mardi 28 janvier 2014

DOLLMAN (1991)


Arturos, petite planète sordide perdue à 10000 années lumières de la Terre.
C'est ici qu'officie Brick Bardo, le meilleur flic de la planète, dont les méthodes particulièrement expéditives attirent régulièrement sur lui les foudres de ses supérieurs.
En pourchassant le malfrat Sprug, son pire ennemi, il atterrit accidentellement sur Terre.
Immédiatement Bardo se rend compte que sur cette nouvelle planète il ne mesure qu'une trentaine de centimètres; mais malgré ce handicap et armé d'un pistolet à la puissance de feu phénoménale, il décide de poursuivre sa lutte contre le crime.
Sa première cible :  Sprug, qui a également débarqué sur notre planète et qui s'est acoquiné avec une bande de crapules.

                                                                                
                                                                     "- Hé m'sieur, pourquoi t'as des lunettes de soleil ? On est dans un entrepôt et il fait nuit.
                                                                         Ça fait un peu ringard comme look, non ?
                                                                       - Et toi, ta mère t'as jamais dit qu'il fallait y aller mollo à la cantine ?"

En 1991, CHARLES BAND lance DOLLMAN avec surement la ferme intention de créer une nouvelle franchise à l'image de TRANCERS et demande à TIM THOMERSON, interprète de Jack Deth dans cette même série de films, de se mettre dans la peau de ce nouveau super-flic extra-terrestre, cousin éloigné de l'inspecteur Harry (il a un peu le même genre de pétard que ce dernier d'ailleurs).


Et THOMERSON remplit son contrat à merveille en nous proposant un personnage peut-être un peu trop stéréotypé mais éminemment sympathique.
Avec son coté pince-sans-rire, son vieil imper élimé et ses lunettes de soleil qu'il porte même en pleine nuit, il considère son boulot le plus sérieusement du monde et n'hésite pas à faire carrément exploser les crapules qui passent devant son flingue.
C'est surtout cette arme qui fait de Brick Bardo le flic le plus redoutable de l'univers, puisque même réduite à la taille d'un jouet sur notre bonne vieille planète, elle est en mesure de retapisser n'importe quel mur avec les tripes du premier enfoiré venu.

                                                          "Comment ça, le tabac transforme vos poumons en charbon ?
                                                                     Regardez-moi ! 13 paquets par jour et mes poumons sont roses comme au premier jour !
                                                    Comment ? Les poumons doivent être à l’intérieur normalement ? Bah, encore des préjugés tout ça !"

A la réalisation on trouve ALBERT PYUN dont c'est ici la première coopération avec CHARLES BAND (il dirigera aussi ARCADE deux ans plus tard).
Quand on regarde DOLLMAN on y retrouve un peu l'ambiance et les décors présents dans CYBORG que PYUN avait réalisé en 1989, surtout au moment de l'affrontement final dans la décharge, à croire que les deux films ont été tournés dans les mêmes décors.

                                                                                     " Hé, poulette, il est où Van Damme que je lui pète sa gueule ?"

Tourné avec un budget anémié et d'une durée n'excédant pas les 75 minutes, DOLLMAN reste toutefois une bonne petite série B qui atteste bien de la qualité des œuvres made in FULL MOON en cette "époque PARAMOUNT".
On regrettera seulement que PYUN n'ait pas eu un peu plus de moyens pour nous pondre un produit plus long et aux effets spéciaux plus aboutis.
Il n'y a qu'à voir les passages avec le méchant Sprug, lequel, après de précédentes rencontres avec Bardo, se retrouve désormais réduit à une simple tête montée sur un appareil lui permettant de voler.
En effet, si le caméraman effectue un zoom sur l'acteur au moment des dialogues et rend l'illusion à peu près crédible, les plans éloignés nous laissent apercevoir une maquette de bien piètre qualité où le malfrat en question affiche une expression de constipation extrême.

                                                                  " Moi constipé ? Non mais tu m'as bien regardé ?
                                                                     Dans l'état où je suis ça fait bien une paie que j'ai pas foutu la tronche dans des waters !"

Nous balancer des plans avec des persos qui lèvent la tête en permanence pour nous faire croire qu'ils sont petits et d'autres qui la baissent pour nous laisser penser qu'ils ont des tailles de géants ça peut faire rigoler pendant 5 minutes mais au bout d'un moment cela devient vite lassant (allez Charly, lâche-nous un peu de fric pour les CGI).

                                                                     " Hé les blaireaux, vous avez beau mesurer 10 mètres vous me faites pas......
                                                                       Ah, putain de bordel de soleil de m...., même avec les lunettes j'y vois que dalle !"

