samedi 30 novembre 2013

Friday The 13th The Series Episode 17


" Bon alors, tu l'abaisses ce levier, on va pas y passer noël !
J'suis condamné à mort, j'ai pas toute la vie devant moi, magne-toi bordel !
En plus j'ai hâte d'essayer cette chaise électrique fournie par CURIOUS GOODS et que m'a personnellement conseillé mon poto Horace Pinker.
Tu veux quoi, que j'avoue tout ?
Bon si ça peut te faire plaisir.
Ok c'est bien moi qui ai découpé ma grosse vache de belle-doche pour la servir dans des BigMacs, c'est moi aussi qui ai refourgué les Yorkshires de ma pouffiasse de voisine au chinois du coin, qui ai coulé dans le béton tous les radars automatiques de ma région, qui circule avec une caisse dont les plaques ont été volées dans le parking de l' Elysée, sans parler des contredanses qui me servent de papier chiotte.... bon, c'est bon, ça te va ?
Quoi ? Non ?
Bon alors ajoute que j'ai buté Kennedy, que j'ai flingué la mère de Bambi, que je me suis tapé ta frangine avant de la foutre sur le trottoir, ta grand-mère aussi d'ailleurs ainsi que ton clébard, que c'est moi qui ai chié dans ton aquarium, qui ai....."

BBBBBBBBZZZZZZZZZZZTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT !!!!!!!!!

Si vous aussi vous voulez être courant des avantages que peut vous apporter cette chaise électrique, jetez-vous sur la fiche de la série.

mercredi 27 novembre 2013

KINSKI PAGANINI (1989)


Un an après NOSFERATU A VENEZIA, KLAUS KINSKI réalise enfin son rêve : mettre en image une biographie du violoniste italien NICOLO PAGANINI.
Après avoir ruminé ce projet pendant plus de 20 ans, KINSKI propose à WERNER HERZOG de réaliser le film en question, mais ce dernier, qui a juré après COBRA VERDE de ne plus jamais travailler avec l'acteur allemand, refuse catégoriquement. Profitant d'un contrat qui le lie avec le producteur italien AUGUSTO CAMINITO, l'ami KLAUS endosse alors lui-même la casquette de réalisateur et se jette à l'eau en modelant son bébé de A à Z. Il écrit lui-même le scénario, a une vision bien précise du déroulement de l'histoire, s'octroie de surcroît le premier rôle et en offre deux autres à sa jeune épouse DEBORA et à son fils NICOLAI alors âgé de 12 ans. On retrouve également le grandissime BERNARD BLIER dans son tout dernier rôle au cinéma.


Mais KINSKI étant KINSKI, l'oeuvre, une fois terminée, ne ressemblera à rien de connu jusqu'à ce jour. Quasiment dénuées de dialogues, les scènes du long-métrage s’enchaînent dans un ordre totalement improbable. Des flashbacks surviennent à n'importe quel moment et on ne sait plus vraiment où se situer chronologiquement dans un tel foutoir. De plus toute la bande-son est composée d'airs joués par un violon et cela du début à la fin, sans réellement faire de pause.
En définitif, un film complètement fou et imprévisible, à l'image même de son créateur. Un créateur qui, sans l'ombre d'un doute, devait s'identifier totalement au violoniste italien, tant dans son aspect que dans sa façon de vivre.


Ici Paganini est présenté comme un véritable génie qui compense son physique disgracieux par une virtuosité inégalée au violon, le son de ce dernier faisant tomber à ses pieds toute la gent féminine.
Pour avoir délaissé l'une de ses conquêtes, il se retrouve seul à élever son fils Achile à qui il apporte tout l'amour nécessaire. Mais accusé de plusieurs crimes et totalement ruiné pour n'avoir pas su gérer son argent, le musicien va connaitre une fin sordide.


Une fois mené à terme, le montage proposé par KINSKI ne convient pas du tout aux producteurs italiens, craignant qu'à sa sortie le film n'écope d'une interdiction aux moins de 18 ans. Et pour une fois ils auraient presque raison. En effet la version qui leur est présentée comporte une multitude de scènes de sexe dont la plupart feraient passer celles des  FRUITS DE LA PASSION pour des épisodes de CHARLOTTE AUX FRAISES. L'acteur n'y va pas de main morte et nous donne l'image d'un PAGANINI totalement obsédé par le cul et qui culbute tout ce qui passe à sa portée, un peu comme si le réalisateur transposait à l'écran ses propres fantasmes ou nous contait les multiples galipettes dont il s'est vanté tout au long de sa vie. Exit donc les cunnilingus, masturbations et autres cassages de pattes arrières.... même si certains apparaissent encore en version "raccourcie" dans le montage final.

