mercredi 26 février 2014

LE NANARATHON DE TONTON JACK


Si comme la charmante VAMPIRA (pourtant habituée aux bouses intersidérales), vous vous êtes vous aussi posé cette question en matant l'immonde WORLD WAR Z ou le dernier produit issu des écuries de THE ASYLUM, alors le cycle que je vous propose pendant tout le mois de mars est pour vous.
C'est la sublime et récemment défunte émission web ESCALE A NANARLAND qui m'en a donné l'idée.
L'excellent chroniqueur FABIEN GARDON nous a certifié tout au long de ces quelques 90 escales que "le pire n'est jamais décevant".
Tel MORGAN SPURLOCK qui, à travers son reportage "SUPERSIZE ME", se soumettait à un régime alimentaire entièrement composé de plats sortis de chez Mc Do afin de vérifier les dires de cette enseigne, laquelle affirmait à l'époque que se nourrir de saloperies fastfoodiennes n'était pas mauvais pour la santé, j'ai décidé de m'infliger une dose massive de nanars bien gratinés afin de vérifier sur ma propre personne les propos du sieur GARDON.
Je vous livrerais donc mes impressions après chaque visionnage et j'en profiterais pour vous refiler par la même occasion le film en question.
Après tout, il n'y a pas de raison pour qu'il n'y ait que moi qui trinque !
Certaines de ces œuvres sont déjà présentes sur la toile et d'autres ont été sous-titrées par mes soins.
Je m'excuse d'avance pour les traumatismes que sont susceptibles d’occasionner certaines d'entre elles.

Dans le désordre vous trouverez :
- un charpentier cinglé
- des fachos qui aiment l'eau
- des zoziaux polios écolos
- un sac à main Thaïlandais particulièrement laid
- un requin fadasse amateur de pétasses
- un slasher à base de rafteurs beaux parleurs

Un inédit de la série Vendredi  13 à celui qui trouve le titre de ces films !

Bon, je crois que je n'ai rien oublié.
J'ai des binouzes au frais, j'ai avisé mon livreur de pizzas, j'ai acheté des kilos de café pour éviter de sombrer trop vite devant certaines daubes chloroformiques et j'ai demandé à ma moitié de prévenir immédiatement les secours si elle me trouvait allongé sur le canapé les yeux injectés de sang et la bave aux lèvres.
Et puis, on n'est jamais trop prudent; j'ai lu quelque part qu'une dose massive de rayons nanars pouvait transformer un être humain en ça :


Allez, c'est parti !

                                                                   ESCALE A NANARLAND : Les extraits en trop !

jeudi 20 février 2014

WOYZECK (1979)


Dans un petit village perdu en pleine campagne allemande, le soldat Franz Woyzeck subit en permanence les brimades de ses supérieurs.
Humilié par ces derniers et maltraité par un médecin militaire qui le considère comme un cobaye, il tente de subvenir au mieux aux besoins de sa compagne Marie avec laquelle il a eu un enfant.
Mais au fil des jours la condition physique et la santé mentale du soldat commencent à se dégrader dangereusement.


Nous retournons aujourd'hui dans la dimension KINSKI avec un film que je considère comme l'une des œuvres  majeures dans la carrière de l'acteur allemand. À l'origine nous trouvons une pièce inachevée que l'écrivain GEORG BUCHNER  avait commencé avant de disparaitre subitement en 1837 à l'âge de 23 ans. Profondément touché par l’œuvre de l'artiste, WERNER HERZOG décide de l'adapter au cinéma. Une fois de plus, il décide de confier le rôle principal à KLAUS KINSKI et ce dans un but bien précis.
En effet, HERZOG commence le tournage de WOYZECK seulement cinq jours après avoir terminé celui de NOSFERATU, FANTOME DE LA NUIT, duquel KINSKI est ressorti complètement lessivé. Le réalisateur allemand va ainsi profiter au mieux de l'état de faiblesse du sieur KLAUS pour dépeindre à la perfection l'état de santé du soldat Woyzeck.