A l'exception de Thomerson, on retrouve dans ce film une autre star du grand et du petit écran : JACKIE EARLE HALLEY, qui interprétera Rorschach dans le WATCHMEN de ZACK SNYDER en 2009 et Freddy Krueger lui même dans le remake des GRIFFES DE LA NUIT en 2010.

                                                                   "- Hé Jackie, regarde, il est là le mini-keuf !
                                                                     - Quoi, quoi, où ça ? Je vois rien. Où ?
                                                                     - Là, là.......la caméra idiot ! Fais comme si c'était Bardo, c'est pour faire croire qu'il est tout petit.
                                                                     - Ah ouais, c'est vrai. Bouge pas enfoirée de caméra miniature ou je te fais sauter le caisson !
                                                                     - Ah, le con...."

S'il ne connaitra pas les honneurs d'une réelle franchise comme TRANCERS, Brick Bardo reste l'une des meilleures créations de CHARLES BAND et fera son retour en 1993 dans DOLLMAN VS. DEMONIC TOYS où, après avoir flingué du gangster mégalo, il s'en va régler leur compte à une tripotée de jouets maléfiques à la solde d'un démon.
Comme quoi, rien n'arrête le bras armé de la justice !

Lien dispo chez l'ami DjSafe ! Alors foncez !

Juste pour le plaisir, voici l'affiche originale de DOLLMAN.
Toute ressemblance avec un certain film de JACK ARNOLD est purement..... volontaire ?


                                                                                               TRAILER

                                                                                            VIDEOZONE



vendredi 24 janvier 2014

Friday The 13Th The Series Episode 26. Fin de Saison.



Tout comme nos amis ci-dessus, nous fêtons aujourd'hui l'ultime épisode de la saison 1.

Bottle of dreams est en quelque sorte un épisode "flashback" comme on en retrouve bien souvent dans les séries télé américaines mais qui a toutefois le mérite de proposer une intrigue particulièrement importante.
La dernière image de cet épisode aura ainsi des répercussions sur le début de la seconde saison et l'oncle Lewis, qui fait ici son grand come-back, donnera pas mal de fil à retordre à nos trois héros.

J'espère que la première saison de cette série vous a plu et que les sous-titres vous ont permis de l'apprécier pleinement.
En parlant de sous-titres, j'en ai profité pour réuploader les quatre premiers épisodes auxquels j'ai apporté quelques corrections dans les textes et éliminé certaines fautes de frappe.

Merci donc à tous ceux qui, à travers leurs commentaires, m'ont apporté la motivation nécessaire pour poursuivre les traductions (c'est vrai que quelquefois, quand on voit le temps de travail que ça représente, on aurait presque envie de baisser les bras).
Que ceux qui ont peur de ne jamais voir la totalité des trois saisons se rassurent : à moins d'être moi aussi victime d'une de ces saloperies d'antiquités maléfiques, j'irai au bout de cette série.
Et puis ça m'amuse de raconter mes conneries hebdomadaires au moment où un épisode est posté, alors pourquoi s'arrêter en si bon chemin ?
Par contre, il va vous falloir patienter un peu avant de pouvoir visionner la deuxième saison, le temps pour moi de cumuler plusieurs épisodes et de prendre un peu d'avance (cela me permet ainsi d'avoir plus de temps pour bosser sur des traductions de films).

Allez on se donne rendez-vous.... disons en avril, pour la deuxième saison de FRIDAY THE 13TH THE SERIES, laquelle, il est bon de le rappeler, est totalement inédite en France.

mardi 21 janvier 2014

DEMONIC TOYS (1992)


Judith et Matt, deux officiers de police, tendent un piège à des dealers dans une petite ruelle.
Malheureusement pour eux, la situation dégénère rapidement et Matt est abattu par les malfrats qui trouvent refuge dans un entrepôt de la société de jouets Toyland.
L'un d'eux, blessé, réveille grâce à son sang un démon enterré depuis plus de 60 ans sous le bâtiment.
Ce dernier donne vie à quatre jouets particulièrement hargneux qui entreprennent de liquider les pauvres idiots qui ont osé s'aventurer dans leur entrepôt : soit la fliquette Judith, le second malfrat toujours en fuite, le gardien des lieux et un livreur de poulet tout frais débarqué de chez KFC à bord de sa chicken-mobile.

"- Hé, Oopsie, mate un peu comme je suis adroit !
 Avec mes lasers,  je fais sauter le chapeau du type là en bas sans qu'il réagisse.
  Zzzzzzzzssattttt !  Oh merde, trop bas.
- Ha, ha, ha ! Qu'est-ce que t'es con ! Un vrai boute-en-train !
  Tu me diras, t'as raison, il a même pas eu le temps de réagir.  Ha, ha, ha !"