"Arh, comment ça du porno ? Non, mais je rêve !
Moi qui aide seulement cette jeune fille pour ses exercices d'abdominaux....
Quoi ? Elle n'a pas de culotte ? Ah ben j'avais rien vu...."

Victime de censure, KINKI va très étonnamment (non, je rigole) péter une durite et ne pas accepter que l'on mutile son œuvre de la sorte. Voyez sa tête ci-dessous pour vous en convaincre :


Au festival de Cannes, en 1988, alors que PAGANINI n'est pas encore finalisé, l'ami KLAUS accompagné de DEBORA donne une conférence de presse pour expliquer (a sa façon)  les aléas rencontrés avec le montage original de son film.
Il s'en prend aussi à GILLES JACOB, alors délégué général du festival en question, qui n'a pas sélectionné son long-métrage sous prétexte que celui-ci n'était pas achevé.
Comme certains le savent déjà, cette interview est depuis devenue un classique et l'un des moments les plus magiques de la croisette.
Le film sort donc sur les écrans italiens le 25 mai 1990 et est très mal accueilli par le public et la critique, le montage décousu et le caractère limite pornographique y étant certainement pour beaucoup.

"- Oh ma Debie, tu te rends compte...
Me traiter, moi, de pervers lubrique, c'est triste..... c'est terrible !
- Laisse tomber mon  biquet, écoute-les pas et sors-moi ton archet !"

Mais PAGANINI est-il réellement si mauvais que ça ? Nullement, chers amateurs de bizarreries cinématographiques. PAGANINI est un O.F.N.I complètement barré, une expérience peut-être incontrôlée mais totalement envoûtante et complètement frénétique. Un peu comme ce violon omniprésent qui finit par en devenir totalement hypnotique.
KINSKI, comme à son habitude, est majestueux. Incarnation parfaite du violoniste, il s'immerge comme jamais dans son rôle et l'absence voulue de dialogues renforce une certaine volonté de faire passer avant tout de l'émotion. Une émotion qui atteint son apothéose lors des dernières scènes... somptueuses. L'image finale d'Achile pleurant sur le corps de son père, puis sur le cercueil de ce dernier alors qu'il est emporté sur les flots ne laissera personne indifférent.


Une image peut-être prémonitoire puisque seul NICOLAI KINSKI assistera aux funérailles de son paternel quand ce dernier quittera définitivement la scène le 23 novembre 1991.
Une chose est certaine, PAGANINI est un film à l'image même de son réalisateur : fou, dément, incontrôlable, décadent, mais surtout terriblement émouvant.

Par conséquent, pour rendre hommage comme il se doit à cette œuvre assez méconnue en FRANCE, je vous propose deux versions.
La version dite "normale" telle qu'elle est sortie dans les salles, et en VF :

https://1fichier.com/?6l353jydcw

Et surtout la version "KINSKI approved", plus longue d'une dizaine de minutes, beaucoup plus hard et au montage différent.
Attention ça fornique à fond les bielles et c'est encore plus bordélique que la version ciné.... en bref c'est tout bonnement indispensable.
Comme il n'existe aucun sous-titrage de cette mouture unrated j'en ai effectué moi-même la traduction (pas facile d'ailleurs quand on voit la qualité de l'image et du son).

https://1fichier.com/?395972w5o2


Et pour clore ce mini-cycle KLAUS KINSKI que vous conseiller de mieux que l'excellent documentaire réalisé en 1999 par WERNER HERZOG : ENNEMIS INTIMES.


Huit ans après la mort de l'acteur allemand, HERZOG, ressent le besoin de raconter ses aventures tumultueuses avec celui qui tourna dans cinq de ses films....  cinq chefs d’œuvres.
Loin de dresser un portrait négatif de KINSKI, il relate avec un calme impartial tout ce qu'il a vécu avec lui, comment il a supporté tous les pétages de plomb de l'artiste, comment il est parvenu à gérer des situations tendues à l’extrême, et comment il a su lui-même se contenir afin de ne pas trucider lui-même l’intéressé. Mais il nous décrit surtout l'homme comme quelqu'un de sensible, qui cherche par tous les moyens à attirer l'attention sur lui.
Je n'en dévoilerai pas plus afin de ne pas gâcher le plaisir de ceux qui n'auraient pas déjà vu ce documentaire (sinon filez voir du coté de chez Potemkine, distributeur de la galette en question).
Je terminerai seulement par cette ultime image que l'on aperçoit à la fin de ce film : KINSKI, tel un enfant émerveillé, s'amuse avec un papillon qui semble ne plus vouloir le lâcher.