Fatigué, blafard, le regard dans le vide, philosophant perpétuellement sur la condition humaine, malmené par les autres et humilié par sa compagne qui le trompe avec un tambour-major, le militaire sombre peu à peu dans la folie..... et KINSKI va exprimer toutes ces émotions de façon magistrale.


L'acteur et le soldat semblent ne faire qu'un à l'écran et chaque geste, chaque expression du terrible KLAUS transperce littéralement l'écran; je ne saurai trop vous conseiller d'ailleurs la sublime scène au bord du lac entre Woyzeck et Marie, alors que le soldat s’apprête à commettre l'irréparable.
Une scène de plusieurs minutes, tournée au ralenti et qui, malgré l'horreur du geste commis par le héros, parvient à nous émouvoir; le plan final se concentrant sur le visage de KINSKI dont l'expression mêle à la fois tristesse, rage et folie alors que le militaire vient de réaliser qu'il a perdu ce qu'il chérissait par dessus tout.
Sublime !


À aucun moment, le personnage principal n'est représenté comme quelqu'un de violent ou d'agressif, c'est peut être même le protagoniste le plus intelligent du film. Non, les véritables méchants sont à chercher ailleurs. Par exemple du coté de ce capitaine auquel Woyzeck sert d'esclave et qui passe son temps à conseiller son sous-fifre sur la "bonne façon" de gérer sa vie (la scène du rasage en est un très bon exemple). Herzog, qui n'apprécie guère les institutions militaires, ne se prive pas de faire passer ce personnage pour un imbécile prétentieux et moralisateur.


Mais le véritable bad-guy de cette œuvre reste indéniablement l'ignoble médecin militaire qui ordonne à Woyzeck de ne consommer que des pois, et ce dans le seul intérêt de voir ce que ce genre de régime peut entrainer sur un corps humain.
Ce toubib qui aurait facilement trouvé un emploi dans un camp de concentration ne considèrera jamais son cobaye comme un être humain à part entière, l'exhibant même volontairement devant certains de ces élèves. Bref, une belle ordure !


HERZOG a réalisé la majorité des scènes en une seule prise permettant ainsi de terminer ce film en seulement 18 jours, d'où l'emploi d'un rythme effréné volontaire pour certainement accentuer encore plus ce sentiment de réalisme qui nous prend à la gorge durant toute la durée du long-métrage.
Entièrement tourné à Telč, en Tchécoslovaquie, WOYZECK nous plonge également dans des décors de toute beauté.


Le rôle de Marie est confié à la belle EVA MATTES dont la prestation lui vaudra d'obtenir le prix du second rôle féminin au festival de Cannes en 1979, une récompense amplement méritée.
Son personnage de fille-mère légèrement garce sur les bords complète à merveille le jeu de KINSKI.


Toutefois l'aspect particulier du film, le découpage de celui-ci en longues séquences et les dialogues parfois hautement philosophiques pourraient en décontenancer plus d'un. C'est peut être pour cela que WOYZECK fût très froidement accueilli lors de sa présentation au festival de Cannes.
Mais en fin de compte, quand on voit certaines œuvres qui ont eu le "privilège" de se voir accorder la fameuse palme d'or, on se dit que le film de WERNER HERZOG a bien fait d'être laissé de coté.
Comme tous les films du duo HERZOG/KINSKI, c'est un pur joyau. Procurez-vous rapidos le DVD sorti chez Potemkine pour vous en rendre compte.                                                  

mercredi 12 février 2014

DEMONIC TOYS 2 (2010)



Le docteur Lorca, collectionneur fanatique d'objets insolites, s'est démené pour entrer en possession des Demonic Toys, lesquels ont été rafistolés au mieux après leurs derniers exploits.
C'est dans un but similaire qu'il débarque en Italie où aurait été découvert dans un vieux château une poupée très ancienne sculptée à l'image du diable : Divoleto. En compagnie de sa cupide fiancée, du beau-fils de cette dernière, d'un larbin sorti d'un vieux western et d'un médium, il est accueilli sur place par la jeune Caitlin Mekalum et par une grande folle spécialiste en jouets anciens Mr. Butterfield. Tous ces braves gens ne vont pas tarder à se retrouver coincés à l'intérieur du château alors que d'étranges événements paranormaux commencent à se manifester.
Parallèlement, Divoleto, doué d'étranges pouvoirs, s'est amusé à réveiller Oopsie Daisy et Jack Attack.


