant clair. Ah, vous aviez oublié de débrancher votre cerveau ?
Ben oui mais bon, y'a quand même des trucs à respecter avant le visionnage de certains nanars.
Parce que ce CROCODILE FURY c'est quand même du costaud : des acteurs inexpressifs à l'air ahuris, des bestioles tout droit sorties d'un épisode de DRAGON BALL, une histoire complètement débile mixant différents genres et surtout un doublage français qui rehausse la saveur de cette œuvre.
Totalement sous acides, les doubleurs se sont déchainés et nous offrent des dialogues complètement surréalistes (mention spéciale au sorcier grande folle sur son coussin volant... sublime !).


Le seul bon point que l'on peut donner à cette magouille cinématographique concerne les attaques sanglantes du croco, lequel n'hésite pas à boulotter et à saigner tout ce qui passe : femmes, hommes, bébé, vieux, vaches, politiciens..... ah non, pas politiciens, flute, ça aurait fait un peu de ménage en cette période électorale. CROCODILE FURY, c'est du pur concentré de débilité profonde et ça fait du bien après une bonne journée de boulot.
Malheureusement la seule version encore dispo sur le net provient d'une vieille VHS cradingue à l'image baveuse.... c'est pas terrible mais c'est mieux que rien. Et puis ça nous rappelle le bon vieux temps où on regardait des cassettes louées au vidéoclub du coin et dont la bande était à moitié bouffée après des heures d'utilisation..... aaahhhh, sweet 80's !

Pas difficile à dégotée vous la trouverez sur Youtube ou chez d'autres masos de la toile.


Passons maintenant au plat de résistance :

TINTORERA : DU SANG DANS LA MER est un film de RENE CARDONNA JR. (fiston de RENE CARDONNA SR, réalisateur de plusieurs aventures cinématographiques du lutteur mexicain SANTO).
Très librement adapté d'un roman de l'océanographe RAMON BRAVO, il nous conte les déboires de Steve, jeune milliardaire, qui pour se reposer se rend au Mexique sur le yacht d'un ami. Il va faire la connaissance de Miguel, un playboy des plages, amateur de pêche au gros. Ensemble, ils vont chasser  à cojones rabattues la salope d'élevage (comme dirait Bigard) . Sans vouloir paraitre vulgaire ou misogyne c'est malheureusement l'image que laissent apparaitre toutes les femmes de ce film : un verre offert et l'affaire est dans le sac !

"La playa, les pesetas,  les putas.... aahhh, elle est pas belle la vie, gringo ?"

Nos dragueurs en chaleur se lanceront même dans un ménage à trois avec une blondasse peu farouche.

" Aîe caramba, ma yérie, yé mé souis coinçé les maracas dans la porte dou placard.
Tou peux l'ouvrir, por favor, yé les mains pleines !"

"- Hé chérie, pourquoi Miguel il fait le tour du bateau en braillant comme un veau ?
- Enlève ton tablier et approche-toi un peu plus du four, tu vas comprendre."

Et quand ils ne passent pas leur temps libre à forniquer comme des lapins (encore des lapins ?!!) ou à se balader à poil, nos deux lascars s'en vont malmener la faune sous-marine comme le touriste de base plein aux as qui défèque volontiers sur l'environnement du moment que son fric est bien rentabilisé.
Ça donne quand même un petit coté malsain au long-métrage. Voir un poisson se faire harponner si celui-ci est destiné à finir dans l'assiette, d'accord. Mais flinguer frénétiquement des requins, des raies et des barracudas sans raison apparente juste parce qu'on est pété de thunes et qu'on sait pas quoi foutre, ça fout un peu les boules. Heureusement,'après trois bons quarts d'heure de luxure et de carnage aquatique le Tintorera (plus connu sous le nom de requin-tigre) viendra remettre un peu d'ordre dans tout ça.

Tintorera : Galeocerdo Cuvier amateur de taspés.

Si 80 % du film est composé de scènes gnangnantes où les personnages profitent pleinement du soleil et du farniente tout en se branlant royalement de tout ce qui les entoure, les rares attaques du squale en question (que l'on peut compter sur les doigts d'une main) sont extrêmement violentes et réalistes.
Passé le premier meurtre assez soft, la mort subite d'un des personnages principaux va venir secouer la paresse ambiante de manière cruelle (corps coupé en deux, tête arrachée...).

                                                 
Et quand  le pauvre Steve va décider de se consoler dans les bras d'une mignonnette en manque de mâle, le requin va s'empresser de lui rappeler qu'il n'aurait pas du aller foutre le boxon dans les grands-fonds. Ainsi le destin tragique de la jeune fille fait froid dans le dos, la bestiole s'acharnant sur le corps de l'infortunée alors que notre héros essaie désespérément de la sortir de l'eau.

