lundi 30 décembre 2013

BLOODY NEW YEAR (1987)



Six amis échouent malgré eux sur une petite ile au large des côtes anglaises. Ils y découvrent un hôtel déserté par ses occupants et décoré façon réveillon de la Saint Sylvestre style années 50. Pas particulièrement inquiet quant à la singularité des lieux, nos jeunes amis vont vite déchanter quand d'étranges évenements surnaturels commencent à se manifester. L'île semble en effet peuplée de spectres vindicatifs ainsi que de toutes sortes de créatures plus ou moins étranges.


BLOODY NEW YEAR alias REVEILLON SANGLANT (ou LES MUTANTS DE LA SAINT SYLVESTRE lors de sa diffusion sur La 5 puis M6) ressemble à un long épisode de la QUATRIEME DIMENSION. Réalisé par l'anglais NORMAN J. WARREN (INSEMINOID, LA  TERREUR DES ZOMBIES), ce film nous conte donc les déboires d'un groupe de djeuns en proie à des phénomènes paranormaux. Des phénomènes qui vont s'avérer être en réalité le résultat d'une expérience ratée qui a plongé l'ile en question dans une boucle temporelle, obligeant ses occupants à revivre éternellement le 31 décembre 1959. Et comme passé et présent cohabitent au plus mal, tout cela engendre un joyeux bordel difficilement compréhensible : des individus apparaissent et disparaissent à volonté, des filets de pêche agressent sauvagement des donzelles apeurées, des gloumoutes gluantes sortent des tables pour s'en prendre à qui passe près d'elles, des objets bougent tout seuls, des ectoplasmes ricanants se la jouent EVIL DEAD incitant certains protagonistes, probablement jaloux, à faire de même et à se transformer en possédés au visage cramoisi à l'étain.... bref, c'est l'anarchie la plus totale !

"- Aaaah, au secours, enlève-moi ce filet. Je te jure qu'il est vivant ! Aaaah !!!
- Ah ben ouais, mais bon, si tu ressemblais pas tant à une limande ça arriverait pas des trucs comme ça !"

Avec tout ce foutoir vous comprendrez qu'il est difficile en visionnant cette œuvre de comprendre réellement les motivations de ces esprits frappeurs (et aussi un peu frappés), lesquels (mais c'est pas sûr) semblent vouloir garder auprès d'eux les infortunés de passage sur leur île. WARREN tenait là un scénario assez intéressant mais des mésententes avec la production sont venues perturber la réalisation du long-métrage. La volonté manifeste de vouloir emballer au plus vite le film a obligé le réalisateur a travailler dans l'urgence, chose qui n' est jamais bien bon quand on s'apprête à mettre en image un film fantastique.

Vous me dégagerez bien tout ça autour des oreilles, d'accord ?

La qualité des effets spéciaux est là pour nous le prouver et certains trucages sentent le bricolage à plein nez. Il  n'y a qu'à voir la dégaine que se trimballent les personnes possédées avec leur faciès argenté à moitié brulé... c'est pas terrible-terrible..... 

"Dis donc, chéri, il est vraiment chiant ce film. En plus il fait même pas peur.
Des mecs possédés au look craignos..... c'est vraiment du n'importe quoi....."

"- Ouaaarghhhh !! Et là, poupée, t'as les chocottes ?
- Hi, hi, hi, mais que t'es con ! Il faut plus qu'un peu de peinture sur la tronche pour arriver à me faire flipper !
- Ah, fais chier ! Les gonzesses, c'est plus ce que c'était...."

Mais BLOODY NEW YEAR se laisse regarder d'un œil distrait et nous remémore la glorieuse époque ou LA 5 nous balançait des séries B à la pelle, nous permettant de mater à foison toutes sortes de nanars dont on se délectait avec plaisir..... ah, qu'il nous manque ce temps-là !
Je me souviens comme si c'était hier du jour où j'ai entendu la bande originale bien rétro de ces MUTANTS DE LA SAINT SYLVESTRE et j'avoue avoir adoré ce film à l'époque. Désormais l'avis n'est plus le même mais cet OFNI laisse un petit arrière goût nostalgique pas déplaisant du tout.