Six ans après leurs dernières aventures dans un long métrage qui n'était d'ailleurs pas produit par CHARLES BAND (PUPPET MASTER VS DEMONIC TOYS), les jouets sataniques font leur grand retour sous la bannière FULL MOON.
Réalisé par l'acteur et scénariste  WILLIAM BUTLER  ( VENDREDI 13 CHAPITRE 7, GHOULIES 2, etc...), le film ne garde que deux des jouets originaux : l'indispensable Oopsie Daisy, qui affiche ici un look destroy à la CHUCKY et le clown Jack Attack, lui aussi passablement amoché. Leur nouveau copain Divoleto est tout aussi timbré qu'eux et remplace aisément le nounours griffu ou le robot flingueur.

"Hé, les mecs, Jack est complètement stone.
Ça va encore nous couter un œil en coco ces conneries, Charly va gueuler !"

Dommage toutefois que ce trio psycho ne soit pas mieux utilisé, le body count  étant ici particulièrement restreint; certains personnages s'entretuent même entre eux au grand désarroi de nos pantins qui auraient surement préféré s'occuper de ça personnellement. Peut-être ont-ils été démotivés par l'utilisation d'horribles CGI en guise d'hémoglobine, qui sait ?
En parlant d'effets spéciaux, l'animation des jouets reste encore une fois assez sommaire mais est largement supérieure à celle des deux derniers PUPPET MASTER. D'ailleurs les passages où Divoleto court comme un malade dans les coursives du château sont assez fendards.


DEMONIC TOYS 2 pourrait tout aussi bien être une séquelle à HIDEOUS, une prod FULL MOON datant de 1997 (et qui est pas si mal que ça en fin de compte). En effet, le personnage du Dr. Lorca (interprété aussi par MICHAEL CITRINITI) apparaissait déjà dans ce film réalisé par CHARLES BAND où il s'intéressait à des spécimens difformes en bocaux et connaissait un destin tragique aux mains des créatures revenues miraculeusement à la vie. Sa "résurrection" ne nous est pas vraiment expliquée mais on s'en fiche un peu puisqu'il reste probablement le protagoniste le plus chtarbé du film de WILLIAM BUTLER.

"- Nom de Dieu ! C'est une de ces poupées Klaus Barbie dont me parlait
mon copain Chabat ! Il me la faut ! Chopez-là, Katy !
- Heu..., ha tiens c'est l'heure des Feux de l'amour, je vous laisse !"

A l'exception de Lorca et du très efféminé Mr Butterfield campé par un LESLIE JORDAN ( WILL AND GRACE et plein d'autres séries TV) en pleine forme, on notera la présence d'un autre perso très intéressant : la voyante lilliputienne Lilith, interprétée par l'excellente SELENE LUNA, qui va déguster sévère pendant 1h20 : tabassée par des jouets, agressée par un démon, elle nous fait même un pseudo-remake d' EVIL DEAD à elle toute seule.

"Je vous ai déjà dit de ne pas fumer vos saloperies sur le plateau !
Je ne supporte pas toutes ces herbes de provence ! Ça me rend tout chose !"

" Haaaaa, trop tard, saloperie.... haaaaaa, je vais prendre ton âme, je vais prendre ton âââme !"

Les critiques ont été assez sévères avec ce film. Pourtant, il reste indéniablement l'une des meilleurs productions FULL MOON de ces dernières années et ce même s'il ressemble pas mal à ces nombreux téléfilms que nous balance à la pelle la chaine SCI-FI.
WILLIAM BUTLER nous offre un produit de bien meilleure qualité que les premiers EVIL BONG ou GINGERDEAD MAN et sait se montrer généreux avec un minimum de moyens. Spectres, possession, démon et château hanté sont au programme de cette sympathique production de l'ami Charly que je vous propose en VOSTFR. De toute façon, vous êtes obligés de le regarder sinon le joyeux drille ci-dessous viendra directement vous forcer à le faire et ce, à grands coups de fourche dans l'arrière-train.