Une image qui pourrait correspondre en tout point à ce que chacun d'entre nous a ressenti en regardant les films de l'acteur allemand.
KINSKI est peut-être un monstre, que ce soit dans la vraie vie ou sur les plateaux de tournage, mais l'émotion qu'il a nous a transmis à travers chacun de ses longs-métrages nous a rendu accroc à l'individu à tel point qu'il est difficile de s'en détacher. Il y a finalement beaucoup de ressemblance entre ce papillon et nous.

mardi 26 novembre 2013

PARIS COMICS EXPO 2013


Ce week-end se tenait la PARIS COMICS EXPO deuxième édition.
A l’intérieur de l'espace Champerret, enfoui sous les trottoirs du 17ème arrondissement de notre belle capitale, les amoureux de comics et autres amateurs de la sous-culture se sont retrouvés en masse afin de partager leur passion commune et ce en compagnie d'une pléthore de stars en tout genre.
Les invités de cette année se classaient donc en deux catégories :
- Les acteurs tout d'abord, avec un succès colossal pour l'extraordinaire JOHN RHYES DAVIES alias le professeur Arturo de SLIDERS ou le nain Gimly du SEIGNEUR DES ANNEAUX.
Un homme d'une extrême gentillesse et plein d'humour.
Qualités que l'on retrouve également chez le chaleureux WILLAM B. DAVIS alias l'homme à la cigarette d' X-FILES (mais aussi STARGATE SG-1,CAPRICA, CONTINUUM,etc...).


























Etaient également présents SID HAIG, le cultissime Captain Spaulding de LA MAISON DES 1000 MORTS et de DEVIL'S REJECTS ainsi que DAVID PROWSE, Mr. DARK VADOR himself que je n'ai malheureusement pas eu le temps d'approcher.


- Viennent ensuite les artistes de comics avec des avis assez partagés entre ceux qui faisaient absolument tout pour satisfaire leurs fans (excellent HUMBERTO RAMOS) et ceux qui n'étaient ici que pour empocher leur cachet et ne pas faire d'heures sups (ils se reconnaîtront).
Le temps d'attente pour arriver jusqu' à son dessinateur fétiche étant assez conséquent, il était difficile d'obtenir plus d'une dédicace.
Mais quand on aime on ne compte pas (et surtout pas les minutes).
Difficile de choisir entre FRANK CHO, JOE BENITEZ, HUMBERTO RAMOS, LEE BERMEJO, DAVID FINCH, CARLOS PACHECO.....

                                                                                           Humberto Ramos

Il faut dire que si certaines maisons d'éditions imposaient des modalités qui pouvaient favoriser l'accès du public auprès des personnalités, d'autres mettaient en place des systèmes de tirage au sort pour que seul un petit nombre de privilégiés (une dizaine... lamentable !) soit en mesure de rencontrer leur idole.
En parlant des maisons d'éditions, à l'exception de quelques absents, elle étaient toutes là avec des tonnes de matos à disposition et surtout les fameuses éditions variants que certains se sont arrachés dans un but spéculatif manifestement évident, mais bon c'est le jeu... (suffisait d'aller faire un tour sur ebay le soir même pour comprendre)


Les deux plus grosses maisons (PANINI et URBAN) ont organisé des conférences afin d'exposer leurs projets pour l'année à venir pendant qu'un peu plus loin on pouvait participer à des blind-tests et autres petits jeux permettant de repartir avec quelques cadeaux si on avait un tant soit peu de culture comico-cinématographique (ça se dit ça ?) et surtout le courage de monter sur scène (trop coincés les français).
Bref, cette année tout était mis en œuvre pour divertir le public.


Un public qui a bien compris le message puisque bon nombre de personnes se sont adonnées au cosplay, avec également un petit concours improvisé récompensant le meilleur costume.

On croisait ainsi aux détours des allées des super-héros de tous poils et l'on peut dire que certains se sont véritablement déchirés pour ressembler à leur personnage favori.

Ados, bambins, quadras, y' a pas d’age pour s'éclater !