"- Aaah, au secours, je suis piégée à l’intérieur d'un miroir. Aidez-moi ! Appelez un exorciste !
- Hé Josianne, c'est 19h00 et t'es déjà blindée. 
T'es devant une porte vitrée, grosse cruche. Appuie sur la poignée !"

Allez, avant d'aller se murger correct à la soirée du 31 et de ne plus être en état de visionner quoique ce soit avant la semaine prochaine, jetez-vous sur le DVD sorti chez Néo et chantez en cœur : "La, la, la, la, la.. and shake it up, shake it up !!!!"

Arf, les soirées-réveillons ça me fout une de ces gueules de bois. Bonjour le mal de tronche !
Chérie, tu peux me masser un peu les tempes ?

Hé voilà, c'est pas possible ! Je te demande un truc et faut toujours que t'exagères !

Et bon réveillon à tous !

vendredi 27 décembre 2013

Friday The 13th The Series Episode 22



"- YO-HO-HO !
- Oh, my god, c'est toi père noël ?
- Quoi ? Tu trouves que je ressemble à cet iconoclaste en rouge ?
Change de verres, moussaillon !
Je suis le capitaine McBride, ex-pirate qui navigue actuellement sur les eaux troubles du Styx.
- Heu... ah bon ?
- Tu m'as bien appelé à l'aide de ta corne de brume, oui ou non ?
- Heu... ben non en fait.
J'ai juste acheté cette trompette dans une vieille boutique et je pensais un peu faire chier mes voisins le 31 en la faisant gueuler toute la nuit.
Mais je crois que j'me suis fait rouler.
Au lieu de faire tut-tut elle fait un bruit de chiottes et je me retrouve avec un vieux sac d'os tout craignos qui pue la vase.
Non, franchement c'est de l'arnaque.
-QUUOIIII !!! Qui oses-tu traiter de vieux sac d'os sentant la marée ?
Crévindieu !!!! Tu vas passer sur la planche, flibustier !
- Putain, j'comprends toujours que dalle à ce que tu jactes !


                                                                                               Schlafffff !
- Et là, tu comprends mieux, enfoiré !!!!
- Heurrkkk... oui m'sieur... argh !
- Alors vas-y maintenant, à ton tour de faire tut-tut ! ALLEZ, FAIS TUT-TUT JE TE DIS !
- Harr.. tuuut-ttuuuuut... koff... argh ! "

Comme vous l'aurez compris, si vous comptiez sur la corne de brume de tonton Lewis pour foutre le bordel dans votre quartier le 31 décembre, c'est un peu raté.
Par contre si vous avez besoin d'un vieux pirate desséché et bien flippant pour le prochain HALLOWEEN, dans ce cas n'hésitez pas et ruez vous sur la fiche de la série on the right.

"C'est qui que tu traites de vieux pirate desséché ? Tu veux faire tut-tut toi aussi, vieux débris ?"

Oulah, bon ben, bonnes fêtes et à la semaine prochaine, moi j'y vais....

jeudi 26 décembre 2013

DOCTOR WHO - THE TIME OF THE DOCTOR



Suite à un mystérieux appel lancé à travers le temps et l'espace, le Docteur et Clara sont engagés par l'église du Silence afin de découvrir la véritable origine du message.
Un message qui a attiré sur place la quasi-totalité des ennemis du seigneur du temps : les Daleks, les Cybermen, les Anges Pleureurs, les Sontarans, etc....
Pour comprendre la raison de tout ce remue-ménage, nos héros vont débarquer dans un singulier petit village appelé "Noël" où le Docteur ne tarde pas à se retrouver en présence de cette mystérieuse faille dans l'espace-temps qui semble le poursuivre depuis sa première rencontre avec Amélia Pond.
Un phénomène qui, en fin de compte, serait en relation avec le sauvetage de la planète GALLIFREY.
Alors que le Docteur découvre que la planète sur laquelle il a posé les pieds n'est autre que Trenzalore, le lieu où il est censé mourir, il comprend rapidement qu'il va mener ici son ultime combat. En effet, il n'a plus aucune régénération à disposition et son actuelle incarnation est la dernière.


