vendredi 27 septembre 2013

Friday The 13th The Series Episode 9


-" Hé, papy, tu fais quoi avec la broyeuse ?
- J'me rembourse mon gars !
- Quoi ? Qu'est-ce tu racontes ? T'as encore fumé du laurier, toi ?
- Mais non, regarde, avec cette vieille broyeuse que j'ai acheté pour une bouchée de pain à CURIOUS GOODS, j'récupère intégralement c'que l'état m'a volé en impôts c'te année.
- Je capte toujours que dalle, vieille buse.
- Tu vois, j'me sers à la source.
J'ai profité de la visite de cet empaffé de ministre qui nous a pondu c'te bon dieu de réforme sur les taxes et je lui ai dit d'aller voir ma broyeuse d'un peu plus près.
J'lui ai alors filé un bon coup de pied au cul et hop, ni une ni deux, c't' enflure a disparu et j' me retrouve avec un sac plein de biftons.
Hé, hé, hé ! J'ai même de quoi aller faire la teuf à Ibiza le week-end prochain. Ça va twister dur !
- Sans déc'...... hé dis-voir, c'est pas le mois prochain qu'y a une visite présidentielle dans le bled d'à coté ?
- Oh bordel !!!!!    A nous les Bermudes et les p'tites poulettes !!!!! "

mardi 24 septembre 2013

PUPPET MASTER 5 (1994)



Toujours réalisé par Jeff Burr et tourné en même temps que le quatrième épisode voici donc tout naturellement PUPPET MASTER 5. Ce dernier fait directement suite à l'opus précédent et nous retrouvons le super cerveau Rick Myers en garde à vue après avoir été accusé du meurtre des docteurs Piper et Baker ainsi que de son collègue Cameron (alias brossachiotte head). Bien entendu la Police ne croit pas à son histoire de créatures extra-dimensionnelles qui auraient assassiné ses amis. Seul le docteur Jennings, envoyé par la société qui emploie Rick, juge les faits intéressants et voit en l'existence des marionnettes de Toulon la possibilité de faire avancer un certain projet qui pourrait lui rapporter un max de pognon.

-"Bon vous avez compris bande d'abrutis, on doit trouver de petits personnages dotés de mécanismes 
 internes et contenant un certain fluide mystico-supranaturel qui leur assure une mobilité individuelle .
-Heu...j'ai pas tout compris après le mot bande, chef !"


Accompagné  de trois petits malfrats, il s'introduit donc dans l’hôtel de Bodega Bay pour mettre la main sur les pantins. Tout comme Rick qui, libéré sous caution, entend faire de même pour prouver son innocence et sauver ses petits compagnons. Pour corser tout ça, le diabolique Sutekh, toujours décidé à récupérer le secret qui lui a été soi-disant dérobé, transfère son âme dans un super-Totem et se rend également dans l’hôtel. S'ensuit alors un jeu du chat et de la souris qui aboutira à l'inévitable confrontation finale entre les marionnettes et le vilain Sutekh.


Si l'épisode précédent était assez rapide, il n'en est pas de même avec celui-ci qui démarre plutôt lentement avec un soporifique résumé des faits survenus lors de la première attaque de Sutekh. Résumé dont tout le monde se fout et qui enchaîne directement sur la visite interminable de Jennings au commissariat où est retenu Rick. Même le gros Sutekh se la joue grosse larve et palabre pendant des plombes dans sa dimension satanique alors qu'il prépare son rejeton ultime. Il faudra attendre l'arrivée de tous les protagonistes dans l’hôtel pour que les choses commencent enfin à bouger.


Si la première moitié du film reste assez molle, il ne faut quand même pas se poignarder l'arrière train avec une merguez. Et même si on aurait préféré voir Sutekh débarquer en personne à Bodega Bay au lieu d'un autre de ses nabots griffus, il faut reconnaître qu'on ne s'ennuie pas trop pendant 82 minutes (oui c'est assez court). L'animation des marionnettes est encore une fois quasi parfaite. Ce sera malheureusement la dernière participation du génial Dave Allen à un épisode de la franchise PUPPET MASTER. Il œuvrera encore sur OBLIVION 2 pour FULL MOON  puis sur THE ARRIVAL en 1998 avant de nous quitter en 1999, emporté par cet enfoiré de crabe. Son travail aura été remarqué dans plus d'une vingtaine de longs-métrages EMPIRE et FULL MOON (Subspecies, Demonic Toys, Dolls, Doctor Mordrid...) et dans de nombreuses super-productions ( Ghostbusters 2, Le secret de la pyramide, Chérie, j'ai rétréci les gosses,etc...). Ses animations en stop motion manqueront cruellement aux PUPPETS.

