vendredi 24 février 2017

KILLJOY (2000)



Il ne fait pas bon être un jeune étudiant tout benêt quand on vit dans un quartier chaud de L.A. C'est ce qu'apprend à ses dépens le pauvre Michael, lui qui chaque jour bave comme un puceau devant la splendide Jeda et qui sert de souffre-douleur à toute une bande de lascars hargneux pas franchement portés sur les études. Lorenzo, le chef du gang et également boyfriend officiel de Jeda, ne supporte pas qu'on vienne marcher sur ses plates-bandes; aussi avec ses copains crétins T-Bone et Baby Boy décide-t-il de donner une bonne leçon à son rival. Malheureusement à force de jouer avec de grosses pétoires sans savoir s'en servir, le petit caïd refroidit par mégarde Michael qui, une fois dans l'au-delà va passer un accord avec un genre particulier de démon : le clown maléfique Killjoy, spécialisé dans la vengeance d'outre-tombe. Un an plus tard, le croque-mitaine rigolard débarque donc dans la téci ricaine pour se débarrasser de la bande à Lorenzo.

"- Yo, ma couille ! C'est moi que j't'ai appelé, alors bouge ton boule et va m'niquer tous ces fils de p....
- Et qui est donc l'infortuné que je dois occire ?
- Zyva, qu'est-ce tu jactes ? J'te d'mande juste de buter des bâtards !"

Les internautes qui viennent régulièrement faire un petit tour sur ce blog le savent très bien, ici on adore les conneries produites par Charles Band.
Que l'on parle de la défunte firme Empire ou de sa petite sœur Full Moon, force est de reconnaitre que toutes les œuvres portant le label de notre sexagénaire californien préféré ont souvent un fumet bien spécifique, signe évident de divertissement assuré ou de séries Z rigolotes. Souvent mais pas toujours comme le prouve ce Killjoy de sinistre mémoire, sorti en 2000. On en a déjà parlé plus d'une fois mais pour les retardataires nous allons revenir cinq minutes sur l'une des périodes les plus sombres dans la carrière de Mister Band.
A la fin des années 90, et comme ce fût déjà le cas du temps d'Empire quand il s'était endetté plus que de raison auprès du Crédit Lyonnais, le bon Charly est dans une dèche phénoménale. Plombé par le déclin du marché vidéo et lâché par la Paramount qui distribuait jusqu'à présent ses films, il tente de sortir toujours plus de métrages, espérant peut-être que l'un d'eux connaisse un succès inespéré et renfloue un minimum son compte en banque à l'agonie. Entre suites bon marché de franchises à succès (Puppet Master), petites ringardises pas déplaisantes mais souvent chiantissimes (The Creeps, Head of the Family, Prison of the Dead) ou grosses bouses imbuvables au scénario rachitique, Full Moon Pictures tire la langue et rien ne semble pouvoir la sauver de la faillite à venir. Pour tenter de donner un coup de collier à sa boutique, Band s'acoquine alors avec JR Bookwalter, réalisateur du sympathique Dead Next Door et big boss de la société de production Tempe Entertainment. L'association des deux bonhommes entraine à ce moment-là un changement majeur pour la Full Moon qui devient la Shadow Entertainment, Charly trouvant que les films qu'il s’apprêtait à sortir s'éloignaient quand même pas mal de l'esprit imposé par sa compagnie lunaire. Horrorvision, Stitches, Witchouse 3 ou le nullisime Jigsaw débouleront sous couvert de cette nouvelle société et prendront de cours tous les fans du réalisateur de Parasite. Fini la folie des glorieuses nineties, les pantins hargneux, les vampires roumains aux pognes à rallonge et les bastons de robots futuristes, la mode est désormais aux sous-scream et aux slashers bas du front. Avec cette volonté manifeste d'en  faire toujours plus histoire de ne  pas tomber dans l'oubli, notre gazier multiplie les labels selon le genre de film qu'il produit : Moonbeam pour les marmots, Torchlight pour ceux qui aiment les films cul-cul avec des gonzesses à poil, Pulp Fantasy pour tout ce qui ne touche pas au fantastique et Big City Pictures qui se concentre sur tout ce qui est horreur urbaine et auquel appartient la clownerie qui nous intéresse ici.



Craig Ross Jr, avant de devenir un metteur en scène spécialisé dans la série TV (Cold Case, Les 4400, Prison Break, Bones...) se fait la main en tentant de mettre en boite cette histoire de démon peinturluré qui sévit dans une sordide cité de Los Angeles. Autant dire qu'il était mal barré pour se faire un nom avec une telle bouse. Budget microscopique, acteurs nullissimes, scénario torché à la va-vite, le pauvre Craig devait se demander dans quelle galère il avait bien pu se fourrer. C'est surement pour cette raison qu'il ne se foule pas trop en filmant le machin comme un gros goret.
Sa caméra semble être tenue par un technicien complètement bourré, l'engin gesticule sans cesse et ne semble pas foutu de se focaliser sur un acteur sans nous coller la nausée. Les scènes sont visiblement cadrées par un aveugle que l'on guiderait par oreillette et des zooms abusifs viennent presque exploser la ganache des persos à chaque fois qu'ils ouvrent la bouche... nous ne sommes plus dans le domaine de l'amateurisme là, mais carrément dans celui du "je m'en foutisme" le plus absolu. Tout semble fait pour plomber les soixante dix petites minutes que dure le film. Car il faut bien le dire, Killjoy c'est le fond du fond du panier percé des prods Band, du même acabit que le lamentable Killer Eye avec son globe oculaire géant qui tripote des donzelles en chaleur pendant plus d'une heure, du Z de chez Z...