Comme tous les 25 décembre depuis déjà quelques années, DOCTOR WHO nous a proposé hier son épisode spécial noël. Un épisode tout particulièrement attendu cette fois-ci puisqu'il présentait la dernière prestation de MATT SMITH dans le rôle titre et l'introduction d'un nouveau docteur interprété par PETER CAPALDI. Mais puisque notre héros ne peut plus se régénérer comment se fait-il qu'un nouveau docteur apparaisse ?
La réponse vous l'aurez bien sûr à la fin de cette nouvelle aventure où  STEVEN MOFFAT nous offre un sacré lot de révélations : la véritable nature du Silence, l'explication concernant cette faille dans l'espace-temps, la raison pour laquelle River Song avait été manipulée afin de tuer le Docteur, et surtout... comment notre seigneur du temps va conjurer le sinistre destin qui l'attend.


Suite à la diffusion, de nombreuses critiques assassines sur cet épisode ont fleuri un peu partout sur la toile, affirmant que la régénération de SMITH en CAPALDI était lamentable et qu'elle trahissait tout ce que les fans attendaient de ce phénomène.
Hé, les mecs, écoutez un peu mieux les dernières paroles du onzième docteur et vous comprendrez qu'il s'agit plus d'un (ATTENTION SPOILERS !!!) reboot du personnage que d'une nouvelle régénération. Et les premiers mots de CAPALDI vont un peu dans ce sens d'ailleurs.
C'est quand même dingue !
A chaque fois qu'une régénération du héros est annoncée, ces soi-disant fans pètent les plombs et descendent en flamme soit le choix du nouvel acteur soit la qualité de l'épisode assurant la liaison entre ce dernier et son prédécesseur.Arrêtez de vous comporter en fans capricieux et n'oubliez pas qu'il y a peu de séries qui vous proposent une telle qualité et qui sait surtout aussi bien se renouveler (dans un an, ce sont surement ces mêmes fans qui encenseront CAPALDI).


Personnellement j'ai adoré ce spécial : des ennemis à foison, de l'action à gogo et surtout un max de révélation. Et puis MATT SMITH est encore une fois tout bonnement excellent et va cruellement nous manquer. MOFFAT, tout en nous proposant un spectacle consacré à noël, nous offre donc une véritable conclusion à tout ce qui est arrivé au Docteur depuis The Eleventh Hour.
Et surtout il nous donne vraiment envie de poursuivre l'aventure à bord du TARDIS pour les 50 prochaines années.


mardi 24 décembre 2013

SILENT NIGHT (2012)


Ho, ho, ho, bande de petits salopiots ! Ça y est, c'est le jour J !
Cette nuit Papa Noël va venir vous rendre visite et va soit vous offrir un zoli cadeau si vous avez été sage, soit vous péter la gueule si cela n'a pas été le cas. Mais le joyeux luron ci-dessus ne va pas faire que vous botter le cul, il y a également des chances pour qu'il foute le feu à votre chaumière après avoir joyeusement éventré votre chien. Disons le franchement : ce Santa-là il rigole pas !


Dans une petite ville américaine, le shérif et son adjointe ont les boules (de noël....oui, bon c'est vrai, c'est nul) : un mystérieux tueur déguisé en père noël assassine sauvagement des membres de la communauté. Et pour compliquer un peu la tâche aux forces de l'ordre en cette période de fêtes, la ville est envahie de faux pères noël en tous genres venus tout spécialement pour la grande parade annuelle.

"- Josette, tu m'entends ? Voilà la description du tueur : 
un gros type barbu vêtu en rouge avec une hotte, ça doit pas passer inaperçu !
- Heu...non, là c'est sûr que ça passe pas inaperçu, surtout un 24 décembre grosse buse ! "

SILENT NIGHT n'est pas un remake à proprement parlé de SILENT NIGHT, DEADLY NIGHT.
S'il se base sur le même sujet que ce dernier, à savoir les méfaits d'un Santa psycho, il s'en écarte sensiblement pour ne pas nous conter du tout la même histoire. Ici, pas de jeune orphelin traumatisé de la vie qui pète les plombs au moment des fêtes; notre père noël est cette-fois une véritable machine à tuer qui ferait passer les frangins Caldwell pour des enfants de cœur.
Le ton est donné d'entrée de jeu avec l'électrocution d'un queutard à l'aide de guirlandes de noël suivi du démembrement intégral de sa copine.