" - Smaaaack.... Heu dis donc Steevy, ton haleine sent vraiment la poiscaille, c'est à gerber !
- Ah bon ? Heu.. par contre, toi,  si tu pouvais arrêter de me mordiller l'oreille, ça commence à pisser sévère !"

"- Ça y est chérie, tu es sauvé !
- Espèce de crétin, tu t'es gouré de fille ! Tu vois pas tout le raisiné qu'il y a dans la flotte ?
- Ah bon, ben tant pis, je te garde quand même. On nique ?
- Ok."

Toutes les scènes sous-marines auraient été mises en boite par RAMON BRAVO lui-même, ce qui expliquerait probablement la qualité de ces dernières et le réalisme des attaques du squale.
Le personnage de Steve quant à lui est interprété par un acteur que tous les amoureux de bis transalpin auront reconnu puisqu'il tiendra un peu plus tard le rôle principal dans le chef d’œuvre d' UMBERTO LENZI : L'AVION DE L'APOCALYPSE.
Je veux bien entendu parler du barbu HUGO STIGLITZ, acteur fétiche de RENE CARDONNA JR, accompagné ici des actrices FIONA LEWIS (LE BAL DES VAMPIRES, L'AVENTURE INTERIEURE entre autres) et SUSAN GEORGE (VENIN, LES CHIENS DE PAILLE).


TINTORERA, malgré son affiche laissant présumer un énième ersatz des DENTS DE LA MER, se présente plutôt comme un sympathique film de vacances à mi chemin entre LES BRONZES et un documentaire du commandant Cousteau sur la pêche sous-marine.


La version que je vous propose ici et qui a été postée par  JorGrinch (merci à lui) est un DVD RIP d'excellente facture. Il s'agit de la version longue, soit approximativement 2h05; une durée qui pourrait sembler particulièrement longue, surtout quand on se tape à répétition les histoires de culs de nos vacanciers (et en plus on n'est pas chez Dorcel alors je vous laisse imaginer).
Reste quand même les apparitions au compte-goutte du Tintorera mais elles ne sauvent pas l'ensemble de cette œuvre de l'ennui. En résumé : ça se regarde mais il n'y a pas de quoi se taper le cul par terre.
Un nanar aquatique qui manque de mordant en quelque sorte, même si on aimerait bien se taper des vacances comme celles de l'ami Steve....à condition bien entendu de ne pas mettre un pied dans la flotte. Les sous-titres ont été réalisés par mes soins à partir d'un fichier srt trouvé sur la toile.
La qualité de celui-ci étant plus qu'approximative, j'ai remanié la quasi-totalité du texte et j'espère qu'il vous conviendra.

Le film :
https://1fichier.com/?4jimoxq0jw

Les sous-titres :
https://1fichier.com/?jx8qff13xa

                                                                        Quelques affiches qui piquent aux yeux :







































Next week : Un slasher à base de rafteurs beaux-parleurs aka EAUX SAUVAGES.

mardi 18 mars 2014

BIRDEMIC : SHOCK AND TERROR (2008)


- Alors, monsieur Tonton Jack, exposez-moi la raison de votre visite.
Je vois à votre teint verdâtre et à vos tremblements dignes de ceux d'un chihuahua parkinsonien que quelque chose ne va pas.
- Oui, docteur Freudstein, je vais vous expliquer.
C'est ma moitié qui m'a conseillé d'aller consulter un psychiatre après m'avoir trouvé en train d'essayer d'étrangler notre perruche avec le fil du téléphone.
- Mais pourquoi tant de haine envers ce brave volatile ?
- Vous voyez, j'ai pris le pari de visionner plusieurs nanars haut de gamme d'affilée afin de prouver que l'abus de ce genre de substances n'était pas nuisible à la santé.
Pour les deux premiers films ça c'est pas trop mal passé, mais avec le troisième il y a eu... heu... certains effets secondaires.
- Et quel est donc ce chef d’œuvre du septième art ?
- Ça s'appelle BIRDEMIC : SHOCK AND TERROR et c'est réalisé par un certain JAMES N'GUYEN.
- Hmmm, connais pas..... parlez-moi un peu de ce long-métrage...
- Oui, docteur, d'ailleurs j'ai apporté avec moi plusieurs photos du machin pour que vous compreniez mieux.
Bon, ça commence avec un mec qui gare sa caisse et qui marche tranquillos dans la rue, mais là rien que la démarche du gazier me laisse dubitatif..... un peu comme si ce type hésitait à se mouvoir, comme s'il était aux aguets.