"- Hé, c'est quoi ce cadrage foireux ? On voit que dalle !
- On vous avait bien dit que c'était  pas possible d'embaucher un ex-basketteur parkinsonien et alcoolo comme cadreur, m'sieur Craig !"

Pas que l'idée de créer un nouveau croque-mitaine à la punchline facile genre Freddy Krueger soit malvenue mais quitte à se lancer dans ce genre d'expérience au moins faire les choses comme il faut.
Interprété par un Angel Vargas (quelques séries télé et... pas grand chose de plus) visiblement sous coco, Killjoy cabotine en permanence et aligne les pitreries macabres qui trop souvent tombent à plat. Malgré un maquillage pas trop mal foutu, le clown affiche une coiffure façon banane afro surdimensionnée qui le dessert plus qu'elle ne l'avantage, lui conférant un petit coté ridicule qui pour le coup ne lui permettra pas d'entrer au panthéon des clowns psychos à succès aux cotés des Killer Klowns ou du Pennywise de Ça. Comble de la misère pour sa première prestation vidéo, les meurtres qu'il tente de faire passer pour innovants sont d'une pauvreté visuelle à faire chialer, handicapés par un montage qui exclu volontairement toute goutte de sang et massacrés pas des CGI minables.


Dans Killjoy les décors vacillent entre une poignée de scènes extérieures, l'intérieur d'un appartement et une usine désaffectée en guise de monde parallèle où règne en maitre le bozo démoniaque, accentuant d'autant plus l'aspect ultra-fauché du métrage. La banlieue c'est pas rose, la banlieue c'est morose, chantait-on dans les années 90; c'est pas faux mais là on pourrait rajouter que la banlieue c'est la loose. On comprend pourquoi tous ces pauvres sauvageons se rebellent constamment contre le système; déjà qu’ils ne sont pas aidés rayon matière grise mais si en plus on les cloitre dans des logements en carton-pâte qui puent la pisse et la gerbe de rat, non là franchement c'est pas possible. Mais tout cela n'est rien comparé au jeu ignoble des comédiens, tous inconnus pour la plupart et dont le doublage franchouillard ne fait qu'aggraver les choses.
Bon, les malheureux ne sont pas aidés non plus avec leur texte, manifestement signé par un rappeur de bas étage.
Wesh gros, mate un peu ce flo qui déchire sa race ! (Attention dialogues authentiques)

"- Tu commences à me gonfler, le clown !
- Ferme ta gueule, l’œuf de Pâques, ou je fais une omelette avec tes couilles !"

"Espèce de bâtard, c'est à moi que tu parles ?"

"- Tu fais quoi ?
- Je vais prendre une douche.
- Allez, reviens te coucher.
- Hé, je fais c'que j'veux.
- Ben allez, va prendre ta douche et me fais plus chier avec tes conneries !
De toute façon tu pues d'la chatte."

Ah ils peuvent s'accrocher les Booba et autres Jul avec leurs proses à deux balles !
J'ai quand même tenu à vérifier si la version originale était du même niveau que la française, des fois que des doubleurs beurrés comme des p'tits Lu se soient amusés à raconter des conneries pour pimenter un film déjà super mal branlé. Eh bien non, même pas, le texte est respecté à la lettre.
Charly se la joue caillera à 100% ! On imagine bien que notre bonhomme, toujours plein d'idées, a certainement voulu mettre en branle une nouvelle franchise basée sur une version hardcore du fameux Grippe-sou inventé par Stephen King, mais la sauce ne prend pas. Quelques petits trucs disséminés ici et là pourrait toutefois se révéler  intéressants : la camionnette de marchand de glace, sorte de Tardis maquillé qui permet aux protagonistes de pénétrer dans l'univers de Killjoy, ou la toute puissance du clown face à des petits caïds beaucoup trop sûrs d'eux. Le scénario pondu par le spécialiste de la blaxploitation gangsta, Carl Washington, s'applique fort heureusement à limiter les temps morts au maximum mais tourne à vide après les 35 premières minutes, une fois refroidi le gang de Lorenzo. Il se rabat alors sur la pulpeuse Jeda, son nouveau copain Jamal et sur leur copine Monique, les jetant dans les griffes du clown sans véritable raison apparente, se permettant même de ramener les lascars dézingués plus tôt sous forme de zombies à la botte de Killjoy. Michael était amoureux de Jeda, pourquoi aurait-il demandé au bozo barjot de la buter elle-aussi ? Et que vient foutre ce gugusse fantomatique qui semble tout savoir sur ce micmac surnaturel et qui divulgue à nos héros toutes les combines pour renvoyer le démon là d'où il vient ? Et pourquoi Ross s'obstine à étirer son final plus que de raison en nous balançant rebondissements sur rebondissements ?
Et pourquoi j'ai maté cette merde, moi ?

 
"- Yo bozo ! Reluque un peu ces pouliches là-bas, elles nous matent depuis dix minutes.
- Hé, hé, hé, c'est moi qu'elles regardent plutôt, parce que toi depuis que tu t'es gerbé sur le marcel t'as plus l'air trop frais."