Un an après que PUPPET MASTER 3 lui ait rapporté une nouvelle fois un bon paquet de brouzoufs, CHARLES BAND créé une nouvelle franchise à base de pantins vindicatifs.
Comme bien souvent chez FULL MOON, la première chose à voir le jour est l'affiche que Charly refile au scénariste DAVID S. GOYER (qui sera plus tard sur BLADE 2, BATMAN BEGINS et MAN OF STEEL... eh oui, quand même !) et lui demande d'en tirer un script convenable en un minimum de temps.
Le fait de travailler dans l'urgence se fait cruellement ressentir puisque le scénario de ce film pourrait tout aussi bien tenir sur un ticket de métro. La casquette de réalisateur revient à PETER MANOOGIAN, qui jusque là n'occupait que des postes d'assistant directeur sur des productions EMPIRE ou CORMAN.

♪♫ Ouiiiiii, je suis Bélzébuth ! Je suis un bouc, je suis en rut ! ♫♪
" Par tous les diables, je la kiffe trop cette chanson !"

Parmi cette nouvelle fournée de jouets vivants qui passent leur temps à démastiquer des gens, on trouve le poupon obsédé et grossier OOPSIE DAISY, JACK ATTACK un clown croisé avec un serpent à sonnette, GRIZZLY TEDDY le nounours en peluche aux griffes acérées comme des lames de rasoir et Mr STATIC un robot sur roulettes qui tire des rayons laser.
Pour ceux qui ont déjà maté PUPPET MASTER VS. DEMONIC TOYS sur ce même blog, inutile de préciser que le perso le plus intéressant reste cet enfoiré d' Oopsie-Daisy qui manie aussi bien le couteau que le revolver et qui ne mâche pas ses mots quand l'occasion se présente.


À la différence de leurs cousins fabriqués par André Toulon, ce diabolique quatuor représente le mal incarné et est à la botte d'un démon qui se matérialise sous l'apparence d'un bambin aux doigts crochus et dont le seul but est de se réincarner dans un nouveau-né.
Un nouveau-né qui bien sûr est porté par la pauvre Judith, laquelle, alors qu'elle vient tout juste de voir son boyfriend se faire froidement dessouder, va devoir se taper un remake de ROSEMARY'S BABY.... y'a des jours comme ça...

"- Alors, docteur, c'est une fille ou un garçon ?
- Heu....bon ben,  vu la queue fourchue qu'il se trimballe je vais dire un garçon."

Notre flic en jupons est interprétée par la milf TRACY SCOGGINS, jusqu'alors spécialisée dans les séries TV (Elle avait fait bon nombre d'apparitions dans DALLAS, DYNASTIE, L'AGENCE TOUS RISQUES, MIKE HAMMER, etc....).
Pour le reste du casting, à l'exception d' une courte apparition de la playmate KRISTINE ROSE, ce sont tous de quasi-inconnus (qui le resteront par la suite).

"♥ Tu aimes jouer avec des poupées Barbie, mon mignon ? ♥"
 
"Ouah, la bombasse ! Bordel, je crois que j'en ai mouillé ma couche !"

Concernant les effets spéciaux et l'animation des joujoux démoniaques, BAND s'est adressé à JOHN CARL BUECHLER qui avait déjà officié sur de nombreux films estampillés EMPIRE et qui réalisera plus tard le septième volet des aventures de Jason Voorhees.
On ne peut pas dire que BUECHLER soit mauvais, mais ses créations manquent singulièrement de vie et font pâle figure à coté de Blade et compagnie (dans leurs premières aventures du moins).
Il est pourtant secondé par le génial DAVE ALLEN qui, lui, s'occupe d'animer un soldat de bois avec un résultat encore une fois tout simplement bluffant. Alors pourquoi n'a-t-il pas également travaillé sur les autres pantins ? Surement que BUECHLER était moins cher... qui sait ? Avec CHARLES BAND comme avec ROGER CORMAN, un sou est un sou.

"Quooiii ?! C'est une prod Charles Band ? Comment je vais être payée ?
Oh merde, moi qui voulais changer de bagnole, c'est foutu !"

Au final, DEMONIC TOYS reste tout de même un des meilleurs produits FULL MOON qui vaudra aux jouets en question de faire plusieurs comebacks dans les années à venir, le premier étant DOLLMAN VS. DEMONIC TOYS, un crossover avec le mini-flic incarné par TIM THOMERSON.
En attendant de reparler plus longuement de tout cela lors d'un prochain post voici un repack DVD rip que nous offre DjSafe.
Merci à lui !