A-t-il déjà ressenti le danger qui s’apprête à fondre sur lui ?
Incroyable, je sais pas où le N'GUYEN est allé chercher ce gars-là mais on voit qu'il respire la sagesse et l'intelligence.
Bref, alors après il rentre dans un resto, commande à bouffer et reluque une poupée assise à coté.
C'est à ce moment que je me rends compte que ma télé déconne : le son se coupe à chaque changement de plan et y'a comme un blême avec le bruit ambiant...
Je mets quelques mandales au poste, trifouille deux-trois fils et finalement je réalise que le souci vient en fait du film lui-même : la prise de son est en effet des plus singulières !
Hallucinant...je me dis alors que  tout est fait pour que le spectateur éprouve une sensation de réalisme absolu, permettant ainsi une immersion totale dans l'histoire en cours.
Alors ensuite, notre gars, qui s'appelle Rod, il aborde la donzelle qu'il matait et lui raconte toutes sortes de débilités.
Moralité : les nanas, y'a pas besoin de grand chose pour se les taper.
Précisons aussi que Rod est vendeur en matos informatique et qu'il a les dents longues.
Lui et ses potes de bureau passent leur temps à se passer du cirage et à s'auto-congratuler jusqu'à l’écœurement..... bref, l'attitude typique du vrai winner.... 
Et puis, comme tout brave citoyen qui se respecte, Rod est écolo à 400 pour cent, ne regarde que des émissions sur le réchauffement climatique et décide de faire poser des panneaux solaires sur sa baraque pour participer lui aussi au sauvetage de la planète.
Et là, on  assiste à une leçon d'installation de panneaux solaires.

"Alors, cher client bourré aux as et complètement naïf, nos fabuleux panneaux 
solaires à 35842 Euros on va vous les poser là ! Vous voyez ?"

"Oui, là, vous voyez, là, sur votre toit de garage. C'est très rapide et très facile.
On pète toutes les tuiles au marteau-piqueur, on transperce les murs pour faire 
passer le jus et on fixe les panneaux au ciment. Fingers in ze nose !"

- Hmmmm...  en gros vous me dîtes que vous allez ruiner la baraque que ma belle-mère
a légué à ma femme pour y coller des panneaux hors de prix bien moches ?
- Absolument !"

"-Tope-là, mon pote, vous pouvez attaquer tout de suite ?
- No problemo !"

- Non, mais là, vous vous foutez de moi, vous étiez en train de regarder une publicité, reconnaissez-le !?
- Que nenni, cher docteur Freudstein, que nenni.
Pendant 45 minutes, ce n'est que ça, on se croirait dans UNE VERITE QUI DERANGE de AL GORE.
D'ailleurs les héros vont même au ciné voir ce film, ce qui décide le plus crétin du lot à changer sa bagnole pour une voiture hybride.
Et ça parlotte, et ça se tape dans le dos, et ça se passe de la pommade... bref après trois quarts d'heure on se demande quand même un peu ce que  foutent ces cons de piafs.
Mais en attendant, pas de temps morts, on assiste aux aventures trépidantes de Rod et de sa meuf Nathalie :
. Rod et Nat' à la fête de la citrouille.
. Rod et Nat' à la plage.
. Rod et Nat' matent les jolis zoziaux qui passent dans le ciel.


. Rod va manger chez la maman débile de Nat'
. Rod et Nat' vont au resto Viet.
. Rod et Nat' dansent comme des cons devant un chanteur qui nous pètent les tympans avec une chanson sirupeuse sur la famille.
. Rod et Nat' prennent une chambre d'hôtel pour baiser.
Ah, je me suis dit que les choses allaient basculer dans le graveleux et qu'on allait encore avoir droit à l'inévitable plan nichons.
Eh bien, regardez comment le réalisateur voit une partie de jambes en l'air lui :


Et il a bien raison, y'en a marre de voir des lolos et des culs de partout comme dans le LAC DES MORTS-VIVANTS !
Juste après la scène de touche-pipi, voilà que débarquent les volatiles.
Et là...... c'est tout bonnement incroyable !
Imaginez une nuée de piafs numériques réalisés par un prodige des effets spéciaux, d'une mobilité ahurissante, qui se jettent sur les habitations en faisant des bruits de bombardiers et qui explosent en touchant le sol.


Pour lutter contre cette invasion d'oiseaux kamikazes chargés en dynamite, notre couple d'amoureux et quelques autres neuneus s'arment de cintres et décident de latter les bestioles avant de s'enfuir en 4x4.


- Non, mais attendez, c'est quoi ces machins volants qui font du sur-place ?
C'est des oiseaux, ça ?
Vous vous foutez de ma gueule ?
C'est une caméra cachée, c'est ça, hein ?
- Pas du tout, et c'est vraiment à ce moment-là que le film passe de documentaire écolo à road-movie horrifique.
Nos héros doivent dés lors mener une lutte acharnée contre les animaux tueurs, lesquels ont plus d'un tour dans leur sac pour casser du bonhomme.
Car en fait, c'est parce que l'être humain dégueulassé la planète et est à l'origine du réchauffement climatique que les zoziaux veulent nous faire la peau.