Manque évident de moyens, violence beaucoup trop timide pour capter notre attention plus de cinq minutes, Killjoy sent des pieds comme c'est pas permis. Et croyez-moi, vu la pointure du clown ça chlingue puissance dix ! Mais prenez-garde, ici l'horreur n'est pas seulement visuelle ou olfactive, elle est surtout auditive grâce à un score hallucinant et surement repiqué à un vieux porno des seventies. On s'attend presque à voir le démon vicelard sortir son gros marteau pour honorer comme il se doit la belle Jeda (si seulement...). 70 minutes de film, 70 minutes à écouter une mélasse dégueulasse propre à vous faire exploser les tympans. Pas une seule seconde de répit ! Le monteur devait fumer des pétards en bossant, je ne vois pas d'autre explication.
Dés lors on se demande comment cette purge a pu suffisamment marcher pour que Band lance deux ans plus tard un Killjoy 2  réalisé cette fois par l'actrice/productrice Tammi Sutton. Quand on voit la qualité de ce premier opus nous sommes en droit de nous attendre au pire, surtout que la franchise en est actuellement à son cinquième épisode ! Généralement les suites cinématographiques se révèlent être de plus en plus calamiteuses au fil du temps, les exemples en la matière ne manquent pas. Mais c'est sans compter sur notre bon vieux Charly qui ne peut jamais faire les choses comme tout le monde. Et c'est tant mieux !
A suivre...

Pour ceux qui désireraient quand même mettre la main sur la galette numérique de cette merveille, sachez qu'Elephant l' a sorti il y a de nombreuses années sous deux éditions différentes : l'une basique et la seconde se présentant sous la forme d'un digipack 2 DVD comprenant Killjoy et Killjoy 2.


Sinon vous avez toujours ce petit lien, la qualité est pas top mais vu que le film ne l'est pas non plus...



lundi 20 février 2017

TALES FROM THE DARKSIDE : Slippage


"- Mais enfin m'man... puisque je te dis que c'est moi ! Richard ! Ton fils ! 
- Barrez-vous, canaille ! On ne me la fait pas à moi ! Je suis peut-être vieille mais je suis pas conne !
J'ai vu sur BFM que vous autres, jeunes bobos, prenez un malin plaisir à violer des personnes âgées avec des planches à repasser !
- Mais... mais... regarde-moi, c'est Richard m'man ! T'as chopé Alzheimer ou quoi ?
- Va falloir trouver autre chose, j'ai pas de fils, petit con ! Maintenant casse-toi ou je lâche mon Yorkshire !
- M'enfin...."

Mais qu'arrive-t-il à Richard Hall ? Une sombre manipulation médiatique aurait-elle réduit le cerveau de sa mère à l'état liquide ?
Ne se tramerait-il pas quelque chose de plus terrifiant encore ? Comment ça, c'est impossible ?
Si vous ne me croyez pas regardez un peu ce nouvel épisode d'Histoires de l'Autre Monde.

https://1fichier.com/?idvb67fyhc

samedi 18 février 2017

Friday The 13 The Series : total réupload !


Avis aux retardataires !
Une nouvelle fois l'intégralité des trois saisons de Friday The 13th sont disponibles via la fiche de la série. Enjoy !

samedi 11 février 2017

BLAIR WITCH (2016)



Le jeune James décide de monter avec ses amis Peter, Lisa et Ashley une petite expédition dans une forêt réputée maudite afin de faire toute la lumière sur la disparition de sa sœur Heather (l’héroïne du premier Blair Witch) 17 ans plus tôt. Équipés comme des porte-avions avec la dernière technologie mise à leur disposition, ils se disent qu'il leur sera impossible de se perdre dans les bois comme semblent le faire tous ceux qui s'y aventurent à la tombée du jour. Rejoints par Lane et Talia, deux autres branleurs tout aussi crétins qu'eux, ils pénètrent donc sur le domaine de la vilaine sorcière locale et comme leurs prédécesseurs se retrouvent très vite dans l'incapacité de s'orienter. Une fois la nuit venue, d'étranges bruits circulent autour d'eux et semblent se rapprocher au fur et à mesure que le temps passe.

"- Voilà ! Prenez le matos et vérifiez bien que les radios, les caméras et les lampes torches fonctionnent bien.
- Allo James ? Allo ! Allooooo ! Tu me reçois, gros ? Putain mais c'est de la merde ce portable !
- Normal, c'est une lampe que tu tiens contre ton oreille."

"- Tu crois qu'on peut laisser les bagnoles ici ?
- Ouais, no problem, elles sont entre de bonnes mains, le comté se fait des couilles en or
 en revendant aux enchères les caisses de tous ceux qui disparaissent dans ces bois."