"Quuooiiiiii !!!! Papa Dave nous quitte ?! Nooonn, comment on va faire bordel !!!!!!!
Si vous croyez que vous allez me foutre des câbles dans le c . . pour que je bouge, vous rêvez !!!"

Il faut également noter que ce cinquième épisode est le dernier distribué par la PARAMOUNT, laquelle se sépare de Charles Band la même année. Fini les budgets confortables pour les prods de la pleine lune : l'âge d'or de l'empire BAND est terminé. On peut donc bien parler ici de "FINAL CHAPTER" !

"Plus de thunes, plus de Dave, cette fois c'est la dèche.......
Allez vas-y Tunneler, fais ton job....adieu monde cruel !!"

Régalons-nous donc une dernière fois des marionnettes du vieux Toulon, tant qu'elles ont encore la pêche. D'ailleurs dans cet opus on retrouvera bizarrement Torch, qui était absent du quatrième épisode. Aucune explication ne nous est donné quant à son retour ici mais (pour ne pas chipoter) on imaginera que Rick l'a retrouvé au fond d'une malle entre le film précédent et celui-là. Cette petite erreur nous laisse quand même penser que ce long métrage a été réalisé un peu dans l'urgence. Il n'y a qu'à voir la scène finale ou les propos de Rick sont toujours audibles alors que le générique de fin a déjà commencé.
Ça fait pas très sérieux...

"Ben ouais quoi, ils avaient intérêt à revoir mon cachet pour le 5, sinon je faisais comme pour le 4 : je foutais le feu au plateau et je me cassais aux Bahamas. Non mais ho..."

En résumé PUPPET MASTER 5 marque la fin de la première période de la franchise. Une période faste et généreuse où les marionnettes vivantes de papy André carburaient à cent à l'heure pour trancher des gorges, dégommer des nazis et fighter du démon.

Vous constaterez cela par vous même grâce à un DVD RIP sous-titré par bibi:
http://uptobox.com/ppc02y184mn2 

Affiche originale de PUPPET MASTER 5

Encore une fois FULL MOON fait dans le recyclage : on mélange l'affiche de DECAPITRON (voir article sur PUPPET MASTER 4), on reprend les poses de certaines marionnettes sur les affiches des films précédents, on glisse la tête de Guy Rolfe, et l'affaire est dans le sac.

PUPPET MASTER VS. ZE WORLD
Aujourd'hui LES PUPPETS VS. CHUCKY

jeudi 19 septembre 2013

PUPPET MASTER 4 (1993)


A 17 ans, après m'être maté d'affilé les trois premiers PUPPET MASTER, j'étais bien malgré moi, tombé amoureux de ces petites marionnettes sanguinaires.
A la fin du troisième film on pouvait lire le message suivant "Soon : PUPPET MASTER 4 , when bad puppets turn good" et vous pouvez imaginer l' impatience que j'éprouvais en attendant  la sortie de ce nouvel épisode. De plus, le mythique magazine MAD MOVIES annonçait dans ses notules que finalement les quatrième et cinquième volets de la franchise avaient été tournés simultanément et qu'ils ne formaient qu'une seule et même histoire. Raaaaahhhh, deux PUPPET en même temps, le bonheur !!! Mais bonheur de courte durée seulement puisque ces longs métrages ne mettront jamais les pieds dans notre beau pays.
A l'image de SUBSPECIES 3, de TRANCERS 4 et 5 et d'autres productions FULL MOON, CIC Vidéo qui sortait jusqu'à maintenant les produits de l'ami Charly ne donnera plus leur chance à ces derniers. Pourquoi ? Mystère.

                                                          " Quuooiiii, bordel, je vois rouge, moi, Sutekh, seigneur des enfers, interdit de séjour en France ??"

Tout ce que nous savons c'est qu'en 1995, jugeant que le marché de la vidéo ne rapportait plus autant qu'avant, la PARAMOUNT, qui distribuait les films made in FULL MOON, se sépare de cette dernière. En résultera une grosse claque pour Charles Band, entraînant du même coup une réduction sévère dans les budgets accordés pour ses films. En France CIC Video distribuait PARAMOUNT. On peut donc en déduire que vu que PARAMOUNT avait laché FULL MOON, CIC en avait donc fait autant.
Quand ELEPHANT annonce en 2002 la reprise des titres FULL MOON dans son catalogue, j'avais eu une once d'espoir de voir débarquer tous les long métrages manquants. Encore une fois, grosse déception puisque les titres estampillés PARAMOUNT seront laissés de coté. Bref, pour les accros de la pleine lune seul le dieu Internet sera en mesure de corriger ces oublis.... mais qu'est-ce que l'attente fût longue !