"- Bonjour, Monsieur Schproutz, nous allons jouer à un petit jeu.
Si vous trouvez l'ampoule bleue sur les 537 mètres de guirlande enroulés
autour de vous et cela en moins de 15 secondes, vous aurez la vie sauve. 
Sinon vous grillerez comme une merguez. Ha, ha, ha, ha (rire sadique) !!
- Attendez, heu... une quoi ? Heu....Une poule bleue ? C'est bien ça ? Hein ?
- Hé non, trop tard, elle était sur votre tête. Au revoir Monsieur Schproutz ! "
     ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT !!!!!!!!!!!!

Une bonne grosse boucherie qui ne va pas s’arrêter là puisque notre terminator en rouge n'épargne personne : fillette tête-à-claque, vieillard bedonnant, blonde à forte poitrine, curé vicelard, pornographe, tout le monde y passe et parfois de manière assez hard (la donzelle dans le broyeur en est un bon exemple).

"Hé, toi là, derrière ton écran, tu crois que je t'ai pas vu à lire toutes ces insanités !!!!
Tu bruleras en enfer, vil pervers !!! Vade retro Pèrfourasse ! "

Mais qui est donc ce sympathique personnage amateur de viande rouge ? La réponse ne sera donnée que dans les toutes dernières minutes du film même si on aurait préféré que son identité demeure secrète. Cela aurait renforcé un peu plus son image de tueur impitoyable et mystérieux.


Si, une fois encore, les critiques n'ont pas été tendres avec ce long-métrage, il faut reconnaitre que le jeune STEVEN C. MILLER (AUTOMATON TRANSFUSION, SCREAM OF THE BANSHEE, UNDER THE BED), véritable amoureux du cinéma de genre, à su nous offrir un remake de qualité tout en s'éloignant suffisamment de l’œuvre originale pour qu'on ait pas l'impression de voir le même produit remis au goût du jour (comme les récents Vendredi 13 et Freddy, tout simplement imbuvables).
Et malgré le fait de ne pas vouloir répéter la même histoire que ses illustres prédécesseurs, SILENT NIGHT aligne les clins d’œil à ces derniers : l'empalement sur la tête de cerf, le "Garbage Day"...
Le film est nerveux, sans temps morts, et nous offre un Bad Santa particulièrement terrifiant derrière son masque en plastique aux yeux sombres et inexpressifs.

"- Oh mon Dieu ! Quelle horreur ! C'est une véritable boucherie ! Oh mon dieu !
- Heu, chef, le cadavre est derrière vous. Là, c'est un rat crevé que vous regardez...
- Ha, heu... oui, heu.. bien, c'était pour voir si vous suiviez Josette. Alors voyons ce... Bleeuuarrrghh !!! "

Concernant le casting, MILLER s'est entouré de beau monde : MALCOLM MCDOWELL dans le rôle d'un shérif un peu trop sûr de lui et légèrement abruti sur les bords, JAIME KING (qui aime les tueurs en série puisqu'elle se trouvait déjà dans le remake de MEURTRES A LA ST VALENTIN et aussi dans SIN CITY), l'ex-copine de TIM BURTON LISA MARIE (la martienne coiffée façon choucroute géante de MARS ATTACKS, la Vampira d'ED WOOD, etc...) et quelques bombasses comme COURTNEY-JANE WHITE et CORTNEY PALM.
 Les seuls reproches que l'on pourrait faire sur ce film (j'en vois déjà qui vont dire: " ah ben tiens, fallait bien qu'il râle à un moment ou à un autre") ce sont les dialogues parfois à la limite du crétinisme et une fin un peu expéditive. Mais pour être franc, SILENT NIGHT se regarde avec un réel plaisir et on ne comprend vraiment pas pourquoi il n'a toujours pas trouvé le chemin des bacs français alors que d'autres daubes intersidérales sortent tous les jours en DVD et même parfois en BLU RAY.... c'est honteux, nom de dieu !
A CURIOUS GOODS on s'en fout puisqu'on vous refile le lien pour mater ce machin en toute sérénité, les pieds en éventail devant la cheminée, en vous gavant comme une oie, en version Dividiripe sous-titrée par Hcar1 et récupérée on ze web.

https://1fichier.com/?b07btbjg8l

Pour les SILENT NIGHT, DEADLY NIGHT 4 et 5, pas de panique, ils seront postés prochainement, une fois les sous-titres terminés.
Joyeux noël à tous !

dimanche 22 décembre 2013

LOBO PARAMILITARY CHRISTMAS SPECIAL (2002)