http://contrebandevhs.blogspot.fr/2014/02/jouets-demoniaques.html#more

                                                                                             

dimanche 19 janvier 2014

Le Croco Croque du Bis



Depuis la mort de l'éditeur NEO PUBLISHING il y a trois ans, les amateurs de cinéma Bis et de nanars ritals en tous genres étaient bien malheureux (moi le premier).
Nul autre avant lui n'avait été capable de nous sortir à dose régulière des DVD aux titres qui sentaient bon les 80's : C.H.U.D, L'AVION DE L'APOCALYPSE, LE CONTINENT DES HOMMES POISSONS, la quasi-totalité des FULCI dont une magnifique édition de L'ENFER DES ZOMBIES, etc....
Mais ça c'était avant, car aujourd'hui la relève semble bel et bien assurée par le sieur ALEXIS PREVOST qui, sous le label ALEXXPROD nous avait récemment servi les galettes inédites de trois fleurons du genres : CRUEL JAWS, APOCALYPSE DANS L'OCEAN ROUGE et L'INVASION DES ARAIGNEES GEANTES.


A partir de fin avril, sa nouvelle boite d'éditions CROCOFILMS va combler toutes nos attentes avec, pour commencer, la sortie du DVD de DEEP BLOOD de JOE D'AMATO, un énième ersatz des aventures de Bruce le requin qui était totalement invisible depuis sa diffusion il y a bien longtemps sur notre très chère cinquième chaine (paix à son âme).


Suivra une petite perle de la SF : TERREUR EXTRA-TERRESTRE de GRAYDON CLARK où MARTIN LANDAU affronte un ancêtre du PREDATOR.



Et ce n'est pas tout !
L'ami ALEXIS nous annonce également les sorties des titres suivants : BLOOD BEACH, EVIL TOONS, HOLLYWWOD CHAINSAW HOOKERS et REFRIGERATOR.
Et si on ajoute à tout ça des jaquettes qui déchirent grave (sorry pour le langage djeun's) ainsi que la présence de bonus et de VOSTFR sur la totalité de ces nouveautés, alors on se dit que si NEO mange bel et bien les pissenlits par la racine, le CROCO, lui, croque du bis à pleines dents et ce pour notre plus grand plaisir.

Souhaitons donc longue vie à CROCOFILMS et remercions-le pour cette heureuse initiative !
Grâce à lui on va de nouveau pouvoir bisser tranquille !
Faites passer l'info !



vendredi 17 janvier 2014

Friday The 13th The Series Episode 25


 " Salut à vous, bande d'enfoirés lobotomisés du cigare !
C'est moi, Baby Oopsie-Daisy, vous me reconnaissez les ignares ?
Je viens vous présenter aujourd'hui le magnifique berceau du vieux Lewis.
Un objet sublime dans lequel j'ai passé toute mon enfance et regardez un peu le résultat !
C'est-y pas beautiful, hein ?
Grâce à cette saloperie en bois je suis devenu le merveilleux bébé que vous voyez aujourd'hui, plein de grâce, de joie de vivre.
Bon c'est sûr j'ai pas encore toutes mes dents mais vous inquiétez pas les poulettes, je compense avec autre chose si vous voyez ce que je veux dire.... hé, hé, hé !
Bon alors, en échange de sept vies humaines vous transformerez votre nouveau-né en véritable bombe sexuelle tout comme moi.
Donc bougez-vous le cul et cliquez vite sur la fiche de la série sinon je viens directos chez vous
                                                          via colissimo pour vous coller une branlée phénoménale.
                                                          Allez, les sacs à merde, amusez-vous bien.
                                                          Moi et mes potos, on vous donne rendez-vous la semaine prochaine !"

mercredi 15 janvier 2014

SAINT (2010)


Aujourd'hui nous délaissons le père noël pour nous consacrer à  l'un de ses confrères du nord de l’Europe : Saint Nicolas.
Mais qui donc est Saint Nicolas ? Un vieux barbu sympa qui vient distribuer cadeaux et friandises aux enfants sages le 5 décembre au soir ? Ou un enfoiré assoiffé de sang, qui, accompagné de ses copains les Pères Fouettards, vient vous zigouiller dans votre lit ?
La bonne réponse, vous vous en doutez, est la deuxième..... enfin pour le réalisateur DICK MAAS du moins. Le créateur de L'ASCENSEUR (1983) et du tueur amphibie de AMSTERDAMNED (1988) nous raconte l'histoire de Saint Nicolas, un évêque défroqué du 16ème siècle, qui en compagnie de quelques larbins, semait la terreur dans les villages du Pays-Bas. Les paysans excédés prirent les choses en main et brûlèrent le sinistre individu qui s'était retranché sur son navire.

"M'en fous, cramez-moi si ça vous chante !
Mon pote Freddy K. m'a filé des tuyaux pour revenir rapidos vous botter le c . . !"