Quand en 1999 Daniel Myrick et Eduardo Sanchez sortent leur fameux Projet Blair Witch, jamais ils n'auraient imaginé que leur tout petit film  réalisé avec une budget avoisinant à peine les 60 000 $ allait connaitre un tel succès. Avec presque 250 000 000 de dollars de recettes tous pays confondus, le machin devient l'une des productions les plus rentables de tous les temps, et allait relancer le genre dit du found footage pour les décennies à venir.
Après un Blair Witch 2, Le Livre des Ombres de sombre mémoire l'année suivante mis en boite par Joe Berlinger, fausse suite foirée que Myrick et Sanchez ne feront que produire, la sorcière de Blair allait retourner au fond de son bois vermoulu jusqu'en 2016. C'est à cette date qu'Adam Wingard, jeune metteur en scène spécialisé jusqu'à présent dans les films à sketchs (il réalisera des segments dans ABC of Death, V/H/S 1 et 2) nous balance "la" suite officielle du Projet Blair Witch, tout simplement intitulé Blair Witch. Un premier trailer assez alléchant nous rappelait que le métrage original, même s'il ne nous montrait absolument rien, savait innover dans le genre et pouvait nous filer les miquettes rien qu'en faisant craquer quelques branches, résonner cris et hululements en pleine cambrousse et laisser quelques infortunés tourner en rond dans un bois qui ne semble pas vouloir les laisser partir. Après toutes les merdouilles du même genre qu'on s'est farci ces dix dernières années, ce Blair Witch allait-il enfin redonner un bon coup de collier au cinéma d'horreur ?
La curiosité m'a donc poussé à balancer la galette du film dans mon lecteur.... heu, enfin non... pour tout dire je l'ai maté en streaming sur la toile, je n'allais quand même pas prendre le risque de balancer 20 billets si le résultat était à chier. Et puis n'oubliez pas vous non plus qu'un certain candidat (actuel) à la présidentielle a besoin de vos pépettes; ben oui, il a promis à Fripouille, le hamster de son dernier rejeton, de lui refiler le poste de ministre de l'écologie en mai prochain. Faudra bien le rémunérer le bestiau.... et qui c'est qui va raquer ?

"Alors je vais vous rappeler un fait très important concernant la légende du coin.
C'est primordial pour la suite du film, alors notez bien. 
Vous vous rappelez de Rustin Parr, le tueur de mômes qui sévissait dans cette forêt ?
 Eh ben je vous rappelle que quand il kidnappait des gamins, il en foutait un face à un mur pendant qu'il en tuait un autre.
C'est noté ? Parce que ça peut vous servir ce que je vous raconte !"

Après 90 minutes de visionnage je constate qu'il fait complètement noir. Panne de jus générale ? Que nenni, mon cerveau semble avoir disjoncté en matant le truc en question. Surement une soupape de sécurité pour éviter de finir complètement trépané. Bordel de Feck, Blair Witch ne serait finalement qu'un Unwatchable top niveau ?! Allez hop, douche froide, café, clope, et les neurones peinent difficilement à se remettre en activité.
Mais que s'est-il passé nom de dieu pour que ma matière grise ait subitement décidée de se faire la malle sans prévenir ?
Et pourquoi ai-je sans arrêt ces étranges flashs me montrant Myrick et Sanchez en train de se faire sodomiser à sec par un Wingard hilare ? Finalement j'ai bien fait de ne pas débourser un seul brouzouf pour la galette de son film à celui-là !
Persos au Q.I aussi élevé que celui d'un vigile de chez Go Sport supporter des Girondins, réalisation faite par un épileptique parkinsonien en état d'ébriété, situations abracadabrantesques et illogiques façon Annabelle... sans oublier que le film reprend les mêmes astuces qui ont fait l'originalité de la péloche originale et se permet des les exploiter jusqu'à plus soif, nous dévoilant la fameuse sorcière de Blair dans un final ridicule qui ne respecte même pas la mythologie crée par Myrick et Sanchez. Quelle déception ! Même pas un petit frisson tant tout cela est convenu et prévisible !
Formaté pour permettre aux djeuns mongoliens se disant adeptes des salles obscures d'aller foutre le bordel dans les cinoches de leur patelin, le long-métrage se complait dans les pires défauts propres aux Ghost Movies du moment. Vous avez aimé le Projet Blair Witch ? Alors ne regardez jamais cette suite qui prend le parti de carrément latter les couilles de son ainé et de pisser sur son cadavre. Le syndrome typique de la dégénérescence du cinéma fantastique actuel en quelque sorte.

"- Hé, les copains ! Z'avez entendu ? C'est quoi qui fait ce merdier à deux heures du mat' ?
- Je sais pas. Tout le monde est dans sa tente ?
- Non, Lane est parti chier dans les bois depuis une bonne demi-heure.
Il est si pudique qu'il est obligé de s'éloigner d'au moins 6 kms pour faire ses besoins.
- Ben tiens, surement lui qui a dû faire tout ce bordel. Je comprends pourquoi il est allé si loin.
Allez, on retourne se pieuter."

Ne comptez pas vous immiscer pleinement dans une quelconque ambiance flippante avec ce film, celui-ci joue en effet à fond la carte de la surenchère visuelle histoire d'accaparer l'attention de spectateurs désormais élevés aux jumpscares à foison et aux apparitions spectrales qui filent la courante. Dés lors, l'ambiance mystérieuse du Projet Blair Witch qui reposait principalement sur le principe du "moins on en sait, plus c'est flippant" disparait totalement; les tentes s'envolent, les arbres se cassent la gueule pour écraser les quidams et des fantômes gambadent joyeusement dans la fameuse demeure délabrée. On a même parfois l'impression de se retrouver dans un sous-Silent Hill avec cette histoire de nuit qui n'en finit pas, un peu comme si tout notre beau monde était passé sans le vouloir dans une autre dimension.

"- Bwaaahaaaaaaaa ! Regardeeeez !!!!! Y'a mes cheveux dans ce machin !
Je suis sûre que c'est du vaudoooooooouuuu ! Waaaaaahhhhh !!!!
- Ah mais ferme-la avec tes conneries ! Tiens, regarde ce que j'en fait de ton machin vaudou !"
CRRAAAACKKKKK !

"- Aaaaaaaaahhhh ! Meeeeerde !!! Regarde Ash, elle avait raison !
- Chiasse de chiasse ! Qu'est-ce que va dire son copain ? Non mais regarde dans quel état elle est !"