                                  La preuve :




























Dans les vastes allées de ces quelques 400 m2, on trouvait aussi de quoi repartir avec des caddies remplis de goodies : du comics d'occaz en veux-tu en voilà, des action figures en pagaille que certains achetaient par cartons entiers prétextant qu'il s'agissait de cadeaux de noël pour leurs enfants (mais bieennn sûr...), des t-shirts pour se la péter au bahut ou au boulot, des mugs, des masques qui feraient calancher vite fait votre belle-mère, des figurines STAR WARS qu'on dévalise pour aller les faire signer par Dave Prowse, des statuettes taille maxi du SEIGNEUR DES ANNEAUX que l'on transporte à deux ou trois jusqu'à la table de John Rhyes Davies pour que son sceau en augmente encore plus la valeur (véridique, j'étais derrière ces gars-là), des albums de BD à prix sacrifiés (ah, les intégrales MARVEL et l'absolute CRISIS ON INFINITE EARTHS à 10 et 20 euros...), des GOLDORAK rétro à des prix qui nous font regretter d'avoir foutu ce jouet à la benne étant gosse, etc..... etc....


Et entre deux de ces petites boutique on tombait inévitablement sur les splendides étals des fans-clubs : GHOSTBUSTERS, STAR WARS, STARGATE....



Et il y avait aussi ceux qui avaient compris l'importance et la qualité de ce festival, et dont la présence était par conséquent indispensable.
Je veux parler entre autre de la team METALUNA, le mag Cinock'n roll, qui mettait à notre disposition outre les numéros déjà parus, des tee-shirts, des blourés, des dévédés et inévitablement les dernières œuvres du membre le plus célèbre de l'équipe : l'incontournable JEAN-PIERRE PUTTERS, lequel était bien évidemment sur place.

                                                                                    JPP et les Métaluniens

Ajoutez à tout cela une ambiance plus que conviviale à tout niveau et vous l'aurez compris, la PARIS COMICS EXPO c'est l'endroit incontournable pour les fans de comics, les accrocs de séries TV ou de films cultes......
En bref "LE" rendez-vous des amateurs de bonnes choses.

jeudi 21 novembre 2013

HAPPY BIRTHDAY DOCTOR WHO !

50 ans tout juste.
Quelle autre série pourrait se vanter aujourd'hui d'avoir connu une telle longévité ?
Celui qui vient me parler des FEUX DE L'AMOUR ou d'une autre daube du même style peut sortir tout de suite. Non, DOCTOR WHO est une pure série de SF créée par SYDNEY NEWMAN (qui lança aussi CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR), ANTHONY COBURN, DAVID WHITAKER et VERITY LAMBERT et qui, si elle est restée trop longtemps inconnue en France (presque 40 ans quand même), est devenue une véritable institution chez nos amis britanniques.
Tout le monde désormais connait l'histoire du DOCTEUR, un extra-terrestre de plus de 1000 ans originaire de la planète GALLIFREY dont le peuple (les seigneurs du temps) est passé maitre dans le voyage spatio-temporel.
A bord du TARDIS, un vaisseau lui permettant de voyager aussi bien dans le temps que dans l'espace, il va vivre une multitude d'aventures, affronter des ennemis toujours plus menaçants et cela toujours en compagnie d'êtres humains soit originaires de la Terre soit en provenance d'une quelconque planète où il est intervenu.
Dés le premier épisode diffusé le 23 novembre 1963 sur la chaine BBC One et intitulé "AN UNEARTHLY CHILD", le ton est donné.Le docteur, un vieillard grincheux et quelque peu étrange, embarque malgré lui deux instituteurs terriens qui avaient suivi sa petite fille Susan jusqu'au Tardis.
Celui-ci, quelque peu obsolète, va dérailler plein pot et les promener aléatoirement à travers différentes époques et sur des planètes inconnues où ils feront entre autres la connaissance des impitoyables DALEKS, des boites de conserve sur roulettes ressemblant fortement à des poivrières (carapaces servant à protéger d' hideux mutants) et dont le but est  l'éradication systématique des autres espèces.
On ne reviendra pas sur le formidable succès que connaitront ces méchantes créatures lesquelles parviendront même à envahir la terre dans un futur proche.


L'idée de génie qu'eurent les scénaristes de la série reste sans nul doute la régénération du personnage principal, permettant ainsi de poursuivre le show au cas ou son interprète se déciderait à voguer vers d'autres horizons.
En effet tous les seigneurs du temps ont la faculté, quand ils s’apprêtent à mourir, de pouvoir se recréer eux-même un nouveau corps, entrainant par la même occasion un important changement comportemental chez le sujet.
Ainsi le premier docteur, râleur et autoritaire se transformera en une espèce de clown loufoque qui a son tour laissera la place à un dandy scientifique qui lui aussi....... oh et puis regardez donc la totalité de la première série qui ne compte pas moins de 695 épisodes.
Néanmoins voici un petit panel de ce qui vous attend si vous êtes encore novice et que vous vous apprêtez à vous engouffrer les 26 premières saisons:


1er Docteur : WILLIAM HARTNELL - SAISONS 1 à 4

Première apparition des DALEKS  qui reviendront régulièrement tout au long des trois premières saisons dans des sagas toujours plus étendues (The Daleks Masterplan : 12 épisodes !!!)
La tendance au début de la série était surtout de proposer des épisodes dits "instructifs" en balladant les héros dans de grandes périodes historiques : Rome, la préhistoire, la révolution française, les aztecs, etc...