DVD RIP VOSTFR made in Curious Goods:

Film :http://uptobox.com/iyrhnvtjvfzx

SRT :http://uptobox.com/94r7q2q4j8jz


vendredi 7 février 2014

DOLLMAN VS DEMONIC TOYS (1993)


Brick Bardo, le mini-flic de la planète Arturo est de retour. Il débarque à Pahoota, un petit patelin qui fut visité par des extra-terrestres il y a quelques mois et qui ont pratiqué certaines expériences sur des filles du coin. C'est le cas de l'infirmière Ginger qui se retrouve désormais réduite à la taille d'une poupée Barbie, une aubaine pour Bardo qui va trouver là la compagne idéale.
Mais les deux tourtereaux sont interrompus dans leurs ébats par la fliquette Judith Grey, laquelle vient demander au Dollman de lui filer un coup de main dans sa lutte contre les jouets démoniaques.
En effet, Oopsie Daisy et sa bande de pantins psychopathes sont revenus à la vie et entendent bien terminer ce qu'ils avaient entrepris un an auparavant : donner un corps au démon qui les contrôle.
Tout ce beau monde va ainsi se retrouver dans l’entrepôt de Toyland pour s'y livrer une lutte acharnée.


Avec ce film, CHARLES BAND met en pratique le principe dit du "crossover" en se faisant se rencontrer les protagonistes de  DOLLMAN, DEMONIC TOYS et BAD CHANNELS. Un choix qui pourrait paraitre judicieux et alléchant de prime abord mais qui va rapidement s'avérer être un rendez-vous manqué avec ce qui aurait pu être un truc sacrément bandant. La faute à qui, me direz-vous ? Eh bien, je dirais à mister BAND himself, ici réalisateur et scénariste, qui, une fois de plus, se transforme en grosse feignasse dés qu'il passe derrière la caméra.

"T'inquiète, Tonton Jack, on va s'occuper de son cas."
Signé: l' Association des Jouets Sataniques en Colère.

D'une durée n'excédant pas les 60 minutes et composé de flashbacks des trois films cités un peu plus haut, DOLLMAN VS. DEMONIC TOYS pêche par un manque total d'ambition et une histoire qui se met en branle seulement après une demi-heure de palabres..... autant dire qu'il ne reste pas grand-chose à se mettre sous la dent. Sans parler du nombre d'incohérences que l'on peut rencontrer en visionnant ce "demi long-métrage", mais bon, si vous avez déjà visionné les PUPPET MASTER vous savez que Charly n'est plus à ça près.
Ainsi c'est désormais l'infirmière Ginger qui reste rétrécie par les aliens musicos et non plus Bunny comme c'était le cas à la fin de BAD CHANNELS. L'actrice interprétant cette dernière ne devait surement pas être dispo alors BAND s'est rabattu sur MELISSA BEHR qui accepte ici de reprendre le rôle de Ginger. Un choix qui n'est pas mauvais puisque cette dernière est particulièrement charmante et joue une damzelle en détresse parfaite face aux jouets diaboliques.

"Mais pourquoi tu gardes tes Ray-Ban en plein jour, mon Brickounet ?"

"- Ben, c'est que ça me permet de mater tes nibards sans que tu t'en  rendes compte.
- Aaaah ouaiiiis, d'acooord, mais suffit que tu me demandes et j'enlève tout mon loulou !
- Nom d'un Wookie !"

Autre petit truc que l'on ne peut pardonner au boss de la FULL MOON : le sort réservé ici à Judith Grey (TRACY SCOGGINS, qui rempile) dont le perso est liquidé de manière lamentable. Alors que notre flic de charme aux faux airs de Xéna la guerrière défouraille à tour de bras et balance des grands coups de genoux dans les baloches de ceux qui l'emmerdent, la voilà qui succombe bêtement à (attention spoiler) un tir de laser de la part du robot à roulette ?
Non, sérieux, Charly.... c'est quoi ce délire ?