"- Bon écoute, personne a rien vu. Faisons comme si rien ne s'était passé.
- Ouais. Et si les autres la trouvent, on dira qu'elle s'est niqué le dos en faisant du stretching."

On a quand même quelques petits moments sympas comme cette gonzesse littéralement brisée en deux quand une autre casse l'un des gris-gris en bois suspendus aux arbres. La sorcière ferait-elle également dans le vaudou ? Ou encore le périple de Lisa qui rampe dans un boyau souterrain afin de s'extraire d'un puits où on l'y a fourrée, un passage étouffant voire insupportable pour tout ceux qui souffrent de claustrophobie.
Intéressant et surprenant quand on voit la médiocrité de tout le reste.

"Crotte ! Je savais que j'aurais dû calmer le jeu avec les Mc Do, mon arrière-train est coincé."

Impossible donc d'apprécier un tant soit peu ce film, la faute encore une fois à des personnages accumulant âneries et décisions particulièrement ineptes. Pourquoi Lane, alors que selon ses dires il a tourné avec sa copine pendant cinq jours dans les bois, décide t-il sans raison apparente de fuir les autres campeurs alors qu'il vient tout juste de les retrouver ? Pourquoi Ashley, séparée de ses amis et complètement paumée, entreprend t'elle d'escalader un arbre au péril de sa vie tout ça pour récupérer un drone coincé entre des branches ? A quoi l'engin va t'il réellement lui servir ? A retrouver son chemin ? Elle semble avoir oublié que l'obscurité permanente qui l'entoure ne va pas lui faciliter la tache. Sans oublier la dernière scène du métrage quand James demande à Lisa de fixer les murs d'une pièce afin que la sorcière de Blair ne puisse pas s'en prendre à eux. N'était-ce pas le tueur Rustin Parr qui agissait de la sorte quand il tuait des enfants ? Quel rapport avec l'entité maléfique ? Il y en a surement un mais tout cela reste bien trop évasif.
Et le summum du foutage de gueule est atteint avec la conclusion de cette même séquence.
Regardez un peu (attention gros gros spoiler) :

"Bon allez, si je marche à reculons en me guidant grâce à ma caméra, je regarderai pas la sorcière.
Donc comme ça elle pourra pas me choper, la salope ! Y'en a là-dedans !"

"Ouh pitin, la voilà ! Ah ah, tu vois, tu peux pas m'avoir !"

"Allez, je continue. Je suis pas loin de la porte."

" Encore un peu. Me restera plus qu'à sortir de la pièce puis de la baraque, tout ça en marche arrière.
Ensuite quinze bornes dans la forêt comme ça et ce sera gagné."

"Ouais, ouais, ouais, voilà la porte. Fingers in ze nose."

"♫Oh mon bijou ou-ouuu ♪ Oh mon bijou ou-ouuu ♫"
"Cette voix suave et virile ! Mais c'est Jul ! Juuuuuuullll, t'es où ? J'ai voté pour toi aux victoires de la m......."

SCHHHKKRRAAAFFFFFF !
"Aaaaaaaaaaaaaaaaahhhh, nooooonnn !"

" Argh... elle m'a eu, la salope....arrrhhh... la vicelarde... me piéger avec du Jul..... arrrghhhhhh...."

"Allez....arf... je suis sûre que le scénariste va pas me laisser crever comme çà."

"Oui, c'est bon, le générique de fin a pas commencé, je vais m'en sortir.... aahh !"

"Allez bordel, ça fait deux minutes que j'agonise dans ce grenier de m....   argh !"

"A... allez...... allez....."

"Et merde !"

" 'Culés ! Arrghhh...."

Eh oui, histoire de nous frustrer encore plus Blair Witch ne se casse même pas le cul à nous proposer une fin intéressante, c'est exactement la même que celle du tout premier film. Tout ça pour ça !
Alors merde, logiquement les suites sont faites pour prolonger l’œuvre originale, pas pour nous la rebalancer telle quelle ! Autant rebooter le tout puisque c'est à la mode en ce moment ! Bref, tout le monde a l'air de s'en battre les rouleaux, et Wingard, qui devait surement se dire que balader sa caméra dans tous les sens en filmant à vitesse grand V des branchages et des murs allait apporter un semblant de crédibilité au merdier, ne parvient qu'à nous filer une gerbe de malade. Quand on pense que certains ont vomi tripes et boyaux en matant Cloverfield au ciné !
Malgré toute ma bonne volonté je n'arrive pas à trouver une once d’intérêt à ce foutoir. Soit je suis trop vieux pour ces conneries, soit je n'y ai rien compris. Les réactions des spectateurs que j'ai pu lire sur le net m'amènent fortement à y croire d'ailleurs. Tenez, regardez un peu les avis qu'ils ont bien voulu laisser sur "le" site fin connaisseur du septième art et qui ne publie que des propos avisés et pertinents (inutile de le citer, vous l'aurez reconnu). Les textes sont respectés à la lettre près, sinon ce ne serait pas marrant.