2ème Docteur :  PATRICK TROUGHTON - SAISONS 4 à 6

Malgré la présence des DALEKS, de nouveaux ennemis qui avaient fait leur apparition dans le dernier épisode de l'ère HARTNELL vont s'imposer durant ces trois saisons : les CYBERMEN.

Après un dernier voyage en Ecosse en 1746, la série se concentrera dés lors sur de la SF pure et dure.
On espère toujours pouvoir admirer les épisodes manquants de cette période.
Episodes dont certains viennent tout juste d'être retrouvés au Nigéria.


3ème Docteur : JON PERTWEE - SAISONS 7 à 11

Une période très "Chapeau melon et bottes de cuir" où le docteur, exilé sur Terre par les seigneurs du temps, s'associe à une force militaire britannique "The Unit".


On retrouve toujours les DALEKS et on assiste à l'arrivée du MASTER (formidable ROGER DELGADO) qui deviendra la nemesis du docteur.



 4ème Docteur : TOM BAKER - SAISONS 12 à 18

Terminé la Terre, la majorité des aventures de ce nouveau docteur se situe dans l'espace et tous les vieux ennemis refont leur apparition :
les DALEKS, les CYBERMEN, le MASTER...., tout comme une pléthore de nouveaux : MORBIUS, les magnifiques ZYGONS, etc...
A noter : une superbe saga dans notre belle capitale (CITY OF DEATH).




 5ème Docteur : PETER DAVISON - SAISONS 19 à 21

Un Docteur adepte du cricket qui accueille un plus grand nombre de compagnons que ses prédécesseurs (jusqu'à 3 en même temps).

Parmi les temps forts : Le MASTER qui revient sur le devant de la scène et les CYBERMEN qui liquident froidement un des compagnons de notre héros.



 6ème Docteur :  COLIN BAKER - SAISONS 21 à 23


Un Docteur au look vestimentaire particulièrement singulier qui lui desservira grandement.
Suite à de nombreux problèmes au sein de la production, il ne restera que deux saisons.
Dommage car son caractère impulsif et hargneux étaient pourtant fort apprécié.

Il s'associera avec le second docteur le temps de trois épisodes tournés en Espagne.



7ème Docteur : SYLVESTER MC COY - SAISONS 24 à 26

Un début chaotique mais une dernière saison excellente qui mettra fin provisoirement aux aventures du Docteur.

Une incarnation plus joviale que la précédente dont l'ennemi principal est... JAR-JAR BINKS.
Mais non, les DALEKS voyons, vous n'avez pas regardé la photo ?!




8ème Docteur : PAUL MC GANN - 1 TELEFILM

Le Docteur d'une seule aventure.
Il est confronté au maléfique MASTER (incarné ici par ERIC ROBERTS) et aurait mérité de poursuivre ses voyages en notre compagnie.

Il a fait un retour fort appréciable il y a quelques jours dans le mini épisode THE NIGHT OF THE DOCTOR, un préquel au spécial 50 ans THE DAY OF THE DOCTOR.



Comme il faudrait des pages et des pages entières pour parler de l'ensemble de cette série, je vous conseille de consulter rapidement l'excellente fiche de Polo sur l'UFSF via le lien suivant  où vous retrouverez les premières saisons ainsi que les versions reconstruites des fameux épisodes disparus :
http://muaddib-sci-fi.blogspot.fr/2013/11/doctor-who-63-integrale-completer-1963.html

Quoi ? Vous ne saviez pas que des épisodes avaient disparu ?
Non ils n'ont pas été exterminés par les DALEKS mais tout bonnement détruits par leurs propres parents.

En effet entre 1967 et 1978 la BBC avait la fâcheuse habitude d'effacer les bandes magnétiques (jugées trop onéreuses) contenant bon nombre de ses programmes.
Dans ce grand nettoyage par le vide disparurent de nombreux épisodes de DOCTOR WHO et principalement ceux mettant en scène les deux premiers docteurs.