Depuis ce jour, quand le 5 décembre coïncide avec la pleine lune, l'ami Nico et ses copains sortent de leurs tombes et s'en vont écharper quelques familles. En cette année 2010, c'est à Amsterdam que notre joyeux luron débarque avec sa tripotée de pères fouettards ressemblants à des zombies cramoisis. Mais cette fois-ci, il est attendu de pied ferme par le vieux Goert, un flic qui a survécu à la dernière attaque de Saint Nicolas une quarantaine d'années auparavant et dont la famille a été intégralement décimée par le vieux barbu.

"Salut c'est moi, Huub Stapel, vous me reconnaissez ?
J'étais le héros de l'ASCENSEUR et d' AMSTERDAMNED !
Comment ça c'est pas vrai ? J'ai quand même pas vieilli tant que ça bordel !"

On ne s'attendait pas vraiment à ce que MAAS retouche au cinéma de genre après son ASCENSEUR, NIVEAU 2 en 2001 et on peut aborder ce film avec une certaine crainte, redoutant l'ultime sursaut d'un réalisateur en perte de vitesse qui essaierait de revenir à ses premiers amours afin de retrouver un semblant de notoriété.
Eh bien, détrompez-vous, celui qui avait remporté le grand prix du festival d'Avoriaz en 1984 est en pleine forme et nous offre un spectacle particulièrement distrayant. Il s'est même attiré les foudres de nombreuses associations parentales de son pays, ces dernières jugeant l'image du bon St Nicolas salie par cette immonde production, qui, à l'instar du premier SILENT NIGHT, DEADLY NIGHT, pourrait pervertir leurs charmantes têtes blondes.

"- Tu vois je t'avais dit qu'il fallait pas regarder ce film sur St Nicolas qui fout les jetons !
- C'est vrai, je suis désolé, môman, j'ai cru que c'était
le dvd de 'La Mère Noël se fait ramoner le conduit'."

Une nouvelle fois basé à Amsterdam, le film exploite à fond les ruelles, les canaux et même les toits de la capitale hollandaise. Celle-ci baignée dans un brouillard permanent et une neige omniprésente a sérieusement de quoi foutre les jetons.
Avec un budget pas vraiment conséquent, MAAS parvient à mettre en image quelques moments incroyables: la course-poursuite entre la police véhiculée au pied des immeubles et un Saint Nicolas chevauchant ardemment son destrier sur les toits des bâtiments, la première attaque du groupe de morts-vivants sur le jeune héros et ses deux copains, le carnage dans la modeste chaumière de Goert en 1968, etc...


Certains effets spéciaux font un peu cheap mais ne gâchent en rien le plaisir que l'on éprouve à voir le vieux zombie s'occuper de tous ces crétins férus de fêtes commerciales. Il faut dire que les revenants ne font pas dans la dentelle : têtes arrachées ou fendues en deux, bras coupés à la machette, corps cisaillé au niveau du bassin.... ça charcute avec allégresse !

"- Arf, arf !
- Hé, Gus, arrête de te prendre pour un clébard et rentre ta ganache à l’intérieur de la bagnole !"

"- Arf, ar.... arrghhh !!
- Bon, maintenant, ça suffit, soit tu rentres soit je t'explose la tronche ! Gus ? Tu m'entends ?"

Pour couronner le tout, le réalisateur nous brosse un portrait assez réaliste de la société actuelle; une société où les médias, omniprésents et politiquement influencés, dispensent les infos seulement si elles restent en adéquation avec le bien-être du péquin moyen, où il est préférable de se taire au lieu d'agir et où l'argent peut encore et toujours régler le moindre souci..... après tout, que représente la mort de quelques paysans face à la réélection prochaine de leur souverain ?

 "Allez, les mecs, le pouvoir au peuple ! Et tant pis si on est déjà morts!"

On regrettera seulement quelques longueurs et une fin peut-être pas assez spectaculaire.
La dernière image du film est toutefois sacrément bandante et on se dit que notre badguy mériterait une place de choix au panthéon des figures emblématiques du cinéma d'horreur.

"Ah non, l'ancien, ça commence à bien faire ! Vous sortez !
Entre Santa qui dégueulasse la cheminée tous les ans et vous 
qui entrez avec votre canasson crasseux, ça commence à bien faire !
Plein cul de me taper des heures de ménage pour nettoyer vos conneries !"