                                                                         "Nettoie vite ça avant qu'ils se rendent compte que t'es allé faire un tour chez CIC"

Prenant en considération les événements survenus dans PUPPET MASTER 3 plus que ceux des deux premiers opus, PUPPET MASTER 4 délaisse la seconde guerre mondiale pour revenir à l'époque actuelle. Le personnage principal, Rick Myers, est un jeune scientifique bourré de talent qui cherche à créer une intelligence artificielle parfaite. Comme il effectue ses travaux à l'intérieur du vieil hôtel de Bodega Bay, il ne tarde pas à mettre la main sur la malle d'André Toulon, laquelle contient bien entendu les marionnettes du vieil homme.


Découvrant par la même occasion un peu du fluide servant à donner vie aux pantins, Rick s'empresse de réanimer ces derniers, ignorant que leur réveil va déchaîner la fureur d'une créature maléfique, Sutekh. Celui-ci affirme être le créateur de la substance permettant de donner vie aux objets inanimés et, réfugié dans une dimension parallèle, il surveille notre monde afin de s'assurer que personne ne s'empare de son secret. Pour récupérer ce qui lui appartient il lâche alors sur Bodega Bay une horde de petites créatures vicieuses et agressives, les Totems.
Rick, en compagnie de trois amis et de ses nouveaux compagnons miniatures, organise la lutte contre les mini-monstres.

                                                                               "Quoi ? Tu oses venir nous les briser pendant notre partie de Monopoly ???
                                                                                             Aaarrghhh, je vais me servir de tes cojones en guise de dés !!!!"

La nouvelle marionnette de cet épisode c'est le Décapitron, un pantin inachevé de Toulon, ressemblant à un robot, et dont la tête est interchangeable en fonction de la situation rencontrée : une tête basique permettant à l'esprit du vieux Toulon de s'adresser aux vivants, une tête radar et une tête armée balançant des éclairs.



Les fans des productions Charles Band se souviendront de l'affiche d'un film que ce dernier avait voulu sortir en 1985 et titré justement DECAPITRON.

Celui-ci ne se fera pas (comme beaucoup de projets de Charly qui font top sur le papier mais qui restent indéfiniment dans les limbes) mais l'affiche sera utilisée pour le film ELIMINATORS, un nanar Empire réalisé par Peter Manoogian mais qui ne présente aucun cyborg à tête multiples (on nous aurait menti ??!).

Avec l'ami Band, rien ne se perd. Même si ça colle pas, c'est pas grave...




Cet épisode (tout comme le suivant) est réalisé par Jeff Burr, un spécialiste des suites puisqu'il a mis en boite bon nombre de séquelles comme MASSACRE A LA TRONCONNEUSE 3, PUMPKINHEAD 2, LE BEAU-PERE 2, MILAN 3 PSG 0...
Niveau casting, on est loin de la pléthore de stars présentes dans PUPPET MASTER 3. A l'exception de Guy Rolfe, de retour dans le rôle d'André Toulon, les autres acteurs sont quasiment tous issus de la télé (Gordon Currie, Chandra West, Ash adams...) mais parviendront quand même, par la suite, à obtenir une certaine notoriété à travers divers films, téléfilms ou séries.

                                                               " Quoi, une brosse à chiotte ? Où t'as vu une brosse à chiotte, toi ? Sur ma tête ? Ah, ah, mdr !"

Combien de fois ai-je vu sur la toile que PUPPET MASTER 4 et 5 étaient parmi les plus faibles de la franchise ?
A chaque fois que j'entend ce genre d'âneries je me dis que les personnes qui affirment cela sont certainement les mêmes qui pensent que des bouseblucksters comme WORLD WAR Z sont des chefs d’œuvres ( j'y peux rien, je peux pas le blairer ce film !)

                                                                                    -" C'est toi qu'y a dit que mes films étaient nuls ? Hein, c'est toi ?"
                                                                              -"Hé, pour ta gouverne, c'est aussi mon film, sale cafard transgénique !"

Non, personnellement j'adore ces deux volets même s'il y a encore une fois quelques incohérences.
Les marionnettes n'ont jamais été si bien animées (toujours ZE master Dave Allen) et en mettent plein la tronche aux vilains Totems, l'ambiance sinistre et pluvieuse donne un petit coté FRANKENSTEIN tout à fait plaisant (voir la scène de réanimation du Décapitron) et on ne s'ennuie pas une seconde.