"J'attendais ce film avec un grande impatience, je voulais qu'il soit bon. Et je n'ai pas était déçu. Cen'est pas le fanboy qui parle ici, mais c'est vraiment un super film d'horreur. Nous avons à faire ici à un excellent film d'horreur, fidèle au projet blair witch. A tous ceux qui se sont pleins que le 1er était chiant à mourir, allez voir celui-çi il ne mérite pas les critiques négatives qu'il se prend. Je n'ai pas trouvé que le film ressemblait particulièrement au 1er (une des critique la plus récurrente). Mais durant la 1ère heure la tension monte crescendo en si bémol mineur jusqu'à un final (les 20 dernières minutes) terrifiants. Qu'est ce que vous attendez d'un film d'horreur? D'avoir peur. Alors arrêtez de vous plaindre que il n'y a que des branches qui se cassent et si vous voulez allez voir un film d'horreur trop propre (c'est à dire pas trop peur pour pas faire fuir le public) allez voir insidious, mama ou conjuring : car Blair Witch est la définition même de film d'horreur"

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"Juste Horrifique ! Un très bon film d'horreur, on peut même dire le meilleur de l'année ! On découvre enfin ce qui c'est passer a Ether et son équipe ! Époustouflant !"

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"étrangement j'ai trouvé le film bon et plutôt riche.. et j'invite vraiment ceux qui ont dit (Trop long à démarrer, Mou et ennuyeux, Pas effrayant...etc) à voir ou a revoir le premier.. je m'engage à vous faire un chèques si ce que vous reprocher au nouveau n'était pas atroçement pire dans le premier.. Point fort -Son renouvellement -Son ambiance -Son titre -Ses décors -Sa richesse dans la frayeur et plus riche qu'un simple found footage (riche dans l'usage des technologies) comme REC 2 mais sans se perdre et sans être aussi mauvais "selon moi" Point faible -Son titre "qui repose sur un ((mythe)) et sur la vague de peur causés ((à l'époque)) car aujourd'hui le premier film a quand même mal vieilli je trouvé"

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Stop ! Cessez le tir ! Maitre Capello s'en retourne dans sa tombe et nos nerfs optiques menacent de céder ! Je sais, il faut respecter l'avis des gens même s'il diffère du notre... Et je le respecte leur avis... je le respecte ! Je me dis surtout que le cinéma de genre a subi une sacrée lobotomie pour être tombé aussi bas. 
Annabelle, World War Z, Ghostbusters & Poltergeist les remakes, Blair Witch... la révolution du fantastique pélliculé est en marche et votre cerveau ne s'en remettra pas. A cette allure, la série Walking Dead ne sera plus une fiction d'ici une dizaine d'années. 
Allez, je vais aller préparer ma batte de base-ball pour l'apocalypse à venir.

lundi 30 janvier 2017

TALES FROM THE DARKSIDE : Mookie & Pookie

- Non mais sérieux Susan, tu affirmes que ton frère décédé a transféré sa conscience dans un ordinateur ?
- J'te le jure, p'pa ! Vas-y m'man, tape un truc et il va te répondre.
- D'accord ma chérie. Alors je vais écrire : " Kevinou, tu es là mon loulou ?". Voilà !

- Ça y est, regarde, il répond ! 

- Ah effectivement c'est bien lui, il n'y a pas de doute.
Mais transférer son esprit dans un ordinateur pour être toujours aussi con et aussi illettré, franchement je ne vois pas trop l’intérêt.

Voilà un épisode qui va surement donner des idées à quelques pénibles trainant régulièrement sur la blogosphère. Si vous les voyez débouler comme des malades pour pourrir vos murs ne vous étonnez pas, vous saurez où ils ont pris conseil pour hanter la toile jour et nuit.
Va falloir investir dans des anti-virus en béton, les mecs !

https://1fichier.com/?24hnnlr8ix


samedi 21 janvier 2017

JACK FROST 2 : Revenge of the Mutant Killer Snowman (2000)



Un an tout juste après avoir dézingué Jack Frost, Sam Tiler suit toujours une thérapie afin de se remettre de ses émotions. Déjà que s'il arrêtait de raconter à tort et à travers qu'il a occis un bonhomme de neige mutant il cesserait peut-être d'être la risée de tout le monde. Pour l'aider à se détendre son psy lui conseille de prendre des vacances, chose que fait illico notre shérif en embarquant avec sa moitié et un couple d'amis pour une ile tropicale. Pendant ce temps des agents du gouvernement se sont dit que ce serait une bonne idée de déterrer les bidons d'antigel emprisonnant Jack Frost, histoire de voir si le psychopathe existe toujours sous sa forme diluée. Évidement leurs magouilles débiles entrainent la résurrection du tueur qui, désormais lié génétiquement à Tiler après que son sang se soit mélangé au sien dans l'opus précédent, embarque lui aussi pour les Bahamas.
Jugeant que le climat local ne sied guère à son physique ravageur, il entreprend alors de réfrigérer toute l'ile pour mieux la vider de ses occupants, se gardant son ennemi juré pour la fin.


Allez hop, on prend les mêmes et on recommence ! Trois ans après Jack Frost premier du nom, le réalisateur Michael Cooney ressort son bonhomme de neige psychopathe du congélo et quitte les rues pleines de neige carbonique de Snowmonton pour la playa tropicale. Du moins c'est ce qu'il essaie de nous faire croire, la pauvreté des décors ne nous garantissant à aucun moment que le film ait réellement été réalisé aux Bahamas. On a bien quelques plans tournés sur une plage mais celle-ci pourrait appartenir à n'importe quelle cote américaine, surtout que si l'on scrute attentivement la végétation environnante on remarquera que cette dernière n'est pas exotique pour deux sous. N'espérez pas vous dépayser en matant ce film, vous seriez vite refroidis, chez Cooney on voyage low-cost voire carrément dans la soute à bagage. C'est surement pour cette raison que le metteur en scène s'empresse de balancer des tonnes de poudreuse un peu partout, moyen comme un autre de cacher la misère et un budget encore plus rachitique qu'auparavant. A certains moments, en voyant l'atmosphère générale du machin, on aurait presque l'impression de mater un vieux feuilleton brésilien.