Il est donc de bon ton d'affirmer que DICK MAAS a réussi son pari en revenant au genre qui l'a fait connaitre et je ne remercierai jamais assez Tinterora qui m'a chaudement conseillé ce long-métrage.
Si vous voulez vous aussi vous faire une idée sur ce long-métrage je vous conseille de vous ruer sur le DVD (ou le BLURAY) paru chez E One.

vendredi 10 janvier 2014

Friday The 13th The Series Episode 24

 

 "- Bonjour, Monsieur.
Je fais partie de l'association nationale contre la tabagisme et je tiens à vous rappeler que dans notre pays il est strictement interdit de fumer dans les lieux publics.
- Qu'est-ce que tu viens me les briser, enfoiré ?
- Et puis je vous rappelle les propriétés particulièrement néfastes du tabac sur votre organisme.
Regardez-vous!
Votre teint grisâtre, vos yeux jaunes, votre aspect cadavérique, votre haleine de chien crevé, tout ça, eh bien, c'est le résultat d'une consommation massive de tabac.
- Non ducon, ça c'est les litrons de pinard que je m'envoie à longueur de journée.
Et puis, le tabac, moi je suis immunisé contre, avec ma super pipe démoniaque que m'a refilé mon oncle Lewis.
- Quoi ?! N'importe quoi !
Une pipe qui évite les effets néfastes du tabac !
Laissez-moi rire, très cher !
- Regarde bien alors, "Môssieur j'ai la science infuse" !
J'allume ma pipe et les effets néfastes à la con dont tu parles, eh ben c'est toi qui vas te les farcir !


- Arrffff ! Cough ! Cough ! Teu-heu-heu-heu-bleeuuaaarrgh!!!!!
Ahhhh, à l'aide, arrêtez, j'ai compris, aaarffff  !!
- Alors, qui c'est qui rigole maintenant ?
Bon, allez, je te laisse fumer en paix, j'ai rencard avec un abruti de la ligue anti-alcool et faut encore que je passe récupérer ma bouteille de Ricard maléfique..."

Avis à tous les fumeurs en folie!
Mieux que la clope bionique et autres patchs à la nicotine, voici donc la pipe qui empoisonne les autres à votre place quand vous fumez.
Vous trouverez ce magnifique article dans la fiche de la série.

mardi 7 janvier 2014

DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT 5 (1991)


Le petit Derek Quinn assiste impuissant au meurtre de son père, tué par un jouet mortel qu'il avait trouvé dans un mystérieux paquet cadeau.
Particulièrement traumatisé, le garçon s'est depuis replié sur lui-même et refuse de communiquer.
Pour tenter de lui changer les idées, sa mère l'emmène au magasin de jouets du vieux Joe Petto.
Ce dernier, secondé par son fils Pino, fabrique toute sorte de jeux et d'objets rétros qui ne se vendent pas vraiment à la pelle.
Mais le comportement singulier de Pino et la soudaine recrudescence d'accidents liés à des jouets laissent penser que papy Petto cache un sombre secret et qu'il ne serait pas aussi sympathique qu'il aimerait bien le laisser croire.
A quelques jours de noël, la vie du jeune Derek se retrouve menacée par toutes sortes de babioles en plastique tandis qu'un étrange individu surveille discrètement tous ses faits et gestes.

"- Hi, hi, hi, alors moi je veux 4 poupées POUFDOLLS, un Iphone 8 avec sms illimités,
une boite de maquillage, des implants mammaires, ..........
- Ho putain, qu'elle va être longue cette journée !"

Cinquième et dernier opus de la franchise du même nom, DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT 5, LES JOUETS DE LA MORT est une nouvelle fois produit par BRIAN YUZNA mais ce dernier laisse sa place en tant que réalisateur à MARTIN KITROSSER, lequel à déjà participé aux scénarios des VENDREDI 13 épisodes 3 à 5 et supervisera plus tard ceux de bon nombre de superproductions (X-MEN L'AFFRONTEMENT FINAL, tous les films réalisés par TARENTINO, etc...).
Aux effets spéciaux, SCREAMING MAD GEORGES rempile mais est nettement moins inspiré que dans L'INITIATION.
Il concocte quelques jouets sanguinaires pas véritablement convaincants et qui n'arrivent définitivement pas à la cheville de ceux de notre ami CHARLES BAND.

"- Bon, Dino, toi tu passes par la droite et tu bouffes les pieds du gros con.
Robby, tu vas à gauche et tu grilles les tifs de la dinde.
Toi, la bagnole dont je sais plus le nom, tu me défonces les pieds du plumard qu'ils se cassent la gueule.
Et nous les mecs, on fonce dans le tas et on défouraille plein pot sur ces deux obsédés. Compris ?
- Chef, oui chef ! Mais, heu... on peut attendre encore un peu, elle va enlever son soutif...."

On rencontre donc une boule-père noël aux bras rétractables qui étouffe ses victimes, quelques soldats en plastique qui tirent à balles réelles, une voiture télécommandée munie de lames circulaires, une main baladeuse qui tripatouille vos coucougnettes avant de vous sauter à la gorge, un "Larry la larve" qui perfore des boites crâniennes, etc, etc....