                                                                                                           "It's alive ! It's aliiiiiivvvveeuuuuhhh !"

En conclusion : une EXCELLENTE production FULL MOON que nous aurions bien mérité de voir en VF. Tant pis, on se contentera d'une version sous-titrée.
Pour info, je tiens à préciser que les sous-titres de ce film sont les tous les premiers que j'ai effectué (ils traînaient déjà depuis un bon moment dans les tréfonds de mon vieux PC).
Si vous notez certaines erreurs dans la traduction ou d'autres problèmes, n'hésitez pas  à m'en faire part. Et pour les éventuels râleurs qui  ne pourront pas (plus) s'exprimer sur ce blog je n'ai qu'une chose à dire : NON ! Les sous-titres de PUPPET MASTER 4, comme le 5 ou comme tout ce qui est présent sur CURIOUS GOODS n'ont pas été dérobés sournoisement sur un autre blog.
Cela aurait été certes tentant mais j'ai reçu un message d'outre-monde qui me disait cela:



"Cher Oncle jack, la soustraction de textes dont la grammaire et l'orthographe sont en totale contradiction avec les caractéristiques et le fondement même de la langue française ne me semble pas être de bon aloi."
Signé : Jacques Capelovici (aka Master Capello)"

Redoutant une attaque de Petits Larousses (petits..., petits..., ils font quand même plus de 2000 pages les bordels !!) j'ai pris mon courage à deux mains pour traduire des sous-titres anglais dégotés je ne sais plus où.


Allez, j'espère que vous apprécierez ce DVD Rip:
http://uptobox.com/lt8ar1fyom6i

                                         PUPPET MASTER VS. ZE WORLD                                               
                                                                             Aujourd'hui : TOTEM VS. ALIEN


Friday the 13th The Series Episode 8



Bien le bonjour à vous clients bloggeurs et bienvenue dans notre nouvelle émission du Téléachat en direct de CURIOUS GOODS.
Cette semaine, nous vous proposons cette magnifique paire de gants de boxe ayant appartenu à un ancien champion du ring Franky Stein, qui, depuis sa trépanation, a connu le succès au sein de l'équipe de foot du Bayern.
L'avantage de cet objet c'est que vous pourrez désormais exploser le groin de n'importe quel importun sans jamais avoir à le toucher.
Laissez-moi vous faire une démonstration.
Tenez, Maryse, mettez-vous de l'autre coté de la pièce pendant que je donne quelques uppercuts sur le sac de sable suspendu devant moi.
Prête, ma poulette ?
C'est parti !

PIFFF!!!   SCHPAFFFF !!!!

Voilà qui est fait. Maintenant allons relever Maryse pour qu'elle nous donne ses appréciations.
Et voilà ! Démonstration toute à fait concluante.
Maryse a perdu deux dents et a le tarin en chou fleur.
Vos impressions, très chère :
- "Incroyable, Pierre, chai rien fu venir, jujte une ombre et puis paf, plus rien."
Alors vous aussi vous pouvez acquérir cet objet décoiffant pour la modique somme de.............
QUE DALLE !
Eh oui, en effet, CURIOUS GOODS vous l'offre gracieusement en cliquant simplement sur le lien ci-dessous ou sur la fiche de la série à droite de votre écran.
Je vous dis à la semaine prochaine pour un article particulièrement tranchant.
Bon, allez Maryse, encore un petit pour la route ?"

dimanche 15 septembre 2013

PUPPET MASTER 3 (1991)


On continue notre cycle FULL MOON avec cette semaine le troisième volet de la franchise PUPPET MASTER. Suite une nouvelle fois au succès rencontré par le second opus, Charles Band ne perd pas de temps et demande au réalisateur David DeCoteau de mettre en boite illico presto une autre suite censée se dérouler cette fois dans l’Allemagne nazie.


C'est donc en 1941 que se déroulent aujourd'hui les aventures sanglantes des marionnettes d'André Toulon.
Ce dernier, en compagnie de son épouse Elsa, présente son habituel spectacle de marionnettes.

Mais le ton satirique donné à la représentation ne va pas tarder à lui apporter des ennuis de la part de la Gestapo.

Celle-ci s'est de plus rendue compte que certains des pantins du marionnettiste semblaient se mouvoir sans l'aide de fils.
Un procédé qu'ils jugent particulièrement utile dans leur recherche pour réanimer des soldats morts sur le front.