Après son arrêt en 1989 et la diffusion d'un téléfilm en 1996, la série est relancée en 2003 sous la direction de RUSSELL T. DAVIES et fera à nouveau péter tous les scores d'audimat à la télé british.
Alors que la série originale avait fait l'objet de quelques diffusions dans l'émission TEMPS X puis chez DOROTHEE (à condition d'être levé très tôt), la nouvelle mouture repasse régulièrement sur la chaine FRANCE 4, laquelle a ou va (ça dépend à quel moment vous lisez cet article) diffuser l'épisode spécial 50 ans mettant en vedette les docteurs incarnés par DAVID TENNANT, MATT SMITH.... et JOHN HURT.
On passera par contre sur les lamentables éditions DVD de FRANCE TELEVISION (booouuuhh !!!!) qui font honte à tous les fans, lesquels (et c'est mon cas) se rabattent sur les coffrets UK bourrés de bonus et d'une qualité inégalable ( re-booouuuuuhhh france télévision !!!!!).


En attendant l'arrivée du 12ème Docteur (PETER CAPALDI) l'année prochaine, je n'ai qu'un seul conseil à vous donner : jetez-vous sur l'ensemble de cette série !
Après un demi-siècle d'attente il serait dommage de patienter plus longtemps pour monter à bord du TARDIS.


                                                           Un petit jeu réservé aux fans purs et durs de la série.
                                     Arriverez-vous à  donner un nom à tous ces vilains pas beaux du WHONIVERSE ?
Et pour finir quelques adresses sympas voire indispensables :
http://tardib.fr/
http://doctor-who.fr/
http://www.drwho-online.co.uk/

lundi 18 novembre 2013

LES FRUITS DE LA PASSION (1981)

Damned ! Mais c'est qu'il ferait presque froid sur ce blog ! Cette ambiance hivernale va nous permettre d'hiberner bien peinards devant quelques bons produits tout chauds sortis de la crypte (non, ça ne se boit pas !) et d'aller faire un tour vers des contrées un peu plus exotiques.
Avant de terminer notre mini-cycle KLAUS KINSKI on va se faire une petite curiosité qui, si elle n'a rien de fantastique, mérite tout de même qu'on s'y attache (vous allez vite comprendre pourquoi).
Attention cet article pourrait heurter la sensibilité des plus jeunes..... Que dis-tu jeune pubère ? T'en as rien à carrer ? Tu as déjà chez toi la filmographie complète des productions Dorcel en dévédé ?
Quelle jeunesse décadente... ben, passe ton chemin quand même, vil pervers, l’œuvre suivante ne s'adresse pas aux viandards dans ton genre.


LES FRUITS DE LA PASSION est un film franco-japonais datant de 1981 et réalisé par SHUJI TERAYAMA. Il met en scène, outre Mister KINSKI, les charmantes ISABELLE ILLIERS et ARIELLE DOMBASLE (si, si à l'époque elle était très charmante...) et se veut comme une suite au classique du cinéma érotique HISTOIRE D'O (JUST JAECKIN - 1975).


L'action se déroule vers la fin des années 20 où Sir Stephen (KLAUS KINSKI) débarque en Chine avec sa compagne O (ISABELLE ILLIERS). Il vient livrer cette dernière à la très fringante "Madame", directrice d'une maison close, afin que celle-ci éduque la timide O au milieu de la prostitution, quitte à ce que cette dernière subisse les pires humiliations. Entièrement dévouée à Stephen, la jeune fille accepte son sort sans sourciller.
Au même moment, plusieurs groupuscules se soulèvent contre la politique actuelle du pays et les mouvements révolutionnaires ne tardent pas à menacer la sécurité de tous.
   
 "- Bonjour, monsieur Lagerfeld. Même table que d'habitude ?
- Comment tu m'as appelé, pauvre ramolli du bulbe bouffeur de nouilles ?
Tu vas voir où je vais te carrer mon éventail."

LES FRUITS DE LA PASSION est donc un film érotique qui flirte avec la pornographie à plusieurs reprises. Mais attention, si vous pensez qu'il s'agit d' un énième navet digne de passer en troisième partie de soirée sur M6, alors détrompez-vous. SHUJI TERAYAMA réalise une œuvre à la plastique irréprochable (et je ne parle pas de celle des actrices). Les décors, les personnages, la musique, tout est  minutieusement mis en image par le maître japonais qui nous offre des images d'une grande beauté, le tout empreint d'un surréalisme particulièrement bienvenu qui vient renforcer l'aspect émotionnel du long-métrage (le piano au fond de la rivière, les employées du bordel toutes plus étranges les unes que les autres, les scènes déjantées entre ces dernières et leurs clients...).
KINSKI est encore une fois égal à lui-même, c'est à dire d'un charisme exceptionnel, et particulièrement bien à son aise puisqu'il est extrêmement bien entouré.