" Où qu'il est c't'enfoiré de Charly ? 
Déjà qu'il m'a pas payé la dernière fois.....
Et là, il me liquide comme une malpropre.... putain ça va chier !"

Tout cela est d'autant plus rageant qu'il y a quand même quelques bonnes idées dans ce film.
L'histoire en elle-même tient à peu près la route et, avec le budget habituel des productions FULL MOON, certains effets spéciaux sont assez surprenants (la tête du Jack Attack qui surprend Ginger dans les conduits de ventilation par exemple) et on note un certain soin apporté aux décors (la cuisine où crèchent nos héros miniatures, l'entrepôt, etc...).


C'est seulement dommage de s'être cassé le baigneur à créer de tels trucages pour en faire une utilisation aussi basique, surtout qu'en 1993 la FULL MOON est encore reliée à PARAMOUNT et les budgets de l'époque restaient corrects pour du DTV.
Non, décidément, quand Charles s'en charge, c'est pas toujours pour nous faire plaisir.Restent toutefois cette flopée de personnages qu'on est quand même heureux de retrouver. Si Bardo est toujours aussi charismatique, la véritable star du film reste la teigne en couche-culottes Oopsie Daisy, qui cette fois se déchaine littéralement, allant même jusqu'à vouloir se taper la belle Ginger.

"- Non mais.... non mais je rêve ! Enlève tes sales pattes de ma copine !
- Vous vous méprenez très cher, cette charmante infirmière me demandait simplement de l'aider
à simuler un examen mammaire. Moi,vous savez, tant que je peux donner un coup de main...
- Seulement un coup de main ? T'es sûr, crâne d’œuf ? Vindiou, j'vais t'exploser la cafetière !!!"

Outre ce poupon pervers, on retrouve aussi le robot croisé avec un tank et le diable à ressort, accompagnés pour la première fois par un G.I Joe adepte de la machette tout droit sorti du SMALL SOLDIERS de JOE DANTE.


Si l'idée du crossover entre franchises est une idée intéressante, DOLLMAN VS DEMONIC TOYS reste une profonde déception. Dans le même style, on préférera largement PUPPET MASTER VS DEMONIC TOYS de TED NICOLAOU.
Actuellement CHARLES BAND s'est relancé dans le mélange des titres avec son récent GINGERDEAD MAN VS. EVIL BONG, en attendant un éventuel PUPPET MASTER VS DEMONIC TOYS VS GINGERDEAD MAN VS SKULLHEADS VS DOLLS VS BLOOD DOLLS VS DOLL GRAVEYARD VS RAGDOLLS VS OOGAH BOOGAH VS DEVILDOLLS.
Allez Charly fais-nous plaisir en faisant péter tes brouzoufs !
D'ici là (et à mon avis c'est pas pour demain), faites-vous votre propre idée du produit chroniqué ici en matant ce DVD RIP accompagné de sous-titres qu'il ne m'a pas fallu très longtemps à faire (1h00 pour un film, c'est vite expédié).

http://uptobox.com/crjkr3qfutud
                                                                                                                                                         
Et pour BAD CHANNELS c'est sur l'UFSF avec un repack signé Renard_Garou.
La semaine prochaine on boucle la saga des JOUETS DEMONIAQUES avec DEMONIC TOYS 2.

lundi 3 février 2014

VAMPIRE JOURNALS (1997)


Zachary n'est pas un vampire comme les autres. Doté d'un cœur de mortel, il parcourt le monde depuis des centaines d'années dans le seul but d'exterminer la lignée de suceurs de sang qui ont fait de lui ce qu'il est aujourd'hui. C'est en pourchassant Ash, un maitre vampire amateur de musique classique, qu'il débarque en Europe de l'est. Mais très rapidement il comprend que sa tâche va se révéler plus difficile que d'habitude.
Ash est en effet un adversaire redoutable, surpuissant, qui dirige un club privé principalement composé de vampires et qui retient prisonnière Sofia, une jeune pianiste dont il compte bien faire sa prochaine conquête. Zachary, épris lui aussi de la belle artiste, va tout  faire pour la sortir des griffes du monstre avant que ce dernier ne la transforme en créature de la nuit.