                                                                                     "Arh, qu'il est con ze zombie, che le rezuzite et il ze colle une bastos..."

Un groupe de fachos furieux débarquent alors dans l'atelier du vieux Toulon afin de lui soutirer son secret. S'ensuit une altercation où Elsa est abattue de sang froid par le diabolique major Kraus, âme damnée d'Hitler qui ne recule devant rien pour arriver à ses fins. Le marionnettiste parvient toutefois à prendre la fuite et, avec l'aide de ses petits compagnons, se lance dans une terrible vengeance contre les nazis.

                                                                                "Jawohl mein furher, che m'occupe en ze moment même du problème.
                                                                         Fous croyez que che me la coule douze ?.........un peu plus bas, groze cochone....
                                                                                  heu...non....che ne m'adrezais pas à fous, mein furher.... ah Scheiße! "

Que les choses soient claires tout de suite : PUPPET MASTER 3 reste pour beaucoup de monde le meilleur épisode de la saga. Même si David DeCoteau est surtout spécialisé en séries Z en tous genres (CREEPOZOIDS, DR ALIEN, etc...) il réalise ici ce qui demeurera sans nul doute son meilleur film. Les seuls défauts que l'on peut trouver concernent principalement la pauvreté de quelques décors (résultant probablement de l'habituel manque de moyens des prods FULL MOON), et quelques incohérences vis à vis des deux premiers films (à la base Toulon se suicide en 1939, soit deux ans avant les faits relatés ici, hmmmmm.....) . Mais cela ne gâche en rien la vision de ce troisième volet, l'atout majeur étant assurément l'action et le casting.


Dans le rôle de Toulon, nous retrouvons cette fois l'acteur britannique Guy Rolfe, qui interprétait déjà un vieil homme amateur de poupées vivantes dans le DOLLS de Stuart Gordon. Rolfe donne ainsi son véritable visage à André Toulon et même après sa disparition en 2003, son nom restera pour toujours lié à celui du créateur de Blade et compagnie.
Sarah Douglas, quant à elle, campe la ravissante Elsa Toulon. Cette actrice anglaise a marqué tous les esprits des cinéphiles quand elle fût choisie pour interpréter la diabolique Ursa dans les deux premiers SUPERMAN signés Richard Donner.
Le troisième acteur emblématique du film c'est bien entendu Richard Lynch. Tout le monde a un jour ou l'autre croisé son faciès de grand brûlé dans un film ou dans une série TV : le salopard d' AMAZONIA LA JUNGLE BLANCHE de Ruggero Deodato, le messie psychopathe de MEURTRES SOUS CONTROLE de Larry Cohen et beaucoup d'autres ordures en tout genre.

                                                                                               "Z'est toi là bas qui m'as appelé Freddy Krueger ? 
                                                                                                             Hans ! Abattez-moi zet imbézile !"

Ce sera Rob Zombie qui lui permettra d’apparaître une dernière fois au cinéma avec HALLOWEEN et LORDS OF SALEM avant qu'il ne nous quitte en  juin 2012. En campant le major Kraus, il nous livre un véritable enfoiré de premier choix dont le look servira de modèle dans la conception du tranchant Blade.

                                                                           "Hé Kraus, t'as vu mon pantin ? Ressemblant, non ? La même tronche de c . ."

                                                                     "Allo, tonton Adolf, z'est plus possible ! Toulon y fait rien que ze fotre de ma gueule !
                                                                                  Z'est pas sérieux, Scheibe ! En plouz il a fait un pantin qui me rezemble !
                                                                                     Comment ? Zette poupée peut pas être plus conne que moi ? Arh !"

C'est en effet dans cet opus que naissent le clone sans fil de Klaus Kinski et la coquine Leech Woman qui est la copie conforme de la défunte Elsa. Comme chaque nouveau film apporte une nouvelle marionnette, nous découvrons pour la première fois l'arachnéen SIX SHOOTER, un pistolero à six bras dont le ricanement est immédiatement reconnaissable.


Toujours animés par le génial Dave Allen et accompagnés de Jester, Tunneler et Pinhead, les puppets vont mettre une branlée phénoménale aux nazis.
Encore une fois je vous renvoie vers ARTUS Films pour l'excellent DVD sorti il y a quelques jours.
                         
                                                           Et toujours plus nul....PUPPET MASTER VS. ZE WORLD
                                                                    Aujourd'hui : SIX SHOOTER VS. BLACK CAT



vendredi 13 septembre 2013

Friday the 13th The Series Episode 7

Cette semaine CURIOUS GOODS vous propose ce superbe scalpel de la fin du 19ème siècle qui semblerait avoir appartenu à un célèbre chirurgien de l'époque, le docteur Jack Léventreure.