"- Et toi, Klaus chéri, tu la connais la brouette japonaise ?
- Arh, fais pas chier avec ces conneries. Moi c'est le perfo allemand ou rien du tout !"

D'ailleurs la scène choc qui marquera tous ceux qui ont vu ce film reste celle où il honore personnellement la "très tirée par quatre épingles" ARIELLE DOMBASLE. Qui a osé dire qu'il n'y avait pas que par quatre épingles qu'elle était tirée ? Attention, pas de ça ici, on est sur un blog sérieux, bordel à c..
Où j'en étais ? Ah oui, la scène cul(te).... La preuve en image:

"Hé BHL, tu l'as vue ?
Mais non, pas mon cul, espèce d'intello à la noix. Je te parle de ta meuf. 
Je t'avais dit qu'elle préférait la saucisse de Francfort. Arh, arh, arh !"

Plus sérieusement je conseille donc ce petit film (pas facile à dégoter) à tous les fans de KINSKI ou de films érotiques de qualité, à condition toutefois de fermer les yeux (ou les oreilles) sur les passages en français que l'on jurerait doublés par des acteurs de "Plus Belle la Vie".
Je vous propose un DVD RIP de l’œuvre avec des sous-titres que j'avais fait il y a déjà pas mal de temps et qui m'avaient posé pas mal de soucis au niveau des dialogues anglais avec accent chinois.

Film : https://1fichier.com/?dw8fzgvfse
Sous-titres:  https://1fichier.com/?uhd2k7buja

Et je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour le coup de grâce.

vendredi 15 novembre 2013

PUPPET MASTER : AXIS RISING (2012)


AXIS RISING embraye directement à la suite de PUPPET MASTER : AXIS OF EVIL.
Nous retrouvons la vilaine japonaise Ozu alors qu'elle s'enfuit en emportant avec elle le pauvre Tunneler. Elle est rapidement interceptée par le diabolique major Moebius, un nazi chtarbé qui s'empresse de liquider la geisha et de confier Tunneler au docteur Freuhoffer, un savant qu'il retient captif et à qui il a confié une tâche bien particulière : trouver un moyen de ramener à la vie des soldats morts (décidément c'est une obsession chez ces gars-là).
Un peu comme dans PUPPET MASTER 3, le scientifique allemand peine à réussir mais il va s'apercevoir que le fluide qui parcourt le corps de la marionnette qu'on lui a offert pourrait bien lui donner un début de réponse. Pendant ce temps, le jeune Danny Cooghan et sa fiancée Beth sont enlevés par l'armée US. Ils apprennent alors que leur action contre les nazis qui tentèrent de faire sauter la fabrique d'arme va leur valoir une décoration honorifique de la part de l'illustre général Porter. Afin d'assurer leur sécurité, ils sont tous deux placés sous la protection du grincheux sergent Stone. Désireux de poursuivre la lutte contre l'ennemi, ils ne tardent pas à découvrir les sinistres projets de Moebius, de sa très voluptueuse sous-fifre Uschi et du Dr. Fruhoffer, lequel, grâce au sérum de Toulon, est parvenu à créer quatre marionnettes maléfiques.

"- Mais si Blade, c'est nous, Danny et Beth !"
- Hé, me prenez-pas pour une buse ! Vous avez pas la même tronche que dans le dernier film !"
- Normal, on est des acteurs différents mais on interprète les mêmes personnages.
- Rien à foutre ! J'en ai ras le bol de changer de maitre à chaque fois, je me casse !" 

Cet ultime opus en date est réalisé par CHARLES BAND en personne et franchement on en vient à regretter le fait que DAVID DE COTEAU n'ait pas été contacté pour réaliser la suite de son AXIS OF EVIL. En effet si ce volet faisait quelque peu "cheap", là c'est carrément la misère. Charly a manifestement essayé d'épargner un maximum de fric et nous propose un long-métrage beaucoup plus axé sur le bla-bla que sur l'action (axis talking ?).

"- Arh ! Fotre uniforme n'est pas réklementaire, ma chère Uschi !
 Z'est une offense à mes yeux ! Che ne peux rekarder une telle inzanité !
- Mais, herr mayor, z'est zelui que vous m'afez offert hier....
- Arh, moins fort, groze cruche, le guénéral nous rekarde !"