L'effet le plus réussi de la part de GEORGES LE DINGO HURLANT reste le look du Pinocchio responsable de tout ce bric à brac.
Je ne révélerai pas son identité pour ne pas gâcher le suspense (ah bon, en disant PINOcchio j'en ai déjà trop dit ? Ah ben crotte alors...). Car en effet, il s'agit bien d'une relecture de PINOCCHIO à laquelle nous avons affaire et si les noms de "Joe Petto" et de son fils "Pino" ne vous interpellent pas c'est que vous êtes vraiment à la ramasse. Toutefois, on est loin du gentil papa gâteux et de son fiston en bois tels que les a créés l'écrivain italien CARLO COLLODI au 19ème siècle (Eh ouais, mine de rien on se cultive aussi à CURIOUS GOODS).
Dans le film ici présent, Gepetto est un fabriquant de jouets alcoolo qui tabasse son gamin dés que l'occasion se présente et qui a fait un séjour en zonzon pour avoir occis quelques têtes blondes avec ses jouets démoniaques. Il est interprété par l'infatigable MICKEY ROONEY, qu'il est inutile de présenter.

"- Un peu de respect, petit, j'ai quand même joué avec les Charlots, moi !
Et même que j'avais kidnappé la reine d'Angleterre, alors ça t'en bouche un coin, hein ?
- Avec les Charlots ? Ah ouais,  j'm'en rappelle ! La vache ! Et vous êtes toujours vivant ?
- Espèce de ....."

Le même MICKEY ROONEY, qui, à la sortie de DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT premier du nom faisait partie des plus fidèles détracteurs du film en question, assurant que la présence d'un père noël dans une production cinématographique était tout bonnement inadmissible.
Le même MICKEY ROONEY encore, qui, va endosser à son tour un costume de père noël pour aller kidnapper un bambin à son domicile et lâcher des joujoux mal intentionnés sur un couple de fornicateurs. En gros, c'est un peu "faites-ce que je dis, pas ce que je fais" avec l'ami Mickey.


Qui dit  Gepetto dit Pinocchio, lequel est ici un ado chtarbé, psychotique, pervers et incestueux (non rassurez-vous, il n'essaie pas de se taper le vieux Rooney, faut quand même pas pousser...).

 "Ho les jolies doudounes ! Comme celles de ma copine Barbie !"
Pour ce qui est du film en lui-même, on pourrait dire qu'il se place un cran au dessus des deux précédents opus, et même s'il n'est toujours plus question de Santas psychos, il utilise à meilleur escient le thème des fêtes de noël que ne le faisait le quatrième volet.
Niveau jouets vindicatifs, on est loin des DEMONIC TOYS ou des PUPPET MASTER dont les dignes représentants sont bien plus charismatiques que le pitoyable Père Noël Bouboule ou le Larry-la-larve présents dans ce film. Pourtant, si on regarde ce dernier sans en connaitre son origine, on pourrait s'imaginer qu'il est sorti de l'esprit tordu du boss de la FULL MOON.

"Bordel, qu'est-ce que c'est encore que ce jouet de m.... !
Un père noël bouboule, y'a pas plus ringard !"
"Grrrrrr ! C'est moi que tu traites de ringard, enfoiré ?"
"- Baanzaaaaiiiiii !!!!!!!!
- Heurrrrkkk... arfff... cough !"

Au final, ce long-métrage est quand même un sympathique divertissement avec une dose convenable de sang et de cul. Et puis, un Pinocchio grandeur nature qui essaye de s'enfiler une mère de famille alors qu'il est dépourvu de tout appendice.... on voit quand même pas ça tous les jours. Il n'avait qu'à prendre exemple sur son compatriote de l'article précédent qui lui, au moins, savait comment faire avec les moyens du bord.
Où alors il lui reste cette solution :



Lien DVD 5 by Dj Safe :
http://www.multiup.org/download/5573e1bfb6b344b61936be652830e211/Les_jouets_de_la_mort_-_DVD5_by_djsafe.part1.rar
http://www.multiup.org/download/ccef0d3312346f7d1178436e8f3380e0/Les_jouets_de_la_mort_-_DVD5_by_djsafe.part2.rar
http://www.multiup.org/download/e882b02ae16cfa0428067e1c9fdad0ee/Les_jouets_de_la_mort_-_DVD5_by_djsafe.part3.rar
http://www.multiup.org/download/cd2cb3d21a9b977af1b30ab3f0ffeecf/Les_jouets_de_la_mort_-_DVD5_by_djsafe.part4.rar



vendredi 3 janvier 2014

DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT 4 (1990)


Au milieu de la nuit, une femme en feu tombe du toit d'un immeuble.
Kim, une journaliste persuadée qu'il s'agit-là d'un phénomène de combustion spontanée, décide de faire un papier sur cette affaire. Au cours de son enquête, elle rencontre Fima, une libraire passionnée d'ésotérisme qui l'intronise peu à peu dans un cercle très fermé d'adoratrices de la déesse égyptienne Isis. La vie de Kim va alors basculer en plein cauchemar; le petit club de fanatiques de Fima n'ayant qu'un seul but dans la vie : l'éradication définitive des hommes.