Moyennant quelques litres d'hémoglobine, cet inestimable outil de précision vous permettra de mener à bien vos tâches quotidiennes et cela sans le moindre effort : découper la dinde (mais non pas votre belle-mère !), couper du carrelage ou des plaques de placo, scier les barreaux de votre cellule, etc.....

Pour acquérir cet objet, un seul moyen : la fiche de la série.

L' INVASION DES PIRANHAS (1978)




Aujourd'hui c'est vendredi, et comme tout le monde le sait c'est le jour du....poisson.
Et comme à CURIOUS GOODS on le préfère mijoté à l'italienne, on va donc vous servir du piranha tout frais importé du Brésil.
C'est en effet dans une petite région pas très loin de Rio que se déroule l'intrigue de cette série B réalisée en 1978 par Antonio Margheriti. Ce dernier, après s'être adonné à quasiment tous les genres (policier, action, Sf, western...) s'attaque ici à un énième ersatz des DENTS DE LA MER qui aura la particularité de sortir dans les salles à la même période que le fabuleux PIRANHAS de Joe Dante.

                                                                     -"Bon alors, Steve, t'as compris ? Tu sautes le mur de 15  mètres, t'arraches la porte
                                                                                         du coffre-fort et tu chouraves les bijoux. Tranquille, non ?"
                                                                                  -"Ben, heu....c'est que je suis un peu rouillé en ce moment, alors...."

Dans ce long métrage, un quatuor de voleurs s'empare d'une grande quantité de diamants qu'ils s'empressent de dissimuler au fond d'un lac en attendant que les autorités locales les oublient un peu.
Le responsable de l'opération, qui, lui, jouait peinard au backgammon pendant que ses larbins prenaient tous les risques semble ne pas avoir une totale confiance en ces derniers.
Il décide alors d'infester les eaux du lac avec des piranhas afin d'éviter qu'on ne lui dérobe les bijoux.
Comme certains des sous-fifres sont bien entendu des abrutis avides d'argent facile et rapide, ils piquent une tête et se font boulotter illico presto.


Pour couronner le tout, survient une tempête qui, après rupture d'un barrage, permet aux poissons voraces de se répandre dans les eaux environnantes. Le reste du casting qui n'a pas servi de repas aux piranhas se retrouve alors bloqué sur un bateau, échoué à une centaine de mètres du rivage.
Antonio Magheriti, alias ici Anthony M. Dawson, nous emballe un petit film d'aventure à base de bestioles carnivores comme les italiens savent les faire. C'est à dire sans grande originalité, avec peu de moyens, mais suffisamment prenant pour qu'on ne s'ennuie pas.
Le principal, quand on regarde une série B made in Italia, c'est de se croire encore en vacances : du soleil, la mer, des palmiers, quelques nichons par ci par là, des athlètes bronzés au cerveau atrophié (encore ?) et bien évidement une gloumoute pas gentille prête à dévorer du quidam.

                                                                         "Comment ? Un soutif ? Pourquoi ? Ça sert à rien, j'ai mis une robe. Il est con lui...."

On retrouve de nombreux acteurs issus du petit et du grand écran. Tout d'abord Mister Steve Austin lui même (pas le catcheur texan mais l'homme en fer blanc) Lee Majors qui incarne l'un des voleurs-aventuriers, Karen Black et son regard à la Dalida, Margaux Hemingway qui, bien que très mignonne, n'a pas hérité du talent artistique de son illustre grand-père Ernest et le toujours excellent James Franciscus (l'astronaute du SECRET DE LA PLANETE DES SINGES) dans le rôle du méchant de service.


Si l'action reste omniprésente (tout comme cette satané musique "pop-disco" passée en boucle tout au long du film), il ne faut pas s'attendre à un déballage massif d'effets spéciaux de qualité. Quelques stock-shots de piranhas s'affairant à dévorer un bovin ou flottant tranquillement dans un aquarium, quelques poissons en plastique suspendus à des fils, voilà tout ce qu'on verra des méchantes bestioles. Tout comme cet ouragan, censé détruire le barrage, qui ne nous sera que très rapidement dévoilé via des coups de crayon noir directement appliqués sur la pellicule.


