lundi 24 juin 2013

APOCALYPSE DANS L'OCEAN ROUGE (1984)

           


Ça y est, c'est l'été....même s'il fait toujours un temps bien pourri.
Et qui dit été dit vacances : charger sa caisse comme un mulet, passer quatorze heures dans les bouchons pour faire 400 bornes avec les gosses qui braillent sur la banquette arrière, vite déballer son bordel au camping pour foncer à la plage et se battre avec le premier blaireau venu parce que vous avez empiété sur son "espace personnel"....bref que du bonheur après une année de boulot !
Mais bon, ne soyons pas médisant. Les vacances au soleil c'est surtout fait pour se détendre sur le sable avec un bon bouquin ou pour aller se baigner.... mais là, pas de bol, vous vous faîtes boulotter une guibolle par une bestiole aux dents pointues qui vous a confondu avec un lamantin.

Et oui ! Vous, les fans de ciné Bis, vous le savez très bien : dans la flotte y'a plein de saloperies !
Des requins psychos fans de Spielberg, des piranhas d'eau douce,  des barracudas sous acide, des orques revanchards, des pieuvres gloutonnes, des crocos de toutes tailles ( tout le monde sait que quand un croco voit un baigneur il l'accoste.... bon ok je sors ),  des créatures du lac noir qui ne savent pas comment elles se sont retrouvées là... bref c'est la jungle !
Mais la bestiole dont on va parler dans le curious movie du jour n'a rien à voir avec tout ça.

Tout commence en 1975 avec l'incroyable succès des DENTS DE LA MER.
Très rapidement, les Italiens, toujours à l'affût d'une bonne affaire, cherchent à recopier le film de Tonton Steven afin, bien entendu, de s'en mettre plein les poches.
C'est de là que nait en 1981 LA MORT AU LARGE ( L'ultimo squalo ) de  ENZO G. CASTELLARI qui plagie ouvertement les deux premiers DENTS DE LA MER.
Il permet à son producteur UGO TUCCI de se remplir les fouilles avant que le long métrage ne fasse l'objet d'une interdiction sur le sol US suite à une plainte des studios UNIVERSAL.
Quelques années plus tard, nos voisins transalpins remettent le couvert mais de façon différente, afin de ne pas subir à nouveau les foudres de la censure américaine.

LAMBERTO BAVA ( fils de MARIO BAVA ) se voit ainsi confier les rênes de SHARK ROSSO NELL' OCEANO alias APOCALYPSE DANS L'OCEAN ROUGE ( ou LE MONSTRE DE L'OCEAN ROUGE ).
Le scénario est des plus classique: un cadavre affreusement mutilé ( ben oui, si c'est mutilé c'est forcément affreux ) est retrouvé dans l'océan au large d'une station balnéaire.


Comme son collègue d' AMITY, le médecin légiste n'y comprend rien et ne sait plus si c'est du lard ou du requin. De leur coté, le shérif local, un marin, une biologiste marine et un scientifique mènent l'enquête comme ils peuvent et rapidement l'horrible (?) vérité se fait : les eaux du coin sont le terrain de chasse d'une créature mi-requin mi-pieuvre échappée d'un laboratoire.Pendant ce temps, les créateurs du bestiau font tout leur possible pour éliminer définitivement ceux qui en savent trop.

Pour ce qui est du monstre, on peut dire qu'il a fière allure. Imaginez un PAC-MAN géant avec des dents acérées , ajoutez-lui une poignée de tentacules et vous obtenez le Proto-Shark, l'arme ultime qui vous fait plus mourir de rire que de peur. Surtout que ce machin peut se reproduire à l'infini à partir d'une seule de ses cellules, donc pas question de le faire exploser.


Bien entendu, pour cacher la misère, la créature est montrée au minimum et ne ressemble pas vraiment à celle présente sur l'affiche ( cette dernière correspond plus à celle d' UN CRI DANS L'OCEAN de Stephen Sommers ). Lamberto Bava reconnaitra plus tard avoir récupéré pour ce film un monstre mécanique grotesque et inutilisable, un scénario monté de toute pièce par quatre scénaristes différents, et s'être malgré tout débrouillé de son mieux pour injecter un minimum de tension dans l'histoire.
 

Les acteurs, de leur côté, surjouent de façon excessive. Michael Sopkiw, sosie au rabais de Terence Hill, et Valentine Monnier ont pourtant l'habitude de ce genre de production puisqu'ils étaient déjà partenaires l'année précédente dans le pas si mauvais 2019 APRES LA CHUTE DE NEW YORK de Sergio Martino ( un plagiat de NEW YORK 1997 de Carpenter ). La palme de la ringardise revenant toutefois à l'adjoint du shérif :  un neuneu bodybuildé au regard bovin tout droit sorti d'un sketch de Dany Boon ( "L'air d'un con Jean-Pierre" ) et qui semble se demander continuellement ce qu'il peut bien faire là.

        " - Putain, t'es sûr que c'est du café ce truc, JP ?
   - Beeuuaargh... chais pas lire alors j'ai appuyé au pif sur le distributeur....
        ....en plus maintenant il est tout pété le bordel....."

Mais le pire reste l'ignoble doublage français qui achève le jeu déjà pas très brillant des acteurs et les font passer pour des comédiens échappés de PLUS BELLE LA VIE.
Alors un conseil : préférez la VO sous peine d'altérer irrémédiablement vos facultés auditives.
Surtout que l'usage abusif du synthé sur la bande originale 100% 80's n'arrange pas les choses.