 "- Et à mon psy j'lui ai dit... hic... si, si, si, le bonshomme de neige eh ben il a niqué la gonzesse d'american pie dans la baignoire ! J'vous l'jure ! Hic !
Et tu sais c'qui m'a dit c'con ? Hein, tu sais ? Hic ! Hé, tu m'écoutes quand j'cause ?
- Beuuhh.... pourquoi le petit parasol il passe pas dans ma paille ?"

Si Jack Frost était au final un gentil slasher ponctué régulièrement de petites pointes d'humour dues aux taglines d'un tueur rigolard tout fier de décalquer du gogol, Jack Frost 2, peut-être par souci de vouloir proposer quelque chose de "différent", s'oriente sur une piste enneigée nettement plus hasardeuse : celle de la comédie crétine pour djeuns décérébrés. Frost, à peine débarqué sous les tropiques, prend tout son temps avant de reprendre sa forme de bonhomme de neige en plâtre mal branlé, l'ami Michael préférant se vautrer dans la gaudriole lourdingue pendant toute la première demi-heure en remplaçant son boogeyman surgelé par une carotte parlante, des glaçons pervers tout excités à l'idée de se glisser dans le bikini d'une playmate ou des congères vivantes qui tombent d'un arbre pour empaler une dinde. Sur le coup on se dit que le tueur doit finalement avoir bien du mal à se reformer tel qu'il était sous un cagnard d'enfer ? Eh bien non, une fois les premières facéties passées, Frost reprend l'aspect qui a fait sa renommée comme si de rien n'était, et semble avoir acquis toute une flopée de nouvelles capacités dévastatrices. Tel un demi-dieu asgardien maitrisant la météo, il parvient à déverser des kilos de neige sur une ile paradisiaque tout en créant des "mini-mois" qu'il expulse de son corps comme une armée de Critters albinos. Si cela peut paraitre sympathique de prime abord, la déconvenue est totale devant la qualité exécrable des effets spéciaux.
Les rejetons boules de neige de Frost font sacrément peine à voir, tantôt représentés en CGI dégueulasses tantôt incarnés par de petites peluches animées à bout de bras par des techniciens planqués dans le décor. N'est pas Chiodo qui veut mais là quand même ça la fout mal. Surtout que Cooney ne cache même pas la relation entre les bouboules blanchâtres et les bestioles de même taille qui vinrent foutre le boxon dans les salles obscures au milieu des années 80. Ainsi, tels les Gremlins de papa Joe, les minuscules avatars prennent possession d'un bar, picolent comme des trous, font la fiesta en ravageant tout ce qui leur passe entre les pognes; et comme les Crittes de Stephen Herek, dévorent leurs proies comme de véritables petits piranhas. Les clins d'œil c'est bien, encore faut-il qu'ils créent un semblant d'illusion et qu'ils ne ressemblent pas à une parodie du Muppet Show.

 "Yo Daddy, alors tu tiens le choc ?
Moi j'en suis à neuf bloody mary et cinq binouzes ! Et toi ?"

 "- Beuh.. moi je...je... BLLLLLEEEEEUUAAARGHHHHH !!!!
- Yeah, j'ai gagné ! Comme quoi, pas besoin d'avoir du coffre pour tenir la bibine !" 

Jack Frost, en comparaison de ses premières aventures, a un temps de présence à l'écran nettement plus réduit. Quelque peu relifté, le bonhomme est un peu plus mobile qu'auparavant même si son costume blanc plisse de toute part et ne fait jamais illusion. Au moins a-t-il réussi à se débarrasser de ce souci gênant qu'est l'antigel, le mixage de ses gênes avec ceux du shérif Tiler l'ayant rendu insensible au liquide en question. Alors comment les héros parviendront-ils cette fois à se débarrasser de lui ? La réponse sera purement logique, suffit de connaitre les allergies du bon shérif (oups, spoiler). D'ici là il n'aura eu aucun mal à éradiquer la quasi-totalité des demeurés venus passer les fêtes de noël sous le soleil. Et quand je dis demeurés je parle de l'intégralité du casting : des bimbos bandantes au QI aussi élevé que celui de Ribery, des ados finis à la pisse, des animateurs cons comme c'est pas possible, un directeur de Club Med sans scrupules et des héros.... complètement à la masse. Si Tiler (toujours Christopher Allport) n'avait pas inventé l'eau chaude dans le premier film, là c'est carrément la débandade : dépressif et parano il est supplanté par son épouse Anne (Eileen Seyley) qui, courageuse et mieux apte à maitriser ses émotions que son mari, n'a plus le rôle de godiche inutile qu'elle occupait dans le premier film. Ce n'est pas non plus une guerrière façon Ripley mais au moins nous ne la remercierons jamais assez d'avoir eu la bonne idée de confier son demeuré de fils à sa frangine avant de partir dans les iles. Louée soit-elle pour nous avoir épargné l'ignoble tête à claque du jeune Zack Eginton !
En plus des époux Tiler on se coltine deux autres abrutis made in Snowmonton : Marla et Joe, un couple de demeurés qui mériteraient de périr les premiers sous les coups de Frosty. Pas de bol, même le meurtrier semble ne pas en vouloir.
Et, cerise sur le gâteau, voilà que réapparait le prétentieux agent Manners qui s'était fait bouffer la tronche par le bonhomme de neige dans l'épisode précédent et qui arbore désormais un nouveau visage grâce à une bonne chirurgie plastique (le prétexte idéal pour remplacer Stephen Mendell par David Allen Brooks).