Mais, me diront les plus viandards d'entre vous, ces piranhas, ils assurent au moins ?
Bien qu'on ne les voit pas beaucoup (ce qui n'est peut-être pas plus mal) ils sautent avec enthousiasme sur le moindre morceau de viande qui tombe à l'eau. On en viendrait même à les applaudir quand ils se décident à boulotter Ollie, cette grande folle de photographe particulièrement irritante qui nous aura bien gonflé depuis le début du film.

                                                              -"Au secooouurs, les copines, les méchants poissons y font rien qu'à m'embêter, viiiiteeeeuh !"

Nous ferons l'impasse sur quelques incohérences scénaristiques comme cette scène où le héros (Lee Majors) nage au milieu des poissons carnivores pendant un bon moment et s'en sort avec quelques morsures tandis que d'autres moins chanceux se font nettoyer la carcasse en moins de dix secondes.
Mais bon, n'est pas bionique, qui veut, hein ?
Ne boudons pas notre plaisir et redonnons une chance au regretté Antonio en (re)visionnant L'INVASION DES PIRANHAS alias aussi KILLER FISH  en se procurant le DVD sorti il y a déjà belle lurette chez OPENING et trouvable un peu partout pour quelques piécettes.

jeudi 12 septembre 2013

Ciao, coms pas bô !


Quand j'ai ouvert les portes de CURIOUS GOODS à tout le monde, je m'étais dit que certains éléments perturbateurs (que tous les membres de la blogosphère reconnaîtront ) allaient faire preuve d'une certaine réserve et se comporter comme des individus censés et raisonnables.
Malheureusement ,  malgré mes multiples avertissements, je vois que leur demander une telle chose semble relever du domaine de l'impossible.
Je suis désormais contraint de revoir ma position.
Ces derniers jours, ces fauteurs de trouble se sont déchaînés : menaces en tous genres, insultes à répétitions, propos incompréhensibles, etc...
Pour vous dire franchement, tout cela ne me touche nullement et il me suffit d'un simple clic pour supprimer ces vils commentaires.


Mais ce que je ne peux tolérer c'est que ces malfaisants se permettent de communiquer les adresses e-mails d'autres bloggers ne partageant pas leur point de vue.
Vous pouvez  lire le monceau d' imbécillités débitées par ces lascars dans l'article concernant le film PUPPET MASTER 2 (sauf les insultes et les divulgations d'adresses internet).
Par conséquent, les commentaires laissés seront désormais soumis à approbation avant leur publication.
Je ne veux pas privatiser ce blog car je tiens à ce qu'il reste ouvert à tous.
A tous, sauf  à ceux qui ont oublié que le cerveau est un élément indispensable du corps humain.
Je le répète encore : tous les commentaires sont bons à prendre seulement s'ils sont en relation avec l'article concerné.
Les injures, menaces verbales ou physiques, propos déments nécessitant manifestement  un indispensable suivi psychiatrique et autres incitations à la haine ou à la violence sont bannis.
Je ne vous cache pas que, dés ce matin, les intéressés en question ne sont pas pas gênés pour manifester leur hostilité vis à vis de cette nouvelle mesure.
Chers "amigos", vous avez été prévenus à de nombreuses reprises et vous êtes seuls responsables de cela.
Vous n'êtes plus les bienvenus en ces lieux et j'en suis profondément navré.

lundi 9 septembre 2013

PUPPET MASTER 2 (1991)


Suite de notre saga PUPPET MASTER où, tout naturellement, vient après l'opus 1, l'opus.........2.
Décidément personne ne suit.En tout cas, s'il y en a un qui n'a pas perdu le fil, c'est bien Charles Band. Après que le premier film mettant en scène les marionnettes tueuses d'André Toulon ait connu un succès certain dans les vidéoclubs et ramené pas mal de brouzoufs à la FULL MOON, un deuxième épisode était donc plus que prévisible.
Charly met donc en branle deux ans plus tard, ce deuxième PUPPET MASTER réalisé par le responsable de l'animation des pantins, David Allen himself. Terminé les histoires de médiums revanchards, cette fois les marionnettes prennent les choses en main. Dés l'intro du film, on les voit au cœur d'un sinistre cimetière, s'affairer au dessus de la tombe de leur maître décédé depuis déjà belle lurette.


Un petit coup de fluide magique dans le baigneur et ni une ni deux, le vieux Toulon sort de sa tombe dans un état pas vraiment enviable. Dissimulé derrière des bandages façon Claude Rains dans THE INVISBLE MAN (1933), il entreprend de redonner force et vitalité à ses petits protégés.

                                                                 "Arh, bochour, je fui le marionnettiste por le spectacle de noël. Cha fa, les enfants ?"
                                                                          "Hé vas-y, monsieur, casse-toi, t'es moche et tu chlingues. On veut Garcimore !"
 