Disons le franchement, VAMPIRE JOURNALS est très certainement l'une des meilleurs productions FULL MOON. TED NICOLAOU, déjà à l'origine des aventures du sanguinaire Radu Vladislas, réalise en 1997 ce spin-off de SUBSPECIES. Principalement axé sur le personnage de Ash, un rejeton de Radu à la tête de tout un empire souterrain, le film baigne dans une ambiance gothique des plus savoureuses.
Entièrement tourné en Roumanie comme de nombreuses autres prods CHARLES BAND de cette période, il nous plonge dans une société secrète composée de créatures aux canines acérées qui n'ont qu'un seul but : profiter au maximum des plaisirs de la "non-vie". Fêtes, sexe, sang...  les vampires du club privé de Ash profitent de tout ce que les mortels peuvent leur offrir, surtout quand ces derniers, accros aux morsures des créatures nocturnes, acceptent de servir de nourriture de leur plein gré.

"Ah, la vache ! Faut vraiment que j'arrête de picoler en soirée.
Déjà que la semaine dernière je me suis réveillée à coté d'un dromadaire,
cette fois-ci c'est un vieux tout décrépi. Bon allez, je me tire fissa !"

A l'image d' ENTRETIEN AVEC UN VAMPIRE, on en vient définitivement à envier ces morts-vivants. Ash, interprété avec brio par JONATHON MORRIS est un être mystérieux et charismatique qui, s'il est capable des pires atrocités, peut également faire preuve d'un gout très prononcé pour la musique et se placer en tant que père protecteur pour ceux de son espèce.
Ce qui n'est pas le cas de sa protégée Cassandra (sublime ILINCA GOIA) qui elle, n'a de désir que  pour la chasse et pour le sang humain..... si possible en abondance.

"- Dis donc ma bichette, t'aurais pas vu mon verni à ongles, j'ai rencard avec Pedro.
- Ah c'était du verni....hic... ah c'est pour ça que je suis complètement dèf alors...hic !"

Face à eux se dresse Zachary (DAVID GUNN), personnage magnifique et tourmenté, reniant son état, qui aimerait être débarrassé de sa malédiction et dont les besoins liés à cette dernière ne cessent de mettre en péril le but qu'il s'est fixé.


En plus d'un casting d'exception, NICOLAOU, avec de tout petits budgets, à réussi à créer à travers ses films de vampires toute une mythologie fantastique propre à la Roumanie.
Que dire de ces rues sombres noyées dans le brouillard, de ces cimetières ensevelis sous la neige, de ces palais tout droits sortis d'une autre époque, de ces châteaux abandonnés et en ruines perdus au milieu de nulle part.... oui, que dire sinon que le soin apporté au choix de tous ces lieux renforce d'autant plus la beauté des longs-métrages de notre ami TED.


A l'inverse du boss de la FULL MOON qui aurait quelque peu tendance à bâcler le travail quand il se retrouve derrière la caméra (désolé CHARLY mais ton PETRIFIED est vraiment un gros film de feignasse), NICOLAOU, avec les moyens qui lui sont octroyés, nous pond des œuvres grandioses, poétiques et de toute beauté.
Seuls petits reproches que l'on pourrait faire à ce VAMPIRE JOURNALS: l'affrontement final entre Ash et Zachary qui est un peu trop vite expédié et le doublage français assez plat à certains moments.

"- Qui a sonné, maitre ?
- Un percepteur des impôts. Je m'en suis occupé. 
Ça faisait un moment qu'il avait une dent contre moi celui-là.
3508 ans à payer des taxes ! Ras-le bol d'engraisser ces vautours !"

Mais bon, ne chipotons pas vainement; ce JOURNAL INTIME D'UN VAMPIRE (titre français) est un pur bijou et il serait bien dommage de ne pas en profiter.