Après toutes ces critiques vous vous dîtes surement : " Mais pourquoi nous parle-t-il de ce film si c'est tellement à chier ?" La réponse est simple : au fond, ce n'est pas si nul . 
Quand j'ai vu ce long métrage pour la première fois sur la 5 à la fin des années 80 je me suis dis : " C'est con comme la lune mais y'a un coté vachement sympa ". Les magnifiques paysages de Floride sentent bon le farniente et les vacances, il y a peu de temps morts et le monstre particulièrement craignos a un certain charme rétro qui nous fait regretter le bon vieux temps où les CGI ne polluaient pas encore les écrans ( quand on voit la gueule de certains effets numériques actuels on se dit que le carton-pâte offrait un meilleur rendu qualité-prix...).



Les jeunes spectateurs diront que ce film est une bouse ( retournez mater Twilight et lâchez-nous !), les autres qui ont connu les glorieuses années 70 et 80 reconnaitront qu' à l'époque on réalisait certes des trucs pourris, mais beaucoup plus fun que certains blockbusters actuels.
Alors commandez une pizza, sortez une bonne binouze du frigo ( tout comme les héros du film d'ailleurs, qui consomment pas mal de houblon lors de leurs parties de pêche au gros ) et matez-vous tranquillement ce nanar qui vous donnera envie ( ou pas, ça dépend ) de vous taper d'autres bisseries ritales pleines de bestioles vindicatives.
 
Pour info APOCALYPSE DANS L'OCEAN ROUGE  sort enfin en DVD le premier septembre 2013 chez ALEXXPROD. Donc pas besoin de devenir un hors la loi pour se le procurer ( télécharger c'est pas bô qu'ils disent....alors faisez gaffe ! ).

Allez on laisse le mot de la fin à Lamberto et on se dit à bientôt pour une autre péloche maudite.

   " Ma qué sé vous aimez il SHARKO ROSSO, yé vous récommandé mé altri film : 
LA MAISON DE LA TERREUR, DEMONS 1 et 2, BLASTFIGHTER, 
  UNE NUIT AU CIMETIERRE, L' OGRE et LE CHATEAU DE YUREK.
Yé vous garantie che ça envoie du grosso ! Démandé allo zio Jack ! 
   Baci a tutti ! "

dimanche 16 juin 2013

CURIOUS GOODS....??????




Mais de quoi peut bien parler ce blog ?
Si vous pensez que je m'apprête à passer en revue ou à faire la promotion d'objets singuliers en vente dans divers commerces interdits aux mineurs alors passez votre chemin ( vous avez surement mal lu...il y a bien deux O au mot Goods ).
Les choses curieuses en question sont principalement des films, des livres, des séries TV, etc....
Mais toutes liées soit au film de genre, soit à la bande dessinée ou aux comics.
Petite particularité: ici on privilégiera une vieille série B bien rétro au dernier blockbuster sorti dans les salles et déjà chroniqué une centaine de fois sur la toile.
On préfèrera un vieux numéro de SWAMP THING chez DC  au nouveau WALKING DEAD chez IMAGE COMICS.
Certains diront que bon nombre d'autres blogs parlent déjà de ces sujets-là.
Peut-être...
Mais j'ai personnellement envie de vous faire découvrir certaines péloches diaboliques et certains bouquins appartenant, pour certains, à une sous-culture évidente.

A travers ce blog je m'adresse à une catégorie bien particulière de personne.
Ceux qui ont déjà senti sur eux le regard accusateur du caissier au moment de payer le dernier numéro de SPIDER-MAN  ( "Ouah, le gamin...et en plus il a quarante piges !" ), le blu-ray de la dixième remasterisation de L'ENFER DES ZOMBIES ( "Ouah, le psycho....en plus ça a l'air bien pourri son film !") ou un livre de poche affichant agressivement en caractères rouge sang les quatre lettres G.O.R.E ( "Ouah le taré....encore un qui doit torturer son chat !" ).
Si vous voyez de quoi je parle, alors ce blog est pour vous.
Pour tous les adultes, qui comme moi, n'ont pas grandi ( question de point de vue ) mais aussi pour les plus jeunes qui veulent se divertir autrement que via les âneries crétinisantes proposées par les chaines télé.
Un petit air de nostalgie planera inévitablement sur ce blog; mais au fond ne vaut-il pas mieux se bidonner devant une bonne série B ringarde avec un extra-terrestre vindicatif en carton-pâte que de se taper en boucle des programmes hautement intellectuels tels que les CHTIS A PETAOUCHNOK ou autres ANGES DE LA TELEMEDIOCRITE ?

Et puis CURIOUS GOODS c'est aussi le nom du magasin d'antiquités maléfiques tenu par les héros de la série TV FRIDAY THE 13TH ( rien à voir avec la saga du hockeyeur mongolien exterminateur de jeunes pubères lobotomisés ), un petit clin d'oeil en guise d'hommage à un programme qui a, lui aussi, été honteusement oublié dans notre beau pays ( mais on en reparlera, comptez sur moi ).

Pour terminer cette loooongue intro je demanderais à ceux qui  me liront (peut-être) d'être indulgents vis à vis des premiers articles qui apparaitront.
Cette expérience étant nouvelle pour moi j'essaierai d'améliorer ce blog au fil du temps.
Je n'ai pas l'âme d'un véritable chroniqueur. Je ne suis qu'un passionné  qui désire partager, échanger, discuter et surtout m'amuser avec vous.

Vous êtes devant la porte de la nouvelle échoppe CURIOUS GOODS tenue par Oncle Jack ( alias Luciano pour les facebookeurs et Jérôme pour les intimes ) .

La porte est grande ouverte. Soyez les bienvenus !