"Ouh pitin, si c'est pas c'qu'on appelle avoir le feu au c . . !"

Pour ce quatrième opus de la franchise SILENT NIGHT, DEADLY NIGHT, on oublie définitivement les frasques des frangins Caldwell. Ici pas de père noël psychotique et à part la présence d'un sapin et de quelques cadeaux par-ci par là, on se demande si on est vraiment à la fin décembre.

"- Allez, la vieille, aboule le pognon ! Sinon je rentre et je m'occupe de ton cas !
- Hiiiiiiii, Henry, y'a un mec tout moche qui veut me violer !
- Oh, putain, c'est surement un dingue pour en arriver là !
Attends, je branche le caméscope. On voit pas ça tous les jours !"

Le film ne prend à aucun moment le thème des fêtes de fin d'année en compte et se concentre sur une histoire bien précise : celle d'un groupe de sorcières féministes en chaleur aux desseins particulièrement obscurs. En effet, on ne saura jamais vraiment où elles veulent en venir avec la pauvre Kim qu'elles initient à leurs croyances par des rites complètement déments et versant ouvertement dans le cradingue le plus total.

" Un tel déballage de viande est tout simplement intolérable"
Télérama

Ricky (oui c'est le même prénom que le héros des opus 2 et 3 mais le perso en question n'a rien à voir), l'homme de main débilos de nos amazones, pourchasse sans cesse l’héroïne sans véritablement savoir ce qu'il doit faire. Il entre même chez cette dernière comme s'il était chez lui et, alors que la propriétaire des lieux s'ébat avec son boyfriend, se pose au pied du lit pour mater Silent Night, Deadly Night 3 à la télé....  tranquille le mec ! Il s'occupe également d'une horde de gros vers mutants dégueulasses dont on ne saura jamais ce qu'ils sont et à quoi ils peuvent bien servir.


Les bestioles entrent par le nombril, ressortent par la bouche, bouffent sans raison un péquin quand l'occasion se présente mais à part mettre en valeur les créations du pro des effets spéciaux SCREAMING MAD GEORGES, on ne comprend pas trop quel est leur rôle.
D'ailleurs, en parlant d'effets spéciaux, le maquilleur s'en donne à cœur joie dans les machins gluants et visqueux. BRIAN YUZNA, réalisateur de cet épisode, s'entend à merveille avec le japonais auquel il avait déjà confié les trucages de RE-ANIMATOR 2 et SOCIETY, et lui demande de créer toutes sortes de cloportes géants, de métamorphoser son héroïne et lombric humain, de transformer les doigts de celle-ci en pâte à modeler, etc...

Bon, demain, promis, j'arrête le Rubik cube !

YUZNA s'entoure également d'un casting assez intéressant : REGGIE BANNISTER (la série des PHANTASM ) dans un tout petit rôle de rédacteur en chef, la JAMES BOND girl MAUD ADAMS (L'HOMME AU PISTOLET D'OR, OCTOPUSSY) qui incarne la cougar-lesbos Fima, CLINT HOWARD (frère de RON HOWARD, héros de la série des 60's MON AMI BEN et qui a trainé ses guêtres dans bon nombre de films et téléfilms) en neuneu amateur de bébêtes rampantes

"- Hhmmmm, mais que vous sentez bon très chère !
- Heu.. oui, mais si vous pouviez enlever votre main qui traine dans ma culotte, ce serait sympa, merci."

Si on met de coté le fait que ce volet n'a strictement rien à voir avec les précédents et qu'il aurait été mieux qu'il s'appelle tout simplement L'INITIATION, on peut y prendre un certain plaisir.
Même si c'est le bordel le plus complet quant aux motivations du groupe de sorcières, l'histoire se suit sans réel ennui et les effets spéciaux sont suffisamment bien torchés pour qu'on y trouve un certain plaisir malsain. Et puis les passages concernant l'initiation de Kim sont complètement barrés et valent à eux seuls leur pesant de cacahouètes. Le must étant le look totalement improbable de Ricky en pleine cérémonie alors qu'il s’apprête à honorer bien comme il faut la journaliste apeurée.
La preuve en image :

                                                             Une scène qui me fait immédiatement penser à celle-ci :

Avant un cinquième opus un peu plus axé sur l'esprit de noël, vous trouverez ci-dessous un DVD RIP avec des sous-titres faits maison....

http://uptobox.com/9ynogz6v7txl