 

Créé dans les années 80 par KEITH GIFFEN et ROGER SLIFER en tant que nouveau personnage du comics OMEGA MEN (DC comics), LOBO représente le seul survivant de la planète Czarnia.
Ce qui est un peu normal puisqu'il à lui-même liquidé tous ses congénères, cela lui valant dés lors le surnom de "main man" .
Après avoir quitté sa planète, il devient le chasseur de primes le plus redouté de l'univers.
C'est le scénariste ALAN GRANT assisté du dessinateur SIMON BISLEY qui, dans la mini-série LOBO : THE LAST CZARNIAN, donneront au personnage l'image qu'il a aujourd'hui.


En 1991 sort un one-shot intitulé LOBO PARAMILITARY CHRISTMAS SPECIAL (signé GIFFEN, GRANT et BISLEY) où notre héros est engagé par le lapin de pâques afin de dessouder le Père noël, devenu un peu trop envahissant au moment des fêtes.
Le "main man" débarque alors au Pôle nord et fait une véritable boucherie parmi les lutins peuplant l'atelier de Santa Claus.


Cela, bien évidemment avant de se friter avec ce dernier, lequel connaitra une fin particulièrement sanglante.
Lobo termine le boulot en piquant le traineau de Papa Noël pour aller balancer des bombes sur les chaumières... une façon comme une autre de distribuer des cadeaux en sorte.


En 2002, SCOTT LEBERECHT tourne une adaptation de ce MILITARY CHISTMAS SPECIAL pour  l'American Film Institute avec l'acteur Andrew Bryniarski (Leatherface dans les MASSACRE A LA TRONÇONNEUSE versions 2003 et 2006) dans le rôle de LOBO.


L'histoire de ce court-métrage est exactement la même que celle du comics, à l'exception que toutes les scènes d’extrême violence et de barbaques sanguinolentes ont été supprimées (sinon bonjour le budget en litres d'hémoglobine et en kilos de tripailles).
Mais même s'il est moins méchant que dans sa version papier (quoique..), ça fait sacrément plaisir de voir cet enfoiré de LOBO en chair et en os.


En cette période festive, je vous offre donc ce "fan-made" dans une qualité malheureusement pas très folichonne puisqu'il est difficile de le dégoter avec une image digne de ce nom.
J'y ai ajouté des sous-titres faits maison et je vous dit : "HAPPY CHRISTMAS, YOU BASTICH !"

La vidéo :
http://skyf86.1fichier.com/

Les sous-titres :
http://s1fmjf.1fichier.com/

Et Jojo etTipote nous proposent également la version française du comics en question:
http://www.multiup.org/download/97ca936652f92719aeb42b05127dab9f/_COMICS.FR_.LOBO.-.Le.Noel.De.Lobo.-.1991.-._TitPote_.rar.7z

vendredi 20 décembre 2013

DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT 3 (1989)

 

Ricky Caldwell est toujours vivant. Froidement abattu à la fin de l'opus précédent, le jeune homme se trouve désormais dans le coma, son cerveau ayant été reconstitué par des toubibs un peu à la masse. L'un d'eux, le docteur Newbury tente d'ailleurs d'entrer en contact avec le psychopathe via Laura Anderson, une jeune aveugle télépathe qui, dans ses rêves, est parvenue a établir un contact avec le comateux. Alors que celle-ci s’apprête à se rendre chez sa grand-mère pour y passer les fêtes en compagnie de son frère et de la petite amie de ce dernier, Ricky sort brusquement du coma et se lance à la poursuite de l'infirme. Malheureusement, à chaque fois qu'il aperçoit du rouge, son cerveau (apparent et enfermé dans un casque transparent) disjoncte à nouveau, l'obligeant à trucider tous ceux qui passent à sa portée.


Ce troisième épisode de la franchise SILENT NIGHT, DEADLY NIGHT est réalisé par MONTE HELLMAN, un réalisateur qui avait fait ses débuts auprès de ROGER CORMAN avec le sympathique BEAST FROM HAUNTED CAVE (1959) où des petits malfrats perdus en montagne se retrouvaient aux prises avec un Craignos Monster dans une grotte.
Bien que ses films n'aient jamais fait exploser les scores du box office, certains ont au fil du temps acquis le statut de films cultes (les westerns RIDE IN THE WHIRLWIND, THE SHOOTING...).
Le réalisateur a cependant toujours affirmé que le slasher ici présent était son meilleur film. Difficile d'affirmer si cela est vrai au vu des critiques assassines que l'on trouve un peu partout sur le net. Personnellement, si j'avais trouvé le second opus laborieux (surtout à cause des 40 minutes de flashback), je dois dire que je me suis bien fendu la poire avec celui-ci.