Pour cela il doit fabriquer en assez grande quantité son mystérieux fluide qui permet d'animer n'importe quel ersatz de Pinocchio. Comme l'un des ingrédients de ce produit reste des morceaux de cerveaux humains, les marionnettes alignent donc généreusement les cadavres afin de prélever l'élément nécessaire à leur survie. Pour les aider dans cette tâche, le vieil André leur a adjoint un nouveau compagnon : TORCH, un mini lance-flammes sur pattes ressemblant à un soldat allemand tant au niveau vestimentaire que caractériel : bottes, casque à pointe, hargneux et impulsif.


Il faut le voir se prendre une branlée par son maître parce qu'il a complètement carbonisé la bidoche qu'il devait ramener......pas commode le rase-motte. Tout ce beau monde se cache dans l'hôtel de Bodega Bay, et ne vont pas tarder à avoir la visite d'un groupe de parapsychologues venus enquêter sur les événements survenus dans le premier film. Pour corser tout ça, Toulon semble préparer un bien plus sinistre projet que celui de sauver ses marionnettes.

                                                                                           " Aidez-moi, bordel, vous avez vu la dégaine de ce type !!!! 
                                                                                                                On dirait Jackie Chan sous extas !!!!"

Beaucoup plus basique dans sa construction que le premier volet, PUPPET MASTER 2 se révèle être une bonne petite série B et reste l'un des meilleurs longs métrages produits par Band.
Si la majorité du casting semble provenir de divers soaps américains ( Elizabeth Mcllelan, Collin Bernsen...) il est bon de noter la présence de la sculpturale Charlie Spradling, devenue par la suite l'une des égéries de la firme FULL MOON. Comment ça sculpturale ?
Et bien regardez par vous même :

                                                                                              « Mazette !!! Magnifiques les…………….tableaux ! »

Si on ne s'ennuie pas à la vision de ce film, on remarquera toutefois l'apparition de nombreuses incohérences. Ce ne seront malheureusement pas les dernières tout au long de la saga des pantins Toulonnais.
Alors qu' André Toulon est censé être d'origine française, il arbore ici un inexplicable accent allemand. De plus, malgré le fait qu'il soit mort depuis une cinquantaine d'années, son corps n' est pas trop mal conservé...à condition de ne pas regarder de trop près et de se tenir à une certaine distance pour échapper à d'éventuelles effluves malsaines. Ceux qui ont déjà vu l'opus suivant auront également beaucoup de mal à comparer le Toulon du troisième volume à celui présent ici.
De père attentionné envers ses marionnettes, il devient une ordure égoïste qui renie ses créations une fois revenu à la vie. Peut-être un effet secondaire du fluide magique ou une certaine dégénérescence de la matière grise, devenue liquide après un trop long séjour dans la tombe...qui sait ?

                                                              "Ma chère Maryse, je vous propose donc ce magnifique pantin en  véritable bois de bananier. 
                                                        Ses vêtements sont cousus mains par de petits ouvriers auvergnats et sa valeur est de : 2356 Euros !!!
                                                            Mais si vous avez notre carte Téléachier il ne vous coûtera que 2342 Euros ! Alors dépêchez-vous !
                                                              Comment Maryse, il fait un peu la gueule? Ah ben vous savez c'est un produit français, alors..."

Mais l'erreur qui m'avait le plus marqué quand j'avais vu ce film la première fois en VHS, c'est la présence de la main du technicien tenant Jester, quand celui-ci s'enfuit avec la coupe pleine de fluide.
On ne comprend pas pourquoi ce passage n'a pas été retourné. On sait Mister Band près de ses sous, mais quand même. Heureusement, lors de la sortir en bluray du film, le recadrage de l'image permet de dissimuler très nettement cette main baladeuse.

                                                           "Bon là, ça se voit pas trop parce que Tonton Jack a eu la décence de couper le bas de la photo,
                                                                                 mais y'a un pervers qui me colle sa main au cul. Que fait Charly ?"

Cette fois encore je ne saurai que trop vous conseiller le DVD qui vient de sortir chez ARTUS Films ou bien le BLURAY UK (VO only) paru chez 88 FILMS.
Allez, à la semaine prochaine pour PUPPET MASTER...............3 !!!!! (faut tout vous dire, c'est dingue!)
 
                                                      Et dans notre lamentable série PUPPET MASTER VS. ZE WORLD
                                                                                               Aujourd'hui :
                                                                                  TORCH VS. GHOST RIDER