 "Maintenant que je suis chef de la sécurité, fini la rigolade bande de burnes !
On m'a signalé une vacancière écrasée par une enclume géante, vous avez vu quelque chose ?"

 "- Heu...non, non m'sieur Manners. Que dalle.
- Et ça devant vous, c'est quoi ?
- Un requin qui a trop bouffé et qui est venu dégobiller dans la jungle ?"
 
"Hmmmm.... soit ! Je veux bien, ça se tient après tout.
Mais ça par contre, vous l'expliquez comment ?
Des globes oculaires sur une pince à barbecue, vous trouvez pas ça bizarre peut-être ?"

 "- Non, pas du tout. Ce sont des yeux de phacochères, on les fait griller au barbecue, une spécialité locale.
- Sont balèzes vos phacochères !
- Ah ça, à force de bouffer de la gerbe de requin à tout bout d'champ !"

A croire que le club choisi par les Tiler pour passer les fêtes est exclusivement réservé aux handicapés mentaux puisque les autres vacanciers qui ne servent au final qu'à élargir un peu plus le bodycount voulu par le réalisateur méritent tous le sort qui les attend. Franchement, si vous même vous partez dans les iles avec l'espoir de vous faire bronzer la couenne et que soudainement vous vous réveillez avec 20 centimètres de neige et un froid hivernal, vous auriez quand même bien les nerfs ! Surtout au prix du billet d'avion ! Eh bien dans Jack Frost 2 les vacanciers sont tout contents de voir de la blanche poudreuse recouvrir leur petit paradis, et entament illico batailles de boules de neige et constructions de bonshommes.
Être débile à ce point c'est pas dieu possible. Vite Jack, tu n'as qu'une heure et demie pour nous débarrasser de cette plaie !

 "No problem, mon Jacquot, y'a qu'à demander ! Allez hop ! Bataille de boules de neige !"

 "Et vlan ! Dans la gueule !"

Si ce Jack Frost 2 semble s'annoncer sous les plus mauvais augures, on constate toutefois que Cooney a accordé un soin tout particulier aux meurtres de son bad-guy, faisant parfois preuve d'une imagination assez déconcertante comparé à la médiocrité ambiante. Parmi les plus fendards nous retiendrons une enclume géante faite de glace qui tombe d'un palmier pour écrabouiller une jeune donzelle en chaleur, une pouf énuclée par des pinces à barbecue, une langue collée à un poteau arrachée à pleines mains, une tête qui explose littéralement après que sa propriétaire ait ingurgité un "glaçon frostien", des membres arrachés par des boules de neige balancées à vitesse mach 5 et une quantité non négligeable d'empalements à l'aide de congères. Graphiquement ces carnages sont de très bonne qualité avec des maquillages corrects et de la barbaque à foison.

 "Autre spécialité locale : la langue de blaireau ! 
Un poteau gelé, un blaireau et le tour est joué !"

Comble du bonheur, une jolie paire de lolos vient même crever l'écran avec cette belle asiatique qui se défeuille intégralement pour aller faire quelques brasses dans une piscine. Cooney s'amuse comme un pervers à filmer la jeune fille sous (presque) toutes les coutures avant que Frost ne se décide à geler le bassin et à la laisser se noyer sous la glace. Enfoiré de psychopathe qui s'amuse à dégommer le plus vite possible toutes les belles plantes du film !

"Allez ma belle, on fait vite ! Avec ce tueur fou qui rode sur l'ile faut pas trainer.
Vas-y, prends la pose  !"

 " Oui, voilà, comme ça, parfait ! Ah que tu es belle, ah là là.....
Attention, ne bouge plus, le petit oiseau va..."

 SCHHPPLLAAAAAAATSCHHHHHH !!!!
"Merde, trop tard !"

Jack Frost number one vous avait déjà cramé une bonne quantité de neurones ? Alors attendez-vous à ce que cette suite termine la lobotomie entamée. Certes l'ensemble reste divertissant et évite la somnolence sans que l'on ait besoin de le visionner avec une perf de red bull, mais les dégâts cérébraux et auditifs que vous encourez risque de vous handicaper pour le restant de vos jours.
Okay j'exagère, on a vu largement pire depuis; le remake de Poltergeist ou le dernier Paranormal Machintruc sont hautement plus nocifs.
Pour les plus courageux qui auront réussi à tenir jusqu'au bout, ne zappez pas les crédits sous peine de rater une petite scène plutôt sympa qui parodie le genre Kaiju et qui laissait supposer un éventuel troisième opus. Celui-ci aurait pu s'appeler Jackzilla mais ne verra jamais le jour, surement que les spectateurs les plus tolérants ont été plus que refroidis par ce Jack Frost 2 et lui ont réservés un accueil... glacial.


Tentez votre chance si vous voulez avec le lien partagé par Quentin Dubois, que les copains Petertaste et Dj Safe avaient traduits et mis en ligne il y a quelques temps, mais évitez absolument de vous envoyer les deux épisodes coup sur coup, je vous aurai prévenus.

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