"Toi aussi, petite fille, tu es prête à te fendre la poire ?"

Car à défaut d'être un bon film d'horreur, DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT 3 est un pur nanar tout particulièrement jouissif, et ce pour plusieurs raisons.
La première chose à faire avant de visionner ce long-métrage est d'oublier les deux précédents épisodes car la présence d'un père noël psychopathe est ici complètement mis de coté. On retrouve bien le chtarbé Ricky mais il est cette fois réduit à l'état de zombie muet coiffé d'un bocal transparent où flotte sa cervelle. Pourquoi les médecins, qui ont fait de leur mieux pour reconstituer sa matière grise, n'ont pas jugé bon de finir le boulot en refermant la boite crânienne ? Mystère !

"Dans le film précédent je pétais des portes à la hache.
Aujourd'hui, grâce à ces cons de toubibs c'est à grands coups de 
boule que je les enfonce ces portes, ça fait quand même plus viril. Yeaah !"

Pour incarner notre rescapé à tête d'ampoule, exit l'halluciné ERIC FREEMAN. C'est l'acteur BILL MOSELEY (MASSACRE A LA TRONÇONNEUSE 2, LE BLOB version Chuck Russell, ARMY OF DARKNESS et plein de prods FULL MOON) qui prend la relève. Il faut le voir déambuler tel un cadavre en blouse d’hôpital avec son bocal sur le crâne sans que cela ne choque personne.

"Ce qui est bien chez les ricains, c'est que tu peux te balader incognito même si t'as un look chelou."

Un idiot, surement adepte de pétards format chenaux, le prend même en stop sans être plus inquiet que ça. Dommage pour lui puisqu'il finira de bien triste manière après avoir été carrément dépouillé.
D'ailleurs, en faisant de l'auto-stop, notre estropié parviendra à arriver chez la grand-mère de l’héroïne avant cette dernière, laquelle était partie bien avant lui à bord de la voiture de son frangin... bref...

"Beuh...pourquoi ils s'arrêtent pas ?
J'ai quand même pas un tête de malfrat. Putain, tout se perd..."

Et quand il arrive chez la mamie, cette dernière l'invite tranquillement chez elle, lui paye à manger et lui offre des cadeaux. Bon il faut dire que Ricky avait quand même pris soin de dissimuler son casque sous un bonnet en laine (rien que cette scène est à se pisser dessus), et que l'ancienne doit être légèrement bigleuse pour ne pas se rendre compte que quelque chose cloche..... ou sénile aussi, oui, c'est possible.... Mais comme la couleur du papier cadeau n'est pas du gout de notre monstre de Frankenstein en herbe, la vieille va vite déchanter.

Heu... non. Là, l'image est tellement craignos que je ne sais plus quoi dire comme connerie.

Débarquent ensuite la jolie Laura (SAMANTHA SCULLY, mignonne mais pas vraiment douée en tant qu'actrice), son frère Chris, un playboy typique années 80  et un peu crétin sur les bords (ERIC DA RE vu dans TWIN PEAKS) et la magnifique Jerri.
Si je dis magnifique ce n'est pas pour rien puisque la Jerri en question est interprétée par LAURA HARRING, ex miss USA que l'on a pu voir dans MULLHOLAND DRIVE, THE PUNISHER avec TRAVOLTA et bon nombre de séries TV comme NCIS, THE SHIELD, etc...
Attendez, je dois avoir une photo quelque part.... ah oui, voilà !

Ssssssssublime, n'est-esssssssst pas ?