Regardez un peu cette scène où un groupe de rescapés s'est réfugié dans un bus pour échapper aux volatiles :

"Sortez, sales bipèdes qu'on vous ruine vos sales gueules de pollueurs !"

" Venez, j'ai un flingue, vous pouvez sortir, je me charge des piafs !"

"Bombardiers 2, 3 et 4, prêts pour l'opération 'Dragée Fucka' ? FEU !!!"

SCHLARRRFFFFFFFFE !!!!!

"Largage réussi mon colonel, en pleine poire !"

"Aaaaaahhhh, et dire que je me marrais quand les Nuls disaient de se méfier des pigeons bourrés..."

Nul n'est à l'abri, le danger est partout.... PARTOUT je vous dis !
Même aller poser sa pêche dans les fourrés est susceptible de vous faire déposer définitivement le bilan.

"Attends-moi, je crois que j'ai trouvé le buisson parfait pour ma grosse commission."

"Allez, je pose le papier là et c'est parti !"
Schhproouutttt !!!!

"Non... non mais je rêve ! Elle est en train de chier sur mon nid. Attends un peu toi !"

 BAANZAAIII !!!!!!

Et quand ils vous arrachent pas les yeux et vous chie dessus à coup de fiente acide, ils vous tranchent carrément la gorge avec leurs ailes acérées comme des lames de rasoir.



- Nom de dieu !
- Vous voyez, c'est trop horrible. Comment voulez-vous que mes nerfs n'aient pas lâcher devant tant d'atrocités.
Heureusement que la tension redescend de temps à autre avec quelques discours écolo récités par certains hurluberlus à tendance hippie sur le retour.... sinon mon palpitant aurait déjà explosé.


Mais ça, c'est pour mieux nous faire replonger dans l'horreur avec la manifestation d'un feu de forêt qui menace nos héros :


Les mêmes héros qui, quelques minutes plus tard, se retrouvent piégés dans leur voiture, sans munitions, sans essence et assaillis par les piafs chtarbés.


- Mais.... mais, est-ce qu'ils s'en sortent au moins ?
Vite, dites-le moi !
- Vu que c'est presque la fin, surgit alors l'impensable, le twist ultime qui vous achève proprement, le... le....ah non, j'en peux plus, non, c'est vraiment trop horrible......
- Ce que vous m'avez fait voir m'a permis en effet de mieux comprendre votre état de santé actuel.
Mais comment un distributeur français a-t-il pu sortir un machin aussi terrifiant ?
- Personne ne l'a fait, docteur, c'est moi même qui me suis occupé du sous-titrage.
- QUOIIIIIII ? Mais bon dieu, vous êtes malade !
Traduire de tels dialogues engagés et visionner à répétition de telles scènes de violence aurait pu vous faire voler la cervelle en éclats !
Il porte bien son nom, ce long-métrage, choqué et terrorisé vous l'êtes véritablement !
- Sniff, oui, je sais, et c'est bien pour ça que j'ai voulu buter ma perruche.
Depuis que j'ai regardé ce film, j'ai désormais des envies de meurtre sur tout ce qui a des plumes; et je désire ardemment poser des panneaux solaires sur tous les toits du quartier.
Terminé la dinde à noël et hier soir j'ai carrément balancé ma bagnole diesel contre un platane.
Je vous en prie, aidez-moi docteur Freudstein, je ne pense plus qu'à sauver la planète alors que je me suis toujours comporté jusqu'à présent comme un vrai crado.
Que m'arrive-t-il ?
- Tout d'abord, il vous faut un bon sevrage. Aucun nanar pendant une semaine !
Prenez un bon bouquin et changez-vous les idées.
Et surtout, brulez ce film maudit, que personne ne puisse le voir.
- Trop tard, afin que tout le monde sache ce que le réchauffement climatique peut entrainer de pire, j'ai mis en ligne ce BIRDEMIC avec les sous-titres.
- QUUUOOOOIIII ? Oh mon dieu, priez pour nous seigneur, le jugement dernier est arrivé !

Lien DVD RIP :
http://uptobox.com/4ss2qyzt1332

Sous-titres :
http://uptobox.com/blzsj0789dxf

Trêve de conneries, vous aurez compris que BIRDEMIC est une atrocité particulièrement impossible à regarder d'une seule traite et qui représente assurément ce qui se fait de pire en matière de nanar animalier. Mais JAMES N'GUYEN s'en fout, sa daube lui a rapporté assez de pognon pour mettre en chantier une séquelle que (vous ne m'en voudrez pas) je ne posterai pas sur ce blog.
Hé oui, n'est pas HITCHCOCK qui veut, mister N'GUYEN !




                                                                 
                                                                                                                                                                Prochaine étape : un sac à main thaïlandais particulièrement laid...... aka CROCODILE FURY.