D'ailleurs difficile de parler d'action tant les quelques scènes où interviennent nos marionnettes font peine. L'idée de base était pourtant bonne :  faire s'affronter les pantins de Toulon et ceux de Fruhoffer dans un combat qui aurait pu s'avérer très excitant. Car en effet on peut dire que certaines de ces nouvelles marionnettes ont de la gueule. La preuve :


Dans l'ordre on trouve KAMIKAZE, une bombe ambulante qui peut vous faire péter un immeuble, BOMBSHELL, qui, comme son modèle la belle Uschi, possède une poitrine "explosive", BLITZKRIEG, un cousin du TANK de CURSE OF PUPPET MASTER et le loup-garou WEREMACHT. Malheureusement, à l'exception de quelques coups de feu tirés à la va-vite, ces nouveaux personnages sont sous-exploités et ne représentent qu'une piètre menace. De plus, l'animation de l'ensemble des marionnettes de ce nouvel épisode est tout simplement pathétique et le combat à mains nues entre BLADE et WEREMACHT fait carrément pitié. On a l'impression que tout ce que peuvent faire nos héros miniatures c'est lever les bras et  tourner la tête.

"Hi, hi, hi, moi je m'en fous, tout ce que j'ai à faile, c'est d'appuyer sul un bouton et tout pète, hi, hi !
Tiens d'ailleuls, tant de honte me folce à mettle un telme à ce calnage : BANZAI !!!"

Outre les discours interminables tenus par les différents protagonistes, le truc le plus débile de ce film c'est cet ultra-patriotisme permanent qui finit par devenir tout simplement ridicule. Est-ce volontaire de la part de BAND ? On l'espère sinon Mister FULL MOON a sacrément pété les plombs.
Encore plus crétins que dans l'épisode précédent les héros sont prêts à tout au nom de la glorieuse armée ricaine, quitte surtout à passer pour des dégénérés lobotomisés..... Tout ça ne donne pas vraiment une bonne image du militaire. Dommage, on aurait bien aimé voir un vrai lattage de tronche entre bidasses, nazis et pantins survoltés.

"Vous voyez, sergent, comme le disait si bien Jean-Baptiste Dureau de La Malle : 
mieux vaut combattre sans espoir que de vivre sans désir ! Vous n'êtes pas d'accord ?
Heu, sergent, ça va ? Vous êtes là ? Pourquoi votre crâne fume ?"

Alors, CHARLES BAND mou ? Assurément oui, même s'il reste un point positif dans tout ça : des acteurs qui ne jouent pas si mal que ça avec un SCOTT ANTHONY KING interprétant un Moebius sous extas, un BRAD POTTS incarnant un sergent STONE qui mérite bien son nom tellement il est à la masse et une sublime STEPHANIE SANDITZ (Uschi) particulièrement allumée (et allumante aussi, en effet).

"Dites-donc, herr doktor, fous pourriez me rekarder dans les yeux quand fous me parlez !
Et ne me dites pas que fous afez encore fait tomber fos clés !
Trente fois par jour, za commenze à faire beaucoup, nein ?"

"- Et puis si fous foulez les voir de plus près y'a qu'a demander. Za fous fa comme za ?!
- Mein gott ! Unglaublich !"

Et puis il y a le retour de SIX-SHOOTER, qui nous manquait cruellement dans les derniers volets (si, comme BAND, on ne compte pas PUPPET MASTER VS. DEMONIC TOYS).


En résumé AXIS RISING se regarde à condition de ne pas être trop regardant (?) mais une chose est sûre : il faut que CHARLES BAND arrête de réaliser lui-même ses productions (pour preuve : regardez PETRIFIED, le film qui  vous pétrifiera réellement tellement c'est nul) et qu'il rappelle les valeurs sûres de son écurie, quitte à lâcher un peu plus de brouzoufs.
La semaine dernière dans un de ses vidcasts, Charly annonçait qu'un nouveau PUPPET MASTER serait tourné en 2014. Alors faut-il se réjouir de retrouver encore une fois les marionnettes d'André Toulon ou plutôt avoir peur d'un nouveau massacre orchestré par leur véritable créateur ?
En attendant voici le DVD RIP avec les sous-titres maison de ce onzième épisode (heu... dixième me dit le boss de la FULL MOON... c'est vrai qu'il renie le volet produit par SCI-FI).

https://1fichier.com/?14y8zufn7z

Et avec cet opus se termine cette intégrale de la saga PUPPET MASTER.
On va faire une petite pause dans les prods FULL MOON et je remettrai surement ça en début d'année prochaine avec des films de l'ère PARAMOUNT, ça relèvera un  peu le niveau.
Merci pour vos coms concernant cette franchise-ci et rendez-vous en janvier pour d'autres bisseries à base de jouets diaboliques.