S'ensuit donc un jeu du chat et de la souris entre tout ce beau monde et le tueur. Jeu qui aboutira inévitablement à une réduction drastique du nombre de participants. A ces derniers il ne faut pas oublier le duo comique du film : le docteur Newbury (RICHARD BYMER, le Ben Horne de TWIN PEAKS) et le lieutenant Connely (ROBERT CULP, qu'on ne présente plus). Les deux protagonistes vont ensemble tenter de retrouver Ricky avant qu'il ne fasse plus de dégâts.
Si le toubib espère le récupérer afin de poursuivre ses expériences sur lui, le flic, lui, a fermement l'intention de lui régler son compte une fois pour toute. Comme ils vont devoir passer pas mal de temps ensemble avant d'atteindre la maison de mère-grand, les deux marioles vont s'enliser dans des discussions interminables particulièrement débiles (le doc nous sort sa science tandis que le policier essaie de lui refourguer des bagnoles à boites automatiques... du grand art).
En parlant des dialogues, ils sont parfois à mourir de rire et j'ai dû faire quelques modifications dans la traduction pour que cela ne paraisse pas trop affligeant (par exemple la réplique de Chris lors qu'il réapparaît à la fin du film et qui ne veut strictement rien dire).

"Allo, Gérard, je crois qu'on a été coupé !
T'es toujours là mon gros Loulou ? Pourquoi tu dis rien ?
Je sais que t'es dingue de mon corps et que je te fais perdre la tête mais sois pas timide, mon biquet."

On pourrait parler des heures de tout ce qui paraît hallucinant dans ce film mais le mieux est que vous vous en rendiez compte vous-même et que comme moi, vous passiez un bon moment en visionnant ce machin complètement dément. Et puis on a quand même quelques meurtres bien craspecs et ça c'est bien l'essentiel dans ce type de divertissement.



Voici un donc un DVD RIP agrémenté de sous-titres maison :

https://1fichier.com/?xjcn0zffbf

Et Passomix80 nous propose également un repack en VF (merci à lui) :

 http://uptobox.com/3g4qoxiwga38

Friday The 13th The Series Episode 21


"- Ha, ha, ha, trop de la balle !
Et un double de plus !
Grâce a cet appareil photo que m'a vendu le vieux blaireau de CURIOUS GOODS, je peux me créer des clones à volonté.
Suffit que je prenne une photo de bibi et hop, en développant le négatif j'obtiens une copie conforme de moi-même.
Enfin conforme si on veut.....
Le souci c'est que ces sosies ont un Q.I équivalent à celui de ma brosse à chiotte.
Mais bon, pour qu'ils aillent taffer à ma place, faire mes courses, nettoyer ma baraque, s'occuper de bobonne et diverses autres conneries c'est bien suffisant.
Et moi, pendant ce temps-là, je file me la couler douce avec ma maîtresse aux Seychelles... le panard !
Tiens d'ailleurs faut que je l'appelle pour confirmer l'heure du vol.
Allo, Sandy ?
- Oui. Qui êtes-vous ?
- Ben c'est moi Winston, qui veux-tu que ça soit ?
- Très drôle ! Winston, il est en ce moment avec moi et on vient de s'envoyer en l'air sévère.
D'ailleurs il était vachement plus en forme que d'habitude, ça change.
Alors, arrêtez de me raconter des conneries et dites-moi qui vous êtes !
- Bordel de merde ! Finalement ils sont pas si cons ces enfoirés ! "

Vous désirez vous aussi vous faire tirer... le portrait par l'appareil photo maléfique ?
Une seule solution, la fiche de la série.

lundi 16 décembre 2013

DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT 2 (1987)

De nombreuses années après le massacre orchestré par le psychotique Billy Caldwell, lequel, déguisé en Santa Claus, avait sauvagement massacré de nombreuses personnes le soir de noël, son petit frère Ricky coule des jours paisibles dans un asile après avoir lui aussi assassiné plusieurs quidams.
Car si le pauvre Billy était passablement traumatisé par le meurtre de ses parents qui avait matérialisé chez lui une phobie totale de tout ce qui touche au 25 décembre, Ricky, lui, est complètement taré et ce, sept jours sur sept. Recevant pour la énième fois la visite d'un psychiatre, le jeune homme lui raconte sa triste enfance et les méfaits de son frère ainé.
Et voilà qu'on se retape plus de quarante minutes issus de l'opus précédent. Autant dire que si vous venez juste de voir  ce dernier, vous allez rapidos appuyer sur la touche avance rapide de votre lecteur DVD.

Et moi j'te dis que c'est pas mon tour de faire la vaisselle ! T'as compris ?

Notre anti-héros nous relate comment il s'est retrouvé dans la panade avoir avoir étranglé sa copine, frit l'ex-petit ami de cette dernière et, tant qu'à faire, flingué quelques passants qui n'avaient rien à foutre là. Après un tel carnage, la police a débarqué et le meurtrier a été rapidement appréhendé au moment où celui-ci tentait de retourner son arme contre lui (pas de bol, il avait plus de bastos).

- Ha, ha, ha, et qui c'est qui fait moins le malin maintenant, hein poulet ?
T'auras pas l'air con quand je me serai fait sauter la cafetière !
- Heu, non, perso j'en ai  rien à foutre... 
- Ah ouais, ah ouais, eh ben j'vais l'faire, tu vas voir si j'en suis pas cap..
- Mais oui, mais oui, au fait t'as compté tes bastos quand t'as défouraillé comme un débile ?
- Ah merde...

Le flashback terminé, Ricky dessoude son psy, se fait la malle de son lieu de détention, endosse un costume de père noël et retourne décalquer quelques blaireaux. Mais sa cible principale reste cette vieille taupe de mère supérieure qui avait mené la vie dure à son frangin.

- Coucou, la vieille, cette fois j'vais pas te rater !
- Oh Ricky, tu me fais perdre la tête, petit enfoiré !

Bon, vous l'aurez compris, SILENT NIGHT DEADLY NIGHT 2 sent l'arnaque à plein nez.
Tourné (?) dans le seul but de ramasser encore un peu de thunes après le succès du premier épisode, le film nous ressert pendant sa majeure partie un best-of des aventures de Billy Caldwell.
Un peu à l'image de ces séries TV qui nous balance de temps en temps un épisode "flash-back" histoire de faire quelques économies.
Une rumeur circulait à l'époque : le pseudo-réalisateur LEE HARRY (vous ne le connaissez pas ? C'est normal, on n'est pas pas sûr que ce soit un réalisateur d'ailleurs) aurait été engagé pour bidouiller DOUCE NUIT SANGLANTE NUIT premier du nom afin d'y insérer des scènes inédites.
Après 10 jours de tournage, le résultat est ce machin ici présent. Même le public ricain ne s'est pas laissé berner puisque le film n'a rapporté que 154 000 dollars au box office pour un budget de 250 000......la loose !

Eh ben tu vois, dans le coup du parapluie avec Pierre Richard, y'a un gros qui se prend un pébroque 
dans le bide un peu comme ça... schhlacckk... et alors... euh georges, qu'est-ce t'as, t'es tout pale ?

Que reste-il de positif dans ce truc ?
Tout d'abord on peut se consoler avec quelques meurtres bien crapuleux et particulièrement débiles : un abruti embroché par un parapluie, un peigne-cul électrocuté par des câbles de batterie, un policeman neuneu qui se prend une balle en pleine tronche et quelques péquins abattus de sang-froid parce qu'ils avaient le malheur de sortir leurs poubelles ou de se promener dans la rue.

Beuaarhhh, bordel, je me suis encore trompé de sens avec ce machin, c'est la troisième fois déjà...beuhh !!

Et puis il y a aussi ERIC FREEMAN, l'interprète de Billy, qui en fait des tonnes dans la surenchère.
Son personnage roule des yeux à outrance, ricane comme un dégénéré et semble avoir un peu trop regardé SHINING puisqu'à certains moments il se la joue carrément JACK NICHOLSON.
La preuve :

"Heeeeeere's Johnny !!"

 
"Accroche-toi Nicholson, la relève est là !"

"Regarde Jack, moi aussi j'ai une hache !!!"

Au milieu d'un casting assez pauvre, l'amateur de bonnes séries B notera la présence de la sublime ELISABETH KAITAN que l'on peut également apercevoir dans VENDREDI 13 chapitre 7, DR ALIEN, SLAVE GIRLS FROM BEYOND INFINITY, etc...


En résumé, si vous êtes friands de bons gros nanars bien débilos (j'insiste bien là-dessus), et à condition que vous fassiez abstraction de la première moitié du long-métrage, vous devriez quand même passer un bon moment devant cette deuxième aventure du papa noël psycho.

Comme pour le premier épisode vous pouvez retrouver ce film sur la galette éditée par SWIFT.